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Les extraits appréciés par Angel4ever

- Comment tu t'appelles ? tentais-je encore. Pas de réponse. Ce n'était pas gagné...

- Moi c'est Charlotte.

Son visage s'anima soudain et il me considéra avec un intérêt nouveau. Forcément. Il avait l'âge pour me faire des blagues à base de fraises, lui!

- Charlotte?

- Oui.

- Comme la plus célèbre meurtrière de ce pays?

Hein?

- Charlotte Corday, insista-t-il devant mes yeux ronds, celle qui a assassiné Marat dans sa baignoire.

Il sortait d'où ce môme?

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« - Pourquoi es-tu si con ?

Les mots étaient sortis avant que je puisse y réfléchir à deux fois.

- Tout le monde doit exceller quelque part, non ?

- Eh bien, tu fais vraiment du bon boulot.»

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Ali se précipite vers lui pour l'accueillir et se jette à son cou.

- Tu viens prendre le petit déjeuner avec nous ? C'est Noël !

Il sautille en battant des mains, comme un enfant de cinq ans.

- Noël ? Où sont mes cadeaux ?

Elle lui fait un doigt d'honneur.

- Le voilà, ton cadeau. Il te plaît ?

- Super. Mais c'est trop. Je ne peux pas accepter.

- J'insiste, dit-elle en lui agitant son doigt sous le nez.

- Tu n'es qu'une sale gamine, rétorque-t-il en la repoussant. Je ne comprends pas comment Cole fait pour te supporter.

- Il me supporte parce qu'il sait que je suis la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée.

Cole lui adresse un clin d'oeil.

- Tu m'as ôté les mots de la bouche, Ali-gator.

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Si Dieu façonne nos visages, a-t-il ri quand il a créé le mien ?

Façonne-t-il des jambes qui ne marchent pas et des yeux qui ne voient pas ?

A-t-il bouclé les cheveux sur ma tête jusqu'à ce qu'ils se rebellent sauvagement ?

Clot-il les oreilles du sourd pour le rendre dépendant ?

Mon apparence est-t-elle un hasard ou un mauvais coup du destin ?

S'il m'a façonnée, ai-je le droit de le détester pour tout ce que je n'aime pas chez moi ?

Pour les défauts qui s'aggravent chaque fois que je me contemple dans un miroir,

Pour ma laideur, pour le mépris et pour la peur ?

Nous sculpte-t-il pour son plaisir ou pour accomplir un dessein qui m'échappe ?

Si Dieu façonne nos visages, a-t-il ri quand il a créé le mien ?

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« - Comment as-tu su que j’avais besoin de toi ?

- Parce que moi aussi, j’avais besoin de toi ».

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Les livres te permettent d'être qui tu veux,de ne plus être toi même pendant un moment.

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— Nous reviendrons là-dessus plus tard. Vous remarquerez que ce document évoque toutes les clauses que vous devez respecter. La principale étant que vous ne parliez pas à la presse. Ce n’est pas négociable, j’en ai bien peur. Cette clause demeure en vigueur jusqu’à votre décès. Comprenez-vous bien cette exigence, mademoiselle Thomas ?

— Je pourrai donc leur parler après ma mort ? demandai-je avec un petit rire.

Ted me tapait sur les nerfs. Je n’avais peut-être pas assez dormi, finalement.

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— Écoute, tu as été vraiment adorable depuis que tu as passé le seuil de cette porte. Enfin, à part quand tu as raconté à Mal que je t’avais vomi dessus. Ce n’était vraiment pas nécessaire. Mais, en l’espace de vingt-quatre heures, tu m’as laissée seule dans une chambre, tu as foutu le camp avec une groupie, tu m’as accusée de m’envoyer en l’air avec ton frère et tu as lancé ta meute d’avocats à mes trousses.

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Je serrai fort un des coussins du canapé contre ma poitrine.

Mal se pencha et m’ébouriffa les cheveux.

— David est le chouchou de ces dames. Il est beau, joue de la guitare, et écrit les paroles. Les minettes s’évanouissent sur son passage. Ajoute à ça le fait d’être une jeunette et tu as le scoop de la semaine.

— J’ai vingt et un ans !

— Et lui vingt-six. Ça leur suffit.

Mal soupira.

— Regarde les choses en face, petite mariée. Tu as été unie à l’un des fils préférés du rock par un imitateur d’Elvis à Vegas. Ça fait toujours son petit effet. En plus, étant donné tout ce qui se passe avec le groupe dernièrement… Jimmy qui déconne et David qui perd son mojo de parolier. Enfin, tu vois le tableau. Mais, la semaine prochaine, quelqu’un d’autre fera quelque chose de dingue et ils t’oublieront.

— J’espère…

— Je le sais. Les gens font tout le temps des conneries. C’est ça qui est bien.

Il se renfonça dans le canapé, les mains derrière la tête.

— Allez, fais risette à Oncle Mal. Je sais que tu en meurs d’envie.

Je souris sans conviction.

— C’est vraiment un sourire pourri et j’ai honte pour toi. Tu ne tromperas personne avec ça. Recommence.

Je réessayai de sourire jusqu’à ce que mes joues me fassent mal.

— Merde ! Maintenant on dirait que tu souffres.

Notre hilarité fut interrompue par des coups à la porte. Il haussa les sourcils dans ma direction.

— Je me demandais combien de temps il allait tenir.

— Quoi ?

Je le suivis jusqu’à la porte d’entrée, tapie derrière une cloison au cas où ce serait encore la presse.

Il ouvrit la porte et David lui fonça dessus, visiblement fou de rage.

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