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La Chienne

Livre


Description ajoutée par Laurine-25 2020-04-01T21:29:49+02:00

Résumé

« Comme elle ne savait pas où mettre la chienne, elle la posa sur sa poitrine. Elle se logeait parfaitement dans ses mains et sentait le lait. Une envie terrible de la serrer très fort et de pleurer s’empara d’elle. »

Sur la côte pacifique colombienne, entre océan déchaîné et jungle menaçante, vivent Damaris et son mari pêcheur dans un cabanon de fortune. Elle est mélancolique, mais ce n’est pas dû à sa vie démunie : Damaris n’a jamais réussi à tomber enceinte et elle en souffre de plus en plus. Alors quand sur un coup de tête elle adopte un chiot, l’animal devient une source infinie d’amour qu’elle va choyer sans relâche dans leur univers si hostile. Mais un jour, la chienne disparaît, plongeant Damaris dans un immense désarroi.

Une exploration féroce et bouleversante du désir maternel. Une lecture choc qui dépayse autant qu’elle bouscule.

(Source : Calmann-Lévy)

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Classement en biblio - 16 lecteurs

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extrait

Extrait ajouté par HundredDreams 2024-04-19T15:02:32+02:00

Elle ne voyait rien, juste ce qu’elle parvenait à éclairer plus ou moins avec la lanterne, des fragments, la pointe d’une immense feuille, la tige d’un arbre tapissé de mousse, le bout d’un énorme papillon qui avait des ailes comme remplies de mille yeux, et qui, surpris par la lumière, s’envola et s’agita, effrayé, autour de sa tête. Ses bottes s’accrochaient aux racines, elle s’enfonçait dans la boue, trébuchait, glissait, et pour se tenir debout, elle s’appuyait sur des surfaces dures, mouillées ou fibreuses. Elle était frôlée par des choses rugueuses, poilues ou épineuses et elle sursautait en pensant que c’était une araignée, l’un de ces serpents qui vivaient dans les arbres ou une chauve-souris suceuse de sang, mais rien ne la mordit, il n’y avait que les moustiques qui la piquaient, elle s’en moquait, et elle continuait ses recherches dans l’obscurité. Elle sentait la chaleur visqueuse collée à sa peau comme si on l’avait léchée et elle avait l’impression que les bruits des grenouilles et des grillons, aussi insupportables que la musique que l’on entendait résonner de la discothèque de l’autre village, ne venaient pas de la jungle mais bien de son crâne. Finalement, la lumière de la lanterne commença à faiblir et elle n’eut pas d’autre choix que de retourner à la cabane, dévastée et en pleurs, avant qu’elle ne s’éteigne complètement.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par lywenn44 2026-04-19T15:43:02+02:00
Bronze

L'amour, lorsqu'il est empoisonné par le manque, peut devenir une bête féroce.

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Commentaire ajouté par Un_temps_pour_elle 2025-02-02T20:22:35+01:00
Bronze

Par la relation entre une femme, Damaris, et une chienne, Chirli, ce court roman explore sans tabou et avec justesse les conséquences d'un désir de maternité non comblé.

Damaris et Chirli évoluent auprès d'autres villageois sur la côte pacifique colombienne, à la frontière de la jungle menaçante et de l'océan déchaîné : un environnement hostile en miroir aux tourments psychologiques de Damaris.

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Commentaire ajouté par noid_ch 2024-11-29T16:36:19+01:00
Bronze

Le désir d’enfant, lorsqu’il reste inassouvi peut devenir une frustration insurmontable.

L’histoire de Damaris qui se désespère et qui reporte son obsession sur une petite chienne. Mais une petite chienne, ce n’est pas un enfant. Et même un enfant, ça devient grand.

La Colombie rude et pauvre. Un livre qui m’a laissé à distance noid.ch

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Commentaire ajouté par HundredDreams 2024-04-19T14:58:49+02:00
Or

La littérature est une fenêtre sur le monde. Elle permet de voyager, de s'immerger dans un univers qui n'est pas le notre, d'élargir notre vision du monde en découvrant les multiples facettes d'un pays, ses habitants, sa culture, ses coutumes, ses moeurs.

« Cent ans de solitude » de Gabriel García Márquez fait partie de ces grands classiques que je souhaite lire depuis longtemps. Malgré cela, ce roman aussi court que brutal, devenu un best-seller dans son pays, lauréat d'un prix littéraire en 2018, marque ma première incursion dans la littérature colombienne.

Ici, l'autrice a une délicate approche de la maternité.

*

Dans ce roman d'une toute petite centaine de pages, Pilar Quintana propose une oeuvre aussi subtile que troublante, aussi émouvante que cruelle.

Damaris, une colombienne en mal d'enfant, trouve du réconfort en adoptant un chiot de quelques jours dont la mère a été retrouvée morte sur la plage. Elle l'appelle Chirli, du nom qu'elle aurait choisi si elle avait eu une fille.

« Comme elle ne savait pas où mettre la chienne, elle la posa sur sa poitrine. Elle se logeait parfaitement dans ses mains et sentait le lait. Une envie terrible de la serrer très fort et de pleurer s'empara d'elle. »

Immédiatement, Damaris s'attache à ce petit animal sans défense. Elle reporte son besoin de tendresse et d'amour sur Chirli qui devient l'enfant qu'elle rêvait d'avoir.

Elle le nourrit à la seringue, dort avec lui, l'emporte partout jusqu'au jour où la chienne se perd dans la jungle.

« Elle cria d'une voix furieuse, neutre, douce et suppliante sans aucun résultat jusqu'à ce que le calme revînt et que l'on n'entendît plus aucun aboiement ni bruit. Face à elle, il n'y avait que la jungle, silencieuse et tranquille comme un monstre qui vient d'avaler sa proie. »

*

Pilar Quintana développe des personnages complexes de manière fouillée et délicate.

Il y a un travail incroyable sur l'écriture pour, en quelques mots, dresser des portraits intenses et ambigus. L'autrice creuse leur psychologie pour nous les rendre sympathiques et l'instant d'après odieux.

En quelques lignes, d'une plume brute et violente, Pilar Quintana arrive à nous mettre dans la peau de cette femme fragile qui souffre de ne pas pouvoir être mère. C'est un amour intense, poussé à l'extrême qui révèle des traits de caractère étrangement fascinants par son ambivalence.

L'autrice exprime des émotions fortes et profondes, elle saisit des sentiments confus qui entremêlent à cet amour démesuré et absolu, la peur de l'abandon et de la perte, la trahison, la culpabilité, l'amertume, l'inquiétude, la chagrin, la frustration et la haine.

J'ai ressenti une tension sourde monter au fil du récit, l'impression tenace et croissante d'un drame à venir. Enfermée dans ce huis-clos écrasant, oubliant le temps qui passait, je n'ai pas pu m'empêcher de le dévorer d'une traite, emportée par ce récit resserré à la beauté indéniable et tragique.

*

Si j'ai aimé ce petit livre, c'est aussi pour son décor qui participe grandement à rendre les émotions si intenses et bouleversantes.

Damaris vit dans un petit village côtier de Colombie, un endroit isolé, d'une extrême pauvreté, cerné par la forêt amazonienne d'un côté et l'océan de l'autre. C'est un lieu dangereux et traître qu'il faut connaître pour ne pas se faire piéger.

L'écriture est intense, brutale, percutante, excessivement sensorielle. J'aime la façon dont l'autrice parvenait à nous faire basculer dans ce monde angoissant où la jungle et l'océan Pacifique forment un rempart naturel et entretiennent l'idée de huis-clos. La nature sauvage, ici, est autant sublimée qu'inquiétante. Les odeurs, les bruits, les couleurs, les animaux sauvages et la flore, la sensation de chaleur étouffante et de moiteur renforcent cette impression désagréable d'oppression et d'agression.

J'ai senti venir la fin, tout en la redoutant. Mon coeur s'est serré devant tant de violence, et j'ai eu besoin de la tendresse de mon chat pour m'endormir.

*

Pilar Quintana nous offre un récit dérangeant, éprouvant, mais singulièrement fascinant.

Un huis-clos brut et violent sur le désir de maternité.

Une autrice à découvrir.

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Commentaire ajouté par Loloduf 2023-09-14T14:39:34+02:00
Or

Une très belle découverte que ce court roman (150 pages) écrit par une jeune auteure colombienne. Beaucoup de thèmes sont abordés : dureté de la vie, infertilité, repentir…Un récit original, très riche et remarquablement bien écrit que j’ai lu presque d’une traite.

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Commentaire ajouté par Granny-1 2020-12-03T06:45:33+01:00
Lu aussi

"La chienne" de Pilar Quinta (128p)

Ed. Calmann-Lévy

Bonjour les fous de lectures.....

La lecture de ce livre m'a permis de valider un auteur colombien dans mon défi " je noircis mon planisphère".

Côte pacifique de la Colombie.

Un couple vivote de noirs: lui est pêcheur, elle fait des ménages dans les riches maisons des blancs.

Elle n'a jamais pu avoir d'enfants, les années ont passé, elle s'est désèchée (sic) , il s'est éloigné.

Sur un coup de tête, elle adopte un chiot.

Le couple a déjà 3 molosses à moitié sauvages mais cette fois ce sera différent, cette petite chienne sera la sienne.

Se développe alors une relation fusionnelle entre Damaris et la chienne.

Mais, la chienne grandit, la déçoit...

Damaris se sent frustrée, ne comprrend plus

Damaris change.

Elle considérait cette petite chienne nourrie au biberon comme l'enfant qu'elle n'a jamais bercé.

L'enfant grandit, cherche à s'envoler, prendre son indépendance.. la mère souffre et s'angoisse.

Quand la main tendue peut à la fois frapper ou être une caresse .

Joli livre de douleurs sur le mal de ne pas être mère

Première traduction en français de cette auteure déjà reconnue en Colombie.

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Commentaire ajouté par Waterlyly 2020-10-04T18:33:57+02:00
Or

Colombie. Damaris, bientôt quarante ans et mariée à Rogelio, est en mal d’enfant. La maternité se refuse à elle et elle doit se faire une raison, elle ne réussira pas à tomber enceinte. C’est alors qu’elle décide d’adopter une chienne. Pourtant, la blessure de Damaris ne cesse de croître.

C’est un très court roman que propose ici Pilar Quintana, puisque l’on peut aisément le qualifier de nouvelle. Pourtant, en peu de pages, l’auteure a su créer une grande dimension psychologique et au travers d’un personnage feminin incroyablement profond, elle déroule une histoire tragique et malsaine.

Bien évidemment, j’ai été profondément touchée par le mal-être de Damaris et cette envie de maternité qui se refuse sans cesse à elle. Si au début j’ai trouvé touchante la relation qu’elle va établir avec son animal, j’ai vite compris que le drame couvait. Peu à peu, le roman monte en intensité jusqu’au dénouement tragique et laissant peu d’espoir.

Pilar a su créer une atmosphère pesante et j’ai été en totale immersion dans ce village colombien où les tempêtes et les fortes pluies font rage. Damaris porte l’histoire à elle-seule, et la voir perdre totalement pied est bouleversant. Beaucoup d’événements terribles sont présents dans ce court récit. Je ne peux en dire davantage sous peine de vous spoiler les événements mais l’auteure a réussi son pari.

La plume de l’auteure est sobre, fluide et entraînante. Il n’y pas forcément de longues descriptions et les états d’âme de Damaris sont davantage suggérés. Pourtant, le lecteur saura appréhender à quel point la jeune femme a finalement besoin d’aide. Sous un style franc, le lecteur suivra le quotidien d’une femme totalement déboussolée.

Un roman qui a toutes les allures de conte cruel, auprès d’une protagoniste en plein mal-être. Ce court récit est percutant et en peu de lignes, l’auteure déroule une intrigue bouleversante.

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Commentaire ajouté par x-Key 2020-08-27T17:03:47+02:00
Argent

Damaris a toujours voulu un enfant sans jamais parvenir à tomber enceinte. Le jour où on lui propose d’adopter une jeune chienne d’à peine quelques semaines, le transfert opère : c’est à travers cet animal que Damaris va découvrir la maternité… avec ses joies et ses peines.

La Chienne est une sorte de conte sud-américain. Entourée par la jungle colombienne et la mer, Damaris y découvre les bonheurs de s’occuper de la chienne, la cajolant, la choyant, comme elle aurait pu prendre soin d’un enfant. Mais la maternité s’avère vite cruelle, pleine de peur, de larmes, de désillusion, puis de colère finalement. En 128 pages, le lecteur suit le cheminement de Damaris dans cette maternité qui, telle un parcours initiatique, finit par la révéler à elle-même. Le style est simple, tellement qu’il frôle parfois l’austérité. Le cheminement de Damaris est intéressant mais on a du mal à se prendre de sympathie pour cette étrange femme solitaire et parfois aigrie.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/27/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-4/

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Commentaire ajouté par ceciloule 2020-08-06T16:50:03+02:00

Si l'auteure dépayse le lecteur et exorcise son histoire de manière touchante, son personnage laisse de marbre et agace tandis que le style, simple à l'excès, ne permet pas davantage de s'attacher à ce court roman (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2020/08/06/la-chienne-pilar-quintana/)

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Commentaire ajouté par Intranucleaire 2020-08-04T20:12:32+02:00
Pas apprécié

Mon avis est vraiment mitigé. J'ai d'abord été captivé par la couverture de ce livre, son titre très simple mais à la fois mystérieux et son résumé. En commençant ce livre j'ai vite été déçue de la longueur de certains passage ainsi que de l'histoire en elle même. Je m'attendais à une course poursuite, à de l'amour ainsi que des émotions très forte et je suis tombée sur une histoire lente et plate. Les personnages ne sont pas attachants et manquent de profondeur. Je n'arrive pas à comprendre certaines actions faite par le personnage principal. Je la trouve aigrie et jalouse ce qui m'a de suite rebuté dans la poursuite de cette lecture. Malgré tout il y a quelques bon points tels que la rapidité de lecture et la fluidité. De maigres qualités comparées aux défauts que je trouve à ce livre.

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Dates de sortie

La Chienne

  • France : 2020-08-19 (Français)
  • France : 2022-01-12 - Poche (Français)

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2023-09-14T14:39:02+02:00

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