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"Quoi? s'écria Andrew. Je ne dis que la vérité. Je n'ai pas à l'aimer parce que tu es épris d'une stupide humaine. Ne...
Daemon traversa la pièce en un éclair. Enveloppé d'une lumière rouge-blanche intense, il saisit Andrew et le plaqua au mur avec une telle force que les photos autour d'eux tremblèrent.
_Daemon! hurlais-je en me levant en même temps que M. Garrison cria.
Ash sauta de sa chaise, haletante. "Que fais-tu?"
Saisissant sa collation, Dee soupira et se rassit "Et c'est parti. Popcorn?"
Afficher en entier"Carissa entra dans la classe, suivit de Daemon. Il plaça une tasse de moka latte sur mon bureau. La cannelle imprégna l'air.
_ Merci, dis en tenant ma tasse chaude. Où est la tienne?
_ Pas soif ce matin, dit-il, faisant tournoyer son stylo. Il regarda par dessus mon épaule. "Salut Lesa."
Lesa soupira.
_ J'ai besoins d'un Daemon.
Je me tournais vers elle, incapable de cacher mon sourire."Tu as un Tchad."
Elle leva les yeux. "Il ne m'apporte pas des lattes."
Daemon rit. "Tout le monde ne peux pas être aussi bien que moi."
Je levais les yeux au ciel. "Contrôle ton égo, Daemon, contrôle ton égo."
Afficher en entier"Ne t'arrête pas, dis-je au cas où il aurait des doutes sur ce que je voulais.
Il eu un sourire rapide, puis il m'embrassa de nouveau, me noyant dans la rudesse de ce qui s'était construit entre nous.
L'électricité parcourait sa peau, jetant des ombres dansantes sur les murs lorsqu'il se cabra.
Je rougis réalisant ce qu'il allait faire. Lorsqu'il se redressa et que nos yeux se rencontrèrent, je ris. Un beau et large sourire éclaira son visage, adoucissant ses traits d'une dure beauté.
Daemon parla dans sa langue. Le lyrisme de ses paroles n'avait aucun sens pour moi, mais c'était beau, comme une musique parlée à laquelle ma partie Alien répondait.
_ Qu'est-ce que tu as dis? demandais-je.
Il regarda à travers ses cils épais.
_ Il n'y a pas vraiment de traduction pour ça, dit-il, mais les mots humains les plus proches serait, tu est belle pour moi.
Des larmes se formèrent dans mes yeux. J'enfonçais mes doigts dans ses cheveux soyeux. Mon cœur battait vite, et je savais que le sien aussi.
C'était tout. Et il avait raison. C'était parfait, sans dîner, sans films, sans fleurs, parce que, comment peut-on planifier quelque chose comme ça? On ne peut pas.
Un poing frappa à la porte. "Daemon, tu es réveillé?"
Nous nous regardâmes l'un et l'autre avec incrédulité.
_ Si je l'ignore, chuchota-t-il, tu crois qu'il va s'en aller?
Mes mains retombèrent sur mes flancs. "Peut-être."
Le martèlement recommença. "Daemon, j'ai besoins de toi en bas. Dawson est prêt à revenir au Mount Weather. Rien de ce que moi ou Dee disons ne fait la différence. Il est ressemble à un lapin énergique suicidaire."
Daemon ferma les yeux. "Fils de pute..."
_ C'est bon, dis-je en m'asseyant. Il a besoins de toi.
Il laissa échapper un soupire déchirant. "Reste ici et prends un peu de repos. Je vais lui parler -ou le frapper...."
[...]
Je m'installais et sourit. "Essaies de ne pas le tuer."
_ Je ne te promets rien.
Il se leva, enfila son pantalon de pyjamas, et se dirigea vers la porte. Il s'arrêta, puis me regarda par dessus son épaule, m'offrant un regard qui fit fondre mes os."Putain."
Quelques instants après être sorti dans le couloir et avoir refermé la porte, j'entendis un coup, puis Andrew crier, "Ouch. Qu'est-ce que j'ai fais à l'enfer pour mériter ça?"
_ C'est pour ton putain de timing qui a un niveau épique, rétorqua Daemon."
Afficher en entierDaemon se retourna brusquement, plaça ses mains contre mes hanches, et me souleva contre lui. Surprise, je laissais tomber mon sac et agrippais ses bras.
_ Que...
Il me fit taire d'un baiser qui m'atteignit au plus profond de mon âme. Chose amusante, parce qu'il la possédait déjà, avec mon cœur...
Lentement, il me laissa glisser sur lui et me remit sur pied. Hébétée, je le regardais. "C'était pour quoi?"
_Tu as souris.
Ses doigts descendirent le long de ma joue, puis de ma gorge. Il reboutonna rapidement mon pull.
_ Tu ne souriais plus beaucoup. Ça m'a manqué, alors j'ai décidé de te récompensé.
_Me récompenser? Je ris. Dieu, il n'y a que toi qui pourrait penser qu'embrasser quelqu'un est une récompense.
_Tu sais bien que s'en est une. Mes lèvres changent des vies, bébé.
Afficher en entier-Tu peux être une fille pendant quelques secondes?
Je fronce les sourcils.
-Je suis toujours une fille.
-Tu vois ce que je veux dire. Une pipelette qui aime bien les petits secrets, quoi.
J'enroule une mèche autour de mon doigt.
-Booon...
Elle a un sourire si large que j'aperçois ses dents du fond.
-Will m'a embrassée.
-Quoi? m'écrié-je. Quand? Où? Comment ça s'est passé?
-Mais oui, tu peux être une fille!
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– Au fait, tu diras quelque chose à la cérémonie ?
– Oui, bien sûr, ai-je répondu en posant ma tête sur son épaule.
Je l’ai serré contre moi par-dessus le dossier de sa chaise, mais il a fait une grimace, et j’ai retiré mon bras.
– Génial, s’est-il exclamé. J’ai bon espoir d’assister à la cérémonie en tant que fantôme, mais, au cas où, j’ai pensé que – mon intention n’était pas de vous prendre de court –, mais cet après-midi, j’ai pensé que je pourrais organiser des préfunérailles et, comme je me sentais plutôt bien aujourd’hui, j’en ai déduit qu’il fallait le faire immédiatement.
– Comment as-tu réussi à entrer ici ? lui ai-je demandé.
– Tu me crois si je te dis que la porte reste ouverte toute la nuit ?
– Non, ai-je répondu.
– Et tu as bien raison, a confirmé Gus en souriant. J’ai conscience que cela frise un peu l’autoglorification.
– Eh ! Tu es en train de me voler mon texte ! s’est écrié Isaac. Je commence justement en disant que tu es un salopard d’autoglorificateur.
J’ai éclaté de rire.
– OK, d’accord, quand tu veux, a dit Gus.
Isaac s’est éclairci la voix.
– Augustus Waters était un salopard d’autoglorificateur, mais on lui pardonne. On lui pardonne non pas parce qu’il avait le cœur aussi bon au sens figuré qu’il était naze au sens propre, ou parce qu’il savait mieux tenir une cigarette que tous les non-fumeurs du monde, ou parce qu’il avait dix-huit ans alors qu’il aurait dû vivre plus longtemps.
– Dix-sept, a corrigé Gus.
– Je pars du principe qu’il te reste encore du temps à vivre et arrête de m’interrompre, espèce de salopard. Je voudrais vous dire, a poursuivi Isaac, qu’Augustus Waters était tellement bavard qu’il vous aurait volontiers coupé la parole à ses propres obsèques. Et il était prétentieux : chaque fois qu’il pissait, ce mec ne pouvait s’empêcher de cogiter sur les multiples résonnances métaphoriques que ce geste entretenait avec la production de déchets sécrétés par l’homme. Et il était vaniteux : je crois que je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi séduisant qui soit aussi conscient de son propre potentiel de séduction. Cependant, j’ajouterai ceci : quand les scientifiques du futur se pointeront chez moi pour me proposer d’essayer des yeux de robot, je leur dirai de se barrer parce que je refuse de voir le monde s’il n’y est pas.
Là, j’étais au bord des larmes.
– Puis, après cette envolée de pure forme, je mettrai mes yeux de robot, parce que bon, avec des yeux de robot on peut sans doute voir à travers les T-shirts des filles et faire d’autres trucs du genre. Augustus, mon pote, bon voyage !
Afficher en entierJ'envoyai un SMS a patch.
- Devine ou je suis!
- Pas besoin de deviner. Tu as la puce, répondit-il.
Un second message arriva.
- Donne moi 20 min. Dans quelle pièce es-tu?
- Ta chambre.
- Alors 10 min
Afficher en entier-Tout ce à quoi je pense c'est mon lit.
-On pense la même chose.
-Toi aussi tu penses à ton lit?
-Je pense à toi dans mon lit.
La version du passage dans le livre au final :
— [...] Moi je ne pense qu’à une chose : me glisser dans mon lit !
— Les grands esprits se rencontrent.
— Ah ? Toi aussi ?
Il m’avait pourtant expliqué qu’il dormait peu.
— Non, je pense à te glisser dans mon lit.
Afficher en entierLa douleur, il n'y a que la douleur dans ma tête, ma poitrine... Une douleur brûlante. Mon flanc, mon bras, la douleur; la douleur et des mots chuchotés dans le noir. Où suis-je? J'ai beau essayer, je n'arrive pas à ouvrir les yeux. Les chuchotements deviennent plus distincts... Comme un phare dans l'obscurité.
- Elle a des contusions et une légère fracture du crâne, mais ses fonctions vitales sont stables et intactes.
- Pourquoi est-elle toujours inconsciente?
- Madame Grey a subi un choc important à la tête, mais son activité cérébrale est normale et elle n'a aucun oedème. Elle reviendra à elle lorsqu'elle sera prête. Ce n'est qu'une question de temps.
- Et le bébé?
Ses mots sont angoissés, étranglés.
- Le bébé va bien.
- Dieu merci... Dieu merci.
Ses mots sont une litanie... une prière.
Oh mon dieu. Il s'inquiète pour le bébé... le bébé? Petit pois. Mon petit pois. Je tente en vain de poser ma main sur mon ventre mais rien ne bouge, rien n'obéit.
Et le bébé... Dieu merci.
Mon petit pois est sain et sauf.
Et le bébé... Dieu merci.
Il tien au bébé.
Et le bébé... Dieu merci.
Il veut le bébé. Dieu merci. Je me détends, happée par l'inconscience qui anihile ma douleur.
Tout en moi est lourd et endolori: mes membres, ma tête, mes paupières. Mes yeux et ma bouche refusent de s'ouvrir, me laissant aveugle et muette. J'émerge du brouillard, à l'orée de la conscience, sirène séductrice hors d'atteinte. Les sons deviennent des voix.
- Je reste ici.
Christian! Il est là... je m'efforce de me réveiller, sa voix n'est qu'un chuchotement tourmenté.
- Christian tu devrais aller dormir.
- Non papa, je veux être là quand elle se réveillera.
- Je vais la veiller. C'est le moins que je puisse faire après qu'elle a sauvé ma fille.
Mia!
- Comment va Mia?
- Elle est groggy.. Elle a peur, elle est en colère. Il faudra encors plusieurs heures pour que le Rohypnol arrête de faire de l'effet.
- Nom de Dieu.
- Quel con j'ai été de la laisser sortir sans garde du corps. Tu m'avais mis en garde, mais Mia est tellement têtue. Sans Ana...
- Nous pensions tous que Hyde était hors d'état de nuire. Et ma femme, comme une idiote... Pourquoi ne m'a-t-elle rien dit?
La voix de Christian déborde d'angoisse.
- Christian, calme-toi. Ana est une jeune femme remarquable. Elle a été incroyablement courageuse.
- Courageuse, obstinée et stupide.
Sa voix se brise.
- Hé, murmure Carrick, ne sois pas si dur avec elle, ou avec toi-même... Il vaut mieux que j'aille retrouver ta mère. Il est plus de 3heures du matin, Christian, tu devrait vraiment essayer de dormir.
Le brouillard se referme sur moi.
Le brouillard se lève, mais je n'ai plus aucune notion du temps.
- Si tu ne lui flanques pas une bonne fesséen je m'en charge. A quoi elle pensait, bon sang?
- Faites-moi confiance, Ray, j'y songe.
Papa! Il est là. Je me bats contre le brouillard... Je me bats... mais je tourbillonne à nouveau dans le vide. non...
- Inspecteur comme vous poucez le constater, ma femme n'est pas en état de répondre à vos questions.
Christian est fâché.
- C'est une jeune femme très courageuse, monsieur Grey.
- Si seulement elle l'avait tué, cet enculé...
- ça m'aurait fait encors plus de paperasses à remplir, monsieur Grey... Mlle Morgan s'est mise à table. Hyde est vraiment tordu. Il vous en veut à mort, à votre père et à vous...
Le brouillard me reprend et m'entraîne... plus bas... plus bas. Non!
- Comment ça, vous étiez fâchés?
Grace. J'essaie de bouger ma tête, mais mon corps m'oppose un refus obstiné.
- Qu'est-ce que tu lui as fait?
- Maman...
- Christian! Qu'est-ce que tu lui as fait?
- J'étais tellement fâché...
C'est presque un sanglot... Non! Le monde vacille, bascule, et je repars.
J'entend des voix basses et embrouillées.
- Tu m'avais dit que tu avais complètement rompu.
C'est Grace qui parle, calmement mais sur le ton du reproche.
- Je sais.
Christian a l'air résigné.
- En la revoyant, j'ai enfin compris. Tu sais... avec le bébé, pour la première fois, j'ai compris que... ce que nous avions fait... c'était mal.
- Ce qu'elle a fait, mon chéri... c'est ça, quand on a des enfants. On voit le monde différemment.
- Elle a enfin compris le message... moi aussi... mais j'ai fait souffrir Ana, chuchote-t-il.
- On fait toujours souffrir ceux qu'on aime, mon chéri. Tu vas devoir lui demander pardon. Il faut que ça soit sincère, et il faudra lui donner du temps.
- Elle m'a dit qu'elle me quittait.
Non. Non. Non!
- Tu l'as crue?
- Au début, oui.
- Mon chéri, tu t'imagines sans cesse le pire de tout le monde, toi compris, depuis toujours. Ana t'aime énormément, et tu l'aimes aussi c'est évident.
- Elle m'en voulait à mort.
- Je n'en doute pas. Moi aussi, je t'en veux en ce moment. Je crois qu'on ne peut être réellement furieux que contre ceux qu'on aime.
- J'ai réfléchi. Elle m'a prouvé à quel point elle m'aimait... au point de risquer sa vie.
- En effet, mon chéri.
- Maman, pourquoi est-ce qu'elle ne se réveille pas? (sa voix se casse.) J'ai failli la perdre.
Christian! Des sanglots étouffés. Non... Ah... la nuit se referme sur moi. Non...
- Il a fallu vingt-quatre ans pour que tu me laisses te tenir dans mes brats, comme ça...
- Je sais, maman. Je suis heureux qu'on se soit parlé.
- Moi aussi. Mon chéri, je suis toujours là pour toi. Je n'arrive pas à croire que je vais être grand-mère.
Grand-mère! Le doux néant m'appelle.
Sa barbe me gratte doucement le dos de la main tandis qu'il presse mes doigts.
- Bébé, s'il te plaît, reviens. Pardon. Pardon. Réveille-toi. Tu me manques. Je t'aime...
J'essaie. J'essaie. Mais mon corps me désobéit et je me rendors une fois de plus.
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