Les extraits appréciés par roranna
Il était ridicule. Sam aurait aimé se mettre en colère contre lui, mais c'était impossible: il était trop drôle.
-Arrête de faire l'enfant, Dev, et donne-moi ta main.
-Non
Tu es sérieux?
-Evidemment que je suis sérieux. La dernière fois qu'une bonne femme a lu dans mes pensées, j'ai eu droit à une paire de claques dont mes tympans résonnent encore. Or, en tant qu'ours de garde, je dois préserver mon ouïe. Sans elle, je ne serais plus bon à rien.
-Si tu n'arrêtes pas de faire l'enfant, c'est moi qui vais t'en coller deux.
Il gronda comme un grizzly en cage. Un son très impressionnant. Mais Sam avait dans le temps porté des chaussures taillées dans des dépouilles d'animaux plus féroces qu'un ours, et c'était avant qu'elle ne possède ses pouvoirs de Chasseuse de la Nuit.
-Tu ne m'intimide pas, tu sais.
-C'est un tort, parce qu'il n'y aura pas d'autre avertissement. Tu ne liras pas en moi, point barre.
Dev était catégorique: personne ne s'immiscerait dans ses pensées. C'est impoli et grossier.
-Qu'est ce que c'est que tu caches si jalousement?
-Mes sous-vêtements sales.
-Il ne m'intéresse pas, rétorqua Sam en gloussant. Allez, Dev sois sympa.
-Dev ne sera pas sympa. Mes pensées m'appartiennent, et tu ne mettras pas ton nez dedans.
Afficher en entier- Avez-vous vu Jaime? Est-ce qu'elle est descendue pour le petit déjeuner? demanda Shaya en parlant d'une des deux nouveaux membres de la meute.
Dante et Jaime avaient fait partie de la même meute jusqu'à leurs 14 ans, âge auquel il était parti avec Trey et quelques autres, mais il ne l'avait pas revue jusqu'à tout dernièrement.
Et comme d'habitude, chaque fois que le nom de Jaime était prononcé, Pat adressa un sourire diabolique à Dante, donnant une teinte encore plus sombre aux griffures zébrant ses joues.
- Non, pas encore, répondit Pat, en continuant à fixer Dante. Qui aurait bien pu imaginer qu'un si petit bout de femme te flanquerait la trouille à ce point ? Toi d'habitude si imperturbable. C'est trop drôle à voir.
- Elle ne me flanque pas la trouille.
- Si, elle te flanque la trouille, elle l'a toujours fait.
Soit, c'était le cas. Quand ils étaient petits, Jaime suivait Dante partout comme un chaton perdu, comme s'il avait la solution à tous ses problèmes. Ses potes trouvaient hilarant de voir cette gamine, une petite boulotte de 4 ans sa cadette, en pincer pour lui. Elle jouait même des tours à ses copines. Rien ne l'arrêtait, même pas Pat lui rendant la monnaie de sa pièce. Elle était apparemment immunisée contre lui. Mais ce n'était pas le cas de Dante et il devait supporter un tas de plaisanterie à cause de Jaime.
Dante pensait que son béguin pour lui se serait atténué un peu avec les années. Mais ça ne semblait pas être le cas.
Afficher en entier— Je ne te ferais jamais de mal à dessein. Jamais. Je suis un homme, ça veut donc dire que je vais merder régulièrement. Je ne suis pas doué avec les mots, quand je suis en colère je gueule et je dis n’importe quoi, et j’ai à peu près autant de fibre romantique qu’un caillou. Mais… tu vois, quand je te dis que je ne suis pas doué avec les mots ? Je veux simplement te dire que tu comptes pour moi d’une manière que je n’arrive pas à comprendre ou à expliquer. Tu comptes plus que n’importe quoi d’autre au monde.
Afficher en entierD’ailleurs quand on en aura fini avec toi, on en profitera peut-être pour s’éclater un peu avec ta copine.
— Oh. Et qu’est-ce que vous pensez me faire, là, maintenant ?
Queue de Vache esquissa un sourire en coin.
— J’ai bien envie que tu me suces.
— Désolée, mais on m’a toujours dit que c’était dangereux de mettre des objets trop petits dans ma bouche. Une fausse route est si vite arrivée.
Afficher en entier— Tu sais, je suis vraiment perplexe : est-ce que tu es sourd ou est-ce que, profondément, tu n’en as absolument rien à foutre de ce que je te dis ? Je ne veux pas m’unir à toi. Si tu veux tout savoir, l’idée qu’on m’insère un porc-épic très énervé dans le rectum sans vaseline m’attire beaucoup plus que celle de devenir ta compagne.
Afficher en entierJ’ouvris la porte de la salle de bain, pensant que si elle n’était pas verrouillée, c’était qu’il n’y avait personne à l’intérieur. Grossière erreur. Quand je ne suis pas réveillée, on ne peut pas dire que mes antennes vampiriques le soient…
Même Maya l’Abeille a des jours sans.
Je me retrouvai nez à nez avec Kyle, ou ce serait plus exact de dire yeux à torse. D’une, il faisait quinze centimètres de plus que moi et de deux, j’étais perdue dans la contemplation des collines qui lui servaient de muscles. Il était torse nu, une serviette nouée autour de la taille, dévoilant la ligne capillaire descendant sous la démarcation du linge. Des gouttes argentées ruisselaient sur ses pectoraux lisses, et le contraste de sa peau mate offrait un merveilleux écrin à ces pierres précieuses. Quand vous commencez à trouver la boîte qui renferme les cailloux plus intéressante qu’eux, ça craint.
Regarde ailleurs, Anya, vite.
Je me focalisai sur les yeux de Kyle.
Mauvais choix.
Les étoiles de ses iris dansaient pour moi, mais je n’arrivais pas à interpréter l’éclat que j’y décelai. L’effet n’en demeurait pas moins intense. Je constatai qu’il me fixait, mais pas dans les yeux. Il me détaillait de haut en bas et semblait apprécier la vue, à en juger par le premier véritable sourire que je vis jouer sur ses lèvres. Pas étonnant, j’étais en sous-vêtements.
De quoi attirer l’attention de n’importe quel homme, je suppose.
Afficher en entier"Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui."
Les Révélations, chapitre 1, verset 7.
Afficher en entierIl courait. Son chapeau sur sa tête empêchait ses cheveux de danser au rythme du vent. Il déboutonna son long blouson de sorte que celui-ci ne l’entrave plus lors de ses déplacements. Autour de ses bottes, il avait fixé de nombreuses armes de tous genres : flacon d’eau bénite, allumettes, croix, petite bouteille d’alcool ainsi qu’un poignard avec une lame en argent.
Telle une ombre, il suivait les empreintes sur le sol humide de la forêt. Ce corps que l’on avait traîné, il s’en servait pour remonter vers la source de toutes les souffrances de ces derniers mois. La mission avait été confiée à la guilde de France qui, en manque d’effectifs, avait renvoyé la missive à Rome. Il s’était porté volontaire sans la moindre hésitation. Il ne vivait que pour chasser ; tant qu’il y aurait des Démons à vaincre et des innocents à aider, il serait toujours prêt à monter au front.
Quant à sa traque, il n’avait pas mis longtemps à comprendre dans quel guêpier il avait décidé de plonger. Les Wendigowak possédaient la sale habitude d’accumuler les cadavres dans un antre pour une longue période d’hibernation. Ils étaient bien plus rapides que les êtres humains : leur vision nocturne, comme leur ouïe, n’avait pas d’égal et, l’un dans l’autre, ils étaient de puissants prédateurs.
Soudain, il remarqua que les marques ancrées dans la boue de la forêt disparaissaient. Il se figea, essayant de faire le moins de bruit possible. Mais déjà, son souffle seul n’était pas suffisamment discret. Il était en terrain dégagé, et se demandait où l’animal avait pu aller. Puis, lentement, l’évidence le força à lever les yeux. Il distingua des griffures et des traces de sang sur le tronc des arbres. Le Wendigo n’était pas fou, il cherchait à brouiller les pistes. La créature avait pu grimper très haut.
Le Chasseur s’accorda un instant de réflexion mais ne se découragea pas. S’il ne voulait pas perdre la trace de sa proie, il allait devoir l’imiter. En même temps, c’était dangereux. Le crépuscule s’était étendu sur le monde depuis plusieurs heures, il était désavantagé désormais. De plus, ce manque de lumière l’empêcherait de discerner avec précision les marques laissées par son adversaire. Il n’avait pas le choix… bien que les risques fussent grands, mais ils l’étaient toujours, quelle que soit la chasse dans laquelle il était entraîné. Jamais il ne pouvait se permettre la moindre erreur, la moindre inattention.
Il allait faire du bruit, mais de nouveau, il n’avait que cette solution. Il s’accroupit, retira un petit chiffon de la poche intérieure de son manteau et, le dépliant, il en sortit deux lames d’acier qu’il fixa solidement à la pointe de ses bottes. Il fit basculer son chapeau en arrière pour qu’il ne le gêne pas et entama l’escalade du premier tronc venu. Ses pieds se plantèrent dans le bois, l’empêchant de tomber, lui offrant ainsi un appui plus ou moins sûr. À la force de ses bras, il entreprit de se hisser de branche en branche jusqu’à ce qu’il parvienne à un point suffisamment haut et solide pour s’y assoir.
Maintenant qu’il était arrivé à ce stade, il allait devoir trouver le moyen de passer d’un arbre à l’autre sans chuter. Il examina attentivement son environnement, prenant en compte tous les facteurs : le vent, son orientation, la hauteur des branches, leur solidité. Il se redressa et décida de monter d’un ou deux mètres encore. Là, le tronc s’affinait dangereusement, mais il vivait avec le danger et la mort en permanence. Il n’avait pas peur. Il fixa l’arbre en face et bondit.
Comme escompté, ses doigts se refermèrent avec violence sur le bois dur et épais en contre bas. Ça avait été difficile et même un peu juste, mais il y était parvenu. Il inspira, soulagé, ne prenant pas garde aux échardes qui s’étaient enfoncées dans sa chair. À bout de bras, il progressa vers le tronc qu’il enlaça tel un vieil ami. Sur sa gauche, il remarque cinq longues entailles dans l’écorce. Il y déposa doucement le bout des doigts : c’était frais, il n’y avait pas de temps à perdre. Il aperçut une autre empreinte plus loin et s’élança lorsqu’il entendit un craquement sourd.
Il se réceptionna gauchement, manquant de peu son rendez-vous avec la Mort. Il déglutit. Mais alors qu’il se stabilisait, un grognement le fit brusquement lever la tête et tout ce qu’il put voir avant de perdre connaissance, fut une main griffue et repoussante qui le frappait.
Afficher en entierAvry: -Ça me fait plaisir de savoir que tu penses souvent à moi.
-Oh!je pense trè souvent à toi en effet.Comme on pense au caillou dans sa botte.
-Quel sentimental tu fais, Kerrick!
Il eu une grimace de dépit.
-Je suis désolé. Cela fait bientôt quatre ans que je ne...je ne sais plus parler aux femmes, je crois.
-Soit toi-même, voila tout. Non attends, ai-je ajouté en feignant la panique, ne sois pas toi-même. Sois plutôt comme Belen: un type loyal et adorable.
Je l'ai regardé avec un sourire ironique, mais il m'a demandé:
-D'accord, mais comment vois-tu Belen?
-Comme un bon ami. Pourquoi?
-Parce que je ne veux pas être ton ami, Avry.
Du bout des doigts, Kerrick m'a caressé la joue avant de m'embrasser.
Afficher en entierLien vers plusieurs extraits fournis par l'auteur(e) !
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