Les extraits appréciés par adele29
— Je te raccompagne chez toi ou tu veux venir à la maison ?
C'est... comme tu veux.
— Ramène-moi chez moi, s'il te plaît.
Il m'observa en silence et, ne cachant pas sa frustration, il s'installa derrière le volant.
Je n'avais pas vraiment envie de me quereller avec lui. Je m'étais peut-être emportée un peu vite. Avant qu'il ne démarre, je lui fis face et lâchai tout de go:
— On n'a jamais fait l'amour chez moi.
— Quoi ? s'étrangla-t-il.
Je manquai d'exploser de rire.
— Tu m'accompagnes, ou je reste toute seule ?
Jamais conduire à travers la ville n'aura été plus rapide. Les valises restèrent dans la voiture. Leith grimpa les quatre étages de mon immeuble en courant, moi dans ses bras. Il me laissa à peine le temps d'ouvrir la porte ; nous étions déjà dans ma chambre.
Afficher en entier" J'ai une cicatrice, un léger creux dans le genou, dû à une chute sur le trottoir quand j'étais petit. J'ai toujours trouvé absurde que les souffrances que j'ai subies n'aient laissé aucune marque visible. En l'absence de preuve, avec les souvenirs qui s’embrouillaient peu à peu, j'en suis parfois venu à douter d'avoir vécu ça. Je veux garder une sorte de témoignage du fait que, si les blessures guérissent, elles ne disparaissent jamais totalement. Je les porte avec moi, partout, toujours; il en va ainsi avec la vie, et avec les cicatrices.
C'est ce que ce tatouage symbolise pour moi: une cicatrice. Et il paraît logique qu'elle atteste de mon pire souvenir de souffrance."
Afficher en entier"Je ne suis pas certain que le courage s'acquièrent avec l'âge, contrairement à la sagesse. Mais peut-être qu'ici, le courage est la plus haute forme de sagesse, l'affirmation que la vie peut et doit être vécue sans crainte."
Afficher en entier- C'est ta faute ! lança-t-elle soudain, la rage au coeur. Tu n'aurais pas dû m'embrasser comme ça.
Jace, qui s'était appuyé au chambranle de la porte, se redressa :
- Et comment voulais-tu que je t'embrasse ? Tu as des préférences ?
Afficher en entier« Promets-moi que tu resteras forte, belle, douce et attentionnée. Je veux que tu sois heureuse et que tu trouves quelqu'un qui t'aimeras autant que je t'ai aimé. Je veux que tu te marries et que tu aies des enfants et que tu vives ta vie. Souviens toi seulement de toujours rester toi même et n'aie pas peur de dire ce que tu penses ou de rêver à haute voix. »
Afficher en entierElle se tient, le dos appuyé sur le mur. Le dessus de sa tête manque le centre de la cible. Elle lève le menton haut et me jette se regard Altruiste, déterminé, que je connais si bien. Elle les a peut-être quittés, mais ils sont ce qui la rende forte.
Afficher en entierJe vérifie ma montre. Le premier initié devrait sauter d'une minute à l'autre. j'attends près du filet, large, robuste et éclairé du haut par le soleil. La dernière fois que j'ai été ici, c'était le jour du choix de ces dernières années, avant cela, c'était le jour de mon saut. Je ne veux pas me rappeler, ce qu'on ressent en approchant lentement vers le bord d'un bâtiment, mon esprit et mon corps est détraqué par la terreur, de la chute terrible, de l'évasement impuissant des membres, du jeu du filet vibrant contre mes bras et mon cou.
"Tu sais, si tu es près à étudier sérieusement, tu pourrais nous être utile dans les services de test", dit Lauren.
"Si vous recrutez, tu devrais t'adresser à Zeke . Il est beaucoup mieux que moi pour ça. "
"Ouais, mais Zeke ne sait pas quand la fermer", dit -elle. "Nous recrutons autant pour des compétences que pour la compatibilité. Nous passons beaucoup de temps ensemble."
Je souris . Zeke aime jacasser, mais cela ne m'a jamais dérangé. Parfois, c'est agréable de ne pas soucier de fournir toute conversation.
Lauren joue avec un des anneaux sur son sourcil, et nous attendons .
J'essaie de tendre mon cou pour voir le haut de l'immeuble, mais tout ce que je peux voir, c'est le ciel .
"Je te parie que c'est un de mes natifs Audacieux " dit-elle.
" C'est toujours un natif Audacieux. Aucun pari ."
Ils ont un avantage injuste. Ils savent généralement ce qu'il y'a à la fin du saut, mais nous essayons de le cacher autant que possible. La seule fois que nous utilisons cette entrée du siège est le jour du choix, mais les Audacieux sont curieux . Ils explorent l'enceinte quand ils pensent que personne ne regarde . Ils ont également grandi en cultivant le désir de faire preuve d'audace, de prendre des mesures drastiques, de s'engager pleinement dans ce qu'ils décident de faire. Il faudrait un transfert qui sache comment faire cela sans avoir été au courent.
Puis je la vois. Ce n'est pas une trace noire comme je m'y attendais, mais grise, dégringolant dans l'air.
J'entends un claquement du filet s’étirant autour des supports intermédiaires, puis il se déplace vers son berceau.
Pendant une seconde, je regarde, stupéfait, le vêtement familier qu'elle porte . Ensuite, je tend ma main dans le filet pour qu'elle puisse l'atteindre. Elle enroule ses doigts autour de moi et je la tire. Comme elle tombe sur le côté, j'attrape ses épaules pour la retenir . Elle est petite et mince, si fragile que l'impact du filet l'aurais brisé. Ses yeux sont large et d'un bleu lumineux.
"Merci", dit-elle.
Elle peut sembler fragile mais sa voix est calme. "Je ne peux pas le croire" dit Lauren , avec l'attitude hautaine des Audacieux. "Une pète sec, la première à sauter? Du jamais vu."
Elle a raison. C'est inouï. C'est même du jamais vu pour un pète sec de rejoindre les Audacieux. Il n'y avait pas de transfert Altruistes l'an dernier, et avant cela, pendant une longue période, il n'y avait que moi.
"C'est pour cette raison qu'elle les a quittés" Dis-je, en me sentant éloigné à l'instant , de mon propre corps. je recule et demande à l'initié , " Quel est ton nom? "
"Euh ... " Elle hésite .
Et pendant un moment j'ai l'étrange impression de la connaitre. Pas de mon temps chez les Altruistes, pas de l'école, mais à un niveau plus profond. Ses yeux et sa bouche sont à la recherche d'un nom, insatisfaite avec celui qu'elle a comme je l'étais.
Mon instructeur d'initiation m'a donné une échappatoire à mon ancienne identité . Je peux lui donner un aussi.
"Penses-y," dis-je, en souriant un peu. "Tu ne pourras plus le choisir à nouveau."
"Tris". Dit-elle, comme si elle était déjà sûr de lui.
"Tris", dit Lauren. "Fais l'annonce, Quatre."
Ce transfert Altruiste est mon initié après tout. Je regarde par-dessus mon épaule, la foule des membres Audacieux qui se sont rassemblés pour regarder le saut des initiés, et j'annonce: "Premier saut: Tris."
De cette façon, ils se souviendront d'elle, pas pour le gris qu'elle porte, mais pour son premier acte de bravoure. Ou de folie. Parfois, c'est la même chose.
Pendant que des acclamations de tout le monde remplissent la caverne, un autre initié plonge dans le filet avec un cri perçant à glacer le sang. Une jeune fille vêtue du noir et blanc des Sincères . Cette fois, c'est Lauren qui s'approche du filet et l'aide. Je touche le dos de Tris pour la guider vers les escaliers au cas où elle n'est pas aussi stable qu'elle n'y paraît.
Avant qu'elle fasse le premier pas, je dis: "Bienvenue chez les Audacieux."
Afficher en entier"Do I look like I've been crying?"
The question seems almost funny to me. Her tears vanished almost as quickly as they came, and now her face is fair again, her eyes dry, her hair smooth. Like nothing ever happened -like she did'nt just spend three minutes overwhelmed by terror. She's stonger than I was.
"Hmmm." I lean in closer, making a joke of examining her, but then it's not a joke, and I'm just close, and we're sharing a breath.
"No, Tris," I say. "You look ..." I try a Dauntless expression. "Though as nails."
She smiles a little. So do I.
Traduction personnelle :
"Ça se voit que j'ai pleuré?"
La question semble presque drôle pour moi. Ses larmes ont disparu presque aussi rapidement qu'elles sont arrivées, et maintenant son visage est de nouveau beau et clair, ses yeux secs, ses cheveux lisses. Comme si rien ne s'était passé -comme si elle ne venait pas tout juste de passer trois minutes submergé par la peur. Elle est plus forte que je ne l'étais.
"Hmmm." Je me penche de plus en plus près, pour lui faire croire que je l’examine, mais ensuite je ne lui fait plus croire que je l'examine, et je suis juste proche d'elle, et nous respirons le même air.
"Non, Tris," dis-je. "Tu as l'air..." J'essaie de choisir une expression d'Audacieux.
"Tu as l'air d'une dure à cuire."
Elle esquisse un petite sourire. Et moi aussi.
Afficher en entierJ'ai le béguin pour elle. il va donc me forcer à jeter des couteaux sur elle. Pour un instant, non, plus d'un instant je pense à lui en jeter un au lieu. Je pourrais le frapper dans le bras ou dans la jambe, ça ne lui ferais pas de mal...
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