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Les extraits appréciés par Emma_

Je ris en secouant la tête, répétai les paroles de Lena :

— Personne ne m’observe. Vous vous faites des idées ! On me remarque parce que je suis la rédactrice en chef, mais dans une semaine, plus personne ne se souviendra de moi !

— Vous croyez qu’un homme peut oublier une aussi jolie femme ? C’est que vous êtes bien naïve, mademoiselle…

Il fit mine de me gronder, mais son rire filtrait au travers de sa voix, puis il se rapprocha de moi et parla plus doucement :

— D’ailleurs, l’homme tout près de la fenêtre, au fond de la pièce, je crois bien qu’il ne vous a pas quitté des yeux de toute la soirée…

Je tournai subtilement la tête pour vérifier s’il me faisait une blague et je faillis relâcher ma coupe lorsque je tombai dans un regard que je connaissais bien.

John Berger.

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J'ai l'impression qu'elle est pas tout à fait sincère, mais je réponds, Tu me dois rien.

Il y a... quelque chose autour de ce type... Il a des secrets. Il est...

Arrogant?

Oui.

Pénible?

Certainement.

Fuyant?

Comme un serpent.

Elle m'observe un moment, puis elle à l'air de changer d'avis. Elle me fait un petit sourire et elle dit, En tout cas, il est agréable à regarder.

Vraiment.

Je sens mes joues devenir écarlates. Je hausse les épaules.

J'ai pas fait attention, je dis.

Il a de beaux yeux.

Trop rapprochés.

Un joli sourire.

De trop grandes dents. De toute façon c'est pas mon genre.

Elle me lance un caillou en s'écriant, Pas ton genre? Arrête, Saba, c'est exactement ton genre! Un type à problèmes.

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Je sais pas. Je l'ai fait, c'est tout.

Et moi, je sais pas pourquoi je suis ici, il dit. Mais j'y suis. C'est pas comme si j'avais pas d'autres trucs à faire. J'ai des gens à voir. J'ai... du boulot.

Dans ce cas, va-t-en. Je t'ai pas demandé deme suivre. Je me débrouille très bien toute seule. J'ai pas besoin de ton aide. Va-t-en.

T'as pas compris? il crie en m'attrapant le bras. J'en suis incapable!

On se dévisage. L'air entre nous devient lourd, j'ai du mal à respirer.

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L'Ouest. Où se trouve la Grande Etendue d'Eau. Et où elle se trouve, elle. Là où il a promis de la rejoindre.

Il retire la pierre de son cou, attachée par unelanière en cuir.

Elle est douce et fraîche au toucher. Rose pâle. Elle a la taille et la forme d'un oeuf de petit oiseau.

C'est une pierre de coeur. Elle te conduit à l'amour que tu portes dans ton coeur, dit-on.

Elle lui a donné cette pierre. Alors, ensuite, il ira la retrouver dans l'Ouest.

Saba.

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Il s'arrête pour attendre que je me calme. Je relève la tête, bouche ouverte, coeur battant.

- Savez-vous à quel point votre odeur est enivrante, mademoiselle Steele ?

Sans me quitter des yeux, il plonge le nez dans ma toison et inspire.

Je rougis de la tête aux pieds, au bord de l'évanouissement, et je ferme les yeux aussitôt. Je n'arrive pas à le regarder faire ça !

Il souffle sur mes poils. Putain...

- Je les aime bien, enfin de compte, susurre-t-il en tirant doucement dessus. Peut-être qu'on les gardera.

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Il jette un rapide coup d'oeil de part et d'autre de la rue puis se dirige vers la gauche et me tire soudain dans une allée transversale où il me pousse brutalement contre le mur. Prenant mon visage entre ses mains, il m'oblige à affronter ses yeux ardents et déterminés.

Le souffle me manque quand ses lèvres descendent en piqué vers moi. Il m'embrasse brièvement puis sa langue pénètre ma bouche.

Le désir explose dans tout mon corps tel un feu d'artifice du 4 juillet et je lui rends son baiser, me mettant au diapason de sa feveur. Mes mains font des noeuds dans ses cheveux, les tirent fort. Il grogne, un râle venant du fond de sa gorge, bas et sexy, qui résonne en moi tandis que sa main descend le long de mon coprs, jusqu'en haut de ma cuisse. ses doigts s'enfonçant dans ma chair à travers la robe prune.

...

- Tu... Es... Mienne, gronde-t-il en accentuant chaque mot

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- J'ai envie de toi, mumurre-t-il, donnant le feu vert à ma libido.

Mes doigts glissent dans ses cheveux, et je lui renverse la tête en arrière pour m'emparer de sa bouche ; j'ai le ventre en feu. Il gémit et me repousse sur le canapé, s'assied,m'arrache mon pantalon et se débraguette en même temps pour me pénétrer aussitôt.

Je gémis. Il s'arrête pour prendre mon visage entre ses mains.

- Je vous aime, madame Grey.

Et très lentement, très tendrement, il me fait l'amour jusqu'à ce que j'explose en criant son nom et en l'enveloppant de mes membres, comme si je ne voulais plus jamais le lâcher.

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En ouvrant ma valise, je découvre une enveloppe posée sur mes vêtements. Mon prénom est écrit dessus, je reconnais l'écriture de Daniel. Lettre de rupture ? Confidences ? Je tremble, j'ai le coeur qui bat vite. A l'intérieur de l'enveloppe, il y a un billet d'avion pour Paris en date du 25 juillet et quelques mots griffonés sur un bristol :

<< Les choses sont arrangées avec Monsieur Guttierez.

D.W >>

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- Dis-moi, cet homme ne mâche pas ses mots !

D'un geste vif, mon visage se tourne vers Vincent. Il sourit jusqu'aux oreilles. Je le fixe d'un air à la fois interrogateur et éberlué.

- Pardon Julia. Je ne voulais pas êtres indiscret.

- Non, non... Dis-moi ce qui te fait dire ça ?

- Eh bien... le message est plutôt... explicite... sans détour... Un peu chaud pour tout dire.

- << Chaud >> ? C'est plutôt gentillet, limite un peu mièvre...

- Oh... ?! Tu ne vois pas ?

- Voir quoi ?

- Lis une phrase sur deux, tu vas comprendre...

<< Je voulais vous dire, vous assurer, avant que vous ne preniez l'avion tout à l'heure, de ma hâte, de mon envie de vous revoir et déposer, sur votre fraîche joue, un baiser. Et soyez certaine que je vous attendrai à l'aéroport, je m'y engage.

D.W >>

-Ah oui ! Effectivement...

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Je commence à réfléchir à un prétexte pour m'éclipser de ce dîner quand je sens quelque chose remonter le long de ma jambe. Je me fige instantanément et lève les yeux vers Daniel. Visiblement, c'est ce qu'il voulait : attirer mon attention. Il me sourit et tourne presque aussitôt la tête vers Richard qui réclame son avis sur un article à propos de la collection qui vient de paraître dans le New Yorker. Mais il ne retire pas son pied, qui continue de caresser mon mollet, vient se blottir au creux de mon genou, glisse à l'intérieur de ma cuisse, se pose contre ma culotte...

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