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Les extraits appréciés par Malow_33

« Il ne lui restait que quelques légères cicatrices. (...) Je n'y voyais pas ses imperfections, mais un souvenir vivace de cette funeste nuit que nous avions traversée ensemble. Ne Prétendait-on pas que la lumière naissait des ténèbres ? »

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- Je ne suis pas très douée pour mentir.

- Eh bien, mieux vaudrait apprendre vite. Parce que pour l'instant, tu as à peu près autant de charme qu'une limace crevée.

Katniss et Haymitch.

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« Soudain, Grace se tut. Qu'il soit blanc, noir, gros, maigre, complètement crétin ou diplômé de Harvard, elle était d'avis qu'il était stupide de juger une chanson en fonction de celui qui la chantait. Pour elle, tout ce qui comptait, c'est le plaisir qu'elle avait à l'écouter. »

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La stupidité était la chose la mieux partagée au monde.

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Elle le regarda avec ses yeux verts où il aurait tant voulu se noyer.

- Je ne devrais pas faire ça..., souffla-t-elle

Elle se jeta à son cou et l'embrassa. Un baiser violent, passionné et... désespéré.

Un instant, alors qu'il la serrait contre lui, le contact des lèvres de la jeune femme, la douceur de ses dogts sur sa nuque et le petit gémissement qui lui échappa firent oublier jusqu'à son nom au Sourcier.

Quand elle s'écarta, l'esprit embrumé, il la regarda glisser le pied dans un étrier et monter en selle. Elle tira sur les rênes, amenant le cheval près de lui.

- Jure-moi de ne rien faire de stupide, Richard Cypher!

- Promis, dit le Sourcier sans préciser que la mettre en danger était ce qu'il considérait comme le comble de l'idiotie. Ne te tourmente pas, je ne serais pas absent longtemps. Fais en sorte que Rahl n'ait pas la boîte. C'est l'essentiel! A présent, file!

Les rênes du rouan à la main, il regarda la jeune femme traverser le pont au galop.

- Je t'aime, Kahlan Amnell...,murmura-t-il.

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- Eh bien voilà ! ça, c'est beaucoup plus mon style, me suis-je félicitée, en désigant ma robe. Si j'avais tout un placard çà fringues dans le même genre, je me ferais beaucoup mieux à ma nouvelle vie ic...

En trois enjambées, il était sur moi, m'enlaçant la taille pour me plaquer contre lui. Si violemment que j'ai ressenti la secousse jusque dans les doigts de pied.

- John ! me suis-je exclamée, le soufflé coupé.

Chapitre 22, page 309

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Je posais ma tête sur son torse et fermai les yeux. [...]

Nous restâmes dans cette position un long moment, jusqu'à ce qu'on frappe discrètement à la porte entrebâillée. Lissa apparut dans l'embrassure.

- Je suis désolée, dit-elle, le visage rayonnant. Vous auriez dû mettre un écriteau sur la porte. Je ne pouvais pas savoir que cela devenait chaud.

- C'était inévitable, répondis-je joyeusement en serrant la main de Dimitri. Ca devient toujours chaud quand il est dans les parages.

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― Cornes de bouc ! s’exclama Pamela en se frappant le front. J’allais oublier… Tu ne croiras jamais ce qu’il a fait aujourd’hui.

― Es-tu sûre que j’aie envie de l’apprendre ? répliqua Hayley, mi-inquiète, mi-amusée.

― Sans doute que non. Grimsley et moi étions dans le jardin en train d’aider tante Olivia à relever le baquet à lessive que les chiens avaient renversé ; évidemment, les garçons et Callie jouaient les mouches du coche, et le chaos le plus total régnait. Malheureusement, le pasteur a choisi cet instant précis pour s’arrêter chez nous…

― Ne me dis pas que c’est Winston qui lui a ouvert la porte !

― Winston a ouvert la porte en vociférant : « Qui c’est que vous êtes et qu’est-ce que vous voulez, sacredieu ? » Le pasteur est presque tombé raide mort.

― Ô mon Dieu, murmura Hayley, qui fit de son mieux pour réprimer un éclat de rire, mais en vain.

― « Ô mon Dieu », comme tu dis. Il a fallu deux verres du brandy de papa pour que le pauvre homme reprenne ses esprits.

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La prudence exigeait qu'il n'informe personne de sa situation : il lui fallait cependant compter sur l'aide de quelqu'un. Et celui en qui il avait la plus entière confiance était son beau-frère et meilleur ami, Justin Mallory, comte de Blackmoor.

- En fait, j'aimerais prévenir une personne...

- Très bien. Un ami?

- Oui. quelqu'un avec qui je ...travaille.

- Où êtes-vous employé? s'enquit-elle, les yeux brillants de curiosité.

- Je suis... euh... précepteur, improvisa Stephen en hâte. Dans une famille londonienne.

- Précepteur? C'est magnifique ! Quelles matières enseignez-vous?

- Eh bien... les matières habituelles. Les classiques.

- Les mathématiques? Le latin?

- Évidemment.

Un large sourire illumina le visage de Hayley.

- Lingua latina? Vero?

Stephen ravala de justesse un grognement. Enfer et damnation, une femme qui parlait latin ! Lui aussi l'avait étudié, bien sûr, mais il n'avait jamais excellé dans cette langue et n'avait plus tenté de la parler depuis des années.

Après s'être désespérément creusé la tête pour retrouver quelques conjugaisons, il se lança :

- Caput tuum saxum immane mittam.

Le sourire qu'elle arborait s'évanouit, et elle fronça les sourcils, l'air perplexe.

- Pourquoi voudriez-vous me lancer un énorme caillou à la tête?

Malgré sa consternation, Stephen s'obligea à demeurer impassible. De toute évidence, les mots qu'il venait de proférer ne signifiaient pas "Je suis très heureux de faire votre connaissance" !

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Chapitre 1

Des rides marquaient le visage sévère de l’homme qui l’observait et son front dégarni légèrement plissé montrait qu’il était indéniablement soucieux.

-Tu es sûre de ce que tu fais, ma chérie ?

Morgana releva son joli minois couvert de poussière et repoussa la longue mèche couleur de jais qui s’était échappée de son chignon.

-Oui mon oncle. Cessez donc de vous inquiéter, les miroirs sont parfaitement positionnés et tout est prêt. La nuit nous appartient ! Ça va être follement excitant, ne croyez vous pas ? s’exclama -t-elle d’un ton enthousiaste les yeux rivés sur le télescope de deux mètres de haut qu’elle venait récemment de mettre au point.

Le comte Charbrey leva les yeux au ciel.

-Morgana, je ne parlais pas de ton invention mais de ta sœur et de l’idée que tu as de lui trouver un mari !

–Ne me dîtes pas que vous n’êtes pas de mon avis ?

Lord Charbrey tapota nerveusement son ventre bedonnant d’un air embarrassé.

-Si…si…cependant tu connais Rosalie …es-tu certaine qu’elle soit prête à entrer dans le monde ?

-Elle a dix huit ans, mon oncle! Et puis devenir une débutante, porter de ravissantes toilettes et être courtisée par les jeunes gens bien élevés n’a rien d’un supplice, il me semble ! rétorqua-t-elle d’un ton léger avant de plonger son oeil dans la lunette du télescope.

-Ça peut le devenir. Les salons de Londres sont des arènes, Morgana, des arènes meurtrières où le coeur d’une jeune fille est parfois malmené…

–Rosalie est une Charbrey, elle est maligne et forte et de toute façon, il est inutile de vous inquiéter puisque j’ai la ferme intention de la protéger et de rester toute la saison à ses cotés, assura-t-elle distraitement tandis qu’elle effectuait un nouveau réglage.

Le comte haussa les sourcils, surpris.

-Comment ? Ne me dis pas que tu comptes accompagner ta soeur à Londres ?

Mais la jeune fille ne l’écoutait pas. Ses yeux étaient rivés sur son engin qu’elle fixait d’un air concentré.

-Je me demande si je ne me suis pas trompée dans mes chiffres, fit-elle en réfléchissant à voix haute, si je…

-Morgana !

La jeune fille interrompit un instant ses calculs pour se reconnecter à la réalité.

-Pardon mon oncle, vous disiez ?

Lord Charbrey soupira.

-Morgana cela fait plusieurs années que nous disons à qui veut l’entendre que tu souffres d’une maladie chronique qui t’empêche de paraître en société, tu imagines le scandale que cela créerait si quelqu’un découvrait que ce n’est pas la vérité?

-Il n’y a aucune raison pour que quiconque découvre quoi que ce soit. Nous vivons en reclus depuis si longtemps que tout le monde aura oublié mon existence…et si ce n’est pas le cas, vous pourrez toujours prétendre que mon état de santé s’est soudainement amélioré…

-Mais tu as toujours refusé de recevoir ou d’assister à la moindre soirée !

Là, il n’avait pas totalement tort, songea-t-elle amusée. Recevoir des inconnus, leur faire des simagrées, être constamment interrompue dans ses recherches par la visite impromptue des uns ou des autres bref vivre la vie sociale d’une jeune aristocrate lui semblait parfaitement impossible.

-Et bien je ferais une exception pour le bonheur de ma soeur. Je ne vais pas la laisser affronter cette épreuve seule, je veux qu’elle ait une épaule sur laquelle s’appuyer et une personne sensée qui puisse la conseiller et la chaperonner.

Le comte eut instinctivement envie de protester. Morgana !!!Avec ses cheveux d’ébène, sa peau laiteuse, ses yeux en amande d’un vert étincelant et sa silhouette voluptueuse ? Un chaperon ?

-C’est très généreux de ta part, Morgana, mais je préfère t’informer tout de suite que tu vas devoir oublier cette histoire de chaperon.

Elle haussa les sourcils.

-Et pour quelle raison ?

-Mais parce que tu es magnifique, célibataire, d’excellente famille et qu’à vingt trois ans, tu peux encore être considérée comme une jeune fille à marier.

-A marier ? Moi ? Avec cette fable que vous et ma tante avez inventé à mon sujet ? Enfin mon oncle quel homme s’intéresserait à une vieille fille de vingt trois ans prétendument malade ?

Le comte soupira. En réalité Morgana ne lui avait guère laissé le choix. Cette petite obstinée avait toujours prétendu ne pas être faite pour la servitude du mariage et ses obligations. Devenir l’esclave d’un homme, lui octroyer le droit de gérer son argent ou de diriger sa vie sous prétexte qu’il était son mari lui paraissait une idée révoltante. Le comte avait bien essayé de la convaincre des plaisirs de la danse, de la conversation et de toutes ces choses qu’un amour sincère et véritable entre homme et femme pouvait apporter mais…en pure perte. Rien ne l’avait fait démordre de sa décision. Et il lui avait donc fallu trouver un subterfuge pour qu’un tel refus de se plier aux convenances ne ternisse gravement sa réputation.

-Morgana, tu ne veux pas te marier et je respecte ta décision alors pourquoi dénier ce même droit à ta sœur ?

-Rosy est très différente de ce que je suis, elle est douce, romantique, passionnée… je ne veux pas qu’elle finisse par périr d’ennui ni qu’elle nous reproche un jour la vie que nous lui faisons mener.

-Tu penses que nous ne lui suffisons plus ?

-Je pense qu’elle a droit aux avantages que lui offrent son titre, sa beauté et son excellente éducation, déclara -t-elle d’un ton convaincu.

Le comte hocha la tête.

-Bien sûr, de ce point de vue, je ne puis que t’approuver.

-Bien, alors c’est réglé…et ne vous tracassez pas mon oncle, je vous promets que si elle accepte d’aller à Londres, nous lui trouverons le meilleur et le plus docile des époux.

Il haussa les sourcils.

- Docile ? Pourquoi docile ?

-Et bien, vous savez qu’il y a dans cette maison et dans nos manières une liberté de ton et d’esprit trop peu conventionnels pour plaire à n’importe qui. Il nous faut donc choisir un époux à Rosalie qui n’ait pas les idées étriquées ou trop rigide. De même, il ne doit pas aimer faire preuve de trop d’autorité, être relativement influençable et ne pas être un fils aîné.

-Pourquoi cela ?

-Mais parce que les fils aînés ont des responsabilités, des domaines à diriger et que j’ai déjà choisi la résidence où Rosalie et son futur mari vont s’installer.

–Morgana…

Elle écarquilla les yeux d’un air faussement innocent.

-Que trouvez vous de mal à cela ? Nous sommes riches mon oncle, offrir en dot une demeure à ma soeur n’a rien d’extravagant .

-Certes cependant…

Elle l’interrompit aussitôt.

–….Et Blackfield park est une propriété si ravissante, vous ne trouvez pas ?

L’endroit dont parlait Morgana était une résidence cossue, aux jardins luxuriant et au charme insolite située à moins de cinq lieues du domaine Charbrey.

-Blackfield park ?

-Le prix est raisonnable, le domaine très bien entretenu et j’ ai déjà demandé à notre homme de loi de s’en porter acquéreur.

Le comte croisa les bras et demanda avec un sourire narquois :

-Et que feras-tu si cet arrangement ou la maison ne conviennent pas à Rosalie ?

Impossible, songea-t-elle avec un pincement au coeur, sa soeur avait toujours beaucoup admiré cet endroit et Morgana ne pouvait pas imaginer une seule seconde que Rosalie puisse désirer vivre loin des siens et de Charbrey.

-Dans ce cas, nous la revendrons avec un bénéfice, affirma-t-elle comme si c’était une évidence.

Lord Charbrey ne put s’empêcher de sourire. Depuis deux ans, Morgana gérait une bonne partie des affaires familiales et grâce aux placements judicieux qu’elle avait fait dans les usines, la compagnie des indes et l’achat des brevets, la fortune des Charbrey avait considérablement augmenté.

-Pourquoi ai-je la désagréable sensation que tu as un bien meilleur sens des affaires que moi ?

-Mais parce que c’est le cas, rétorqua-t-elle non sans humour.

Un sourire illumina le visage du vieux lord.

-Tu n’es qu’une jeune impertinente, j’aurais dû mieux t’apprendre le respect.

-La tâche aurait été ardue même pour vous, mon oncle, dit-elle en riant avant de l’embrasser affectueusement sur la joue puis de reporter de nouveau son attention sur son télescope.

Le comte l’observa triturer l’engin amusé puis, réalisant que la nuit était en train de tomber, il crut bon de la ramener de nouveau à la réalité.

-Morgana, n’oublie pas que tu ne dois pas rentrer trop tard ce soir.

-Hum…

-Morgana ? Morgana ?

Elle sursauta puis se tourna vers son oncle visiblement contrariée:

-Oui ?

-Tu as promis à madame Wilks d’être à l’heure pour dîner.

-J’ai dit cela moi ?

- Absolument.

Elle soupira.

-Oh ce que cette gouvernante peut être pénible parfois !

-C’est aussi ce qu’elle dit à ton sujet, lui fit remarquer en souriant lord Charbrey. Elle demande également que tu te présentes au dîner non armée.

Morgana fronça les sourcils.

Les femmes de chambres, tout comme la gouvernante n’ignoraient pas que leur jeune maîtresse portait en permanence un couteau coincé dans un étui fixé autour de sa cheville depuis qu’elle avait vu, enfant, la fille d’un métayer se faire molester. Morgana avait été tellement marquée de n’avoir eu ni l’age, ni la force de secourir la malheureuse qu’elle ne le quittait pratiquement jamais.

-Je ne vois pas en quoi cela concerne madame Wilks.

-Elle prétend que c’est une question de bienséance et que tu montres un exemple déplorable à tes soeurs lorsque tu utilises ton propre poignard pour découper ta viande à table.

-Si elle n’était pas si dure, je me servirais d’un couteau ordinaire, répondit Morgana avec une parfaite mauvaise foi.

Le comte éclata de rire puis glissa son bras sous celui de la jeune fille.

-Allez viens, la nuit descend. Il est grand temps de rentrer si tu veux tenir ta promesse.

Le regard de Morgana se posa sur le télescope. Elle travaillait à sa conception depuis plus de deux ans et elle venait enfin de le terminer. Inutile de dire qu’elle mourrait d’envie d’envoyer tout le monde au diable y compris la gouvernante et son fichu dîner. Mais elle n’avait qu’une parole et n’était pas femme à se parjurer.

-C’est entendu mon oncle, allons voir le vieux dragon, soupira-t-elle finalement en glissant son bras sous celui du vieil homme.

Il secoua la tête gentiment puis dit en lui tapotant la main tandis qu’ils avançaient vers le somptueux manoir de Charbrey:

-Ne t’inquiète pas ma chérie, d’ici deux heures madame Wilks sera satisfaite et toi tu pourras passer encore une autre nuit à travailler sans que ce…comment dis-tu déjà ? Ah oui « vieux dragon » ne vienne te déranger.

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