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Les extraits ajoutés par Maryann7002

CARRIE

— Yes ! accepte Lois en trottinant vers la cuisine. Je vais vous faire un smoothie spécial femmes libres !

— Si t’as une recette pour les hommes à abattre, j’en veux trois litres à ramener à ce Carter Fucker !

— Quel est l’objet de votre désaccord, aujourd’hui ? s’intéresse Prudence.

— Monsieur veut un chien, elle crache avec dégoût. Un chien, sans déconner ! Non, mais à quel moment de sa vie il s’est dit que ce serait trop génial d’adopter un animal ?

— Il doit avoir besoin d’un compagnon pendant la journée, crie Lois par-dessus le bruit de son blender.

— Ouais, ben pour la nuit aussi, c’est moi qui te le dis ! Vous savez ce qu’il a osé me faire ? J’étais tranquillement à quatre pattes sur son lit en train de…

— On s’en doute ! je la coupe en plaquant mes paumes contre mes oreilles.

— Ça ne m’ennuie pas d’avoir les détails croustillants, glousse Hope.

— Bref, j’étais bien, même très bien, et là, sans jamais cesser de me faire…

— Carter fuckeriser ? je propose avant qu’elle ne nous offre son vocabulaire fleuri.

— Exactement. Donc, en pleine action, je l’entends murmurer, je cite : « C’est peut-être trop gros, un berger australien… »

Je lance un œil vers Lois, qui cache son fou rire derrière sa mixture jaunâtre.

— Comment tu as réagi ? elle essaie d’articuler.

— Je l’ai menacé de recueillir un doberman élevé au sang humain, elle expose sur un timbre de tueur en série.

— Je sens que je vais aimer la suite, ricane Lois en disposant cinq grands verres devant nous.

— Il s’appellera Castrateur, et je le dresserai pour qu’il plante ses crocs dans sa sale petite queue de…

Son téléphone sonne au même moment, elle décroche spontanément.

— Quoi ? elle grogne dans le micro.

J’entends une voix masculine parler, et vu l’air assassin de Becca, ça ne peut être que son cher et tendre.

— Tes oreilles sifflent, vraiment ? Pour ta gouverne, même si j’ai d’autres sujets de conversation que ta petite personne, figure-toi que je disais aux filles combien j’aime les tapis de salle de bains en poils de chien ! Te voilà prévenu, Carter. Tu connais le sort que je réserverai à ton meilleur ami canin si tu oses le ramener à la maison. Et ne m’oblige pas à te rappeler ce qui te pend aux couilles ! Maintenant, laisse-moi profiter de mes copines. Bisous, je t’aime.

Elle se rend compte des derniers mots qu’elle vient de prononcer et jure comme un charretier.

— Non ! Je ne t’aime pas et je ne t’embrasse pas !

Un rire lointain résonne dans le téléphone avant qu’elle ne lui raccroche au nez.

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CARRIE

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’il me colle à son torse en guise de salut. J’espère qu’il s’est lavé les mains !

— Sortez-moi de là, j’articule d’une voix hachée en secouant les bras.

— On dirait Lois, ricane Lane.

— Quoi ? Je me présente en bonne et due forme ! il se justifie en me relâchant enfin. Lewis Conley, enchanté.

Je défroisse mon débardeur avant de créer un périmètre décent entre nous. J’ai horreur des effusions, surtout avec ce genre de type excentrique.

— Regarde-la, tu l’as toute chamboulée, exagère Lane d’un air faussement réprobateur.

— Non, ça va ! je les rassure en souriant. Et puis, j’ai eu un chien qui s’appelait Lewis. Il était bruyant et un peu bizarre… mais très affectueux, je conclus en lui tapant sur l’épaule.

— Caresse-moi, poupée, il susurre en jouant des mécaniques.

— Je lui ai roulé dessus en faisant une marche arrière, j’assène d’une voix ferme. Je crois qu’il a souffert.

— Je retire ce que j’ai dit ! s’esclaffe Lane. Elle est pire que Lois !

— Vous ramenez toujours des nanas agressives, pleurniche Lewis en traînant les pieds jusqu’à la table basse. Personne ne m’aime ! 

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LANE

— Mais Lane a une autre activité parallèle, lâche Lois en enfonçant sa fourchette dans son bifteck.

Je pivote vers elle en écarquillant les yeux. Elle ne va quand même pas…

— Il est scénariste, elle ajoute en mâchant.

— Vraiment ? C’est super, ça ! me complimente sa mère.

Bon, si ce n’est que ça…

— De films pornos, conclut Lois en souriant de toutes ses dents.

Je n’ai pas honte de ce que je fais, mais lâcher ça en plein repas de famille !

— Je ne savais pas qu’il y avait des scénaristes pour ça, commente Mary d’une voix curieuse.

— Ah ! Merci, maman !

— Bien sûr qu’il y en a ! s’offusque Kesley depuis le bout de la table.

— Comment tu sais ça, toi ? s’étrangle sa mère en le foudroyant du regard.

— C’est bon, mama, relax. T’es pas d’accord avec moi, papa ?

— La viande brûle, il élude en fuyant vers le barbecue.

— Ça paie bien, ton truc ? me lance Diego avec un intérêt flagrant.

— J’ai pas à me plaindre.

— Tu peux m’arranger le coup avec une actrice ? embraye Jeff.

— Jeffrey…

— Je blague, maman !

Ou pas, vu le petit geste discret qu’il m’adresse dans le dos de sa mère. 

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SUMMER

Weston tend la main pour ébouriffer ses cheveux.

– Je porte mon badge d’abruti avec grande fierté, ma jolie.

Sur la glace, le crétin de Eastwood pousse Matt Anderson contre le bord et lui dérobe le palet. Il file droit vers la cage de Briar, avec ses coéquipiers dans son sillage.

– Je déteste ce type ! je tempête en me levant d’un bond. Dégage ! Personne ne veut de toi !

Jake et Brenna se mettent à rire en même temps, puis ils se dévisagent, l’air de dire que cette réaction réciproque n’est pas acceptable.

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TUCKER

Dean est un dragueur.

Les nanas adorent Dean.

Allie est une nana.

Par conséquent, Dean a baisé avec Allie. 

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DEAN

 – Il était toujours en quête d’affection, poursuit monsieur Hayes. Je n’aimais pas sa façon de te regarder.

– Ah, et comment me regardait-il ? demande Allie d’une voix lasse.

– Comme si tu étais tout son univers.

– Et c’est une mauvaise chose ?

– Bien sûr. Personne ne devrait être l’univers de l’autre. C’est malsain, AJ. Si toute ta vie tourne autour d’une chose – d’une personne – qu’est-ce que tu vas faire quand cette personne ne sera plus là ? Absolument rien. C’est malsain, répète-t-il.

Joe Hayes a une approche très pratique des choses, je suis impressionné. 

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DEAN

– Le coach a appelé, répond Garrett. Apparemment, il essaie de te joindre depuis ce matin mais tu ne décroches pas. Il veut te voir à la patinoire dans une heure.

– Pourquoi ?

– J’en sais rien, répond Garrett en haussant les épaules. Peut-être qu’il a appris que tu t’étais bourré la gueule ce week-end – je suppose que c’est le cas, non ? – et qu’il veut te hurler dessus.

– Comment le coach saurait ça ? Ce n’est pas comme s’il avait des gens pour nous surveiller, je réponds en fronçant les sourcils.

– Mec, le coach est comme ce type dans Game of Thrones qui a des espions partout, rien ne lui échappe. 

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LOGAN

 – Coucou Maman, dit Grace. Pourquoi tu es réveillée à cinq heures et demie du matin ?

Le sourire de sa mère est diabolique.

– Qu’est-ce qui te fait penser que je me suis couchée ?

Grace m’a dit que sa mère était pétillante et impulsive, et qu’en gros elle se comportait comme une ado. Je constate à présent qu’elle n’avait pas exagéré.

– Dis-moi que tu as passé la nuit à peindre et pas à… faire autre chose.

– Alors, je ne dis rien.

– Maman !

– J’ai quarante-quatre ans, ma chérie. Tu t’attends à ce que je vive comme une nonne ? 

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GARRETT

 – Petite question, je dis lorsque Tucker entre dans la cuisine.

– Réponse, rétorque-t-il du tac au tac.

– Je n’ai pas encore posé la question, abruti.

Il sourit jusqu’aux oreilles avant d’aller se laver les mains, puis il noue son tablier rose dans son dos. Logan, Dean et moi lui avons offert cette chose à froufrous horrible pour son anniversaire en lui annonçant que s’il devait endosser le rôle de mère poule, ce tablier lui était indispensable. C’était une blague, mais Tucker a trouvé qu’il était suffisamment viril pour se permettre de porter n’importe quel vêtement. 

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HUNTER

Il ne sert à rien d’essayer de déchiffrer Mike Hollis. C’est comme chercher à comprendre le vent.

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