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Les extraits ajoutés par Maryann7002

Les voies d’une mère sont impénétrables, surtout quand elle est présidente des États-Unis. 

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— Charlene Debby Parson Bell, tu as le droit de garder le silence. Si tu renonces à ce droit, tout ce que tu diras sera sûrement utilisé contre toi devant une Cour de Justice. Tu as le droit à un avocat et qu’il soit présent lors de l’interrogatoire. Si tu n’en as pas les moyens, un avocat te sera fourni aux frais du contribuable – pour changer, hein ? Durant chaque interrogatoire, tu pourras décider à n’importe quel moment d’exercer ces droits, de ne répondre à aucune question ou de ne faire aucune déposition. Là aussi, comme d’habitude, n’est-ce pas ? achève-t-il en m’obligeant à me redresser.

— Quand vous me dites des choses aussi sexy, j’en mouille ma culotte ! je soupire d’un ton énamouré.

Sans aucun égard, et encore moins de délicatesse, l’officier James, une main placée sur le sommet de mon crâne, m’oblige à entrer dans la voiture pendant que son coéquipier tient la portière ouverte. Lorsqu’il la claque, Donovan James, trentenaire bien fait de sa personne, se penche pour que sa figure soit au niveau de la mienne :

— Je suis à peu près sûr qu’aucun mec sur cette planète soit capable d’un tel exploit, susurre-t-il, venimeux comme un crotale.

Vanne facile qui déclenche un fou rire chez son acolyte. Je lui jette illico un regard noir.

— J’avoue que le spécimen devra posséder un slip garni ! D’après madame James, le vôtre laisse à désirer, paraît-il… sans vouloir vous manquer de respect, Officier ! je m’écrie depuis la banquette arrière alors que mes yeux l’observent s’installer au volant.

— Ta gueule, Parson ! m’ordonne Kevin Strubb, l’emmerdeur en second, mais seulement après avoir sagement bouclé sa ceinture de sécurité.

Avertissement qui me passe très loin au-dessus, donc je continue ma prose, l’air faussement innocent :

— Il est de notoriété publique que dans le couple James, c’est la femme qui en possède une grosse paire. Tout Glendale sait « qui » manie le fouet dans le foyer… 

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— Appelle Benny. Il nous faut un camion blanc et un sticker d’une entreprise bidon. Si vous le piquez, pitié, n’oubliez pas de changer la plaque d’immatriculation

Law opine du chef.

— J’peux voir avec Catcher pour le sticker à coller sur le camion.

— Non mais t’es pas bien ? Il serait capable nous pondre un truc phallique, genre foutre une quille entourée deux boules et appeler la société : « Fais-entrer-ma-quille-dans-ton-trou ». Le but est de rouler incognito, pas de se faire remarquer !

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— Juliette ?

— Oui ?

— Je suis partant pour ton truc de « soyons les meilleurs amis du monde », mais à une seule condition.

Elle ne répond pas tout de suite et j’imagine que c’est parce qu’elle est en train de sauter de joie partout dans sa chambre rose. Oui. Rose bonbon avec des froufrous. Voilà, maintenant je suis curieux de savoir à quoi elle ressemble en vrai, sa chambre.

— Laquelle ? demande-t-elle prudemment.

Ahah, elle a encore peur que je demande à visiter sa petite culotte… Mais tu veux visiter sa petite culotte ! balance cette chienne de voix dans ma tête. Ouais, bon. C’est pas faux.

— Je ne veux pas te voir au Piston, où les autres endroits qu’on fréquente, les gars du Club et moi. OK ? On fera ce que tu veux, mais rien que nous deux.

 À cette idée, un long frisson remonte le long de ma colonne vertébrale et mon esprit part tellement loin qu’une décharge électrique se propage vers mon aine. Je serre les dents.

— Dans des lieux sans risques ! je crois bon d’ajouter.

Des lieux où il n’y a pas de lits, de fauteuils, de table, de chaises, de capot de voiture… des lieux où faire l’amour relèverait de l’acrobatie de haut niveau, ou de l’exhibitionnisme pur et dur.

— J’accepte ! J’ai un tas d’idées ! s’enthousiasme-t-elle.

Tu m’en diras tant… Pas sûr qu’on ait les mêmes, mon petit chat. Minou, Minou, viens ronronner dans les bras de Don. Cette partie de moi qui se situe en dessous de la ceinture réagit un peu trop vivement à cette possibilité, alors je lui adresse un regard noir.

— Couché !

— Hein ?

Bordel de merde. Je ferme un instant les yeux.

— C’est pas à toi que je parlais. 

Je ravale tant bien que mal mon fou rire.

— Tu as un animal ? s’enquiert-elle, sincèrement curieuse.

Je regarde à nouveau mon service trois pièces.

— Oui. Et il n’écoute rien de ce que je lui dis.

— Tu as essayé de le dresser ?

J’en peux plus. J’en ai les larmes aux yeux.

— No…on, mais… le problème n’est pas là, il se dresse super bien. Au contraire, il est très fort pour ça. Rien à redire. C’est quand il faut aller se coucher que tout part en vrille.

— Je pourrais venir le voir et t’aider, si tu veux. Les animaux m’aiment bien, en règle générale.

Sa voix est si douce, si adorable ! Je suis désormais à genoux, frappant le sol de ma main libre pour m’aider à contenir mon hilarité.

— C’est… c’est une idée qui me plaît beaucoup. Beaucoup. Peut-être que toi, il t’écoutera ? Bon, je te laisse, Chaton. Ma journée a été rude. 

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— Kate ! Chris ! Vous deux ! s'écrie Amanda.

Je ferme les paupières plus longtemps que nécessaire.

Elle a raison d'être en rogne.

— Vous pensez que c'est le moment opportun pour vous envoyer en l'air ? s'insurge-t-elle.

Je secoue négativement la tête, consciente de notre comportement inapproprié. Ce qui n'est pas le cas de Chris qui se contente de se relever pour venir me saisir par la taille.

— On est jeunes et en bonne santé… faut pas nous en vouloir, susurre-t-il, tout sourires.

Amanda le foudroie d'un regard noir. Je déglutis ma salive de travers.

— Tu te fiches de moi, Chris Farwink ? ! Et Comment j'explique à mes invités que les témoins sont partis en catimini baiser comme des lapins en rut alors que nous devons consacrer nos vœux devant le Seigneur, Jo et moi ? ! Hein ?

Chris se frotte machinalement le crâne puis ouvre les bras, comme inspiré :

— C'est pas lui qui a dit « croissez et multipliez » ? Il ne peut pas nous reprocher de lui obéir au pied de la lettre, si ?

Jo s'esclaffe bruyamment mais sous l'œillade courroucée de sa future femme, il se reprend dans la seconde.

— Vous vous multiplierez plus tard ! Bougez vos fesses, on vous attend !

Une fois Amanda partie, Jo échange un signe de victoire avec Chris. Il n'est pas difficile de comprendre qu'en réalité, Jo est stupidement fier de son meilleur ami : s'envoyer en l'air pendant une cérémonie de mariage doit être bien classé dans leur échelle des lieux insolites pour faire l'amour.

Une fois qu'il est parti à son tour, je croise les bras sur ma poitrine et répète :

— « Croissez et multipliez » ?

Il enfonce les mains dans les poches de son pantalon noir à pinces, et un sourire en coin déforme le pli naturel de sa bouche.

— Ta frangine, explique-t-il succinctement.

— Tu discutes Bible et religion avec Juliette ?

Chris me fait doucement « non » de la tête :

— Je l'ai juste écoutée quand elle parlait à Jamie dans la cuisine. Le pauvre… 

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Le téléphone de Benny sonne et un silence de plomb nous écrase dans le hangar. On reconnaît tous la musique des Dents de la mer signalant un appel de Ronan. L'humour de Benny a toujours été source d'interrogations sur sa santé mentale. 

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— Elles ont pas tort, j’admets en me laissant tomber sur une chaise. Lane a appris à vivre son deuil autrement, Don a gagné le totem du meilleur petit copain…

— Je détiens le totem ! m’informe Carrie en me pointant avec sa bière.

— Adam a appris à utiliser sa bite…

— Oh ! Par pitié ! se lamente toujours la même à l’évocation de son mot maudit.

— Mec, il sort avec ma sœur… gémit Donovan en se bouchant les oreilles.

— Il l’utilise très bien, commente la concernée.

— Stooop !

— Bon sang, ce discours avait si bien commencé… déplore Lois en cachant son sourire derrière son verre.

— Et toi ? m’interroge Amy.

— Moi ? J’étais déjà exceptionnel, je t’ai mâché tout le boulot.

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 — Vous trouvez pas qu’Adam a un truc de changé ? balance tout à coup Carter en attrapant son menton pour lui faire tourner la tête vers lui.

Mon regard est encore sur sa figure, et effectivement, un détail m’interpelle. Un petit quelque chose de différent, Cart a raison. Je le sonde jusqu’à ce que…

— Oh ! je m’exclame en le pointant du doigt. Oh !

— Quoi ? Qu’est-ce que j’ai ?

— Il l’a fait ! je gueule en avançant mon buste pour l’observer de plus près.

— Non ? crie Lane en se tournant vers lui. Il l’a fait ?

— Regardez ! Son œil a un éclat vicieux ! Je savais qu’il était pas comme d’habitude ! reprend Carter.

— Vous êtes sérieux ? râle Adam en repoussant les mains qui essaient de lui attraper le visage.

— T’as couché avec ma sœur ? vocifère Donovan sur un ton faussement outré. C’est une honte !

— Hey ! J’allais le dire !

— Dommage que Carrie ne soit pas là, elle aurait adoré ma réaction, ajoute Don en soupirant.

— Il n’est plus vierge ! je scande en levant les paumes au ciel. Je peux mourir heureux !

— On va pouvoir parler de bites ! s’émerveille Don.

— Dommage que Carrie ne soit pas là pour t’entendre, se marre Lane en reprenant ses mots.

— Comme si vous vous étiez privés avant ça, rétorque Adam.

— Comment c’était ? s’intéresse Carter en se frottant les mains.

— Stop ! Il s’agit de ma sœur, là ! C’est mort !

Adam se masse les tempes avant de sauter sur ses pieds.

— Je vais me coucher, vous me fatiguez !

— Sa démarche aussi a changé ! renchérit Carter en le suivant des yeux.

— Valeureux Bandido ! applaudit Don.

— C’est mon champion ! je clame en brandissant mes poings.

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DONOVAN

Des murmures dans le couloir me tirent de ma rêverie, la porte de ma chambre grince, et j’entends des pas approcher de mon lit. Je fais semblant de dormir.

— Je persiste à dire que l’idée du seau d’eau est parfaite, chuchote Lewis.

— Je tiens à la vie, je veux pouvoir fêter mon prochain anniversaire, moi aussi, contre Adam sur le même ton.

— Et mourir vierge serait une tragédie ! commente Carter.

— J’ai un an de plus que vous tous, frime Lane, je suis ok pour le seau.

— Ah ! Deux contre un !

— Ferme-la, Lewis ! siffle Carter. Tu vas le réveiller.

— C’est le but, non ? Parce que rester là à l’observer pioncer me fait grave chier.

Ils sont tous réunis autour de mon matelas comme une secte flippante. Je me tâte à simuler le sommeil une heure de plus, mais je ne peux pas risquer de louper mon premier cours.

Je repousse la couette et roule sur le dos.

— J’vous préviens, je ne suis pas consentant.

— Joie de l’anniversaire ! Joie de l’anniversaire ! ils se mettent à chanter en chœur.

— Où est mon gâteau licorne ? je les interroge en calant l’oreiller derrière ma tête. Je ne parlerai qu’en présence de mon gâteau licorne, les gars.

— Sympa, l’accueil, râle Lewis en me jetant des poignées de confettis à la tronche. On aurait dû embrigader madame Wolinski pour obtenir un petit sourire reconnaissant.

— Ce ne sont pas des bouts de papier toilette ? je tique en décollant un morceau rose de ma bouche.

— Si ! Ne suis-je pas le plus créatif d’entre nous ?

Il saute sur mon lit et rampe à mon niveau.

— Tadam ! il crie à deux centimètres de mon visage.

Il me tend un large pochon en kraft. Son air de conspirateur ne me dit rien qui vaille.

J’ouvre le sac et y fourre ma main. Mes doigts effleurent ce qui se trouve à l’intérieur. J’avais raison de me méfier !

— Hilarant, je grogne en sortant un soutien-gorge noir, puis un second rose, et un dernier multicolore.

J’étais étonné que Lewis ne revienne pas plus tôt sur la fois où il m’a surpris avec le soutif de Carrie sur le torse. Petit bâtard, il attendait juste le bon timing.

— C’est de notre part à tous ! précise Lane. On a fait confiance à Lewis, sur ce coup. J’espère qu’ils te plaisent.

— J’ai demandé conseil à des actrices, renchérit Carter. Mais tu peux les échanger, si tu préfères quelque chose de plus…

— Exotique ? Érotique ? Erratique ? Hérétique ?

— Arrête, Lane, on a dit pas de moqueries ! le rabroue Lewis. Don, nous sommes tes meilleurs amis, zéro jugement, frangin.

— Je ne sais pas comment vous remercier.

— Attends, c’est pas fini, se marre Adam en me lançant un autre paquet sur les genoux.

J’arrache le papier cadeau, qui cache trois livres épais. Pas besoin de lire les résumés, les couvertures sont édifiantes.

— J’ai choisi celui-ci parce que j’ai jamais vu un aussi joli nombril, m’explique Lewis en pointant le torse du modèle. Avec les pecs et les abdos, je le trouve vraiment mis en valeur au milieu. Et mate celui-là et ses petits tétons marron.

Mes potes ne retiennent plus leur fou rire. Ils sont cons, mais je me joins à eux. Je pose les bouquins sur ma table de nuit, je les filerai à Carrie tout à l’heure.

— J’ai vraiment des amis en or, c’est le plus bel anniversaire de ma vie. 

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