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Chimamanda Ngozi Adichie

342 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par 21la 2013-03-11T16:58:21+01:00

Biographie

Chimamanda Ngozi Adichie ,née en 1977, originaire d'Abba, dans l'État d'Anambra ,a grandi au Nigeria. Elle part aux États-Unis poursuivre ses études de Communication et de Sciences Politiques. Ses nouvelles ont été plusieurs fois sélectionnées dans de prestigieux prix littéraires américains ou anglais. Elle vit aujourd'hui entre le Nigeria et les États-Unis.

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Classement dans les bibliothèques

Quelques chiffres

Note moyenne : 8.29/10
Nombre d'évaluations : 120

1 Citations 75 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Chimamanda Ngozi Adichie

Sortie Poche France/Français : 2017-03-02

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Cacoethes-scribendi 2018-04-05T14:23:00+02:00
Americanah

Je pense que j'éprouverai toujours une grande tendresse pour ce roman et je m'enthousiasmerai toujours autant à en parler <3

J’ai pleinement dégusté ma lecture et, pour une fois, j’ai pris mon temps pour lire ce pavé, réaliste, sensible et bourré d'intelligence.

Ifemelu quitte le Nigeria et son amoureux pour étudier aux USA. Elle découvre d'autres difficultés que celles de son pays d'origine, un autre type de pauvreté et surtout prend conscience qu'elle est NOIRE et perçue avant tout comme telle. Dès lors, elle passe par plusieurs phases pour savoir quelle vision elle souhaite donner d'elle-même et ses observations la mènent à créer un blog à propos de la « race », qui devient vite très populaire. Ifemelu reste 15 ans aux États-Unis, avant de décider de retourner vivre au Nigeria...

Ces 600 pages ont été très agréables à lire. Les rythmes entre l'intrigue et les réflexions socio-philosophico-culturelles sont très bien menés : je ne me suis jamais ennuyée, sauf à un petit moment, au deux-tiers du roman, où je n'en pouvais plus du mot « race »…

Les réflexions sur ses relations, ses cheveux, son accent, etc. sont captivantes, quoique parfois un peu trop intellectualisées à mon goût, mais heureusement l'histoire d'Ifemelu permet de relancer rapidement et efficacement l'intérêt !

C'était passionnant de découvrir les cultures américaine et nigériane par son biais. Je dois aussi parler d'Obinze, le second personnage principal, qui m'a beaucoup touchée dans son désir de droiture.

Il y a plein de choses dans ce livre. Des réflexions intelligentes sur les différences de cultures, sur la perception de la « race », sur les États-Unis. Des relations humaines très réalistes et incroyablement touchantes. Une histoire de femme forte qui ne fait aucune concession pour atteindre ses idéaux de vie, un destin inspirant.

J'ai appris des choses, j'ai vibré avec Ifemelu et Obinze, j'ai réfléchi. C'est exactement tout ce que je demande à un roman !!

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Nous sommes tous des féministes

Un petit livre mais d'une énorme importance. Absolument à lire

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Commentaire ajouté par Miney 2018-07-13T19:54:38+02:00
Americanah

Ifemelu (j'adore ce nom, il m'évoque le bruissement des feuilles sous la brise, ou un voile de nuages devant la lune) quitte son Nigeria natal pour les États-Unis, où elle devient une vraie « americanah ». Quinze ans plus tard, elle décide de rentrer au pays... et découvre que choc des cultures peut se faire dans les deux sens.

Le ton du roman est incisif, réaliste, subtil mais sans concession. Ça sent le vécu. On sent que l'autrice prend un malin plaisir à pointer du doigt ce qui la dérange, à gratter le vernis de surface des relations humaines pour voir ce qui se cache derrière. Elle analyse avec intelligence les cultures nigériane et américaine, le racisme ordinaire, la différence entre afro-américains et africains, le dilemme des cheveux crépus, le fait d'être vu d'abord comme une couleur de peau et ensuite (éventuellement) comme une personne à part entière.

Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait des longueurs, des moments mous durant lesquels le message s'essoufflait, perdait de son mordant.

J'ai eu un peu de mal à m'attacher aux personnages au début, même s'ils sont dépeints avec beaucoup de justesse et de finesse, surtout Ifemelu que je trouvais un peu rapide en critique, à toujours juger à l'emporte-pièce. Mais on la comprend mieux au fil des pages, à explorer sa vie, ses doutes, ce qui lui tient à cœur. En revanche, j'ai vite apprécié Tante Uju et Dike qui sont très touchants.

Ce fut assez dépaysant pour moi, qui ne connaissait rien du Nigeria, et le découvrir sous la plume de Chimamanda Ngozi Adichie fut aussi intéressant qu'instructif.

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Americanah

Une fois ce livre posé on ne souhaite que le reprendre pour continuer à vivre les aventures d'Ifemelu.

C'est le deuxième livre de cette auteure que je lis et je constate le même schéma d'écriture: on commence par le présent du protagoniste puis on retourne dans son passé.

Le point le plus intéressant pour moi dans ce livre est la vision des races par une personne extérieure aux USA. Ce problème étant très ancré en Amérique, j'ai aimé cet aspect "documentaire" sur le sujet. La culture Igbo également étant totalement différente des autres cultures nigérianes j'ai apprécié la découverte. Tout ceci recouvert d'un voile de romantisme qui nous rappelle un peu nos propres expériences, ce livre est totalement réussi!

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Commentaire ajouté par Saturna 2018-08-03T14:31:37+02:00
L'Hibiscus Pourpre

En cette période de vacances, j'ai très envie de voyager mais je n'en ai hélas ni le temps ni les moyens. J'ai donc décidé de réaliser un "tour du monde en livres". Durant tout le mois d’août, je compte bien m'évader grâce à des romans étrangers qui, je l'espère, me dépayseront tout en me faisant découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles cultures.

Après le Japon, j'ai fait cette fois-ci escale dans un pays d'Afrique; le NIGÉRIA. Et cela grâce à ce très beau roman qu'est "L'hibiscus pourpre".

Si j'ai eu un petit peu de mal à rentrer dans cet ouvrage au début, je me suis rapidement laissée happée par l'histoire de Kambili, une jeune fille prise en tenaille entre la religion catholique (dont son père est un fanatique) et les anciennes traditions de son peuple. J'ai vraiment beaucoup aimé cette opposition entre la foi et les vieilles coutumes qui sert aussi bien sûr à montrer comment la colonisation du Nigéria a malheureusement divisé cette belle nation. Il est aussi question de l'instabilité politique du pays, on sent que "L'hibiscus pourpre" est un roman engagé mais ce n'est pas ça qui prime à mon sens. L'auteure met surtout l'accent sur la dualité intérieure qui agite Kambili, déchirée entre deux cultures.

L'héroïne est vraiment très attachante. J'ai bien apprécié son évolution. Au début de l'ouvrage, c'est une jeune fille naïve et endoctrinée qui pense en fonction de son père. Peu à peu, elle s'affirme, apprend à réfléchir par elle-même. On a envie de la pousser, de lui tendre la main et en même temps de la préserver. Les autres personnages ne sont pas en reste. Je les ais tous trouvé géniaux, que ce soit la pétillante Tatie Ifeoma, le séduisant père Amadi ou même Eugene, qui inspire davantage de pitié que de haine tant il est vraiment convaincu d'agir pour le bien de ses enfants. Mention spéciale à Papa-Nnukwu qui m'a vraiment beaucoup émue. On a l'impression qu'il est le gardien de toute la cutlure Nigérianne.

Culture que j'ai vraiment adoré découvrir ! J'ai pris beaucoup de plaisir à m'imerger dans les coutumes et les croyances de cette nation. Les mots en ibo, les prières de Papa-Nnukwu, les fêtes traditionnelles...tout ça est vraiment dépaysant pour le lecteur.

Je mets juste un petit bémol sur la fin. Spoiler(cliquez pour révéler)Déjà je suis peut-être un peu gourde, mais je ne suis pas certaine d'avoir bien compris qui a tué Eugene. Moi j'en suis arrivée à la conclusion que c'est Mama la coupable mais que Jaja s'est dénoncé à sa place. Ais-je raison ? J'aurais vu une autre conclusion à cette histoire.

Je ne regrette vraiment pas de m'être lancée dans ce tour du monde livresque car il me permet de lire de véritables petites pépites vers lesquelles je ne me serais pas forcément tournée d'ordinaire. "L'hibiscus pourpre" par exemple n'est pas le style d'ouvrage que je lis d'habitude. Je suis soulagée de ne pas être passée à côté !

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Commentaire ajouté par MiruMira 2018-08-26T21:57:14+02:00
Americanah

Un livre très bien écrit et où on apprend beaucoup de choses ! J'ai l'impression qu'on manque d'auteur(e) noir et aussi de personnages noirs ! J'ai définitivement était surprise par toutes les nuances de ce monde raciste que je ne connais que d'un point de vue externe et lointain. Du politiquement correct à toutes les remarques du quotidien ou aux attitudes du quotidien. C'est la même chose pour la définition du mot être "noir". J'ai remarqué que je ne faisais jamais la distinction entre deux personne de couleur alors qu'il y en a. Ifemulu est capable de détérminer (pratiquement à l'accent) l'origine d'une personne avec le pays exact. Il y a aussi beaucoup de démonstration de la culture africaine. Notamment avec les langues, l'igbo en occurrence ici et c'était vraiment cool de découvrir ça. J'avoue que j'aurais aimé avoir le livre audio pour entendre la prononciation de cette langue.

J'ai eu beaucoup de mal a apprécié vraiment ce livre je pense à cause d'Ifemulu. Ce n'est pas du tout le genre de personnage auquel je suis habituée. J'ai l'impression que la seule relation qui ne sonne pas faux c'est celle avec Obinze. Tout le reste est hypocrite et c'est violent parce que quelque part c'est un livre qui sonne comme la vraie vie. Rien n'est enjolivé et c'est assez perturbant !

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Commentaire ajouté par AccroV 2018-10-21T17:06:53+02:00
Americanah

J'ai beaucoup aimé ce livre dans lequel on suit Ifemelu et son histoire avant et après son départ du Nigéria pour l'Amérique. L'utilisation du blog tout au long du roman lui donne beaucoup de profondeur. C'est un roman qui invite à beaucoup de réflexions quand on est des personnes non racisées. J'ai cependant été un peu déçue par la fin qui a été pour moi trop rapide et brute.

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Commentaire ajouté par CecileM 2018-10-23T12:16:07+02:00
L'Hibiscus Pourpre

"L'hibiscus pourpre" est le premier roman de Chimamanda Ngozi Adichie, publié en 2003. Il débute par un prologue "Les dieux sont brisés - Le dimanche des rameaux" qui met en scène la déflagration familiale produite par Jaja, le fils de cette famille riche et catholique, qui a refusé de communier. Dans la seconde partie "Quand nous parlions avec nos esprits - Avant le dimanche des rameaux", l'auteure restitue ce qui a amené à cette déflagration. Elle nous décrit par la voix de la jeune fille Kimbili, qui est très effacée, la tyranie exercée par un père sur sa famille et l'espace de liberté qu'a représenté de courtes vacances chez leur tante Ifeoma, qui est professeur à l'université de Nsukka et élève ses trois enfants avec des difficultés financières.

J'ai apprécié le fait que Chimamanda Ngozi Adichie fasse du père un personnage complexe, tout à la fois tyran domestique, qui frappe femme et enfants, catholique rigoriste prodiguant ses générosités dans la communauté et défenseur de la démocratie (il est propriétaire d'un journal indépendant). Ce roman est un roman initiatique puisqu'il nous décrit l'éveil de Kimbili à la vie et aux sensations (rire, musique et chants, amour) mais il nous parle aussi d'une part des contradictions entre les traditions païenes africaines et le catolocisme importé par les blancs, et d'autre part de la situation économique et politique du Nigéria. Car la dictature domestique exercée par le père est, en réduction, l'image de la dictature exercée sur le pays en entier. (Il existe plusieurs dictatures, chacune à leur échelle, ainsi, en parlant de l'administrateur unique de l'université, le cousin Obiora dit "L'équivalent d'un chef d'état à l'université. L'université devient un microcosme du pays.")

La prose de Chimamanda Ngozi Adichie introduit souvent des mots en Ibo, une des langues importantes au Nigéria, particulièrement lorsqu'elle décrit les plats et activités culinaires, qui, on le devine, sont importantes pour l'auteure. Mais, selon moi, plus que dans son écriture, c'est dans son art de raconter une histoire et de la construire que réside le talent de Chimamanda Ngozi Adichie. Une grande storyteller !

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Nous sommes tous des féministes

Un livre très court et à petit budget, sans réelle public visé.

Une plume féministe oui mais sans aucune violence ni rage, pas même la prétention de ranger les lecteurs de son côté: le désir de cette auteure est simplement d'en parler, de créer un échange sur ce sujet qui peut être encore mal connu et mal perçut.

Elle soulève des problèmes, dans la culture de son pays; le Nigeria où l'écart des genres est encore plus palpable ...

Elle enchaîne ensuite sur une courte nouvelle, racontent un mariage plus ou moins arrangé.

Chimamanda à de bonnes idées, une écriture plaisante mais, ce sont deux textes pas terminés pour moi. Il manque clairement du contenu, on à seulement une introduction du féminisme et une entre vu sur les coutumes et la culture Nigerienne.

J'espère que ce livre aura une suite, que ces deux textes serons approfondis car je reste sur ma faim...

Ma chronique: https://yesagainonemorepage.blogspot.com/2018/10/nous-sommes-tous-feministes.html

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L'Hibiscus Pourpre

Après Americanah qui m'a éblouie en début d'année, je découvre Chimamanda Ngozi Adichie dans un registre bien différent.

Pour imiter « Cent romans de première urgence pour (presque) tout soigner », je dirais que si vous avez des problèmes avec votre famille, vos parents en particulier, je vous conseille ce roman, qui permettra de vous faire relativiser...

Car Kambili vit dans une famille absolument parfaite vue de l'extérieur. Son père est un riche et bon catholique qui distribue sans compter aux bonnes œuvres. Ses enfants vont dans les meilleures écoles privées.

Mais, pour Kambili, Jaja et leur mère, cela a un prix. Un emploi du temps quotidien écrit par leur père. Une pression constante à lui plaire. Car quand il détecte un « péché », la sanction tombe. Une épouse battue. Deux enfants parfois torturés (verser de l'eau bouillante sur les pieds, j'appelle ça de la torture).

Je ne m'attendais pas du tout à ce registre. J'imaginais plutôt une histoire de vie au Nigeria, sur fond de problématiques chères à l'auteure (racisme, féminisme, rapport à l'Occident...).

Ça n'en a pas moins été passionnant, car c'est dans la psychologie des que l’auteure se révèle fabuleusement. Kambili, 14 ans, maltraitée (on peut le dire ainsi) par son père tyrannique... et, pourtant, ne peut s'empêcher d'en être fière, d'attendre son assentiment, même après qu'elle a goûté à la normalité, qu'elle s'est rendu compte qu'elle était terrorisée.

Ce roman ne fait pas dans le misérabilisme, loin de là. Pour la narratrice, tout est normal, habituel ; elle ne fait pas dans le pathos, reste dans le constat. Ça reste terrible à lire…

Bien sûr, le fait que l'histoire se déroule au Nigeria nous fait en apprendre plus sur sa culture : gastronomie, habillement... C'est aussi cela que j'apprécie en lisant des auteurs venant d'horizons variés !

Je lirai L'autre moitié du soleil de la même auteure en 2019 ; pour moi c'est une valeur sûre !

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On parle de Chimamanda Ngozi Adichie ici :

Dédicaces de Chimamanda Ngozi Adichie
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Gallimard : 11 livres

LGF - Le Livre de Poche : 1 livre

Anne Carrière : 1 livre

Fourth Estate Ltd : 1 livre

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