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Les extraits appréciés par Emma_

— Ce soir, il y a une fête pour la rentrée. Peut-être que ton beau brun sera là ? Pourquoi tu ne t’habillerais pas un peu plus sexy ?

Sachant que mon frère a prévu d’aller à la fête, je retrouve un sourire niais en songeant qu’il est possible qu’Adam vienne y faire un tour. Soudain, tout s’illumine, mais je retrouve rapidement un air sombre :

— Je n’ai pas grand-chose, dus-je admettre.

— C’est rien de le dire ! T’étudies pour devenir nonne ou quoi ?

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— Si tu me disais ce que tu fais là, petite ?

— Mais… euh… le café ?

— Tu es venue pour du sucre, me rappela-t-il, mais de toute évidence, tu n’as pas l’air d’en mettre dans ton café, alors je vais répéter ma question : pourquoi t’es là ?

Merde. Le sucre. Ça m’était complètement sorti de la tête. En général, je n’étais pas aussi sotte, mais ce matin, je faisais n’importe quoi ! Je n’avais que deux solutions : en mettre dans mon café en inventant un prétexte bizarre et me mettre à rougir comme une imbécile ou lui dire la vérité. Mais… quelle vérité ? Maintenant que j’étais là, sous son regard, je me sentais un peu coincée.

— J’étais juste curieuse de voir qui louerait la maison pour les prochaines semaines, finis-je par admettre.

Même si le breuvage était brûlant, je n’arrêtais pas de porter la tasse à mes lèvres.

— Et tu fais ça avec tout le monde ou juste avec les mecs que t’entends baiser ?

Je retins ma respiration avant de répéter, dans un souffle nerveux :

— J’étais… curieuse.

— Ta curiosité est-elle satisfaite ?

Merde ! Qu’est-ce qu’il en avait de ces questions, lui ! En plus, il me toisait du regard avec un air sombre, probablement sur le point de me ficher à la porte, alors je feignis de retrouver un peu d’assurance et tentai la franchise :

— Je cherche un gars capable de faire grimper une fille aux rideaux. De toute évidence, tu sais le faire, vu ce que j’ai entendu hier soir.

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Il récupéra sa coupe, en but une petite gorgée avant de reposer ses yeux sur moi :

— En fait, j’ai trois questions. Et les trois sont un peu délicates.

— Vous passez d’une à trois ?

— Disons que la dernière s’est imposée d’elle-même quand je suis entré dans votre bureau, tout à l’heure…

Il affichait un petit sourire moqueur qui me troubla. Merde. Que voulait-il dire par là ? Comment pouvait-il savoir ce que j’avais fait… trois minutes avant son arrivée ? Je me risquai à tenir un visage impassible, mais cela semblait l’amuser.

— Que se serait-il passé si j’étais entré dans votre bureau… disons… cinq ou dix minutes avant ?

— C’est ça, votre question ?

— Ce n’est que de la curiosité, bien sûr.

J’eus l’impression qu’il connaissait déjà la réponse à la question et cela m’embêtait d’autant plus de mentir.

— Je suppose que je vous aurais demandé de frapper avant d’entrer, la prochaine fois.

Son rire reprit :

— C’est une bonne réponse, un peu évasive par contre.

— John, que voulez-vous entendre ? grondai-je, un peu agacée par ses allusions.

— La vérité. Est-ce si difficile à dire ?

Mes doigts se resserrèrent plus fermement sur mon verre, mais je restai silencieuse. Il se pencha vers moi, toujours aussi souriant :

— Dois-je la dire par moi-même ?

— Cela vous ferait-il plaisir de le faire ?

— Oui, admit-il. Vous permettez ?

Je ne répondis pas, mais il ne se priva pas de le faire sans attendre ma réponse :

— Vous vous êtes caressée.

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- Retirer votre érection de mon épaule.

- Veuillez m'excuser, Sarah Jones. Mais c'est votre faute.

- Pardon ?

Il se pencha et s'appuya sur le bureau, le visage pratiquement collé au mien.

- Vous m'aviez fait une promesse.

- Quel est le rapport avec votre frotti-frotta ? Et de quelle promesse parlez-vous ?

- Vous m'aviez promis de ne plus m'ignorer.

- Je ne vous ignore pas.

- Bien sûr que si. Et quand vous êtes froide et distante, ça m'exite.

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- Voilà, tu as toujours couru plusieurs lièvres à la fois, il me semble. Je ne vois pas pourquoi tu aurais besoin d'un éclaircissement.

- Je voulais juste être sûr que ça ne te causait pas de souci que Sindy mette sa bouche là où tu as mis la tienne.

Petit enfoiré ! Il savait très bien que j'étais sensible à ce genre d'allusions ! Je fermais les yeux et pris une grande inspiration.

- Est-ce que tu es en train de me faire payer ?

- Te faire payer quoi, Sarah ?

- Ma décision d'arrêter de coucher avec toi.

- Je ne sais pas. Est-ce que tu as l'impression que je te fais payer quelque chose ?

- Oui.

- Dis-toi que tu es du meilleur côté de la barrière. On ne m'a pas demander mon avis dans cette histoire. Tu as pris ta décision et tu es venue me la balancer à la tronche, en espérant quoi ? Que j'allais te remercier parce que tu m'épargnes une souffrance future dont tu n'as aucune certitude qu'elle ait lieu ?

Ben merde alors, je ne me souvenais l'avoir entendu autant parler d'un coup. Il devait vraiment être remonté.

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Je lui pris le bras.

- Tu fais quoi ?

Ok. Ce n'était pas une bonne idée.

- T'as les mains dans tes poches, du coup je me rattrape à ton bras.

- T'as pas peur qu'on nous voit ?

- Ooook

Je laissai retomber ma main. C'était lundi matin, je me prenais un râteau avant même d'avoir avaler un café. Sinon à part ça, tout allait bien. Je repris ma place de femme obéissante et soumise quelques pas derrière lui. Il s'arrêta subitement et je lui rentrais dedans. Aïe ! Mon nez ! Je ne dis rien, j'avais déjà bouleté avec le coup du bras et de ma réaction débile.

- Tu sais quoi ? Laisse tomber pour ce matin. Je te retrouve au bureau.

Ben alors, c'est pas des façons, ça !

- Tu pourrais au moins te retourner pour me parler. Tu m'as pété le nez, en plus.

- Sarah Jones, vous commencez à me taper sur les nerfs.

- J'ai rien fait !

- A tout à l'heure

- Pau'v con !

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Je tapai tout de même à la porte, par aquit de conscience, prête à retourner me mettre au chaud dans la voiture pour l'attendre. Mais elle s'ouvrit pendant que je faisais demi-tour.

- Ah, tu es là !

- Oui, poupée !

- Hein ?

Je trébuchai en me retournant au son de cette voix inconnue, sexy à mort, et me retrouvai face à une gravure de mode, douce ilusion nocturne. Il ne pouvait en être autrement, parce que le type qui se tenait dans l'encadrement de la porte, torse nu, était tout simplement parfait.

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- Vous avez bien dit que vous aviez toujours votre passeport sur vous, non ?

Je tressaillis, décontenancée par sa question.

- Euh, oui.

Il acquiesça, comme si cela résolvait tous nos problèmes.

- Excellent. Vous m'accompagnez donc aujourd'hui.

Médusée par cette révélation, je me désaltérait encore un peu.

- Où donc ? demandais-je.

- A Paris. Nous partons dans une heure

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Tous ces danseurs en sueur m’excitent et je ne suis pas mécontente de sentir un corps massif se coller au mien. L’homme se frotte par-derrière. Même si les mouvements sont furtifs, j’imagine son érection contre ma croupe et je retiens ses mains lorsqu’elles se posent sur ma taille.

— Tu es magnifique, chuchote-t-il, la bouche près de mon oreille.

Les compliments, j’adore ! C’est pourquoi je me déhanche davantage et frotte mon postérieur contre lui. Cette fois, ce n’est pas mon imagination qui me joue des tours. Il y a bel et bien une verge dure contre le haut de mes fesses.

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Je me figeai sur le seuil de la cuisine lorsque j’aperçus ma copine, à moitié nue, dans les bras de son ex, fermement adossée au frigo, une jambe autour de la taille du garçon et la bouche dans son cou. Sur le coup, je crus qu’ils s’embrassaient ou, tout au plus, qu’ils se caressaient, puis je remarquai qu’il s’affairait sans ménagement entre ses cuisses et que le bruit qui en résultait n’offrait aucun doute : il la baisait là, dans cette cuisine, sans crainte d’être surpris par le père ou, comme c’était le cas, par moi. Avaient-ils donc complètement oubliés ma présence ? La jupe qu’elle portait masquait leurs sexes, mais leurs gémissements se firent de plus en plus précis et ses coups aussi. J’aurais dû faire marche arrière, mais je me sentais pétrifiée d’assister à un tel spectacle et de voir ma copine Claire se faire prendre ainsi. Et pourtant, elle le suppliait de poursuivre ses assauts par des tas de « encore » qui me parvenaient entre deux râles.

Il fut le premier à remarquer ma présence et ralentit la cadence sans même s’arrêter. Il tourna la tête vers moi, gronda :

— Tu profites du spectacle, ma belle ?

Sa remarque me transperça comme une lame et me ramena à la réalité.

Ma copine tourna un air vitreux vers moi. Était-ce l’alcool ou ce que ce garçon lui faisait qui l’avait provoqué ? De toute façon, j’eus l’impression qu’elle ne se souciait guère de ma présence puisqu’elle cogna les fesses du garçon avec un pied pour qu’il reprenne son rythme initial.

— Euh… je… faut que… faut que j’y aille, bredouillai-je.

Je filai sans demander mon reste, mais je crois qu’ils ne remarquèrent même pas mon départ même si je passai près d’eux pour atteindre la sortie. Ma copine jouissait avec bruit pendant que le garçon répétait des tas de « Oh oui, jouis, bébé ! » qui me levait le cœur.

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