Philippa Gregory
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La Sorcière de Sealsea est un roman intéressant pour son contexte historique mais avec un personnage principal peut-être un peu trop fictionnalisé à mon goût...
D'abord, j'ai beaucoup aimé le style d'écriture de Philippa Gregory, il est prenant et fluide. Il y a beaucoup de descriptions: de paysage et du quotidien des habitants de Sealsea et de ses alentours. Je ne me suis pas ennuyée parce qu'au-delà d'être agréable à lire, on apprend pas mal de choses sur l'histoire de l'Angleterre.
Ce qui m'a vraiment dérangée, c'est le décalage entre l'époque et la description d'Alinor. Je trouve que ça ne colle pas du tout avec l'image qu'on peut se faire d'une femme au 17ème siècle, dans sa façon de penser, de se comporter. Il y a beaucoup de réflexions féministes contemporaines dans la narration et les dialogues. Je suis à 100% pour mais dans ce contexte, il y a un côté anachronique.
Tout est un peu ... "facile" aussi pour Alinor. On nous la présente comme pauvre, plus que pauvre en fait, à la limite de la mendicité, mais au cours du récit, finalement, ça ne se ressent pas plus que ça. Elle s'en sort toujours, l'argent tombe un peu du ciel (je ne dis pas qu'elle le mérite pas vu le travail qu'elle accompli) et toujours au bon moment.
Je n'ai pas pu m'empêcher de faire une comparaison avec les Rougon-Macquart d'Emile Zola (je sais que les styles et les époques sont différents mais il y a de sacrés personnages féminins) et les conditions de vie des femmes du 19ème apparaissent beaucoup plus difficiles que celle d'une femme du 17ème...
Dans les notes de l'autrice, Philippa Gregory explique quelle est la portée de son roman et ce qu'elle aimerait faire sur plusieurs tomes: l'histoire d'une famille qui part de rien pour atteindre les sommets avec des profils de femmes fortes à qui on n'a pas donné leur juste place dans l'histoire. J'aime beaucoup ce concept mais je pense que la touche féministe a pris trop d'ampleur par rapport à la réalité de l'époque.
J'ai trouvé les autres personnages, notamment Alys et James (en personnages principaux) beaucoup plus réalistes parce qu'ils ont des réactions beaucoup plus humaines: Spoiler(cliquez pour révéler)le comportement d'Alys, qui demande à sa mère d'avorter, est beaucoup plus rationnel que celui de sa mère, le fait qu'elle vole aussi l'argent pour sa dot. Le mariage est sa seule chance de s'élever socialement.
Spoiler(cliquez pour révéler)James également est plus humain. Ce n'est pas forcément un homme bon, mais il a la réaction d'un homme à qui on annonce la nouvelle d'une grossesse non désirée.
Alys et lui sont insupportables mais ils donnent du réalisme à ce récit.
Ca ne m'empêchera pas de lire le tome 2, j'aime beaucoup les histoires de famille et j'ai très envie de savoir la suite surtout après une fin un peu brutale et vite amenée...
(màj: j'ai finalement abandonné le tome 2, l'histoire de famille prend une tournure de drama de téléfilm et ce n'est pas mon truc)
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Spoiler(cliquez pour révéler)je commence le deuxième tome Aujourd'hui....
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Spoiler(cliquez pour révéler)le troisième tome se déroule avant le 1er et le 2eme mais je suis accro...
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Je ne sais pas si je peux dire que ce deuxième tome est une grosse déception sachant que je n’avais pas vraiment d’attente. En tout cas tout ce qui a pu m’intéresser dans La Sorcière de Sealsea est absent ici.
Le contexte historique a l’air aussi bien travaillé mais, quand dans le premier tome, l’intrigue se fondait avec l’histoire (notamment avec James et Ned en tant qu’acteurs actifs des changements politiques; mais aussi des répercussions en second temps sur la population), dans ce second tome, il y a plus de distanciation, et j’ai eu l’impression d’avoir un cours d’histoire. D’un côté nous avons Alinor et sa famille à Londres, et l’intrigue supplante le côté historique. De l’autre Ned, en Amérique, où pour le coup, le contexte de l’époque est ultra présent. Un peu trop. Dans chaque dialogue, Ned explique dans un style professoral et de façon très explicite le contexte politique et social. Les dialogues deviennent des pavés.
En fait globalement, je trouve que l’ensemble manque de subtilité : de mise en place du décor mais aussi de l’intrigue. J’en viens donc à ce qui m’a le plus dérangée et ce pourquoi j’ai abandonné.
L’intrigue du côté d’Alinor se change en intrigue de téléfilm de l’après-midi (et je rejoins l’avis de DeadlySin avec les télénovelas). Le scénario prend des allures complètement improbables avec des personnages beaucoup trop clichés et des secrets à tout va.
L’arrivée de Livia ne laisse pas vraiment de doute quant à la suite des évènements. On ne peut pas faire plus cliché, dramatique, exagéré. Elle apparait aussitôt comme superficielle, fouineuse avec de potentiels secrets bien gardés…
L’auteure n’essaie même pas de mettre le doute, de cacher sa véritable nature au lecteur mais aussi aux personnages ! Donc nous nous rendons vite à l’évidence mais pas les personnages… Non. Je n’adhère pas à ça, c’est trop gros et je n’ai pas envie de le subir sur 600 pages. C’est d’autant moins crédible qu’Alinor et Alys ne sont jamais passées pour être des femmes crédules. En tout cas pour Alys. Et le début du roman montre qu’elle n’a pas vraiment changé et qu’elle semble même s’être endurcie.
Ça laisse très peu de suspense pour la suite et fin, on sait très bien comment se termine ce genre d’intrigue, « les gentils » finissent toujours par gagner. Peut-être que je me trompe mais ça m’étonnerait…
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C'est excellent une théorie de plus sur les disparus de la Tour vue par une femme comme toujours avec Philippa Gregory. Je recommande vivement...
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Spoiler(cliquez pour révéler)ne lisez pas la note de l'Autrice avant de commencer le livre 😇
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Remarquable bio romancée de Catherine Parr la moins connue des femmes du charmant Henri VIII et pourtant la seule survivante. A découvrir absolument
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Un autre style de Philippa Gregory complètement fictionnel mais ancré dans le contexte historique. Excellent. Vivement le prochain
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Je suis addict malheureusement je ne trouve pas la traduction du tome 3 en français...
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Spoiler(cliquez pour révéler)tout ce que vous n'auriez dû jamais apprendre sur Catherine d'Aragon....
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Editeurs
Hauteville : 14 livres
Hugo Roman : 6 livres
Archipoche : 5 livres
Pocket : 4 livres
Gallimard Jeunesse : 4 livres
L'Archipel : 4 livres
Belfond : 3 livres
Milady : 3 livres








Biographie
Philippa Gregory est l’une des romancières historiques les plus éminentes au monde. Elle a écrit son tout premier roman, Wideacre, alors qu’elle terminait son doctorat en littérature du XVIIIe siècle et il s’est vendu dans le monde entier, annonçant une nouvelle ère pour la fiction historique.Son flair pour mélanger l’histoire et l’imagination s’est transformé en un style caractéristique et Philippa a continué à écrire de nombreux romans à succès, dont The Other Boleyn Girl et The White Queen.
Aujourd’hui une autorité reconnue dans le domaine de l’histoire des femmes, Philippa est diplômée de l’Université du Sussex et a obtenu un doctorat de l’Université d’Édimbourg, où elle est régente et a été nommée ancienne élève de l’année en 2009. Elle est titulaire de diplômes honorifiques de l’Université de Teesside et de l’Université du Sussex. Elle est membre des universités du Sussex et de Cardiff et chercheuse honoraire à l’université Birkbeck de Londres. En 2020, elle a été nommée Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique lors de l’anniversaire de la Reine pour ses services rendus à la littérature et à la charité.
Philippa est membre de la Society of Authors et, en 2016, elle a reçu le prix Outstanding Contribution to Historical Fiction Award de la Historical Writers' Association. En 2018, elle a reçu un prix honorifique de platine de Nielsen pour avoir réalisé des ventes importantes à vie sur l’ensemble de sa production de livres.
Pendant de nombreuses années, son autre grand intérêt a été l’association caritative qu’elle a fondée il y a près de vingt ans : Gardens for The Gambia. Elle a collecté des fonds et payé près de 200 puits dans les écoles primaires de ce pays africain très sec et pauvre, et des milliers d’écoliers ont pu apprendre le maraîchage et cultiver des aliments à manger dans les jardins scolaires arrosés par les puits. L’organisation caritative a également fourni des puits pour les jardins collectifs des femmes et pour le seul collège agricole de Gambie, à Njawara. Pendant la pandémie de Covid-19, il a suspendu le creusement de puits et s’est concentré sur le financement de programmes de lavage et de désinfection et sur la fourniture de matériel pour aider la communauté.
source : https://www.philippagregory.com
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