Les commentaires appréciés par Marquessa
Une sublime histoire magnifiquement écrite. J'adore la plume de Jack London qui nous plonge directement dans la psychologie de Croc-Blanc.
Certaines scènes me déchirent. Mais la fin est tellement douce qu'elle permet de réchauffer mon cœur meurtri. Un classique à lire, relire et re-relire. 🩵❄️
Afficher en entierUn an après avoir adoré le tome 1, j’ai enfin pris le temps de lire le 2 et quelle claque ! Cette trilogie de science-fiction est décidément exceptionnelle avec ses réflexions sur l’humanité, ses plots twists magistraux et sa narration maîtrisée. Je me suis laissée totalement emporter par Thunderhead, qui est d’autant plus impressionnant qu’il reste d’actualité en ayant été écrit il y a près de 10 ans.
Si vous aimez les romans de science-fiction, et encore plus ceux avec des dystopies, alors la trilogie La Faucheuse est un must-read pour vous !
Afficher en entierCe livre est extraordinaire et déroutant, merveilleusement bien écrit et impossible à lâcher. J'ai été tenue en haleine tout du long, et j'ai été plusieurs fois déçue de devoir poser le livre pour aller faire autre chose (d'autres trucs chiants genre, aller travailler).
Petite note personnelle : j'ai été très contente d'avoir eu des cours d'histoire du livre juste avant de le lire, puisque j'ai pu comprendre tout le contexte du "monde du travail" au XVIIIe (les corporations, les apprentis puis compagnons, et enfin les maîtres...) ce qui a rendu ma lecture encore plus plaisante (parsemée de "Ah ouii ça je connais !!").
La description des odeurs est chirurgicale, les procédés de fabrication du parfum est extrêmement bien décrit, et les personnages sont tellement ambivalents qu'il est compliqué de comprendre réellement ce qu'on ressent pour eux (même si, tout de même, principalement du dégoût la plupart du temps...)
En conclusion : Le Parfum est selon moi un vrai chef-d'oeuvre !
Afficher en entierDans ce second tome, l’histoire se resserre autour de Paedyn et Kai, deux âmes liées par la trahison, le devoir et un attachement qui refuse de se dénouer. Tome de transition, certes, mais jamais de stagnation : l’émotion circule, fluide, entre les silences, les piques, et les confrontations.
Paedyn fuit. Kai poursuit. Elle, révélée comme Ordinaire, traîtresse aux yeux du royaume. Lui, Exécuteur, devenu bras armé d’un frère couronné. Le désert des Écorchés devient théâtre de leur affrontement intime, où les rôles vacillent, où le chasseur perd ses certitudes et la proie ses défenses. Leurs pas les mènent loin d’Ilya, mais plus près l’un de l’autre.
Le rythme de leur rapprochement est appréciable. Rien n’est brusque ou forcé. Les cicatrices se répondent (la perte d’un père, le poids des secrets, etc), et c’est dans les interstices, les captivités partagées, les instants sans masques, que naît une compréhension nouvelle. Ils ne se pardonnent pas, ils se reconnaissent.
L’intrigue, en arrière-plan, tisse quelques fils prometteurs pour la suite, sans jamais voler la lumière à cette romance centrale. Et si l’on referme ce tome avec le cœur serré, c’est autant pour ce qu’il révèle que pour ce qu’il suspend.
Un dernier mot : je vous conseille de lire en version originale. Le souffle du texte y est intact, vibrant. Et gardez le troisième tome à portée de main, le cliffhanger final ne pardonne pas.
Afficher en entierLa relation toxique la plus iconique, absolument tout le monde dans ce roman a besoin d'un psy de toute urgence. Une histoire d'amour cruelle, dans une ambiance pesante... Que des bonnes vibes !
Afficher en entierLa petite boutique de sortilège est une délicieuse parenthèse enchantée, un roman qui mêle douceur, magie et mélancolie. Sarah B. Durst nous invite à pousser la porte d’un lieu hors du temps, où les sorts se vendent comme des souvenirs et les émotions s’emballent dans les bocaux. Ce récit m’a enveloppée d’une chaleur réconfortante, tout en m’offrant une réflexion profonde sur la reconstruction intérieure, la solitude et le pouvoir des liens entre les êtres.
C’est une lecture qui apaise, qui touche, et qui nous invite délicatement à ralentir le pas, à savourer l’instant et à redécouvrir le charme discret des choses simples. Dans un monde qui s’accélère sans cesse, ce roman murmure qu’il est permis de s’arrêter, de respirer et d’habiter pleinement le présent.
Pour un récit de cosy fantasy, l’écriture se révèle d'une densité bienveillante, qui enveloppe plutôt qu’elle n’alourdit. Les mots sont choisis avec soin, porteurs d’une musicalité discrète, presque murmurée. La narration, à la troisième personne, épouse uniquement le regard de Kiela, et pourtant l’immersion est immédiate. On se laisse porter par un flot de descriptions généreuses qui ne ralentissent jamais le rythme et invitent à la contemplation. Une prose qui donne envie de s’attarder, comme si le texte lui-même ouvrait un espace calme où les sensations peuvent s’épanouir sans hâte.
Le récit s’ouvre sans préambule, au cœur du tumulte : Kiela et Caz fuient la capitale, engloutie par les flammes d’une révolution. La narration, pudique, nous épargne les cris et le sang, mais le silence qui suit en dit long. À bord d’un voilier, les deux compagnons dérivent, sans cap ni refuge, portés par le vent autant que par l’urgence. Nous partageons l’égarement des personnages, balloté entre perte et instinct de survie. Kiela met le cap sur Caltrey, son île natale, et c'est là que le l'histoire prend vie, non plus dans la fuite, mais dans le retour.
Caltrey se dévoile peu à peu : sa faune, sa flore, ses habitants. Kiela retrouve la chaumière de son enfance, en ruine mais encore debout, et entreprend de la remettre sur pied, une métaphore discrète de sa propre reconstruction. Loin de la bibliothèque royale, elle doit réapprendre à vivre autrement, et à tisser des liens. Plusieurs figures de l'île deviennent peu à peu des repères. À ses côtés, Caz, assistant végétal au charme singulier, veille, conseille, et partage avec elle leur secret le plus lourd : les romans de sortilèges subtilisés lors de leur fuite.
Sous les apparences tranquilles, l’île souffre. Privée de magie par le pouvoir centralisé de l'Empereur, elle peine à se relever. Kiela, animée par une volonté fragile mais sincère, commence à utiliser les sortilèges pour aider, pour réparer, pour guérir. Elle dissimule son entreprise derrière une boutique de confitures, douce façade pour une mission bien plus risquée. L’intrigue se déploie alors entre tension et tendresse : les nouvelles de l’Empire rôdent, les secrets menacent de se dévoiler, et les relations se nouent, amicales, amoureuses, essentielles. C’est une histoire de guérison, autant pour une terre que pour une âme, où chaque geste compte, chaque regard apaise, et chaque page murmure qu’il est encore possible de réparer ce qui a été délaissé. Kiela est une héroïne touchante. Marquée par la perte et l’exil, elle se relève pourtant avec constance. Elle recommence à vivre, à regarder les autres, à tendre la main. Malgré les secrets qu’elle porte, malgré les doutes qui l’assaillent, elle ne peut s’empêcher d’être généreuse et empathique. Sensible à l’injustice, elle place le bonheur des autres avant le sien, sans calcul et sans héroïsme, simplement parce que c’est ce qui lui semble juste. Larran, son ami d’enfance, l’accueille avec une tendresse maladroite. Peu à l’aise avec les codes sociaux, il se montre pourtant d’un soutien précieux, toujours respectueux, toujours présent. Leur relation évolue à pas feutrés, avec des regards qui parlent plus que les mots, des gestes discrets qui font frissonner. Une romance naît, douce comme une lumière d’aube. Et puis il y a Caz, l’assistant de Kiela, étrange créature au passé mystérieux, mais au cœur immense. Sa loyauté envers Kiela est sans faille, presque fraternelle. Leur relation est faite de piques complices, d’un humour mordant qui révèle une affection profonde. Caz veille, râle, conseille, et leur duo fonctionne comme une vieille horloge : un peu grinçante, mais parfaitement accordée. Leur amitié est l’un des piliers du récit. Autour d’eux, les habitants de Caltrey deviennent une seconde famille. Bryn, Eadie, Ulina et les autres l’accueillent comme si elle n’était jamais partie. Malgré leurs différences, chacun trouve sa place dans ce petit monde recomposé, et Kiela, elle aussi, devient l’une des leurs, non pas par oubli du passé, mais par choix du présent.
Afficher en entierNoblesse Oblige fut vraiment une très bonne surprise, puisque je partais avec beaucoup d'aprioris sur ce roman avant de me lancer dans ma lecture. J'avais très peur d'un récit YA avec une trame très habituelle et prévisible, avec un ennemies to lovers ou quelque chose comme ça... Que nenni ! Cette fiction est dure, les thèmes abordés le sont tout autant. L'héroïne m'a beaucoup plu, elle a un caractère bien trempé et je trouve ses réactions cohérente. J'ai adoré ce contexte d'uchronie avec la révolution de 1789 qui a échoué, et l'évolution de la mentalité de Gabrielle qui encaisse désillusion après désillusion tout au long de l'intrigue. J'ai parfois trouvé quelques passages un peu "faciles" côté scénario, mais les pages se tournent toutes seules et l'autrice nous tient tellement en haleine (et nous fait vraiment stresser, j'ai retenu mon souffle plus d'une fois avec Gabrielle dans plusieurs situations terrifiantes par moment) que c'est largement pardonnable. J'ai trouvé que l'histoire a par moments un petit côté "servante écarlate" dans l'idée, qui est totalement le style d'intrigue dont je raffole. Je lirai la suite avec plaisir !
Afficher en entierJ'arrive 20 ans après la bataille mais Hygiène de l'Assassin est vraiment un pur chef-d'œuvre. Je n'ai jamais été si scotchée devant un livre, les dialogues sont insisifs, Nina est fabuleuse, Prétextat un sale porc mais je pourrais le lire encore des heures malgré la haine qu'il m'inspire. Les sujets abordés sont difficiles, les fils de l'histoire se dénouent d'une façon tellement intelligente qu'on ne peut lâcher l'ouvrage. Je veux lire et relire Amélie Nothomb, et absolument découvrir ses autres romans.
Afficher en entierJ'ai eu bien du mal à finir ce roman...
Etant moi-même auteure, je m'attache à faire de longues recherches sur les sujets qui composent mes écrits et il semble évident qu'ici, le sujet n'est pas maîtrisé. Cela n'est pas bien étonnant étant donné que l'auteure est américaine et qu'ils sont davantage Nascar que Formule 1, mais à lire pour une passionnée de F1, c'est un peu indigeste. Est-ce dû seulement à l'auteure ? Je ne pense pas, la traduction doit y être aussi pour quelque chose. Entre la "course de qualification" (help !), les essais libres qui semblent décalés selon les pilotes ou que sais-je, l'absence de tour de formation avant les courses ou de repérages, les radios où tout le monde cause, l'absence de personnel essentiel à un pilote (préparateur physique notamment...). Je suis sans doute tatillonne mais ça passe pas.
En dehors de ça... Noah est un personnage qui devient attachant et évolue bien. Maya en revanche ne m'a pas vraiment attendrie, certaines de ses décisions m'ont agacée plus qu'autre chose.
Evidemment, j'imagine que l'histoire passera aisément pour une personne qui ne suit pas la F1 comme moi, et tout ceci n'est que mon ressenti personnel.
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5/5
❤
Je lis pour des livres comme celui-ci, qui me plongent en eau profonde, et ne me donnent aucune envie de sortir la tête à la surface. Pour tout vous dire, j'ai lu Deep End en moins de 36 heures et je n'ai pas pensé une seule seconde aux répercussions : j'en ressors avec le terrible regret que ce soit déjà terminé, en plus d'avoir envie d'y retourner. Car oui, faire la connaissance de Lukas Blomqvist ne vous laissera pas indemne, peu importe le nombre de fois où vous allez buter sur son nom de famille imprononçable.
Merci Ali Hazelwood.
Car oui, en romance, je suis rarement déçue par cette autrice. Ali Hazelwood a le don d'écrire des pépites, et c'est encore une fois le cas avec Deep End. Quand on sait qu'elle considère ce livre comme étant celui qu'elle a préféré écrire, je ne suis finalement pas surprise d'avoir eu un aussi gros coup de coeur dessus. Car oui, nous pouvons parler de coup de coeur quand la plume, les personnages et l'histoire me font autant battre le coeur. Alors oui, merci également aux éditions Hauteville de nous avoir fait un aussi beau collector, qui aura une place de choix dans ma bibliothèque.
Deep End décide cette fois-ci de mettre en avant le sport, avec la natation et le plongeon. Pour autant, Ali Hazelwood ne s'écarte pas de la thématique de ces précédents livres puisque du côté des études, nos protagonistes, font de la médecine et des recherches scientifiques. Et ce n'est pas pour me déplaire car cela nous donne la belle occasion de retrouver d'anciens personnages de The Love Hypothesis : Olive Smith et Adam Carlsen. Mais, le côté romance sportive est bien plus mis en avant, et c'est vraiment appréciable car on sent que l'autrice a vraiment voulu rendre l'expérience immersive pour ses lecteurs avec des entrainements, des compétitions, etc... De quoi nous rendre accro.
Si j'aime cette romance, c'est aussi pour les circonstances atypiques qui vont rapprocher nos deux protagonistes. Pen, la meilleure amie de Scarlett, lui suggère de coucher avec son ex-copain, sous prétexte qu'ils ont des goûts similaires en matière de sexe. Lukas aime le contrôle, Scarlett est attirée par le lâcher prise. Si l'idée peut être un peu bizarre et clairement pas dans l'esprit solidarité féminine ''on ne touche pas au mec de son amie'', je dois avouer que c'est très bien tourné. Pen semble vouloir passer à autre chose, et Scarlett et Lukas ne se sautent pas dessus immédiatement. Il y a de l'hésitation, et Lukas semble curieusement très intéressé par Scarlett. La tension est intenable, et le moindre rapprochement me donnait envie de crier de joie. Et que dire de Lukas ? Son côté autoritaire m'a fait fondre, et j'ai surtout apprécié qu'il soit aussi à cheval sur le consentement, ou la confiance. Oui, le côté suédois était clairement un plus. Ou du moins, Ali Hazelwood sait bien nous le vendre. Si on parle souvent de Lukas comme un Green Flag, c'est certainement parce qu'il n'en reste pas moins attentionné, doux et à l'écoute.
Par contre, si comme moi vous avez longtemps entendu parler de ce livre pour des scènes de smut en quantité, et particulièrement spicy, vous pourriez être surpris. On est en réalité très loin de l'ambiance à la Cinquante Nuances de Grey, et je n'ai pas forcément compris l'intérêt de mentionner des pratiques BDSM pour finalement proposer quelque chose de très soft. Enfin, ce n'est pas un point négatif mais il est certain que je m'attendais à plus de prise de risques. Je ne sais pas pour vous, mais j'attends toujours le détail de cette fameuse liste. Parfois, Ali Hazelwood peut se montrer très cruelle avec nous.
Pour faire simple, Deep End m'a conquise.
Coup de coeur que je recommande vraiment. Il me tarde maintenant de lire le prochain Ali Hazelwood. J'espère qu'il ne saura pas tarder.
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