Les commentaires de nina_hsny
J’ai beaucoup aimé la plume, surtout quand on sait que l’autrice n’avait que 17 ans. Ce livre explore avec justesse et vraisemblance le conflit intérieur auquel fait face l’adolescente et l’adulte en devenir, tout ceci au sein d’une famille en constante évolution. Je ne dirai pas qu’il s’agissait d’un coup de cœur mais j’ai été touchée par cette protagoniste sensible, qui résonnait parfois avec une moi du passé.
Afficher en entierJe n’ai pas forcément tout compris et je pense que c’est pour cela que je le relirai, encore plus lentement que la première fois. J’avais l’impression de me balader dans les pensées et les souvenirs de Kundera. Si on me demandait tout de suite de quoi le livre parlait, je me souviendrai d’éléments étranges, dignes d’un rêve : un couple dans une voiture qui parlent d’un motard, un étrange château qui devient le théâtre de manifestations farfelues et exhibitionnistes, des analyses des liaisons dangereuses, un entomologiste polonais (il me semble) au nom imprononçable qui oublie de réciter son discours (et qui était était en fait un héros politique de son temps), des réflexions philosophiques sur le bonheur, l’hédonisme et le stoïcisme et tout cela dans cette éloge commune de la lenteur. Bref un joyeux pelle-mêle, qui reste très intéressant cependant, mais qui peut paraître absurde à première vue.
Afficher en entierJ’avais des attentes assez spécifiques par rapport à ce livre. Il est vendu comme l’histoire du dernier job d’un tueur à gages. Et on nous laisse bien comprendre que ça va mal se passer. C’est la raison pour laquelle j’ai acheté le livre : un tueur à gage, du suspense et de la course poursuite, de la cavale quoi ! À la place, j’ai eu beaucoup de longueurs, l’histoire du passé de Billy qui m’a beaucoup ennuyée et une action quasi inexistante entre Billy et ses “assaillants”. Soit on m’a mal vendu le livre, soit je n’y ai rien compris. Dans tous les cas, ce n’était absolument pas ce à quoi je m’attendais, d’où ma grosse déception.
Afficher en entierJ'ai lu pas mal d'avis négatifs sur ce livre en déplorant le constant flou dans lequel on est plongé dans ce livre, l'absence de sens, de continuité dans l'intrigue. Et bien c'est exactement tout ce que j'ai aimé. Au-delà de la plume mystique et poétique de Morgenstern que j'adore, c'est le world-building et l'interprétation que l'on peut porter à l'œuvre qui m’ont fait adorer ma lecture.
Il est vrai que le livre peut être déroutant car dépouillé d’explications, la trame de l’intrigue est souvent interrompue par des contes que l’on essaie de comprendre, de situer dans le récit. Mais je pense qu’il s’agit là du but de l’histoire, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, les possibilités sont infinies. Les timelines sont brouillées, il est difficile de dissocier le rêve du vrai, l’avant de l’après et c’est ça que j’ai tout particulièrement apprécié. La Mer sans étoile, c’est un peu une abolition des repères, de la binarité.
Afficher en entierJ’avoue avoir été un peu intimidée par la taille du livre, avant de plonger la tête la première dans ce récit polyphonique tout simplement bouleversant. Ici, ce sont les destinées des femmes Iachi qui sont à l’honneur. Ce récit retrace un centenaire aux côtés d’une famille géorgienne, dans un contexte historiquement lourd, puisqu’il débute avec la guerre civile russe en 1917 et son impact dévastateur sur les populations des pays alentours. Bien que parfois très dur, il demeure avant tout touchant et s’illustre comme le témoin d’une époque pas si révolue que ça, d’un passé qui continue de s’inscrire dans le présent. Je me suis beaucoup attachée aux personnages et c’est avec le sentiment étrange de quitter ce qui ressemblait à des connaissances, que j’ai refermé ce livre. Merci à Nino Haratischwili de nous avoir ouvert les portes de cette famille et de la Géorgie, dans leurs formes les plus nuancées mais surtout les plus vraies.
Afficher en entierCaptivante cette histoire. Étienne est un personnage exécrable mais presque touchant dans sa frustration et sa douleur de n’être que trop peu, de manquer les choses et de ne pas justement manquer aux autres. Même à la fin du livre, on pense ne pas vraiment savoir ce qui a vraiment pu pousser cet homme à tuer sa femme. (Je n’aime pas employer le mot ordinaire pour qualifier ici Étienne ou les personnages en général puisque l’horreur naît souvent “d’ordinarité” et de “banalités”.) Pourtant, en y repensant, il est possible de déceler des indices dispersés dans le texte, surtout si on prête bien attention à la forme, puisqu’Étienne a une manière bien synesthésique de s'exprimer.
J’ai beaucoup apprécié ma lecture, mais elle fait partie de celles qui sont aigres-douces, parce qu’on en veut plus en sachant pertinemment que tout y est.
Afficher en entierJ'ai bien aimé les chapitres courts mais par contre l'intrigue s'est déroulée très, voir trop vite. Pas le temps pour le suspense, pas de mystère, je ne me suis pas sentie happée par l'intrigue.
Afficher en entierJ'ai eu énormément de mal avec ce début. Déjà parce que je ne trouvais aucun intérêt à lire le journal intime d'une ado ennuyeuse et plus tard d'une adulte fade et que parce que j'en pouvais plus de voir Bussi écrire ses femmes comme des seins sur pattes juste bonnes à faire plaisir aux hommes.
Afficher en entierRoman beau et à la fois si dur, parfois trop à certains moments mais qui fait preuve d'un réalisme à couper le souffle. La vie de Jude était tellement pénible dans son horreur que j'ai trouvé celles de ses amis éclipsées. J'avoue que le côté anecdotique m'a parfois lassé à certains moments et qu'à force de drames et de révélations je n'arrivais plus à réellement compatir. Ça reste tout de même une bonne lecture, bien qu'un peu longue parfois.
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Je pense que le gang des rêves est une belle illustration des paradoxes qui font une vie, une constante opposition entre une réalité rude et ce qui la rend plus légère. Le gang des rêves c'est le rêve américain, ou plutôt ce qu'il est vraiment pour une mère et un fils fuyants l'Italie : le Lower East Side des années 20, une nouvelle prison à ciel ouvert.
Et puis il y a Christmas Luminita, la lumière dans le noir. Tout est dans le nom. Un italien blond que tout le monde prend pour un irlandais ou un noir (quand on ne connaît que son nom) et qui se fait rapidement une place partout où il se rend grâce à ses mots, sa plus puissante arme et instrument d'émancipation.
Le choix d'un personnage solaire dans un univers marqué d'une extrême violence rend le livre d'autant plus touchant et mémorable. C'est justement en jouant avec les nuances que l'on crée du contraste et du souvenir, et Di Fulvio le fait à la perfection.
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