Les extraits appréciés par Valide
Mes meilleures insultes viennent toujours quand je suis déjà en train d'enterrer le cadavre.
Afficher en entier— Je te donne trois secondes pour m’écouter avant que je ne tue la hyène en face de moi.
Les Changelings retroussèrent leurs babines et certains firent des pas en avant, me défiant. Ils se tinrent en respect sous le grondement de la lionne. Elle devait être le bras droit de Wareith Braüs, le Roi des Bêtes.
— Tu n’es pas fou.
— On va voir ça. Deux.
Afficher en entier- Puisque je vous dis que je ne fais pas dans le viol ! dit Dame Carasse. Et deux fumerolles agacées jaillirent de ses narines.
Le soldat fut désarçonné.
- Le viol ? Mais non, ce n'est pas ça du tout... Je veux juste un filtre d'amour ! Pour qu'elle m'aime, vous voyez ?
- Essayez la séduction. C'est largement assez efficace.
- Je n'ai aucune chance ! Elle a quinze ans, elle est sublime ! Ses yeux sont bleus comme des myrtilles, sa bouche est une cerise au cœur de l'été, sa peau est d'une douceur de pêche...
- Si vous voulez juste vous taper une salade de fruits, ça peut s'arranger.
Afficher en entierPoint de Vue de Dovah.
Extrait Non Corrigé.
J’étais d’une humeur massacrante en pénétrant dans notre chambre ; fait qui se dégrada lorsque mon regard tomba ensuite sur deux intruses dans la pièce. Il me fallut un peu de temps pour les reconnaître ; c’étaient les blanchisseuses que j’avais sauvé des griffes d’Elendur et embauché au service de mon épouse. Je les saluais d’un bref mouvement de tête auquel elles répondirent par une petite révérence maladroite.
Puis je restais planté là, silencieux, désireux qu’elles s’en aillent séance tenante. L’expression qui, je le sentais, tirait mes traits parlait certainement en mon nom car elles finirent par se retirer non sans m’avoir gratifié d’un bref regard anxieux.
— Dovah ?
— Je suis là.
Ashana me sourit.
— L’espace d’un instant, j’ai eu un doute. Quelque chose vous contrarie ?
Je commençais par me déshabiller sans réfléchir à quoi que ce soit d’autre. Je devais emmener Ashana visiter Tarnton, et j’avais omis de prendre des vêtements propres lors de ma baignade dans l’oasis.
— Dovah !
— Ce n’est rien, marmonnais-je en ôtant mes chausses.
— Dovah !
Je remarquais alors le timbre légèrement aigüe de sa voix et me tournais dans sa direction en haussant un sourcil, surpris.
— Je vous assure que tout va bien.
Lorsqu’elle se mit à fixer un point se situant largement au-dessus de ma tête et derrière mon humble personne, je compris enfin ce qui la gênait : ma tenue. Ou le manque de tenue, pour être précis. Je souris.
— Il faudrait songer à vous y habituer, la taquinais-je en défaisant les lacets de ma chemise sans me presser.
— M’habituer à quoi ?
Son inflexion demeurait toujours aussi perçante. Je sentis mon sourire s’élargir.
— Moi. Nu. Souvent, énonçais-je.
Voilà. Cela résumait l’effet qu’elle avait sur moi : j’entrais furieux dans une pièce, taraudé par le besoin vital d’allumer un cigaret sous peine d’étriper chaque humain qui aurait le malheur de croiser ma route, et quelques instants plus tard, uniquement grâce à elle, j’étais frétillant de bonne humeur.
Pour se donner contenance, Ashana préféra se diriger vers la grande fenêtre, me tournant sagement le dos tandis que je continuais de me vêtir. Ce que je faisais en la détaillant, elle. Mon épouse portait une robe Osacanienne d’un vert profond qui faisait ressortir la teinte flamboyante de sa chevelure et qui mettait en valeur la douceur de ses courbes affriolantes.
— J’aimerais beaucoup vous voir porter la dague que je vous ai offerte.
Ma phrase eu le mérite d’attirer suffisamment son attention pour qu’elle pivote ensuite le haut de son corps vers moi. Son regard interrogateur s’ajusta au mien.
— Maintenant ?
Je lui décochais un sourire charmeur.
— Tout le temps. Vous devez l’apprivoiser, vous habituer à vous mouvoir avec elle. Cela peut sembler étrange au début, mais je peux vous assurer qu’on s’y fait très vite.
Au ton que j’employais pour clamer mon discours, on aurait pu croire que je parlais d’autre chose que d’une arme au tranchant effroyable. Seulement, je savais pertinemment que l’esprit d’Ashana était trop innocent pour rejoindre mes pensées affreusement impures.
— Elle est trop grosse, m’expliqua-t-elle.
Ou pas. Ma tête fit un curieux mouvement de recul. J’étais dans l’incertitude. Un peu. Je me caressais pensivement le menton, grattant ma courte barbe en me demandant si je devais surenchérir, juste afin de vérifier cette possibilité.
— Certes, mais il ne faut pas en avoir peur, répliquais-je alors.
Aussi sérieuse que la mort, Ashana croisa les bras pour ensuite me scruter intensément. Je me retenais à grande peine de rire.
— Comment ne pas craindre d’être blessée ? Vous avez vu sa taille ?
À ce rythme, mes organes internes allaient finir par se tordre à force de contenir le fou rire qui menaçait d’exploser à tout moment.
— Je connais ses mensurations puisqu’elle m’appartenait avant d’être entièrement vôtre. Et justement, il vous revient désormais de l’utiliser autant de fois que possible. Sachez que plus vous l’utiliserez, plus elle semblera familière entre vos mains. De vous à moi, je devine votre énorme potentiel d’apprentissage, alors croyez-moi sur parole quand je vous assure que vous deviendrez rapidement une experte en ce qui la concerne.
J’avais probablement poussée la chose trop loin car maintenant, Ashana me fixait entre ses cils, d’un air soupçonneux.
— Mais de quoi parlez-vous, au juste ? s’enquit-elle pour en avoir probablement le cœur net.
Je lui dédiais un sourire resplendissant d’une hypocrisie redoutable.
— Mais de ma dague, bien sûr !
Afficher en entier— C’est mon poème préféré, et aussi celui de ma grand-mère.
— Qu’est-ce qu’il raconte?
—C’est très spirituel, Rune… Je ne sais pas s’il va te plaire.
—Dis-le-moi quand même. J’avais envie d’entendre sa voix. J’adorais quand elle me parlait de choses qui la passionnaient.
— C’est l’histoire d’un homme qui fait un rêve.Dans son rêve,il marche sur la plage,à côté de Dieu.
J’ai levé les yeux au ciel.Poppy a éclaté de rire.
—Je t’avais prévenu!
— Excuse-moi, ai-je dit en souriant.Continue. Elle a poussé un soupir et s’est mise à dessiner des huit dans le sable, le symbole de l’infini.
— L’homme voit sa vie entière défiler au-dessus de lui,dans le ciel noir.Comme un film.À la fin de chaque scène, de nouvelles traces de pas apparaissent derrière lui,dans le sable. Quand le film est terminé,il découvre quelque chose de troublant. Pendant lesmoments les plus tristes de sa vie, une seule paire d’empreintes s’est dessinée dans le sable.Les siennes.Et pendant les moments les plus joyeux, deux paires d’empreintes sont apparues.
Je me demandais où Poppy voulait en venir.Elle a levé la tête vers le ciel,les larmes aux yeux.
— L’homme est confus.Après tout, le Seigneur promet à ses disciples de rester à leurs côtés durant toute leur vie. Il ne comprend pas pourquoi Dieu l’a abandonné dans les moments difficiles. Il décide de lui poser la question.
Poppy a tourné la tête vers moi. Une larme a dévalé sa joue.
— Dieu lui répond qu’il a toujours été là. Pendant les périodes les plus sombres, celles où ses empreintes ont disparu, il n’a pas marché à ses côtés.Il l’a porté. Elle a blotti sa tête contre mon épaule.
—Je sais que tu n’es pas croyant, Rune, mais ce poème est universel. On connaît tous des gens qui nous soutiennentdans les moments difficiles.Que ce soit Dieu ou un proche.Quand on ne peut plus marcher, quelqu’un vient à notre aide, et nous porte jusqu’à ce qu’on aille mieux.
Afficher en entierCe qu'il y a de bien avec les rêves, c'est qu'ils nous font voyager dans des contrées inconnues, qu'ils réalisent nos souhaits les plus fous. Ils sont rassurants : quels que soient les drames, les moments de honte, de tristesse ou de colère que nous avons vécus pendant la journée, la nuit, nous en sommes libérés... jusqu'au réveil, au moment où la conscience nous jette en pleine face tout ce que nous avions oublié.
Afficher en entier- Vous êtes immense.
Je cligne des yeux, surpris.
- Pardon, reprend-elle. J'ai une fâcheuse tendance à dire tout ce qui me passe par la tête. Mais je n'ai aucun problème avec votre taille, vous êtes très bien comme vous êtes... Enfin, vu votre musculature, je dirais que tout est bien proportionné...
- Où voulez-vous en venir ? je la coupe pour éviter qu'elle ne continue à s'enfoncer dans ses explications foireuses.
Elle secoue la tête et déclare :
- Je suis presque certaine que vous ne tiendrez jamais dans mon canapé.
Afficher en entier– Tu ne lis pas ta citation du jour ? me demande-t-il.
Je repose mon couteau et me tourne vers mon frigo. Au lieu de mes Post-it habituels, je trouve un morceau de papier sur lequel une phrase est inscrite à la main :
" La vie, c'est comme une bière. Si tu lui retires le pétillant... ben, c'est plus une bière. Donc, si tu retires le pétillant de ta vie... ben, c'est pas une vie."
Lennon Westwood.
Afficher en entier"Et si tu as encore besoin de pleurer, n'hésite pas. La peine, c'est comme un poison, il ne faut pas la laisser à l'intérieur, sinon elle nous ronge. C'est pour cela que nous avons de larmes: pour nettoyer notre âme."
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