Les extraits appréciés par Cleote
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-Bien, dis-je. Cahil, dans l’esprit d’un Nouveau Commencement, reprenons les choses de zéro. Pour faire le premier pas dans notre nouvelle amitié, j’accepte de vous accompagner au festin. –Notre amitié ? -C’est tout ce que je peux vous offrir. –A cause de la personne qui vous a donné ce pendentif ? -Oui. –Que lui avez-vous donné en retour ? Cela ne le regardait pas, et je faillis lui en dire autant, puis je me maîtrisai. Si nous allions être amis, Cahil devait connaître la vérité. –Mon cœur, dis-je. J’aurais pu ajouter : ma confiance, mon corps, mon âme. Il me regarda un instant. –Alors je me contenterai de votre amitié. Il sourit de nouveau. –Est-ce que cela veut dire que vous allez être moins difficile, à l’avenir ? -N’y comptez pas trop. Cahil se mit à rire.
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-Elena, où étiez-vous passée ? -Je faisais des courses. Pourquoi ? Vous aviez prévu un nouveau contrôle surprise ? Ignorant ma question, Cahil fixa du regard mes compagnons. Ceux-ci s’aplatissaient contre le mur, essayant de se rendre invisibles. –Le marché est fermé depuis des heures. Que faisiez-vous ? -Cela ne vous regarde pas. Le regard de mon instructeur revint vers moi. –Mais si, cela me regarde. C’est votre première sortie dans la Citadelle. Vous étiez seule, on aurait pu vous attaquer et vous voler votre argent. Ne vous voyant pas revenir, j’ai pensé au pire. De nouveaux, son regard coula vers les enfants. –Je me débrouille très bien toute seule, dis-je. Allons-y les enfants. Fisk hocha la tête et partit vers le bout de la rue. Les autres enfants et moi le suivîmes. Cahil poussa un grognement de mépris et descendit de cheval. Conduisant Topaze par les rênes, il marcha à mes côté, mais ne réussit pas à garder le silence. –Vos petits protégés vont vous causer des ennuis, dit-il. Chaque fois que vous sortirez dans la Citadelle, ils se rueront sur vous comme des parasites. Ils ne seront contents que lorsqu’ils vous auront extorqué votre dernier sou. –Encore une leçon ?demandai-je avec sarcasme. –J’essai juste de vous aider, dit Cahil d’une voix tendue. –Ce n’est vraiment pas la peine. Tenez-vous-en à ce que vous connaissez, Cahil. Sauf en ce qui concerne les chevaux, je n’ai que faire de vos conseils. Il expira une longue bouffée d’air. Du coin de l’œil, je le vis ravaler sa colère. C’était assez impressionnant à voir. –Vous êtes toujours fâchée contre moi, dit-il. –Ah ! Pourquoi donc ? -Parce que j’ai cru que vous étiez une espionne. Je ne répondis pas, et, au bout d’un moment, il poursuivit. –A cause de ce qui s’est passé avec la Première Magicienne. Je me doute que cela doit être désagréable. –Désagréable ! Je m’arrêtai au milieu de la rue et me tournai vers Cahil. –Qu’en savez-vous ?demandai-je. Cela vous est-il déjà arrivé ? -Non. –Dans ce cas, vous ne savez pas de quoi vous parlez. Imaginez qu’on vous mette à nu, sans aucun moyen de vous défendre, et que toutes vos pensées, tous vos sentiments soient soumis à un examen sans pitié. –Mais elle a dit que vous l’aviez repoussée. Qu’elle n’a pas réussi à lire profondément en vous. La pensée qu’elle aurait pu pénétrer au fond de mon âme me fit frémir. Rien d’étonnant à ce que cet examen laisse parfois des dégâts mentaux. –C’est pire que d’être violée, Cahil. Je le sais : j’ai vécu les deux. Sa mâchoire se décrocha. –Alors c’est pour ça… -Quoi ? -Que tu n’es pas sortie de ta chambre pendant trois jours. Je hochai la tête. –Je n’étais pas d’humeur très sociable, en effet.
Afficher en entierPp 212
-Nous sommes une classe, dit-il. Elles n’ont jamais plus de quatre élèves. Nulle part dans cette école tu ne verras de longues rangées d’élèves écoutant un professeur pérorer. Nous privilégions l’intimité et la pratique. –Combien d’élèves par mentor ? -Pas plus de quatre pour les plus expérimentés. Les jeunes mentors n’en prennent qu’un seul. –Et les maîtres magiciens ? Je redoutais le moment où je devrais partager Irys avec d’autres élèves. –Ah… Il hésita un instant. Pour une fois, il semblait chercher ses mots. –En général, les Maîtres ne prennent pas d’élèves. Nous sommes occupés par les réunions du Conseil, la vie du pays, le recrutement de nouveaux élèves. De temps à autre, cependant, il se présente un élève qui éveille notre intérêt. Il me regarda longuement, comme s’il hésitait à tout me dire. –Ces dernières années, je suis devenu las des réunions du Conseil. Aussi ai-je décidé de consacrer toute mon énergie à l’enseignement. Cette année, j’ai deux élèves. Roze n’en a choisi qu’un seul depuis qu’elle a été nommée Première Magicienne. Zitora n’en n’a aucun. Elle a besoin d’un temps d’adaptation ; elle n’est devenue Maitresse que l’année dernière. –Et Irys ? -Vous êtes sa première élève. –Vraiment ? Il hocha la tête en silence. –Vous avez dit que Roze avait un élève. Qui est-ce ? -Votre frère, Leif.
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L’espace d’un instant, je croisai le regard de Leif, toujours aussi glacial, puis je me dirigeai vers le Tisseur d’histoire. Il n’avait pas bougé. Kiki l’avait appelé « Homme-Lune ». Avant de prendre sa main, je lui demandai son nom. –Homme-Lune, cela ira très bien. Je regardai sa peau peinte. –Pourquoi l’indigo ? -Une couleur froide, pour apaiser les flammes entre ton frère et toi, dit l’Homme-Lune avec un grand sourire. Puis il prit l’air contrit. –En fait c’est ma couleur préférée.
Afficher en entier"– Ne t’inquiète pas. Il a un instinct de protection surdéveloppé, voilà tout.
Valek toussota.
– Si tu pouvais éviter de t’attirer des ennuis, ne serait-ce qu’une journée entière, mon côté protecteur serait moins instinctif"
Afficher en entierJe chiffonnai le papier d’emballage et le jetai dans le carton, ne remarquant qu’à ce moment-là une feuille de papier qui se trouvait cachée sous la boîte. C’était un dessin à la mine de plomb, représentant le visage d’un homme. Le retournant, je reconnus Adam, le regard attentif, mais les lèvres parcourues d’un soupçon de sourire. Au bas de la page, l’artiste avait apposé sa signature : Marjorie Hanna.
Afficher en entierAbel Féval se ressert un café et déplie son journal. À la une, le coup de gueule de Léonard Mink, porte-parole des pro-séni à l’Assemblée :
« Nos rides sont notre patrimoine ! Les nier, c’est nier le sens même de la vie ! »
Réponse immédiate du Premier ministre : « Ce discours passéiste remet en cause la liberté fondamentale de l’individu : celle de conserver, en dépit des ans, son intégrité physique et mentale. Le Juvénia-program a changé, au sens propre du terme, le visage de nos sociétés. Il a rendu sa dignité à l’être humain, éradiqué la « malédiction du temps »
Afficher en entier-Reste cool, sussura Carter en la poussant à l'intèrieur.
Sa bourrade la fit redescendre sur terre.
-Toujours, répondit-elle fièrement.
Afficher en entier-Jolies chaussures, Sheridan, dit-il
Sans un regard en arrière, elle lança.
-Reste cool Carter West.
Elle avait déjà remonté la moitié du couloir quand elle entendit sa réponse.
-Toujours.
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