Les extraits appréciés par Emma_
- Qui est Dutch ? demanda l'oncle Bob en désignant l'écran.
Je n'avais touché à rien, mais celui-ci était noir à présent. Au centre était écrit un seul mot, suivi d'un curseur clignotant. Le soulagement m'envahit à tel point que je crus que j'allais glisser de la chaise. Reyes. Reyes Alexander Farrow était vivant. Je contemplai pendant un long moment le surnom qu'il m'avait donné le jour de ma naissance, en me demandant s'il pourrait encore venir à moi, si nous pourrions encore être ensemble. Puis je le sentis m'effleurer la bouche, et je compris que ma vie ne serait plus jamais la même.
Afficher en entierRira bien qui rira le dernier. J'ai posé ma fourchette et pris ce qu'il restait de cheese-cake dans mon assiette et paf, je lui ai flanqué sur la figure.
- Il faut vraiment que tu goûtes ça, Julia ! C'est trop bon !...
Elle m'as repoussé. Nous avons lutté un instant, puis nous avons éclaté de rire.
Afficher en entier- J'ai pensé à vous la nuit dernière, me dit-il. Si vous voulez mon avis, Giselle et Bruce ne m'inviteront plus jamais au restau. J'ai été le pire convive qui soit.
- Navrée de vous avoir gâché la soirée.
- Détrompez-vous ! Et quand je suis reparti chez moi... Pour la première fois de ma vie, j'aurais voulu que le trajet dure beaucoup plus longtemps. Moi, seul à l'arrière de la limousine, dans votre odeur...
Aucune allusion à ma petite culotte. Peut-être ne l'a-t-il pas trouvée...
Afficher en entierJ'entends le sang battre dans mes tempes. Puis je lui rappelle d'une voix plus calme :
- Je croyais que tu gardais tes distances avec tes salariés.
- Pour toi, je peux faire une exception.
Son visage se rapproche de plus en plus. Lentement...
Centimètre par centimètre.
- Je croyais que c'était une des rares règles auxquelles tu te conformais.
- Tu me pousses au crime, alors..., murmure-t-il.
- Je n'y suis pour rien..., répliqué-je, haletante.
- Très bien. Dans ce cas, tu es virée..., réplique-t-il avant de poser ses lèvres sur les miennes.
Afficher en entierAlors qu'il l'attirait vers lui, Greta ferma les yeux comme pour lui donner l'autorisation de continuer. Serait-ce aussi bon que dans son souvenir ? se demanda-t-il. Toutes les règles qu'ils avaient édictées ensemble pour prévenir pareille situation lui semblèrent soudain ridiculement inutiles. C'était juste un baiser. Et, quand il serait terminé, ils retourneraient à la relation, disons, normale qui était censée exister entre eux.
- On ne devrait pas faire ça, murmura-t-il.
Greta rouvrit les yeux. Alex la regarda, et vit son expression passer de l'attente à la résignation.
- Tu as raison, dit-elle d'une voix étranglée.
Il grogna doucement, et un sourire s'étira sur ses lèvres.
- Non, j'ai tort.
Et il lui prit la bouche.
Afficher en entierA l'instant où l'étrange femme, qui se trouvait face à moi, sans oser me regarder, se dirige vers Dora, je la reconnais enfin. Il s'agit de Julie Letz. Ma Julie. Celle que j'ai aimée comme seul un adolescent en est capable, avec une intensité et une fougue inouïes, et qui m'a valu un départ précipité en pension.
Afficher en entierJe la regarde remettre son jean, attacher son soutien-gorge, enfiler son pull. Mais je ne pense pas l'avoir désirée autant qu'à ce moment précis, quand je l'observe se rependre.
Je suis en train de tomber amoureux. Je suis vraiment baisé
Afficher en entierJe saisis le stylo, paraphe, et sans leur laisser à tous deux le temps de réagir, je me lève et quitte le bureau. Dans mon dos, j'entends que Raphaël m'a emboîté le pas.
-Juli, m'appelle-t-il doucement, alors que j'arrive au bout du couloir.
Brusquement, je me tourne et lui fais face, un doigt menaçant pointé dans sa direction.
-Un seul mot de ta part et c'est ma main dans ta gueule, grogné-je entre les dents.
-Julie, répète-t-il sur un ton qui se veut apaisant.
La gifle part d'un coup et atterit sur sa joue avec une force qui me sidère.
-Je t'avais prévenu !
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