Les extraits appréciés par Allessa
Tiens , si tu avais le choix au moment des élections entre trois candidats: le premier à moitié paralysé par la polio, souffrant d'hypertension, d'anémie et de nombreuses pathologies lourdes, mentant à l'occasion, consultant une astrologue, trompant sa femme, fumant des cigarettes à la chaîne et buvant trop de martinis; le deuxième obèse, ayant déjà perdu trois élections fait une dépression et deux crises cardiaques, fumant des cigares te s'imbibant le soir au champagne, au porto, au cognac et au whisky avant de perdre deux somnifères; le troisième enfin un héros de guerre décoré, respectant les femmes, aimant les animaux, ne buvant qu'une bière de temps en temps et ne fumant pas, lequel choisirais-tu? Servaz sourit.
_Je suppose que vous vous attendez à ce que je réponde le troisième?
_Et bien bravo, tu viens de rejeter Roosevelt et Churchill et d'élire Adolf Hitler. Tu vois: les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent.
Afficher en entierUne des raisons pour lesquelles Dieu avait détruit le monde : pour remplacer le Mal par un autre, sauf que celui-ci était le sien, alors il lui convenait mieux.
Afficher en entierUne once d'impatience dans sa voix cette fois. Elle me jeta un regard noir. Carlisle s'approcha d'elle et fit courir presque tendrement ses doigts sur son cuir chevelu jusqu'à ce qu'il ait trouvé la bosse au sommet de son crâne. Toutes mes défenses tombèrent devant la vague d'émotions qui m'assaillait. Maintes fois j'ai eu l'occasion de voir Carlisle travailler avec des humains. Je lui ai même servi d'assistant, il y a des années – uniquement dans les situations où le sang n'était pas impliqué cependant. Ce n'était donc pas nouveau pour moi de le voir interagir avec cette fille comme s'il était aussi humain qu'elle. J'ai souvent envié sa maîtrise de soi, c'est vrai, mais jamais à ce point là. Cette fois c'était différent. C'était bien plus que son self-control que j'enviais chez lui. Je brûlais de faire disparaître cette différence entre Carlisle et moi – le fait qu'il puisse la toucher si tendrement, sans peur, sans craindre de la blesser...
Elle tressaillit, et je remuai sur le matelas où j'étais assis. Je dus me concentrer pendant un moment pour retrouver ma position décontractée.
-C'est douloureux ?, demanda Carlisle.
Son menton hocha d'un millimètre.
-Pas vraiment, dit-elle.
Une autre pièce trouva sa place dans le puzzle de sa personnalité : elle était courageuse. Elle n'aimait pas montrer ses faiblesses.
C'était probablement la créature la plus vulnérable qu'il m'ait été donné de rencontrer, et elle ne voulait pas sembler faible. Un léger rire s'échappa de mes lèvres.
Elle me lança un autre regard courroucé.
-Bon, déclara Carlisle, votre père vous attend à côté. Vous pouvez rentrer.
Mais n'hésitez pas à revenir si vous avez des étourdissements ou des troubles de la vision.
Son père était donc là ? J'avais beau scanner les pensées de la foule qui avait envahit le hall, je n'arrivais pas à trouver sa voix avant que Bella ne se remette à parler, l'air anxieux.
-Je ne peux pas retourner au lycée ?
-Vous feriez mieux de vous reposer, aujourd'hui, lui suggéra Carlisle.
-Et lui, il y retourne ?, enchaîna-t-elle en me désignant du regard.
Agir normalement, arranger les choses... ignorer l'effet que ça fait quand elle me regarde dans les yeux...
-Il faut bien que quelqu'un annonce la bonne nouvelle de notre survie, déclarai-je.
-En fait, me corrigea Carlisle, la plupart des élèves semblent avoir envahit les urgences.
Cette fois-ci, je pu anticiper sa réaction – son aversion envers les spots braquées sur elle. Je ne fus pas déçu.
-Oh, bon sang !, grommela-t-elle en enfouissant son visage dans ses mains.
J'étais plutôt content d'avoir enfin réussi à deviner juste. Je commençai à la comprendre...
-Vous préférez rester ici ?, demanda Carlisle.
- Non, non !, s'empressa-t-elle de répliquer.
Elle arracha ses jambes aux draps et sauta du lit, puis perdit l'équilibre et trébucha pour atterrir dans les bras de Carlisle qui s'empressa de la rattraper et de la remettre sur ses pieds.
Cette fois encore, un torrent de jalousie me dévora.
Afficher en entier– Allez-vous-en, geignit-elle dans son oreiller. J’ai envie de mourir.
– Une belle vierge ne devrait jamais mourir seule, déclara-t-il en posant une main sur la sienne. Dois-je vous faire la lecture pendant vos derniers instants ? Quelle histoire préféreriez-vous ? »
Elle arracha sa main de la sienne.
« Que diriez-vous de celle du prince idiot qui refuse de laisser l’assassineuse tranquille ? demanda-t-elle.
– Oh oui ! Celle-là, je l’adore ! Et elle se termine bien : en fait, l’assassineuse feignait seulement d’être malade pour retenir l’attention du prince ! Qui l’eût cru ? Quelle petite futée ! Et la scène dans la chambre est vraiment charmante... rien que pour elle, ça vaut la peine de lire ce tissu d’insanités !
– Dehors ! Dehors ! Laissez-moi et allez faire du charme à une autre ! »
Afficher en entierTout ce que je vois en te regardant est absolument dépourvu de substance. Tu n'es qu'un assemblage de mouvements imperceptibles et de couleurs indéfinissables, un ensemble de chaleur et de lumière. Et moi, que suis-je à présent ? Tout éternel que je sois, je me racornis devant ton éclat.
Afficher en entier(Raffe:)- Allez. Dors un peu.
- Seulement si tu dors aussi.
J'attrape sa main et il me lève.
- Bien. Si ça te calme.
Nous entrons dans ma chambre et je rampe sur le lit. Je me couche par-dessus la couverture, pensant qu'il s'assure que je vais dormir. Mais au lieu de partir, il grimpe sur le lit à côté de moi.
- Qu'est-ce que tu fais ?
Il pose sa joue sur l'oreiller à côté du mien et ferme les yeux avec soulagement.
- Une sieste.
- Tu ne vas pas en bas ?
- Non.
- Et le canapé ?
- Trop inconfortable.
- Je pensais que tu avais déjà dormi sur des rochers dans la neige.
- Je l'ai fait. C'est pourquoi je dors sur des lits moelleux à chaque fois que je le peux.
(trad perso ^^)
Afficher en entierIl esquisse un rictus.
- Je gagnerai ta confiance.
- Je douterai de tout ce que tu diras.
Avec un petit rire, il se détache du pilier et traverse le perron pour prendre ma main droite dans la sienne. Au moment où il m'aide à me lever, je commets l'erreur de soutenir son regard. Si près de lui, je cours le risque de me perdre dans ses yeux, surtout avec la chaleur de ses edarratae qui remontent le long de mes bras. Il incline la tête et me regarde de haut, amusé.
- Tu me poses un défi intéressant.
D'un doigt, il me caresse la mâchoire, et je suis submergée d'éclairs qui partent de mon cou pour envahir mon être. Un instant déboussolée, déstabilisée, je brûle d'une envie sur laquelle j'ai peur de mettre un nom.
Enfin, Aren s'écarte et ouvre la porte d'entrée.
- Viens, nalkin-shom. Je vais te border.
Quand enfin je reprends contenance, je lance à cet enfoiré mon regard le plus glacial. Pour une raison que j'ignore, il a l'air de trouver ça drôle.
Afficher en entier- Je viendrai pour toi, McKenzie.
Son baiser me prend par surprise. Un instant seulement, j'ai conscience que les pas de Kyol faiblissent, qu'il me regarde, qu'il nous regarde. Puis des éclairs se déversent des lèvres d'Aren, et il n'y a plus que nous.
Tout ce que je peux dire pour ma défense, c'est que les edarratae me font perdre ma retenue, car je rends son baiser à Aren. Et pas à moitié. Des éclats de chaos me chatouillent le visage et la gorge, courent sur mes épaules et le long de mes bras, m'ébranlent de la tête aux pieds. Je me rapproche d'Aren et presse ma poitrine contre la sienne.
Je sens sa main remonter jusqu'en haut de mon dos, et il m'attire plus près. Ses moindres caresses me comblent d'extase. Une extase absolue. La main qu'il avait posée sur mon épaule descend plus bas. Elle effleure mon sein avant de s'arrêter sur ma hanche. Seule ma mince robe de satin nous sépare, mais si je ferme les yeux, si je me laisse aller à oublier tout ce qui compte dans nos deux mondes, j'imagine le bout de tissu disparaître et visualise ma peau nue contre celle d'Aren.
J'ouvre brusquement les yeux quand Kyol m'empoigne le bras. Aren me retient encore un moment, tandis que ses lèvres et ses mains s'attardent comme s'il s'agissait de son dernier souffle. Comme si c'était le seul souffle à avoir jamais compté de sa vie. Puis il regarde le maître d'armes dans les yeux.
- Tu as de la concurrence, maintenant.
Afficher en entierJe me crispe et retiens mon souffle, mais rien à faire. Je me mets à glousser comme une collégienne.
Aren lève les yeux de sa magie en haussant les sourcils, tandis que Sosch dresse les oreilles.
- Ça chatouille, j'explique.
Ma jambe tressaute lorsqu'un edarratae fuse de ma cheville jusqu'à mon petit orteil, et un nouveau rire m'échappe.
La lassitude quitte le visage d'Aren et le coin gauche de sa bouche se relève.
- Quoi ? je demande.
- Je ne t'avais jamais vue sourire, dit-il.
Je me force à grimacer malgré les frissons qui me parcourent le ventre.
- Ne t'y habitue pas.
Je retire mon pied de sa main. Maudit syndrome de Stockholm.
Afficher en entierIl prend la parole avant que j'ai retrouvée la voix.
- si j'étais un type bien, dit-il, je reconnaîtrais que Taltrayn est un fae honorable, qu'il t'aime et qu'il prendrait soin de toi. Je meclip meclipcerais et te laisserais avoir l'homme que tu as toujours voulu. Mais je ne suis pas quelqu'un d'aussi bien que Taltrayn, McKenzie. Je ne le serai jamais, et je refuse de renoncer. Je me battrai pour avoir la chance d'être avec toi.
Voilà les mots que j'ai attendus une décennie que Kyol me dise. Et malgré tout ce temps, je n'ai jamais préparé de réponse. Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas comment dire à Aren que j'ai besoin de voir si ça peut marcher, pour nous deux.
Je le sens tendu lorsqu'il prend une inspiration. Il laisse son regard dériver sur le mur avant de le reporter sur moi.
- je sais qu'on est partis du mauvais pied.(un rire lui échappe.) Je sais que tu me détestais, que je t'ai menacée et provoquée, mais on pourrait repartir de zéro. Je ne te ferai plus de mal. Sidhe, je jure que je ne porterai plus jamais d'épée à ta gorge. Je te protégerait. Je veillerai à ce que tu n'aie plus jamais à sauter par la fenêtre, et je ......
Je suis tentée de le laisser continuer, mais ce genre de digression lui ressemble si peu que je ne peux pas m'empêcher de sourire. Il s'arrête au milieu de sa phrase.
-McKenzie?
-je te donnerai peut-être une autre chance, dis-je.
Son regard passe de mes yeux à ma bouche. Il se concentre dessus, comme s'il n'était pas sûr d'avoir bien entendu. Puis un sourire lui étire les lèvres.
- peut-être? ( il rit). J'ai toujours dit que tu étais butée, nalkin-shom.
C'est le moment qu'il choisit pour se rapprocher. Il reste encore des problèmes à résoudre, des choses dont on doit parler et des désaccords à régler, mais mon coeur s'emballe lorsqu'il m effleure la joue des doigts. Une caresse légère et tendre, qui dure juste assez longtemps pour me réchauffer le visage. Il s'avance encore. Je sens la tiédeur de son corps, son odeur de cèdre et de cannelle , et mes lèvres ont soudain faim des siennes. Elles sont si proches. S'il incliné la tête un millimètre de plus.......
- je t'aime, murmure Aren.
Je frissonne, traversée par une sensation de chaleur. Pas un edarratae; c'est plus profond, plus intense et plus puissant. Il doit le sentir aussi, car il s'empare de ma bouche l'instant suivant. Son baiser est possessif, désespéré, délicieux. Il le prolonge, sans rien contenir de son ardeur. Il me soulève dans ses bras jusqu'à ce que seul le bout de mes chaussures touche le sol. Je m'accroche , lui rend son baisers et embrase tandis que des éclats de chaos fusent sous ma peau. Ils enroulent autour de nous, nous fondent ensemble, et le reste du monde s'évanouit.
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