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Commentaires de livres faits par MilaMaelle

Extraits de livres par MilaMaelle

Commentaires de livres appréciés par MilaMaelle

Extraits de livres appréciés par MilaMaelle

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 24-08-2018
Une coïncidence, ça ne veut rien dire ;
deux coïncidences, ce n'est qu'une coïncidence ;
trois coïncidences, c'est le début des emmerdes.
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date : 28-07-2018
Dès qu’il avait vu les deux intrus transporter le patient n° 43 inconscient hors de l’hôpital, Hart avait compris qu’il allait devoir renoncer à son job et quitter Santa Mondega le plus vite possible. Il ne fallait pas déconner avec ce patient. Dans l’hôpital, tout le monde le savait. Tous les autres patients étaient ou bien des assassins qui avaient plaidé la folie, ou bien des timbrés convaincus de l’imminence de la fin du monde et prêts à tout pour la précipiter. Le seul patient aimable de l’établissement était Casper, plus connu entre les murs sous le surnom de « Quarante-Trois ». C’était un simple d’esprit, très agréable et très poli, mais extrêmement paranoïaque, et d’un âge mental avoisinant les 8 ans. Il était sans aucun doute possible le patient le moins agressif, pourtant, personne n’aurait jamais osé l’emmerder, même gentiment. Les autres pensionnaires avaient beau être dérangés ou carrément fous à lier, tous savaient qu’il fallait éviter à tout prix d’embêter Casper. Sinon, on recevait une visite nocturne, avec, à la clé, un passage à tabac administré par son frère, un homme avec lequel personne n’avait envie de déconner.
Le frère de Casper passait assez souvent, environ une fois toutes les six ou sept semaines. Systématiquement, il réglait plusieurs mois à l’avance l’hébergement de son cadet, et se faisait un point d’honneur à demander à la personne chargée de l’accueil si quelqu’un avait embêté Casper depuis sa dernière visite. Tous les réceptionnistes étaient bien trop terrorisés à l’idée de lui mentir : ils s’empressaient de tout raconter et balançaient les noms de ceux qui avaient piqué les crayons de couleur de Casper, lui avaient envoyé un coup de pied au tibia, ou avaient simplement changé de chaîne alors qu’il regardait Rue Sésame. Les coupables payaient tous pour leurs actes, et aucun ne s’avisait de les réitérer, ce qui garantissait à Casper une existence généralement très agréable au sein de l’hôpital du docteur Moland. Mais il ne remettrait sans doute désormais plus jamais les pieds dans l’établissement, et, par conséquent, Devon Hart non plus.
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date : 11-07-2018
Si j'avais toute cette violence à l'intérieur, c'était peut-être simplement parce qu'il y avait la place.
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date : 11-07-2018
Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.
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date : 10-07-2018
Regarde-moi dans les yeux comme tu le faisais alors, soutiens mon regard, et appelle-moi par ton nom.
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date : 10-07-2018
Il est plus moi-même que je ne le suis.
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date : 10-07-2018
Un nombre plus grand que l'infini.
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date : 10-07-2018
Entre toujours et jamais.
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date : 10-07-2018
Quand quelqu'un t'appelle toutes les, nuits à trois heures du matin pendant un mois, t'envoie vingt pages de délire psychotique en guise de lettre d'amour et finit par te menacer de mort, je crois qu'on peut dire qu'il est mal en point.
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date : 10-07-2018
Comment un gamin de vingt ans aurait-il pu affronter le spectre de sa propre mort, la réalité d'un amant mourant ?
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date : 10-07-2018
- Tu dois te demander pourquoi j'avais choisi de vivre avec lui.
- Non, pas vraiment.
Tran ne sembla pas l'entendre.
- Je me disais qu'il n'avait pas toujours été comme ça, que c'était la maladie qui l'avait changé. Mais c'est faux. Luke a toujours été dingue. Il y a toujours eu de la violence en lui. C'est un brillant écrivain, un brillant causeur. Il a le chic pour te faire croire que tout va bien. Mais même avant d'être séropo, il en avait tous les jours après le monde entier. Il m'a dit que ce qui pourrait lui arriver de mieux, ce serait de se réveiller un beau jour et de ne pas être en rage, rien qu'un jour. Mais il en était incapable.
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date : 10-07-2018
Tran venait de se révéler imprévisible, et les gens imprévisibles sont dangereux.
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date : 22-03-2018
Je comprends soudain qui il est. Il n'est pas le salopard intraitable et tyrannique qui commande une bande de guerriers fanatiques. Il n'est pas la victime rendue ivre de rage par la mort d'êtres aimés, et dévoré vivant par le désir de vengeance. Il est un être fait de volonté pure, de maîtrise parfaite, capable de mobiliser toute son énergie, tout son savoir, en un unique objectif. Il est un véritable guerrier.
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date : 21-03-2018
Nous allons présider à la naissance et à la chute des nations. Ensemble, nous serons les témoins de l'éternité. [...] Nous saisirons le monde à la gorge et y boirons notre content.
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date : 21-03-2018
Mi-ange, mi-démon, d'une douceur ineffable et d'une violence implacable, il était à la fois l'amour et la haine.
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date : 11-02-2018
Il fait beau. Nous poursuivons la conversation entamée au premier instant et qui ne s'est jamais interrompue depuis entre nous.
- Tu affirmes n'être pas croyant, tu penses donc diriger ta vie avec ton seul libre arbitre ? me demande-t-elle à brûle-pourpoint.
- Je crois que le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera de leur vie à leur place.
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date : 11-02-2018
Je crois que, dans la vie, il y a trois facteurs, le talent, la chance, le travail. Avec deux de ces facteurs on peut réussir : travail plus chance peuvent suffire, si on n'a pas de talent. Talent plus travail peuvent compenser le manque de chance. Talent plus chance peuvent éviter le travail. Mais l'idéal est de disposer des trois.
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date : 11-02-2018
En tant que sergent-chef j'ai remis sur pied le commando des Loups. j'ai sélectionné les plus féroces des recrues. Je leur ai appris toute la force de la phrase : "Sois rapide ou sois mort." J'ai inventé toutes sortes de jeux pour qu'ils développent leurs réflexes de rapidité. Ils jonglent avec des grenades dégoupillées, ils arrivent à éviter des flèches lancées de face, ils font des concours en posant leur main sur une table et en frappant de plus en plus vite entre leurs doigts écartés avec un couteau. Certains sont si véloces qu'ils arrivent à capturer à la main des petits lapins. J'ai réveillé quelque chose en eux. L'animal. [...] Nous ne parlons que pour survivre. Mes loups m'obéissent au doigt et à l’œil. Je suis plus que leur sergent, je suis le chef de la horde.
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Comment expliquer un tel besoin ? Comment trouver les mots pour décrire l'exquise agonie que l'on ressent quand toute pensée rationnelle est abolie et qu'il ne vous reste qu'une seule chose à laquelle vous raccrocher, une seule chose qui vous maintient lié à votre corps, une seule chose qui vous fait vous sentir réel ? Intensément et douloureusement réel. Tout ce qui existe alors en dehors de cet instant devient insignifiant, dérisoire et supportable. C'est là que réside le sens véritable du sadomasochisme.
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Une mélodie dans le vent
Éparpillée au fil du temps
En quelques notes insensées :
Et meurent nos amours blessés.
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date : 11-02-2018
Mary ouvrit la bouche au moment même où trois avions de chasse, venant de Fiona, prenaient de la vitesse au-dessus de nos têtes.
- Votre vie, c'est du vent.
- Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ?
Elle attendit quelques secondes. Les bolides avaient déjà disparu dans la direction de Glasgow.
- Je dis : vous prendrez le suivant.
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date : 11-02-2018
- Bon Dieu, s'exclama Morel, me tirant de mes réflexions. En trente ans de carrière je n'ai jamais vu une chose pareille !
Il s'agissait pourtant d'un hémicycle traditionnel, avec des rangées de banquettes vides ; en bas, sur une estrade, on reconnaissait la non moins classique table de conférence, l'alignement des carafes d'eau, des microphones et des cartons tournés vers un public imaginaire, portant nos huit noms imprimés en italiques.
Mais derrière cette table, les huit fauteuils étaient tous surmontés d'un casque semblable à celui que Némos avait utilisé le matin pour ma Visite, et tous séparés les uns des autres par des cloisons. Sur le mur derrière la table, et donc invisible depuis les fauteuils, se trouvait un écran géant. Télek, d'une boutade, résuma l'impression générale :
- Un salon de coiffure pour asociaux !
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date : 11-02-2018
"Il ne lui reste plus que la musique, maintenant. C'est courant, dans ce genre d'affection neurologique."
Un mot scandaleux : affection. Comme si l'amour que je portais à maman était insuffisant. Comme si la maladie l'aimait plus fort que moi.
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date : 11-02-2018
Tenez-vous la tête fraîche, les pieds chauds, le ventre libre, et moquez-vous des médecins.
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date : 11-02-2018
Pouvez-vous me trouver Guerre et Paix dans la bibliothèque ?
Laissez-moi réfléchir, enchaînai-je. En toute logique, Tolstoï devrait se trouver dans la section LITTÉRATURE RUSSE, dans le couloir du second étage, près de la salle de bain. Mais si vous me posez la question c'est qu'il doit y avoir un piège... Peut-être est-il rangé parmi les écrivains ayant souffert d'une maladie chronique ? J'ai cru voir qu'il existait une classification caractéristique pour cette catégorie. Dostoïevski par exemple se trouve en compagnie de Flaubert, Molière dans la section EPILEPSIE... Tolstoï quant à lui souffrait de migraine, de syphilis et mourut d'une pneumonie. Cela devrait suffire pour le retrouver quelque part dans une de ces sous-catégories... Cela dit, la syphilis n'est pas tenue en compte dans votre classement : trop d'écrivains en ont été victimes. Quant à la pneumonie, c'est seulement en fin de vie qu'il l'a contractée, elle ne correspond pas au classement. Je le verrais donc plutôt dans la section CÉPHALÉES. Quoique... Tolstoï réussit à surmonter ses migraines en adoptant un régime végétarien. Il appartient donc à l'exception 5.1 de la catégorie ÉCRIVAINS MALADES et doit donc doit donc figurer parmi les AUTEURS AYANT DÉVELOPPÉ UNE PHILOSOPHIE DE VIE EN ACCORD AVEC LEURS PROBLÈMES DE SANTE. Conclusion : il se trouve dans la cuisine, à droite de la hotte, deuxième étagère. Mais... Mais ? souligna le vieillard fort intéressé. Mais je me trompe ! repris-je. Je me souviens à présent du concept de pacifisme végétarien que Tolstoï développa à la fin du XIXe... Ce pacifisme singulier est antérieur à sa décision de régime alimentaire et doit correspondre à l'exception 5.1.6, il devrait par conséquent se trouver rangé avec les AUTEURS AYANT ÉTÉ INSPIRATEURS D'UN SYSTÈME DE PENSÉE PACIFIQUE. Tolstoï est à coup sûr à deux pas d'ici, dans ce petit salon, derrière moi, à gauche de la porte sur la troisième étagère, à côté de Mes expériences avec la vérité de Gandhi.
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date : 11-02-2018
J'ouvris le manuscrit au hasard. Je tombai sur l'exception n°3 à la règle n°14. Elle débutait ainsi : Dans la catégorie des romans, tous pays confondus, les ouvrages dont les auteurs ne sont pas morts naturellement (ex : Virginia Woolf, suicide) sont classés dans la section MORTS BRUTALES (Cf Règle n°34).
Intrigué par un tel classement, je me rendis à la page de la règle n°34. J'y découvris que tous les écrivains morts brutalement avaient droit à une place à part : chambre de Bertrand, étagères près de la fenêtre, gauche. Les morts violentes se séparaient en cinq catégories : SUICIDE, ACCIDENT, DUEL, MEURTRE, GUERRE. Les suicides à eux seuls se divisaient également en une douzaine de sous-catégories : ARMES A FEU (Montherlant, Gary, Hemingway...), PENDAISON (Nerval, Tsvetaeva, Duprey...), NOYADE (Woolf, Celan...). D'autres types de mort ne comportaient qu'un seul représentant : PRÉCIPITÉ DANS LE CRATÈRE DE L'ETNA (Empédocle), HARA-KIRI (Mishima), ÉCRASÉ PAR UN ARBRE (Von Horvath), ASSOME PAR UNE TORTUE TOMBÉE DU CIEL (Eschyle). Dans la catégorie ACCIDENTS, la section AUTOMOBILE répondait à une amusante logique de classement selon le nombre de cylindres du véhicule : Huit cylindres (Facel Vega FV3 pour Albert Camus), Six cylindres (Aston Martin DB4 pour Roger Nimier, Jaguar MK2 pour Jean Bruce). Dans la catégorie GUERRE, le classement faisait la distinction entre les victimes (Saint-Exupéry, Robert Desnos, Max Jacob) et les collaborationnistes (Brasillach, Pierre Drieu La Rochelle), les uns et les autres étant rangés dans des pièces éloignées. Une histoire d'inimitié, très certainement.
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