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Serge Joncour

251 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par vivi 2010-10-16T12:02:41+02:00

Biographie

Serge Joncour est un écrivain français, né le 28 novembre 1961;

Comme l'écrit son premier éditeur, Le Dilettante :

« il est né un jour de grève générale. On lui en a longtemps fait le reproche. Depuis, il continue sur sa lancée. Très tôt il est allé à l’école, puis par la suite, il en est sorti. Il a passé son enfance entre Paris, la Nièvre, l'Eure et loir et le Valais suisse. Il a commencé des études de philosophie alors qu’il voulait faire nageur de combat. »

Il publie son premier roman, Vu, en 1998 au Dilettante. Puis, il a obtenu le Prix France Télévisions1 en 2003 pour UV. En l'an 2005, il a reçu le Prix de l'Humour Noir Xavier Forneret pour son livre L'Idole2.

Il a écrit le scénario du film Elle s'appelait Sarah1, d'après le roman éponyme de Tatiana de Rosnay, avec Kristin Scott Thomas, sortie prévue au second semestre 2010 sur les écrans.

Il est enfin, avec Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Gérard Mordillat et bien d'autres artistes et écrivains, l’un des protagonistes de l'émission de radio Des Papous dans la tête de France Culture.

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Classement dans les bibliothèques

Quelques chiffres

Note moyenne : 6.87/10
Nombre d'évaluations : 74

0 Citations 55 Commentaires sur ses livres

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de Serge Joncour

Sortie France/Français : 2018-08-22

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par estelle_brl 2018-09-26T22:05:35+02:00
Chien-Loup

Très beau roman! J’ai beaucoup aimé le fait qu’on réfléchisse sur notre dépendance au monde technologique (enfin téléphone), car on se rend compte qu’au final, ce n’est pas tellement nécessaire...

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Commentaire ajouté par heleniah 2018-09-30T19:56:11+02:00
Chien-Loup

Lise décide de réserver une maison de vacances, au fin fond des Causses, un endroit si reculé que même le réseau téléphonique ne l’atteint pas ; afin de décompresser, déconnecter dans tous les sens du terme. Son mari, Franck, est beaucoup moins convaincu, surtout que pour son travail de producteur, il est toujours sur le front, face à ses nouveaux collaborateurs qui veulent vendre leurs fonds à Netflix.

En 1914, au même endroit, la première guerre mondiale a appelé tous les hommes au front. Reste seulement un allemand, un éleveur de lion, qui décide de se cacher sur le haut de la colline avec ses félins, ce qui engendre une certaine crainte au village.

N’ayant pas adoré le précédent roman de Joncour, je n’étais pas plus disposée que ça pour lire celui-ci ! Mais on m’en a fait une critique élogieuse, j’ai décidé de lui laisser sa chance et je ne le regrette absolument pas !

L’alternance des époques est un procédé maintenant classique, mais qui marche ici très bien. On suit donc d’un côté Lise et Franck, plutôt ce dernier d’ailleurs. Il y a à la fois leur découverte de ce lieu unique, du chein-loup sauvage qui vient bientôt les accompagner leur solitude et toute la thématique autour du travail de Franck. Il y a également une partie importante de l’intrigue sur le végétarisme, mais d’une manière ou d’une autre, les animaux ont une place vraiment très importante dans le récit.

D’un autre côté, en 1914, on suit la vie du village une fois que les hommes sont partis à la guerre, le manque de nouvelles, les premiers deuils, mais aussi, de façon moins classique, le travail de la terre fait par les femmes. Le dompteur de lion est donc présent à tout instant dans les esprits alors qu’au village personne ne le voit, mais les cris des félins, le fait qu’il soit allemand et un homme renforce la différence entre lui et le reste des villageois (essentiellement des femmes qui, en plus, s’occupent des moutons). La place des animaux a encore une fois une place importante, l’auteur nous décrit notamment la façon dont ils ont été envoyé à la guerre, qu’il s’agisse des chevaux, des pigeons voyageurs ou encore du bétail abattu par milliers pour ne même pas suffire à nourrir les hommes qui combattaient.

Ce roman est donc vraiment très riche, il aborde énormément de sujets, nous décrit une nature sauvage avec forces de détails visuels, olfactifs, afin de nous immerger totalement dans l’une ou dans l’autre des époques. Les personnages sont attachants et ont tous une vraie existence propre (ils n’existent pas les uns en fonction des autres, ils sont vraiment très réalistes et pourraient exister), ce qui est bien montré par la manière dont est nommé le chien-loup, une fois Bambi quand on est du point de vue de Lise, une fois Alpha, lorsque Franck est au centre du récit.

Je crois que de tous ceux que j’ai lu de la rentrée littéraire, c’est celui qui ressort le plus du lot, en littérature « blanche », en tout cas.

Un vrai coup de cœur, que je vous conseille de toute urgence !

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Commentaire ajouté par page blanche 2018-10-01T16:04:45+02:00
Chien-Loup

Ce roman est un hommage à la Femme, pour son courage, son audace, ses capacités d'adaptation... également un hommage au règne animal. C'est aussi une ode à la Nature. De plus j'ai appris beaucoup de choses sur la guerre 14/18, les "arrières" sont au premier plan dans ce roman.

On parle souvent des soldats au front mais le rôle physique des femmes à l'arrière a été considérable notamment dans les campagnes. Sans outils adaptés à leur morphologie, sans bête elles sont poursuivis l'activité agricole !

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Commentaire ajouté par vladislas 2018-12-05T11:16:03+01:00
Repose-toi sur moi

Repose-toi sur moi ,Magnifique roman, tendre et fort ou comment une histoire d'amour improbable se tisse et se transforme en histoire haletante, jusqu'à la dernière page . Personnages justes et attachants, intrigue impeccable, le contraste Paris Province qui est rendu parfaitement. Le choix des protagonistes et de leurs professions respectives est intéressant certes mais trop "politiquement correct" et trop dans la mouvance actuelle !!!! Bémol important !!!

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Commentaire ajouté par vladislas 2018-12-05T11:24:15+01:00
Chien-Loup

Roman passionnant sur deux époques de l'histoire, à centons d'intervalle ... Vision originale de notre monde hyper connecté, un hymne à la nature , poétique et écolo (?)

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Commentaire ajouté par carroue 2018-12-12T09:04:28+01:00
Chien-Loup

Ode à la nature. Satire du monde dans lequel nous vivons saturés de nouvelles technologies.

Un livre très bien construit autour de deux époques. 2017, l’installation d’un couple dans une maison éloignée de tout et de tous. 1914, alors que la guerre gronde le quotidien auquel doivent faire face les femmes de ce même village. Remplacer aux travaux des champs leurs hommes et leurs bêtes. Vivre dans la crainte d’une mauvaise nouvelle. S’ajoute à cette crainte l’installation d’un dompteur dans la maison maudite au dessus d’Orcières-le-Bas. Vivre en entendant le rugissement des fauves. Vivre sans savoir ce que sont devenue les hommes sur ce front, attendre de leurs nouvelles, s’adapter.

Chaque chapitre alterne une époque. 2017-1914

En 2017, Franck devra lui aussi faire face a l’absence. Lui toujours connecté, sera confronté à l’absence de réseau.

Serge Joncour démontre que nous vivons une époque de transition. Beaucoup de choses sont abordées dans cet ouvrage, le rapport à l’animal, les relations humaines, le végétalisme (superbe description d’un étalage de viande sur un marché)…

Si ce roman a été récompensé par le prix Landerneau 2018, il n’aurait pas démérité le Goncourt. Un livre magnifique tant sur le plan romanesque que sur la description de notre monde moderne.

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Commentaire ajouté par Phyllodromia 2018-12-26T20:23:19+01:00
Chien-Loup

Chien-Loup est une histoire de viande, indéniablement, une histoire d'animaux, de lions de loups de chiens de moutons même, de rapports de force, de domination, de chasseur-proie.

C'est une histoire de technologie, de dépendance au téléphone et à l'immédiateté des informations, de la production et consommation de masse avec Netflix et Amazone.

Ce livre parle d'amour, aussi, l'amour dévorant, enivrant, délivrant, une histoire de corps, de parfum.

Mais surtout, ce livre parle très bien du rapport entre l'homme et l'animal.

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Commentaire ajouté par Phil_33 2019-01-19T23:52:04+01:00
Chien-Loup

À ma gauche, le dompteur et ses lions, et Joséphine, la jolie veuve enamourée. À ma droite le gros chien mystérieux et Franck le producteur sur le retour et ses associés squales. Un siècle les sépare (1914 ou 15, à gauche et 2017 à droite), mais pas le lieu : des collines isolées dans un coin perdu du Lot. Tout est en place pour un double drame, mené en parallèle. Chaque chapitre nous fait enjamber un siècle d’histoire. Un vrai caprice d’auteur. Un exercice de style écartelé entre peurs ancestrales et vieilles superstitions, d’un côté, sur fond de première guerre mondiale dont on a peu d’échos et la sauvagerie du monde des affaires du 21ème siècle qui a oublié toutes mesures. J’espérais quelques envolées héroïques, de hauts faits époustouflants à la mesure de la mise en scène et du lieu… Mais non. D’une extrémité du siècle à l’autre, à chaque époque, on sent qu’il va se passer quelque chose, mais il faut se rendre à l’évidence : il ne se passe RIEN et on s’ennuie pas mal. Sans doute suis-je trop matérialiste, on aurait dû m’avertir qu’il s’agissait d’une fable, d’un conte mollasson, d’une incongruité sans queue ni tête ce qui, au moins, pardonnerait les incohérences.

Pour preuve, j’en rapporterai deux exemples assez divertissants.

Au début du siècle dernier, un dompteur est donc arrivé dans cette région reculée, avec huit fauves de près de 250 kg chaque des cages en acier individuelles, une grande cage commune et une immense cage de piste, toujours en acier, de plus de 4 m de haut, une idée de la masse de tout cela ? … Le tout sur des… charrettes, deux voitures-cages attelées à quatre chevaux. Quatre chevaux ? Mais quels chevaux, sans doute ! D’une puissance exceptionnelle car cent ans plus tard, dans son 4 x 4 de 300 CV, dans la même côte, Franck a souffert : « Très vite la montée s’avéra coriace, d’autant qu’il y en avait deux kilomètres, deux kilomètres de sente pierreuse et défoncée, avec une déclivité de 40 %, il avait un mal fou à retenir ces trois cents chevaux, une puissance totale qui hissait l’Audi mais qu’il fallait dompter […] Les capteurs et le Park Pilot bipaient de toutes parts, l’électronique de veille s’affolait… » (De la supériorité animale).

Je suis bien vieux, malheureusement, mais je n’étais quand même pas né en 1914. Ainsi je ne peux donc pas certifier qu’à cette époque les barreaux des cages n’étaient pas en acier chromé, ce dont je doute fort, pour ce qui est de l’acier inoxydable, il faudra encore attendre une bonne dizaine d’années pour commencer à voir une vulgarisation de cet alliage et certainement pas pour les cages de cirque. Néanmoins, cent ans après l’installation de la cage en pleine nature les barreaux brillent toujours d’un vif éclat (brillaient-ils seulement quand ils étaient neufs ?) au point d’être visibles depuis un satellite : « En revanche, à l’est du gîte, on apercevait (sur la photo), on remarquait une brillance en haut à gauche, un halo étincelant au cœur d’une masse sombre. On aurait dit un gigantesque éclat de soleil… » (Le cirque Pinder en avance sur son temps… Tout pour éblouir ses spectateurs !).

Trêve de plaisanteries. Vous me direz que ces détails sont secondaires. Pour moi, ils discréditent le reste. Que voulez-vous.

Quant au personnage central, c’est le chien éponyme qui n’a pas de nom ! Qui se prend d’amitié pour Franck qui déboule dans son univers. Qui est ce chien ? Un molosse à l’air sauvage. Le chien de braconniers ? Le chien du boucher ? Toujours est-il qu’il est supérieurement intelligent, il comprend toutes les volontés de Franck, il ne lui manque que la parole. Quant à être dans une fable, pourquoi ne pas lui donner des super-pouvoirs ? Et bien, il en a si peu que lorsque Franck lui confie enfin une mission, il est incapable de la remplir ! Bravo le Chien !

Bon. Allez, ça vaut bien trois… quatre points, tous ça, et c’est cher payé.

Cela n’empêche pas la grosse majorité des lecteurs d’aimer et même d’aimer beaucoup ce livre, au point de lui décerner le Prix Landerneau des Lecteurs 2018. Désolé, s’il n’y en a qu’un, je peux bien être celui-là ? Non ? Je n’ai donc pas été emballé, mais pas du tout !... À l’exception de deux points particuliers (j’ai assez rapporté de négatif) :

En premier lieu, j’ai beaucoup aimé la caricature des “greffés”. Ces gens qui, aujourd’hui, se comptent par millions et dont le nombre ne cesse de croître. Ils sont complètement coupés du monde (alors qu’ils sont persuadés d’y être “hyperconnectés”) en permanence hypnotisés par leur greffon. Mais pour Franck, son greffon ne lui sert plus à rien, en zone blanche, c’est devenu une chose muette, inutile, en pleine crise de rejet. Alors il s’affole et devient littéralement fou… comment vivre sans une partie de soi-même ? Il est pathétique et horripilant, le pauvre.

Quant à ses associés en “visite” quand ils découvrent leurs greffons inutilisables c’est une CATASTROPHE qu’ils n’avaient jamais imaginé pouvoir vivre un jour. Ainsi, lorsqu’après avoir passé une nuit, dehors, sous un orage, on les retrouve, trempés, épuisés, « Ils étaient à bout. Leurs téléphones avaient dû prendre l’eau et étaient déchargés depuis longtemps, pourtant chacun tenait le sien dans sa main comme un môme ne lâche pas son doudou. »

En tous lieux publics, je vois autour de moi des représentants de cette nouvelle humanité, aliénée à leur greffon au point d’oublier de s’adresser à la personne en face d’elle. (N’étant pas accro moi-même et appréciant cette critique de la société, j’ajouterai volontiers un point supplémentaire).

Et enfin, ce qui reste pour moi, la pièce maitresse du livre, c’est Franck (végétarien depuis dix ans), le citadin découvrant un marché de campagne :

« C’était brutal après une nuit passée dans un trop plein de silence. Alors il longea les étals tout en les observant, il les voyait comme les ornements d’un autre monde, un monde bucolique et coloré auquel il ne participait pas. Lise qui était farouchement végétarienne n’aurait pas été à l’aise devant cette profusion de charcuterie préparée par des producteurs artisanaux, des jambons divers et variés, des saucissons suspendus et des conserves, des piles de bocaux, des pâtés, des terrines confectionnées à partir de toutes sortes de chaires d’animaux écrasés, cuisinés, compactés … Quand même, il tomba aussi sur quelques stands de légumes, des légumes qui lui semblaient bien gros, il ne voyait aucune indication certifiant que c’était du bio, qu’importe, il y avait là une effervescence vivace, comme s’il était au centre d’un gigantesque estomac, un estomac vorace qui boufferait de tout, de la viande, des légumes, des fruits, de la charcuterie et du poisson, ça s’agitait partout, les clients et les commerçants avait tous l’air de se connaître, chaque transaction durait longtemps parce que tous se parlaient, les gens qui se croisaient se parlaient également, il y avait quelque chose de goinfre dans tout ça, d’abondant, de festif et peut-être même d’heureux, oui ces êtres semblaient unanimement heureux, heureux de se retrouver au carrefour de leurs appétits. »

Et je vous laisse découvrir LE boucher impérial et magnifique trônant au milieu de son étal rutilant. (Va pour un point de plus !)

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Commentaire ajouté par Papillonlecteur 2019-01-23T14:57:33+01:00
Chien-Loup

Un magnifique roman, l'écriture m'a tout de suite emportée. On fait un voyage dans le temps entre 2017 et la première guerre mondiale, sans difficulté. Les personnages sont aussi intéressants d'une époque à l'autre. L'ambiance est parfaitement retranscrite. J'ai été happée par ma lecture, au départ par ma colère contre l’inhumanité des hommes entre eux et à l'encontre des animaux. Puis par mon envie de connaître le futur des protagonistes.

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Commentaire ajouté par Sara-Rose 2019-02-05T13:41:03+01:00
Chien-Loup

Un très bon roman, très bien écrit.

L'intrigue est excellente, et les personnages sont très attachants.

La dépendance de "l'homme" aux nouvelles technologies de notre société moderne est parfaitement racontée.

Le lien qui se crée entre Fanck et Alpha est décrit avec une très grande justesse.

J'ai, avec mon Chien "Moïse", ce même lien animal inconditionnel dont nous parle l'auteur avec beaucoup de réalité.

J'ai adoré ce roman dont l'intrigue se déroule dans cette nature sauvage lotoise que j'aime profondément.

Bravo !

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On parle de Serge Joncour ici :

Machos, les prix littéraires ?
2016-11-08T20:35:05+01:00

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J'ai lu : 11 livres

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