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Les extraits appréciés par Cleote

Tant de choses deviennent belles quand on sait les regarder.

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Enfin quand tu arrivera sur la grande terre, tu invoqueras les huit Esprits en prononçant leurs noms : Ael, l'Eau ; Glael, la Lumière ; Sareph, la Mer ; Thoolan, le Temps ; Tareph, la Terre ; Goriar, l'Osbcurité ; Mawas, l'Air ; Flar, le Feu. Alors, chacune des huits pierres s'activera et les esprits se manifesteront. Sache qu'à ce moment-là le talisman sucera ta vie, il s'en nourrira pour réveiller les esprits. L'énergie qui te sera arrachée s'accumulera dans le médaillon. Tu pourras soit l'utiliser pour invoquer une autre forme de magie - mais dans ce cas tu mourras -, soit la libérer en brisant le médaillon avec une lame de cristal noir. Mais souviens-toi, le talisman t'es destiné, si quelqu'un d'autre le portait, il perdrait éclat et pouvoir, et absorberait sans pitié les énergies vitales de la personne qui aurait l'audace de s'en emparer.

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- Quand va-t-il se réveiller ? demanda Nihal le soir.

Sennar la regarda : à l'évidence, elle avait choisi d'ignorer la vérité, et elle s'était convaincue que Laïo était hors de danger. Il ne trouva rien à lui répondre.

- Tu ne m'as pas encore raconté ce qui s'est passé dans la clairière, poursuivit t-elle.

- Laïo a tué deux fammins, ensuite l'homme qui était avec eux l'a frappé part derrière, dit le magicien d'une voix lasse.

- Il faudra que je lui fasse mes compliments !

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C’est pour ca que je me suis fait tatouer ces deux ailes, des ailes de dragon , parce que Oarf est mon compagnon et que nos destins sont unis a jamais. Elles sont fermées, car je n’ai pas encore pris mon envol. Un jours je trouverai ma propre route, et mes ailes s’ouvriront. Alors je pourrai m’envoler.

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a cet instant, le visage de Nihal effleura le sien, ses cheveux bleus caressèrent son front. Il baissa les yeux.

_ Regarde moi,murmura t elle

Elle se pencha vers lui et appuya ses lèvres sur les siennes

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[ . . . ]

- Sa blessure ne peut pas être guérie, dit-il doucement.

Nihal le gifla.

- Laïo est mon écuyer, il m'a sauvé la vie ! Il est mon ami ! Je ne peux pas tolérer qu'il meure !

Sennar ne broncha pas et regarda ailleurs.

- Tu dois agir ! reprit-elle, encore plus en colère. Tu n'as pas le droit de le laisser mourir ! Tant qu'il respire, tu dois le soigner !

- Je le voudrais de tout mon coeur, mais plus je récite de formules, plus je sens que sa vie s'en va. C'est comme essayer d'arrêter un fleuve avec les mains.

Nihal se mit à pleurer.

- Non... je ne veux pas..., murmura-t-elle d'une voix qui ne semblait plus la sienne.

[ . . . ]

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Sennar ouvrit les yeux, mais ils ne se posèrent pas sur elle. Ils semblaient suivre un songe lointain, des ombres fuyantes.

- J'ai fait une promesse..., commença-t-il.

- Ne parle pas, je m'occupe de toi, l'interrompit Nihal en pressant un doigt sur ses lèvres.

- ... pendant que j'étais dans le ventre de la mer, j'ai fait une promesse...

Nihal observait la lance, réfléchissant au moyen de l’extraire de la jambre de Sennar sans lui faire trop mal. A peine l’effleura-t-elle que le magicien poussa un hurlement

-…J’ai promis de t’aimer…

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"Jeremy venait de mourir.

Décapité par un samouraï.

A New York, au XXIe siècle.

Suffocant, vacillant, il se tenait au-dessus de son corps. Jeremy passait pour un jeune plutôt courageux. Mais jamais il n'avait eu aussi peur de sa vie. Une peur transcendantale, primaire, absolue.

Jeremy sursauta lorsqu'une voix joyeuse et masculine retentit derrière lui.

-Salut mon Ange ! Bienvenue chez les morts !

Et c'est à ce moment précis qu'il avait réalisé. Hébété, il ignora l'inconnu et reporta son attention sur son cadavre. Le sang gouttait en un petit ruisseau paresseux. Une flaque se formait déjà, gelant sur le trottoir, comme une grosse glace à la groseille. Ce fut absurde, mais l'espace d'un instant, cela lui donna faim. Puis la sensation s'adoucit, sans disparaître totalement. Il tenta de se souvenir ce qui s'était passé.

Dans la soirée, il venait d'être interviewé par une grande chaîne de télévision rentrait tranquillement chez lui. Très jeune financier de vingt-trois ans, petit génie d'origine française émigré à New York, le bac à quatorze ans, l'université à quinze, la première thèse d'équation adaptée aux fluctuations des marchés à dix-huit...Selon ses ennemis comme ses amis, il était une vraie star dans sa partie. Il faisait très souvent la une des journaux et les spécialistes louaient son étonnante intuition. Son surnom : le nouveau Warren Buffett.

Jeremy habitait près du mythique hôtel "The Pierre", dont l'entrée, face à Central Park, était presque voisine de la sienne, ce qui lui garantissait une certaine sécurité, du fait des constantes allées et venues. Pourtant, cette nuit, cette partie de la Cinquième Avenue était déserte et sombre car, curieusement, plusieurs ampoules de très hauts réverbères blancs semblaient brisés. Il était presque minuit. Imprudent, le jeune homme ne se tenait pas du côté des immeubles, mais flânait comme à son habitude en lisière de l'immense parc, respirant avec délice les odeur fraîches des grands arbres. Il était presque arrivé lorsque ...

Une fille. Il y avait eu une fille. Jolie, blonde. Effrayée.

Elle s'était approchée, forme floue dans le noir, un petit rectangle blanc dans la main. Et c'est à cet instant qu'il avait senti un grand choc au niveau de son cou et une incroyable douleur. Sa tête était tombée. Avant son corps. "

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"Nillem ne répondit pas. Du bout des doigts, il chassa la mèche sombre qui barrait le front d'Ellana. Il caressa le velour de sa joue, frôla une veinne qui palpitait follement sur son cou, approcha ses lèvres...

- Tu... Je... balbutia-t-elle

- Je l'emporte toujours, lui murmura-t-il à l'oreille d'une voix douce.

Ellana avait l'impression que ses muscles étaient devenus du coton. Elle mourrait d'envie que la bouche de Nillem se pose sur la sienne et redoutait par dessus tout qu'elle le fasse. Elle aurait voulu être à des milliers de kilomètres de là, et pourtant son bondissait à l'idée de se blottir contre lui. Elle glissa une main hésitante derrière sa nuque, l'attira vers elle...

- Toujours, répéta-t-il dans un souffle.

Ce fut le mot de trop.

La caresse d'Ellana devint prise de combat. Profitant de l'effet de surprise elle le fit basculer en arrière et le cloua au sol d'une clef imparable.

- Non, pas toujours ! s'exclama-t-elle.

La tension qui avait noué son corps s'évacua d'un seul coup et elle éclata de rire. Un rire haut et clair.

Libre.

Le nez dans les cailloux, Nillem mit quelques secondes à l'imiter. Lorsqu'elle le lâcha, il se massa l'épaule, simulant une douleur terrible.

- Tu as triché, gémit-il.

- C'est toi qui as commencé.

Il redevint sérieux.

- Tu n'avais pas envie que... je t'embrasse.

Ellana laissa flotter sur ses lèvres un sourire ambigu.

- Il y a deux réponses à cette question, comme à toutes les questions. Celle du savant et celle du poète.

- Et ?

- Et ce soir, Je ne te donnerais ni l'une ni l'autre. "

Ellana

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"- Maman, pourquoi les nuages vont dans un sens et nous dans l’autre ?

Isaya sourit, caressa la joue de sa fille du bout des doigts.

- Il y a deux réponses à ta question. Comme à toutes les questions, tu le sais bien. Laquelle veux-tu entendre ?

- Les deux.

- Laquelle en premier alors ?

La fillette plissa le nez.

- Celle du savant.

- Nous allons vers le nord parce que nous cherchons une terre où nous établir. Un endroit où construire une belle maison, élever des coureurs et cultiver des racines de niam. C’est notre rêve depuis des années et nous avons quitté Al-Far pour le vivre.

- Je n’aime pas les galettes de niam…

- Nous planterons aussi des fraises, promis. Les nuages, eux, n’ont pas le choix. Ils vont vers le sud parce que le vent les pousse et, comme ils sont très très légers, ils sont incapables de lui résister.

- Et la réponse du poète ?

- Les hommes sont comme les nuages. Ils sont chassés en avant par un vent mystérieux et invisible face auquel ils sont impuissants. Ils croient maîtriser leur route et se moquent de la faiblesse des nuages, mais leur vent à eux est mille fois plus fort que celui qui souffle là-haut.

La fillette croisa les bras et parut se désintéresser de la conversation afin d’observer un vol de canards au plumage chatoyant qui se posaient sur la rivière proche. Indigo, émeraude ou vert pâle, ils se bousculaient dans une cacophonie qui la fit rire aux éclats. Lorsque les chariots eurent dépassés les volatiles, elle se tourna vers sa mère.

- Cette fois, je préfère la réponse du savant.

- Pourquoi ? demanda Isaya qui avait attendu sereinement la fin de ce qu’elle savait être une intense réflexion.

- J’aime pas qu’on me pousse en cachette."

[Le pacte des marchombres, Ellana, Enfance, chapitre 1]

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