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Les extraits appréciés par lesetoilesdeNossHead

—   Ma pauvre petite, la plupart des hommes ont l'air méchant quand ils sont en colère, mais cela ne veut pas dire qu'ils le soient vraiment. Et ton frère est grand, c'est vrai, mais mon père est bien plus grand encore — enfin, un petit peu plus, en fait — et il a très mauvais caractère, lui aussi. Pourtant, il n'y a pas d'homme plus gentil, et personne n'aime sa famille autant que lui. Mes frères ont un drôle de caractère, eux aussi, mais tu sais ce que je fais quand ils me disputent avec cet air méchant ?

—   Quoi?

—   Je crie plus fort qu'eux.

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Voilà ce que c'est que d'être aimée par un monstre ! Tu voulais des mots, je t'offre des actes !

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Au moment où il s’apprête à sortir, je ne peux plus me contenir. Ma langue est devenue douloureuse tant mes dents s’y sont enfoncées.

— Monsieur, l’interpellé-je avec autorité.

Il se retourne, surpris que je m’adresse à lui.

— N’oubliez pas à qui vous parlez, l’informé-je. Un jour, je serai votre reine, que vous le vouliez ou non.

— Et ? Vous serez toujours une femme. Vous n’aurez aucun droit.

— Priez pour qu’il en reste toujours ainsi.

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Notre relation a changé. J'ai beau me mentir à moi-même, elle n'est plus le jouet que j'ai arraché à sa vie. C'est quelque chose - quelqu'un - que je désire assez fort pour enfreindre toutes les règles d'or de mon milieu. Ce n'est plus ma captive. Le captif, c'est moi.

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Le regret me rend faible. L'excitation me rend cruel. La colère me rend dangereux.

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J'ai commencé à t'aimer quand tu as vu ton violon brisé au sol et que tu t'es détournée de moi pour pleurer contre ta monture. Ta tristesse fait partie des choses qui te rendent belle à mes yeux, n'en as-tu pas conscience? Je la comprends et cela rend la mienne moins effrayante. (Brigan.)

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« Rogan se radossa sur son siège.

— C’est affreux quand on lui rappelle qu’il est humain, me dit Augustin. Il ne sait pas comment le gérer. Dis-toi un truc, Connor : un jour, tu pourrais devenir père et avoir une fillette de ce genre rien qu’à toi.

Rogan le regarda comme si quelqu’un venait de lui vider un seau d’eau glacée sur la tête.

L’occasion était trop belle.

— J’en doute, dis-je. Il ne se mariera jamais. Il restera dans sa maison pour ruminer ses pensées solitaires, pleines de cynisme et d’amertume.

— Tout ça au milieu de piles de billets de banque et de jouets high-tech, ajouta Augustin. Comme une sorte de superhéros mélancolique.

Qui l’eût cru ? Augustin avait le sens de l’humour. 

— Peut-être devrions-nous investir dans un projecteur géant avec un R comme Rogan dessus…

Rogan piocha dans son portefeuille pour en sortir deux billets d’un dollar. Il fit glisser le premier vers moi et l’autre vers Augustin.

— Tenez. Ça me fend le cœur de voir des comiques sans le sou, dit-il.  »

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- Il te faut combien de temps pour préparer tes affaires?

La joie de ce matin parfait disparut instantanément.

- Pourquoi devrais-je préparer mes affaires?

- Parce que tu viens à la forteresse avec moi.

Il dit ça comme si c'était une évidence, avec l'expression du Seigneur des Bêtes qui a l'habitude qu'on lui obéisse. Mais il est sérieux, en plus.

- Pourquoi?

- Elle t'a vu à la Guilde. Elle pourrait t'avoir suivie. Tu n'es pas en sécurité, ici.

- Bien essayé. Elle en avait après toi, pas moi.

Si je laissais ne serait-ce qu'entendre que Roland en avait après moi, il me porterait jusqu'à sa putain de forteresse et me cacherait dans une pièce blindée.

- Je te veux avec moi, poursuivit-il. Ce n'est pas une demande.

- Dommage. Tu as dû oublier, Ta Majesté, que je n'aime pas les ordres.

Nos regards furieux se rencontrèrent au-dessus de la table.

- Tu n'as aucun instinct de survie.

- Et tu t'attends à ce que je passe quatre heures sur la route chaque jour pour faire l'aller-retour entre la forteresse et l'Ordre? (Je tentais de garder une voix calme.) J'imagine que je n'aurai plus besoin de mon boulot, de ma maison ni de mes vêtements?

- Je n'ai pas dit ça. Mais je vais y réfléchir, pour les vêtements. La question est intéressante.

- Ecoute, tu n'as pas à diriger ma vie. Nous avons couché ensemble une fois... (Il leva sept doigts.) D'accord, dis-je entre mes dents. Nous avons fait l'amour sept fois sur une période de vingt-quatre heures. Ce n'est pas parce que nous sommes amants...

- Nous ne sommes pas amants, nous sommes un couple.

Les mots moururent sur mes lèvres. Selon les termes des Changeformes, « couple » signifiait monogamie, famille, enfants, union civile, physique et spirituelle. Cela voulait dire « mariage ». Apparemment il n'avait pas abandonné l'idée.

- Couple, dis-je finalement en savourant le mot.

Il me fit un clin d'œil. Seigneur.

Je durcis mon regard.

- Tu as la manie du contrôle, tu luttes en permanence pour conserver ton autorité et tu veux qu'on s'accouple?

Une étincelle traversa ses yeux.

- Oh oui.

- Qu'est-ce qui t'arrive? Je t'ai frappé trop fort sur la tête?

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Harper sortit de la pièce et longea le couloir, Tanner sur les talons. Elle ouvrit la porte d'entrée et ils s'avancèrent tous les deux sur la véranda, refermant derrière eux.

Quand Knox fronça les sourcils, elle leva les mains.

- Tu dois rester calme.

Knox se figea.

- Je déteste quand tu commences une conversation par cette phrase.

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