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Emily Brontë

Activité et points forts

ajouté par Mellana 2018-08-12T13:28:10+02:00

Biographie

Emily Jane Brontë (30 juillet 1818 Thornton - 19 décembre 1848 Haworth) est une poétesse et romancière britannique, sœur de Charlotte Brontë et d'Anne Brontë. Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), son unique roman, est considéré comme un classique de la littérature anglaise.

Très proche de sa sœur Anne, au point qu'on les a comparées à des jumelles, elle participe avec elle au cycle de Gondal. Emily est l'auteur de nombreux poèmes de grande qualité, dont une part importante a été écrite dans le cadre du Gondal.

Cinquième enfant d'une famille de six, Emily Brontë passa quasiment toute sa courte vie dans un presbytère à Haworth, dans le Yorkshire, où son père, Patrick Brontë, était pasteur.

Pendant son enfance, après la mort de sa mère et de ses deux sœurs les plus âgées dans un pensionnat, son père, Patrick Brontë, et sa tante maternelle, Elizabeth Branwell, décident de laisser aux enfants une grande liberté. Un cadeau offert par leur père à Branwell (douze soldats de bois), en juin 1826, met en branle leur imagination :

À partir de décembre 1827, Charlotte, Emily, Anne et leur frère Branwell commencent à créer des mondes imaginaires, avec la « confédération de Glass Town », qu'ils mettent en scène dans des récits, des poèmes, des articles de journaux, des pièces de théâtre. Puis, en 1831, lorsque Charlotte les quitte pour poursuivre ses études, Emily et Anne font sécession et créent le pays de Gondal, plus rude et plus austère qu'Angria, et dirigé par une femme, Augusta Geraldine Almeda. C'est dans le cadre du cycle de Gondal qu'une grande partie des poèmes d'Emily sera écrite.

Une autre création est le royaume de Gaaldine, qui dépend d'ailleurs de Gondal : le poème d'Emily Brontë intitulé Come hither child fut écrit en juillet 1839 ; situé dans le royaume imaginaire de Gaaldine, il fait référence à Ula, l'une des provinces de ce royaume.

Emily, talentueuse et solitaire, aura toujours du mal à composer avec le monde extérieur. Une seconde tentative de scolarisation, puis un premier poste d'institutrice se solderont par des échecs. En 1842, elle se rend à Bruxelles avec sa sœur Charlotte, dans le pensionnat de M. Héger, où elle étudie le français et l'allemand et devient une excellente pianiste, avec une prédilection notamment pour Beethoven. Mais la mentalité catholique, jugée hypocrite et sans principes, heurte ces filles de pasteur, et Emily se languit loin de sa lande.

Après ce voyage en terre étrangère, et à la suite de la mort de « tante Branwell », elle retourne à Haworth, où elle remplit le rôle de femme de charge du presbytère. Emily acquiert, chez ceux qui viennent à la connaître, une réputation de sauvagerie, de courage physique et d'amour des animaux. Elle partagera désormais le reste de ses jours entre les tâches ménagères, les longues promenades sur la lande et l'écriture.

Branwell, le frère d'Emily, éprouve alors une déception amoureuse qui le marque profondément : la femme de son employeur, Mr Robinson, lasse de son mari alité, lui fait des avances auquel il répond bientôt avec passion, mais il est chassé par le mari. Il envisage d'épouser celle qu'il aime lorsqu'elle devient bientôt veuve, mais pour Mrs. Robinson cette relation n'aura jamais été qu'un amour ancillaire. Branwell, déjà adonné à l'alcool et au laudanum, sombre rapidement dans une déchéance qui l'entraîne dans la mort par la tuberculose, le 24 septembre 1848.

C'est sur Emily, la plus solide de la famille, en apparence, que repose une grande partie du fardeau. Il n'est pas rare qu'elle aille chercher son frère au Black Bull, le pub du village, et le ramène ivre à la maison. À l'enterrement de son frère, Emily, sans doute déjà contaminée par la tuberculose qui a emporté Branwell, prend froid, puis refuse de se soigner. Elle meurt à son tour de la tuberculose le 19 décembre 1848. Elle est enterrée dans le caveau familial de l'Église St. Michael and All Angels, à Haworth, Yorkshire de l'Ouest.

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4 Citations 867 Commentaires sur ses livres

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de Emily Brontë

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Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Camillegeorges 2018-07-05T12:41:43+02:00

Je viens de terminer ce roman que j'ai beaucoup apprécié c'est u roman absolument magnifique et très bien écrit une des citations m'a particulièrement marquée "de quoi que soient faites nos âmes la votre et la mienne sont pareils".

C'est une histoire d'amour impossible que nous suivons tout le long du roman celle D'heathcliff et Catherine. Et on a une critique implicite de l'auteur qui montre l'impossibilité de l'amour entre les deux personnages car ils n'ont pas la même classe sociale.

Les personnages sont très bien travaillés et j'ai particulièrement adoré détester Heathcliff.

Dans cette lecture on passe par toutes les émotions comme la tristesse, l'angoisse, la peur, la colère etc.

Je conseille tout bonnement ce classique

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Commentaire ajouté par Mellana 2018-07-26T17:45:11+02:00

JANE EYRE :

Spoiler(cliquez pour révéler)J'ai enfin lu ce monument de la littérature anglaise, qui semble tant adulé. Ce qui est dommage, c'est que j'ai eu la bêtise il y a quelques années de parcourir une édition abrégée, ce qui fait que même si je connaissais (ou me rappelais) pas les détails, je me souvenais par contre bien du dénouement. Du coup ça gâche une partie du plaisir tout de même.

J'ai adoré la romance. J'ai trouvé que l'histoire d'amour était très forte, elle imprègne véritablement le récit. De plus je l'ai trouvée particulièrement crédible, et je suis assez difficile sur ce point (je ne suis pas du tout adepte des histoires d'amour à la Twilight qui ne me paraissent reposer sur aucun fondement). Mais là, la relation dure un bon moment, les deux protagonistes se fréquentent quotidiennement, échangent beaucoup et partagent de véritables moments de complicité qui les rapprochent. Le désir entre eux aussi est très présent, même si, époque oblige, il est seulement sous-entendu. J'ai hâte de voir les adaptations, en espérant trouver la même alchimie à l'écran que dans le livre.

J'ai seulement trouvé dommage que la période de félicité amoureuse ne dure pas très longtemps avant le "drame". Tout de suite après les fiançailles, on assiste à une période un peu étrange où Jane cherche à tenir M.Rochester un peu éloigné, comme si elle le testait, mais j'ai surtout eu une désagréable impression de dissonance entre eux, alors qu'avant ça je les trouvais très complices.

M.Rochester est très très swoonant, je l'avoue, même s'il n'est pas beau : il a un charme fou. Et son caractère est très séduisant par ses défauts aussi, il est rude mais pas cruel selon moi, il est surtout complètement perdu et (il faut l'avouer) égoïste. Il est sombre (après les déceptions vécues c'est normal) mais ne tombe pas dans l'abus : pour moi ses menaces sont là pour la beauté du texte, dans la veine Romantique (au sens littéraire) du récit, elles ne sont pas réelles (autrement le personnage baisserait fortement dans mon estime...). C'est un misanthrope, un vrai, et un loup solitaire qui trouve enfin la compagne faite pour lui. La fin est un peu dure pour lui mais j'aime le fait que son caractère évolue sans se dénaturer (il ne serait plus M.Rochester s'il devenait un parfait gentleman).

L'histoire de la première épouse est une excellente idée. Malheureusement je m'étais fait spoiler cette partie de l'intrigue il y a très longtemps dans un autre livre (trahie par la littérature) mais si ça n'avait pas été le cas, je pense que je n'aurais vraiment pas vu venir une chose pareille, ça aurait été impensable pour moi.

Le personnage de Jane est agréable, elle n'est pas parfaite mais elle a des qualités importantes. Avec le recul je me rends compte qu'elle présente des symptômes des enfants battus, ou du moins négligés. Elle a beau avoir un fort caractère et être capable d'être dans l'affrontement, lorsqu'on la prend par la douceur elle est aussi docile qu'un agneau. J'adore sa déclaration d'amour à M.Rochester, et que ce soit elle, la femme, qui se déclare. Physiquement, j'apprécie le fait qu'elle soit explicitement décrite comme sans beauté.

J'ai détesté St John, j'ai vu en lui tous ces fanatiques (de tous bords) intolérants et fous furieux. C'est un des défauts que je déteste le plus dans l'humanité, d'autant qu'ils ne doutent pas une seule seconde être dans le juste. Pour en revenir à St John, j'ai trouvé son harcèlement envers Jane révoltant et rageant. Je l'ai trouvé insupportable d'égoïsme, d'arrogance et de dureté, "qualités" a priori peu chrétiennes d'ailleurs. Il a tous les défauts du christianisme sans en avoir les qualités (humilité, bonté... Certes il sauve Jane de la mort mais autrement il est extrêmement dur), il est totalitaire. D'ailleurs sa mission en pays étranger (qu'il n'est pas le seul à vouloir accomplir, j'en suis consciente) n'est rien d'autre qu'un type de colonisation insupportablement condescendante et violente psychologiquement envers les locaux. D'ailleurs la façon dont Jane relate la fin de St John et relate sa fin montre bien qu'elle le respecte et l'admire, ce qui me gêne beaucoup étant donné le mal-être qu'il me procure. Mais du coup je trouve qu'en tant que personnage, St John est extrêmement réussi et intéressant (un peu comme Rogue dans Harry Potter) : il me fait éprouver des émotions violentes, peu importe qu'elles soient négatives. Au début je ne comprenais pas la faiblesse de Jane à son égard, mais en y réfléchissant, c'est assez crédible : ça rejoint ce que je disais plus haut, le fait que Jane présente des symptômes d'enfant battu, tout ça trouve sa source dans son enfance malheureuse et dépourvue d'affection. C'est très fin et nuancé comme traitement de son personnage.

En revanche j'ai trouvé la partie où Jane part bien trop longue dans l'ensemble du récit. Question de goût j'imagine, mais j'ai l'impression d'avoir passé plus de temps à attendre après M.Rochester qu'à avoir savouré leur relation.

Sinon je n'ai pas été dérangée plus que ça par la télépathie ou les diverses coïncidences qui parsèment le récit. Oui c'est impossible ou invraisemblable, c'est un peu (beaucoup) gros à avaler, mais je trouve que ça se fond bien dans la veine du roman, dans son ambiance un peu exaltée voire mystique à certains moments. On n'est pas dans du réaliste à 100% ici, donc ça ne m'a pas du tout gênée.

La fin est expédiée un peu vite. On parle de Jane Austen qui épilogue rapidement sur le bonheur conjugal de ses héros, mais Charlotte Brontë se défend pas mal non dans cette catégorie, on ne peut pas dire que le mariage en lui-même et la description de la vie conjugale soient chargés d'émotion (ce que je lui reproche).

Parmi les points négatifs, c'est purement personnel mais la présence constante de la religion m'a saoulée. Je sais que c'est une autre époque, que Charlotte était fille de pasteur mais franchement, j'en pouvais plus de lire autant de rappels et références à la religion à toutes les pages. J'en reviens toujours à la même chose mais c'est parce que je n'ai pas encore beaucoup de références en littérature anglaise du 19ème siècle ; Jane Austen aussi était apparentée à des pasteurs, ainsi que pratiquante elle-même, pour autant on l'évoque à peine dans ses romans. Bref je sais que c'est très subjectif mais c'est quelque chose que j'ai trouvé pénible à la lecture.

Ensuite j'ai un petit peu de mal avec le style. Le roman se lit très bien et sans difficulté, mais j'ai trouvé le style un peu grandiloquent et lourd par moments. Peut-être est-ce une caractéristique du mouvement romantique ? Si c'est le cas ça me confirme que ce n'est pas mon mouvement préféré. Disons que ça m'a un peu rappelé des souvenirs de lectures classiques scolaires : ce n'est pas entièrement négatif, mais c'est un peu "poussiéreux" si je puis dire (je ne suis pas une Marianne Dashwood, je l'avoue). Ça se ressent principalement dans la description des paysages, ainsi que dans certains passages que je qualifierais de "délires" spirituels voire surnaturels.

Pourquoi le récit est-il autant parsemé de piques sur les Français ? Je sais qu'il y a une vieille rivalité entre les deux peuples, mais parmi les auteurs français que j'ai pu lire de la même époque, je ne me rappelle aucune remarque sur les Anglais. Quant à des "défauts français"... Je veux bien croire que les mentalités générales diffèrent quelque peu, mais je ne pense vraiment pas qu'il soit judicieux de critiquer la futilité et la coquetterie supposée des Française quand on a une Blanche Ingram dans le récit, qui cherche sans cesse à se faire admirer et qui ne poursuit M.Rochester que pour son argent.

Et pour ce qui est de la condescendance envers la religion catholique, c'est un peu culotté quand on met dans son livre un pasteur comme St John et que le seul autre exemple que nous avons est Brocklehurst...

Mais globalement, le récit en lui-même se dévore (comme quoi le style n'est pas idéal à mes yeux mais il n'alourdit pas trop le propos), il est vraiment passionnant et regorge de rebondissements. Le suspens est intact car on a l'impression que tout peut arriver quand on voit ce que l'auteure ose : une femme folle dans le grenier, Jane qui manque mourir de faim dans la lande, l'incendie... D'ailleurs je n'ai pas pu lâcher le livre et je l'ai lu en deux jours !

J'ai vraiment bien aimé ce roman, il est vraiment riche et je le relirai avec plaisir dans le futur, mais je n'en ferai pas mon livre de chevet, il ne m'a pas marquée comme certaines personnes.

LES HAUTS DE HURLEVENT :

Spoiler(cliquez pour révéler)Je me retrouve démunie pour critiquer ce livre, parce qu'il m'est passé complètement à côté. Ce n'est même pas que je l'ai pris à contre-sens, auquel cas j'aurais au moins été sur la bonne "route", non, moi j'ai pris une route complètement parallèle à la bonne. Le résultat c'est un détachement complet de l'intrigue et des personnages. Je suis restée complètement indifférente à cet ouvrage, mon cœur n'a été touché d'aucune manière. Je ne suis contente de l'avoir lu que parce que c'est un classique, que c'est de la culture littéraire.

Je ne l'ai bien sûr pas trouvé joyeux, mais je m'y attendais (vu sa réputation). Ce n'est pas ça qui m'a gênée, parce qu'une sensation de noirceur ou de malaise comme beaucoup de lecteurs décrivent leur expérience, ne m'aurait pas du tout gênée.

Par exemple, j'ai eu cette sensation de malaise en lisant Le livre des choses perdues de John Connolly. Certains passages m'ont paru affreusement glauques et même malsains, sans recourir à des facilités. Mais quelque part "j'aime" cette sensation, ce n'est pas ce que je lis pour me remonter le moral, mais je trouve ça fascinant comme un auteur peut me faire éprouver ces émotions avec aussi "peu" si l'on veut. C'est facile d'écœurer un lecteur en décrivant avec quantité de détails gores une scène macabre comme un sacrifice humain ou un affreux fait divers inspiré de la réalité. Mais là on aurait dit que l'auteur allait rechercher dans nos peurs et notre imaginaire de l'enfance pour nous faire éprouver cette répulsion.

Bref, je m'égare mais c'est pour mieux souligner que j'aurais aimé avoir un ressenti semblable avec Emily Brontë.

Les personnages ne sont pas seulement désagréables, ils sont également bizarres et incompréhensibles. Je peux m'attacher à un personnage si j'arrive à comprendre sa psyché et trouve ses actions crédibles, même s'il est désagréable. Et même un personnage que je n'aime pas peut tout de même me sembler fascinant sur le plan littéraire (St John dans Jane Eyre). Mais ici c'est impossible car je trouve les principaux protagonistes (Heathcliff, Cathy mère et Hindley) complètement absurdes. Ils n'ont pas de corps en dehors de leurs actes négatifs. Ils ne peuvent pas me fasciner car je n'arrive pas à les suivre ni à les comprendre, et leurs actes me paraissent tellement sur-joués... En fait ils me font l'effet de personnages de tragédies grecques, complètement dans l'excès et donc, dans ce contexte de roman anglais, un peu grotesques.

Très clairement j'ai eu une impression de mélange entre romans anglais et tragédie grecque pour certains aspects (d'ailleurs Emily était une grande connaissance il me semble). Je dois avouer que le résultat ne m'a pas convaincue.

Le personnage d'Heathcliff est étrange, je sais qu'il est souvent excusé à cause de ce qu'il a vécu enfant mais même à cet âge, je trouve qu'il a quelque chose de tordu. Je ne le qualifierais peut-être pas de démon comme le fait Nelly, mais je pense qu'elle a mis le doigt sur quelque chose. Quand elle-même reconnaît qu'il la mettait mal à l'aise sans savoir pourquoi, ça m'évoque le personnage de Jean-Baptiste Grenouille dans le Parfum. Bien sûr c'est une dynamique complètement différente qui est à l'œuvre mais ce personnage aussi met les autres mal à l'aise sans que ces derniers sachent pourquoi.

Cathy est certes égoïste mais Heathcliff a quelque chose d'inhumain. Il n'est pas une victime totalement innocente. Son amour pour Cathy est la seule chose positive du personnage, et c'est loin d'être suffisant ou assez bon pour une rédemption. Qu'il se venge sur ses ennemis, ceux qui lui ont fait du tort, je comprends. Mais qu'il s'en prenne à la génération suivante est absolument inexcusable. Je me fiche qu'il ait souffert, il ne mérite aucune pardon pour moi, son attitude a été incroyablement mesquine, lâche (des enfants) et bien basse. Mais je comprends que des personnes apprécient le personnage quand même, on n'est pas réduit à n'aimer que les personnages bons.

Cathy mère est, elle, capricieuse et infernale, vraiment pourrie gâtée. Mais je comprends son mariage. Je sais que le contexte du récit est tellement étrange qu'il apparaît déconnecté des réalités, mais les conventions ne disparaissent pas : Cathy est membre de la gentry locale, Heathcliff est un enfant trouvé dont le prénom lui sert également de nom de famille, je ne sais même pas s'il a une existence légale dans sa jeunesse. Si Cathy l'épousait il se passerait quoi ? Ils vivraient de quoi ? Et elle-même dégringolerait jusqu'au plus bas de l'échelle sociale. Franchement je ne lui en veux pas de son choix, il ne faut pas oublier que la société n'était vraiment pas la même à l'époque.

J'en arrive maintenant à l'amour qui unit les deux principaux protagonistes. Je trouve cet amour plus animal qu'humain, c'est quelque chose d'instinctif plutôt que réfléchi, qui les prend vraiment aux tripes. D'un point de vue humain, c'est une passion plutôt que de l'amour, il y a trop de dureté et d'égoïsme dans leurs sentiments pour être de l'amour. Il s'agit du type même de l'amour passion : violent, stérile et fatal. J'ajouterai que c'est un élément qui m'évoque encore les tragédies grecques.

Quant au sentiment d'inceste qui plane sur tout le roman, je me suis moi-même posé la question de savoir si Heathcliff n'était pas le fils naturel du vieil Earnshaw. J'ai lu quelque chose à propos d'une impression d'ambiguïté voulue par l'auteure concernant les origines de Heathcliff, avec des éléments qui vont dans ce sens : leur relation "n'aboutit pas à un mariage", "leurs descendants ne pourront pas s'unir" (charnellement bien sûr), et enfin le nom de Heathcliff qui "était à la base celui d'un fils mort en bas âge".

Pour le style, je dois avouer que je ne le trouve pas spécialement magnifique. Il y a quelques passages et scènes belles dans leur genre : comme le passage au début avec le fantôme de Cathy, et le rêve que fait cette dernière lorsqu'elle est rejetée du paradis sur la lande, magnifique car en résonance avec l'amour d'Emily pour sa lande chérie. Mais à part ces exceptions, je trouve le style seulement travaillé. Ce qui n'est déjà pas mal, mais je n'ai pas été emportée dans le tourbillon d'Emily Brontë, notamment lors de dialogues ou longs monologues qui sonnaient faux à mon goût.

Pour conclure, je me trouve bien plus émue par la chanson éponyme (de Kate Bush) que par le roman. Elle éveille un sentiment d'étrangeté et je la trouve hypnotisante : ce sont les sensations qu'aurait dû me procurer le roman.

Je suis également plus intéressée par la fratrie Brontë et leurs histoires de famille que par les Hauts de Hurlevent. Mais je suis très intriguée par tout ce qui entoure cette œuvre : son auteure, la façon dont le roman a été imaginé, conçu, les réactions des proches...

En fait je pense que cette œuvre servira de complément aux biographies des Brontë, plutôt que l'inverse, ce n'est pas banal mais ça me convient.

AGNES GREY :

Spoiler(cliquez pour révéler)Je dois dire que c'est un très joli roman qui m'a beaucoup plu globalement.

La description de la vie de gouvernante était extrêmement intéressante et pédagogique. Je comprends mieux ce que voulait dire Jane Fairfax dans "Emma" lorsqu'elle parle d'état d'esclavage, ça m'a un peu rappelé le livre d'Amélie Nothomb, "Stupeur et tremblements". C'était vraiment une situation horrible et dégradante, je n'imagine pas vivre une expérience pareille, c'est un coup à vaciller entre burn-out et dépression. Je ne pense pas que ce soit exagéré, ça existe parfaitement des enfants (et des familles !) aussi insupportables et manquant totalement de savoir-vivre. Et c'est normal qu'Anne Brontë ne montre que ce genre d'enfants, elle en fait un plaidoyer en faveur des gouvernantes, elle s'appuie donc sur ce qui le justifie.

J'ai eu la sensation de lire une autobiographie d'Anne, ce qui explique peut-être pourquoi le personnage d'Agnes est moins dur et plus timide que ceux des autres sœurs Brontë. Elle correspond bien à ce qu'on sait d'Anne, à savoir qu'elle est plus calme et douce, mais qu'elle n'est pas pour autant faible ou molle. Comme certains connaisseurs le savent, elle avait une certaine obstination et une force tranquille. Elle n'était pas violente ou vive mais capable de beaucoup quand elle prenait une décision. Il suffit de voir sa détermination à travailler en tant que gouvernante, même après son horrible première expérience.

Pour ce qui est de la romance, je l'ai beaucoup appréciée. M.Weston m'a paru un prétendant tout-à-fait intéressant, intelligent, cultivé, avec une vraie force de caractère et une droiture morale qui ne le rend pas pour autant rigide ou fade. Certes M.Weston n'est pas un boute-en-train mais personnellement je l'ai trouvé bien agréable et je comprends que la douce et pieuse Agnes Grey ait pu être bouleversée par lui, leur union était naturelle. Le seul souci, c'est le manque de développement de liens entre les protagonistes : la romance commence très bien, mais à peine les protagonistes ont-ils le temps de se rencontrer et d'échanger quelques paroles, un début de connaissance, que miss Murray tient Agnes à l'écart. D'ailleurs quel comportement de peste a celle-ci ! Qu'elle s'amuse à flirter avec différents hommes sans aller jusqu'au bout (le mariage), passe encore pour moi qui suis, en tant que lectrice du 21ème siècle, peu choquée par ceci (encore qu'elle joue avec les sentiments de ses prétendants), mais s'acharner à vouloir séduire le seul homme pour lequel la pauvre Agnes a montré un tant soi peu d'intérêt ! C'est très bas, d'autant plus que sa gouvernante est très bonne avec elle. J'en profite pour faire un petit aparté : j'aime beaucoup que la deuxième famille dans laquelle Agnes travaille soit désagréable, mais de manière plus nuancée (et peut-être plus courante aussi) que la première. Je trouve que ça apporte une belle nuance au récit.

Bref, j'espérais qu'après le mariage de la peste, Agnes aurait l'occasion de reprendre sa relation avec le pasteur, afin d'approfondir un peu leur histoire avant l'obstacle suivant qui ne manquerait pas de se présenter, mais hélas non : il éveille à peine l'intérêt qu'il disparaît... Mais l'idée de base de cette romance (et son aboutissement) m'a séduite. À titre personnel, j'ai aussi été séduite parce que l'image que j'avais de M.Weston était celle de l'acteur Sam Riley : c'est l'acteur de Darcy dans P&P&Z et s'il n'est pas très beau, je lui trouve beaucoup de charme et un air sombre séduisant ;).

Un point très positif du roman : le style, je l'ai beaucoup aimé. Je l'ai trouvé bien plus digeste que celui de ses sœurs et moins grandiloquent, ce qui m'a rendu le livre très agréable à lire. Je le trouve plus réaliste que romantique, très sobre sans être aride. Je vous confesse qu'il m'évoque un peu celui de Jane Austen et a donc ma préférence. J'aime beaucoup les descriptions notamment, qui ne prennent pas beaucoup de place tout en permettant de planter le décor, mais surtout les pensées d'Agnes Grey. J'aime beaucoup sa délicatesse d'esprit, elle est très croyante mais de manière retenue, sans tout ramener à la religion ou prier de façon exaltée. Elle me plaît beaucoup cette jeune fille, je l'aurais bien suivie plus longtemps, ce qui nous amène au point suivant.

Pour parler des points négatifs, je dirai que le récit était trop court à mon goût, j'ai trouvé ça vraiment dommage, d'autant que je prenais plaisir à lire la vie d'Agnes et à suivre les méandres de son esprit calme mais déterminé. Le dénouement m'a paru un peu rapide et improbable, ce qui m'a un peu gênée car le récit ici est plus réaliste et ne laisse pas place au surnaturel et à l'invraisemblable comme dans "Jane Eyre". Bref, j'ai un sentiment d'inachevé à cause de la fin un peu "bâclée" du roman. Je veux dire, on attend longtemps qu'il se passe quelque chose, puis M.Weston arrive et en deux pages, Agnes nous apprend que sa mère l'adore et il la demande en mariage. Dans l'idée c'est parfait, mais j'ai l'impression d'un manque criant de romantisme (au sens commun du terme) et d'émotion lors de cette demande en mariage qu'on espère depuis si longtemps.

Ce qui m'amène au sentiment de compassion teinté de tristesse que j'éprouve pour l'auteure à la conclusion du récit (à partir du moment où le pasteur refait surface). Je ne sais pas à quel point je peux viser juste ou pas, mais ça me fait fortement l'impression d'un rêve, voire d'un fantasme, d'Anne. Il faut dire que l'héroïne, de par son caractère, et de par son métier, fait énormément penser à elle et ceci me fait donc soupçonner qu'elle a écrit sa propre fin heureuse rêvée, pressentant peut-être qu'elle n'en connaîtrait pas (et il y avait en effet peu de chance, étant donné sa situation financière).

Pour conclure, je finirai en disant que ce roman m'a beaucoup plu, plus que les "Hauts de Hurlevent" en tout cas, et peut-être autant que "Jane Eyre". "Jane Eyre" a pour lui un récit suffisamment long et construit pour satisfaire mon appétit de lectrice, mais le style est, pour moi, en faveur d'Anne. Son roman est fait d'une multitude de petites touches discrètes qui donnent un résultat très délicat.

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Commentaire ajouté par jfjs 2018-08-02T15:52:01+02:00

Une histoire d'amour et de vengeance. L'un des plus grands livres de l'histoire de la littérature britannique. histoire d'amour grandiose, un personnage sombre et cruel, du cynisme et pourtant toujours l'amour.

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Commentaire ajouté par Idole 2018-08-03T16:24:42+02:00

L'amour avec un grand A ! Deux âmes soeurs qui alors qu'elles ont tout l'une pour l'autre vont laisser les barrières sociales leur dicter leur conduite. Touchant de tendresse, de maladresses et de non dits. Un classique incontournable, à lire absolument... un paquet de mouchoirs à portée de main !

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Commentaire ajouté par Mellana 2018-08-04T14:49:40+02:00

Je me retrouve démunie pour critiquer ce livre, parce qu'il m'est passé complètement à côté. Ce n'est même pas que je l'ai pris à contre-sens, auquel cas j'aurais au moins été sur la bonne "route", non, moi j'ai pris une route complètement parallèle à la bonne. Le résultat c'est un détachement complet de l'intrigue et des personnages. Je suis restée complètement indifférente à cet ouvrage, mon cœur n'a été touché d'aucune manière. Je ne suis contente de l'avoir lu que parce que c'est un classique, que c'est de la culture littéraire.

Je ne l'ai bien sûr pas trouvé joyeux, mais je m'y attendais (vu sa réputation). Ce n'est pas ça qui m'a gênée, parce qu'une sensation de noirceur ou de malaise comme beaucoup de lecteurs décrivent leur expérience, ne m'aurait pas du tout gênée.

Par exemple, j'ai eu cette sensation de malaise en lisant Le livre des choses perdues de John Connolly. Certains passages m'ont paru affreusement glauques et même malsains, sans recourir à des facilités. Mais quelque part "j'aime" cette sensation, ce n'est pas ce que je lis pour me remonter le moral, mais je trouve ça fascinant comme un auteur peut me faire éprouver ces émotions avec aussi "peu" si l'on veut. C'est facile d'écœurer un lecteur en décrivant avec quantité de détails gores une scène macabre comme un sacrifice humain ou un affreux fait divers inspiré de la réalité. Mais là on aurait dit que l'auteur allait rechercher dans nos peurs et notre imaginaire de l'enfance pour nous faire éprouver cette répulsion.

Bref, je m'égare mais c'est pour mieux souligner que j'aurais aimé avoir un ressenti semblable avec Emily Brontë.

Les personnages ne sont pas seulement désagréables, ils sont également bizarres et incompréhensibles. Je peux m'attacher à un personnage si j'arrive à comprendre sa psyché et trouve ses actions crédibles, même s'il est désagréable. Et même un personnage que je n'aime pas peut tout de même me sembler fascinant sur le plan littéraire (St John dans Jane Eyre). Mais ici c'est impossible car je trouve les principaux protagonistes (Heathcliff, Cathy mère et Hindley) complètement absurdes. Ils n'ont pas de corps en dehors de leurs actes négatifs. Ils ne peuvent pas me fasciner car je n'arrive pas à les suivre ni à les comprendre, et leurs actes me paraissent tellement sur-joués... En fait ils me font l'effet de personnages de tragédies grecques, complètement dans l'excès et donc, dans ce contexte de roman anglais, un peu grotesques.

Très clairement j'ai eu une impression de mélange entre romans anglais et tragédie grecque pour certains aspects (d'ailleurs Emily était une grande connaissance il me semble). Je dois avouer que le résultat ne m'a pas convaincue.

Le personnage d'Heathcliff est étrange, je sais qu'il est souvent excusé à cause de ce qu'il a vécu enfant mais même à cet âge, je trouve qu'il a quelque chose de tordu. Je ne le qualifierais peut-être pas de démon comme le fait Nelly, mais je pense qu'elle a mis le doigt sur quelque chose. Quand elle-même reconnaît qu'il la mettait mal à l'aise sans savoir pourquoi, ça m'évoque le personnage de Jean-Baptiste Grenouille dans le Parfum. Bien sûr c'est une dynamique complètement différente qui est à l'œuvre mais ce personnage aussi met les autres mal à l'aise sans que ces derniers sachent pourquoi.

Cathy est certes égoïste mais Heathcliff a quelque chose d'inhumain. Il n'est pas une victime totalement innocente. Son amour pour Cathy est la seule chose positive du personnage, et c'est loin d'être suffisant ou assez bon pour une rédemption. Spoiler(cliquez pour révéler)Qu'il se venge sur ses ennemis, ceux qui lui ont fait du tort, je comprends. Mais qu'il s'en prenne à la génération suivante est absolument inexcusable. Je me fiche qu'il ait souffert, il ne mérite aucune pardon pour moi, son attitude a été incroyablement mesquine, lâche (des enfants) et bien basse. Mais je comprends que des personnes apprécient le personnage quand même, on n'est pas réduit à n'aimer que les personnages bons.

Cathy mère est, elle, capricieuse et infernale, vraiment pourrie gâtée. Mais je comprends son mariage. Je sais que le contexte du récit est tellement étrange qu'il apparaît déconnecté des réalités, mais les conventions ne disparaissent pas : Cathy est membre de la gentry locale, Heathcliff est un enfant trouvé dont le prénom lui sert également de nom de famille, je ne sais même pas s'il a une existence légale dans sa jeunesse. Spoiler(cliquez pour révéler)Si Cathy l'épousait il se passerait quoi ? Ils vivraient de quoi ? Et elle-même dégringolerait jusqu'au plus bas de l'échelle sociale. Franchement je ne lui en veux pas de son choix, il ne faut pas oublier que la société n'était vraiment pas la même à l'époque.

J'en arrive maintenant à l'amour qui unit les deux principaux protagonistes. Je trouve cet amour plus animal qu'humain, c'est quelque chose d'instinctif plutôt que réfléchi, qui les prend vraiment aux tripes. D'un point de vue humain, c'est une passion plutôt que de l'amour, il y a trop de dureté et d'égoïsme dans leurs sentiments pour être de l'amour. Il s'agit du type même de l'amour passion : violent, stérile et fatal. J'ajouterai que c'est un élément qui m'évoque encore les tragédies grecques.

Quant au sentiment d'inceste qui plane sur tout le roman, je me suis moi-même posé la question de savoir si Heathcliff n'était pas le fils naturel du vieil Earnshaw. J'ai lu quelque chose à propos d'une impression d'ambiguïté voulue par l'auteure concernant les origines de Heathcliff, avec des éléments qui vont dans ce sens : Spoiler(cliquez pour révéler)leur relation "n'aboutit pas à un mariage", "leurs descendants ne pourront pas s'unir" (charnellement bien sûr), et enfin le nom de Heathcliff qui "était à la base celui d'un fils mort en bas âge".

Pour le style, je dois avouer que je ne le trouve pas spécialement magnifique. Il y a quelques passages et scènes belles dans leur genre : comme le passage au début Spoiler(cliquez pour révéler)avec le fantôme de Cathy, et le rêve que fait cette dernière lorsqu'elle est rejetée du paradis sur la lande, magnifique car en résonance avec l'amour d'Emily pour sa lande chérie. Mais à part ces exceptions, je trouve le style seulement travaillé. Ce qui n'est déjà pas mal, mais je n'ai pas été emportée dans le tourbillon d'Emily Brontë, notamment lors de dialogues ou longs monologues qui sonnaient faux à mon goût.

Pour conclure, je me trouve bien plus émue par la chanson éponyme (de Kate Bush) que par le roman. Elle éveille un sentiment d'étrangeté et je la trouve hypnotisante : ce sont les sensations qu'aurait dû me procurer le roman.

Je suis également plus intéressée par la fratrie Brontë et leurs histoires de famille que par les Hauts de Hurlevent. Mais je suis très intriguée par tout ce qui entoure cette œuvre : son auteure, la façon dont le roman a été imaginé, conçu, les réactions des proches...

En fait je pense que cette œuvre servira de complément aux biographies des Brontë, plutôt que l'inverse, ce n'est pas banal mais ça me convient.

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Commentaire ajouté par Angel89 2018-08-19T21:50:27+02:00

J'ai été très surprise par ce roman. L'histoire est très bien écrite, j'ai de suite accroché. J'ai beaucoup aimé Cathy Linton et son père Edgar, leur lien était vraiment touchant. Quel homme détestable cet Heathcliff ! Plus d'une fois j'ai eu envie de secouer les personnages pour qu'ils se révoltent contre lui ! Par contre, je suis peut-être passée à côté, mais j'ai trouvé que l'amour était très peu présent dans ce roman, comparé à la vengeance et à la rancoeur. Enfin, je ne m'attendais pas à une fin heureuse, elle m'a beaucoup plu.

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Commentaire ajouté par Alohomora 2018-08-24T12:05:36+02:00

Quelle lecture ! J'ai beaucoup apprécié ma lecture, j'ai hésité entre la liste d'or et la liste d'argent mais je pense que ça n'a pas beaucoup d'importance, je ne sais même pas ce que je vais bien pouvoir écrire dans ce commentaire.

C'est un roman extrêmement sombre avec des personnages plus malsains les uns que les autres qui se déchirent jusque mort s'en suive. Heathcliff c'est ce méchant qu'on adore détester et c'est un des personnages que j'ai préféré. Il est violent, malsain, sombre et brisé. On a franchement envie de lui en coller une plus d'une fois. Contrairement à ce qui est souvent dit, ce n'est certainement pas l'amour qui est au coeur des Hauts de Hurle-Vent, l'histoire d'amour entre Heathcliff et Catherine Earnshaw n'est qu'une facette de l'histoire mais le véritable thème de ce livre c'est sûrement la vengeance, la haine et même la rancoeur.

L'histoire des Hauts de Hurle-Vent laisse une sensation de malaise profond, de gêne en lisant le roman qui est très désagréabe. Il est difficile de faire une critique de ce roman tant il est particulier et unique. Je pense que chacun ressort de sa lecture avec une expérience différente et c'est sûrement la force du livre.

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Commentaire ajouté par laurie6898 2018-08-28T11:03:55+02:00

Une histoire d'amour qui se mêle à la vengeance ...

Roman sombre et plutôt monotone .. Il reste un grand classique et une très bonne histoire.

Tres belle écriture !

Je me suis prise d'affection pour le personnage de Heahcliff malgré sa cruauté

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Commentaire ajouté par Breatheforlife 2018-08-31T15:12:35+02:00

Une histoire captivante et originale, à laquelle on accroche vite. Mon premier livre de littérature anglaise qui me donne envie de continuer à lire ces types de livres.

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Commentaire ajouté par Lisanaconda 2018-09-07T21:43:10+02:00

Amour et vengeance... Ce livre jongle entre ces deux sentiments et parfois on ne sait même plus duquel il est question car les relations et choix sont compliqués mais très bien tissés. Je suis contente d'avoir lu cette icône de la littérature anglaise dotée d'une si bonne écriture où tant de subtilités s'entrelacent. Cependant je tiens à préciser que ce n'était pas une lecture facile, du fait qu'il y a beaucoup de longueurs. Les personnages ne prennent pas assez de graine de leurs desseins, freinant ainsi leur évolution.

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Dédicaces de Emily Brontë
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Editeurs

Gallimard : 5 livres

LGF - Le Livre de Poche : 4 livres

Delcourt : 2 livres

L'Archipel : 2 livres

Points : 2 livres

Robert Laffont : 2 livres

L'Ecole des loisirs : 1 livre

J'ai lu : 1 livre

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