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John Steinbeck

Etats-Unis Né(e) le 1902-02-27
Etats-Unis 1968-12-20 ( 66 ans )
4 641 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par ninanina 2009-08-18T16:51:59+02:00

Biographie

John Ernest Steinbeck III (né le 27 février 1902 à Salinas Californie - décédé le 20 décembre 1968 à New York) est un écrivain américain du milieu du XXe siècle, dont les romans décrivent fréquemment sa Californie natale. Il reçut le prix Nobel de littérature en 1962.

John Steinbeck Senior, son père, est trésorier, et sa mère, Olive Steinbeck, est enseignante. Il a trois sœurs : Elizabeth (1894-1992), Esther (1892-1986) et Mary (1905-1965). Sa famille, d'origine allemande, vivait de façon modeste. Il commence des études en biologie marine à l'Université de Stanford, études qu'il ne termine jamais. Alors qu'il a commencé à écrire, des textes journalistiques, il quitte la Californie pour New York, où il travaille à différents emplois précaires. Il revient en Californie en 1926 pour se consacrer à sa vocation d'écrivain.

C'est en 1939, qu'il publie son chef d'oeuvre : The Grapes of Wrath (les Raisins de la colère). Ce roman, qui raconte le périple d'une famille fuyant la sécheresse en Oklahoma pour tenter sans succès de se refaire une vie en Californie, remporte le prix Pulitzer. La misère décrite dans ce roman, pour lequel Steinbeck s'est solidement documenté, choque l'Amérique et la vente du roman est interdite en Californie.

Il a saisi la dimension tragique des grands mouvements économiques du siècle, s'attachant à décrire le sort des victimes, des exclus, des simples travailleurs dont la vie a été brisée par les crises du marché. Apôtre des petites gens, dont il décrit souvent la vie avec tendresse et humour, il sait prendre un ton sobre pour décrire les douleurs de leur vie, comme il le fait dans Des souris et des hommes et Les Raisins de la colère. Outre sa qualité littéraire, c'est la portée sociale de l'oeuvre de Steinbeck qui a valu à son auteur le prix Nobel de littérature en 1962.

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Classement dans les bibliothèques

Quelques chiffres

Note moyenne : 7.58/10
Nombre d'évaluations : 959

6 Citations 690 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de John Steinbeck

Sortie Poche France/Français : 2013-11-21

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par LilyRause 2019-03-16T17:36:24+01:00
Des souris et des hommes

Merveilleux classique. John Steinbeck dépeint avec brio l'Amérique rurale des années 30. Un monde cruel et dur. Une véritable amitié a quand même réussi à naitre entre Lenny et Georges. Dès le départ, on sent que quelque chose bâ mal tourné et on prie pour que rien de grave n'arrive. Un magnifique classique à lire

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Commentaire ajouté par YvesP 2019-03-23T10:59:11+01:00
À l'est d'Éden

C'est un roman psychologique qui n'est jamais ennuyeux. John Steinbeck décortique les comportements humains avec acuité. Tous les personnages présentent un intérêt, ce qui est rare dans un roman.Du grand Steinbeck, c'est-à-dire dans les dialogues et les situations, pas une ligne de trop, jamais, on vit avec les personnages.

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Commentaire ajouté par Belle-Helene 2019-03-23T11:30:14+01:00
La Perle

J’ai lu ce livre trop tôt, malheureusement. Avec les souvenirs qu’il me reste, je suis certaine qu’il est très riche et pertinent.

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Commentaire ajouté par Lovea 2019-03-24T00:22:53+01:00
Des souris et des hommes

J'ai lu ce livre en 3e. Au vu du titre je ne m'attendais pas du tout à ce livre. Cependant je dois avouer que j'ai été très bouleversée par cette histoire extrêmement touchante.

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Commentaire ajouté par lin105 2019-03-27T14:29:11+01:00
Les Raisins de la colère

J'ai totalement et, pour la troisième fois, été charmée par l'écriture de John Steinbeck. J'ai enchainé deux de ses œuvres à la suite tellement je ne souhaitais pas m'arracher à la lecture de ses mots.

J'ai beaucoup appris dans ce livre : je ne connaissais pas cette partie de l'histoire américaine et j'ai été choquée de cette misère absolue ayant touché des centaines et des centaines de milliers de personnes en même temps, dépossédées de leurs terres et de leur maison, envoyées sur les routes dans l'espoir d'un avenir meilleur, même un avenir tout court, en Californie. Leurs espoirs, leurs attentes qui vont être brisés et leur descente dans une misère de plus en plus terrible. Nous suivons une famille en particulier, les Joad, mais ce n'est que pour mieux nous rendre compte du désastre que sont en train de vivre toutes les autres. J'ai été touchée par la combattivité des membres de cette famille très soudée, par l'entraide dont ils font preuve envers les autres, par leur détermination quoiqu'il arrive à se sortir de cette situation dramatique et à vivre, tout simplement vivre dignement de leur travail, rien de plus. Mais, hélas, on ne leur laisse même pas ce droit là.

Je recommande vivement ce livre car en plus de nous éclairer sur le passé, il nous fait réfléchir sur notre société actuelle et les dérives qui existent quand l'économie prime sur l'humain.

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Commentaire ajouté par Miney 2019-03-31T14:40:14+02:00
À l'est d'Éden

Je crois toujours que mes coups de cœur sont mûris par le temps, que je ne sais pas forcément qu'ils en sont lorsque je les lis et qu'ils en deviennent quand je me rends compte qu'ils tournent en boucle dans ma tête longtemps après les avoir reposés. Et puis en fait, il en a des comme ça. De ceux dont, au bout de quelques pages à peine, m'obligent à les poser un instant pour me dire « Waouh. C'est un putain de bon bouquin. » J'aimerais être polie, mais parfois ça n'est pas possible.

Steinbeck prend son temps pour poser son ambiance, décrire ses paysages, mais en trois lignes à peine, il donne si bien vie à ses personnages qu'on dirait qu'on les connaît personnellement depuis toujours.

Comme le roman suit deux familles sur plusieurs générations, ça fait un paquet de personnages. On pourrait croire qu'on s'y perdrait, que certains seraient plus développés que d'autres, que deux caractères se ressembleraient trop, qu'on sauterait d'une génération à l'autre sans avoir le temps de s'y attacher. Il n'en est rien.

J'avais un peu d'appréhension au début du livre, parce que les premiers personnages féminins évoqués me semblaient ternes ou méprisables : femmes au foyer bigotes et effacées ou salope psychopathe, le choix me paraissait réducteur. Mais elles sont au fil des pages tout aussi développées que leurs confrères, et on se surprend à avoir autant d'affection pour la sévère Liza que pour Samuel le fantasque, tant pour Olive et Dessie que pour Tom ou Lee... Même pour Cathy, que je n'ai pas réussi à détester.

Chacun est minutieusement ciselé, criant de vérité, attachant. À travers eux se dessine une belle fresque de l'Amérique, d'une époque, d'une tranche sociale, le tout teinté de spiritualité. Mais au final, ce qui est dépeint mot après mot est universel. C'est un magistral portrait de l'humanité.

J'ai également apprécié la mise en abîme de l'auteur qui apparaît comme personnage dans son propre roman, et me demande du coup dans quelle mesure ce dernier est biographique.

J'avais lu plusieurs des œuvres de Steinbeck dans mon enfance et mon adolescence et si mes souvenirs sont flous, je sais que j'avais apprécié mes lectures (sauf le Poney rouge qui m'a traumatisée), même si je pense être passée à côté de beaucoup de leurs qualités. Je voulais donc le redécouvrir avec un œil d'adulte et, tant qu'à faire, avec un roman qui m'était nouveau. Et après ce coup de foudre monstrueux, je sens qu'il va y en avoir d'autres...

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/%C3%A0-l-est-d-eden

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Commentaire ajouté par Florence-141 2019-04-08T15:12:49+02:00
Des souris et des hommes

un de mes classiques préféré

je pourrais le relire sans cesse…

il est bouleversant et mérite vraiment d'être lu

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Commentaire ajouté par Jrmykole 2019-04-16T15:22:51+02:00
Les Raisins de la colère

Un livre monument, une photographie de l’Amérique laissée sur le bord de la route par la crise de 29. J'ai dévoré Une belle lecture

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Commentaire ajouté par EleaSiorac 2019-05-11T21:53:44+02:00
Des souris et des hommes

J'ai Des Souris et des Hommes depuis longtemps dans ma bibliothèque, et j'en avais toujours repoussé la lecture. Mais, après avoir dévoré et adoré A l'Est d'Eden, je me suis finalement décidé à lire ce court roman.

Il est étrange que Steinbeck ait fait deux romans si différents, dans la forme et dans la philosophie. A l'Est d'Eden est un roman lumineux, une fresque familiale foisonnante, aux personnages complexes et que l'on voit évoluer au cours du roman. C'est aussi un roman où les pensées, motivations, croyances des personnages sont mises à jour, décortiquées, leur apportant une vraie profondeur, une réelle humanité. La plume est lyrique. Et le message est globalement positif et plein d'espoir.

Dans "Des Souris et des hommes, au contraire, Steinbeck a choisi un format court, et de donner la part belle aux dialogues. L'approche est aussi plus "comportementaliste" : il se contente juste d'écrire ce que les personnages font ou disent. Il ne fouille pas dans les pensées de Lennie ou de George, n'explique en rien leurs actions, ne justifie rien (mais ne les juge pas non plus). Il les laisse (sur)vivre, rêver, s'enfoncer dans leurs illusions, courir à leur perte, comme prisonniers de la fatalité. Les dialogues entre les protagonistes apportent, seuls, des explications sommaires, mais qui n'éclairent finalement pas grand chose, mis à part un désespoir refoulé la plupart du temps. Comme le dit Kessel dans la préface, "l'écrivain s'est borné à reproduire les contours les plus simples, à répéter des paroles banales et vulgaires."

Les personnages ne sont ni mauvais, ni bons, ni même vraiment attachants. Ils essaient juste de survivre, en essayant de se convaincre qu'ils vont réaliser leur rêve, que ce soit avoir une ferme ou s'occuper de lapins. On sait qu'une nasse, un piège se referme inéluctablement sur ce duo fraternel, si mal assorti. Lenny et George n'évoluent pas (les autres personnages non plus d'ailleurs), tout est déjà joué, on assiste juste au dernier acte. Leurs illusions et leurs fantasmes ne font que se cogner durement à la triste réalité, et cette dernière finit par gagner.

J'ai trouvé ce livre étrange. Si mélancolique, si triste, si plein de désespoir. Les personnages rêvent tous d'un avenir meilleur, mais savent au fond que rien de tel ne les attend car aucun n'a la possibilité de dépasser sa condition.

Heureusement, le dénouement est rapide. J'avoue en avoir été soulagée.

Donc oui, un roman fort, dur, implacable. Mais j'ai vraiment préféré A l'Est d'Eden...

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Commentaire ajouté par EleaSiorac 2019-05-11T21:58:04+02:00
À l'est d'Éden

« Timshel » : Tu peux (dominer le mal).

Par ce mot unique, et le sens qu'il lui donne ici, Steinbeck résume l'esprit de son oeuvre À l'Est d'Eden.

"Tu Peux".

A travers le destin de ses personnages et l'histoire de son pays, Steinbeck construit donc sa vision du bien et du mal, certes, mais aussi de la vie, de l'amour, de l'humanité, et même de l'Amérique. Une Amérique à la fois sanglante et digne, puritaine et canaille, moderne et réactionnaire, magnifique et sombre… Une Amérique à la fois binaire et complexe donc, qui constitue un cadre parfait pour cette fresque universelle et pourtant si intime.

Sa grande force est d'arriver à construire un récit qui exprime une vraie dualité, plein de symboles plus ou moins transparents et subtils, mais sans, jamais, jamais, le rendre manichéen ou simpliste. Et en faisant preuve d'une sorte d'optimisme réaliste et d'une grande humanité.

Ce qui permet ce tour de force est, je pense, une écriture délicate et nuancée, évidemment, mais surtout l'attachement viscéral et le regard pénétrant de l'écrivain envers tous ses personnages (dont la plupart sont inspirés de sa propre vie. Il est d'ailleurs drôle que l'écrivain joue "son propre rôle" dans cette histoire). Steinbeck rend tous les protagonistes de son histoire profondément humains, c'est à dire forts et vulnérables, et on s'attache à eux aussi, très vite, au fur et à mesure qu'ils grandissent, mûrissent, souffrent et aiment. Ses personnages sont à la fois simples et merveilleusement complexes. Simples au premier abord, aisément reconnaissables et distincts dès les premières esquisses. Mais complexes aussi, parce que (un peu comme dans la "vraie vie" quand on commence à vraiment connaître quelqu'un), leurs portraits se densifient, s'approfondissent, s'épaississent au fil des pages. Steinbeck décrit très exactement les mécanismes intimes qui motivent chaque personnage. Il les dissèque, les analyse, les sonde avec une sorte de douce et bienveillante neutralité. Sous sa plume, même les pires, les plus lâches, les plus cruels, les plus bornés retrouvent une dignité, une densité, une justesse. Il déchiffre leurs pensées et leurs comportements donc, mais ne les juge jamais. Il garde sur eux un regard toujours compréhensif, parfois amusé, et leur apporte ce supplément d'âme qui les rend si vrais. Même si certains d'entre eux sont évidemment plus attachants que d'autres, presque "bigger than life" quelque part, comme Sam Hamilton ou encore Lee, qui reste mon personnage préféré. Ces deux hommes illuminent le récit de leur sagesse. Leurs paroles sont une source de réflexion inépuisable et précieuse, que ce soit pour les autres personnages ou pour le lecteur attentif, mais sans que cela devienne lourd ou indigeste. Le récit reste fluide malgré sa puissance. Peut-être est-ce dû à un certain sentiment d'évidence.

***

A l'Est d'Eden est donc un livre à la fois profond et lumineux, qui traite, entre autres sujets, de la lutte entre le bien et le mal, et plus particulièrement de cette lutte incessante contre Soi-même, cet inconnu si familier. Et il n'y a pas ennemi plus immortel, plus vigoureux et plus imprévisible que Soi-même. Soi-même est toujours sur la brèche, prêt à bondir à chaque moment de faiblesse, prêt à nous enfermer dans ses certitudes, dans ses idéaux, dans ses mensonges, dans sa zone de "confort" si réductrice.

Dans ce livre, chaque personnage est en fait en lutte contre (ou pour trouver) sa propre vérité : cela peut prendre la forme d'un passé qui ressurgit, d'un dilemme moral qu'il faut résoudre, d'un certain naturel qui revient au galop, d'un amour compliqué. Chacun se bat contre ses propres démons, même quand il pense se battre contre ceux des autres, et doit composer avec sa nature, ses faiblesses, ses idéaux, ses blessures, sa capacité à aimer, à encaisser, à (se) faire mal aussi. Connaître la vérité, la sienne, est souvent douloureux. L'accepter comme une partie de soi l'est encore plus. Mais c'est la seule façon de grandir, de vivre pleinement et de mourir dignement. L'idéalisation de soi et de l'autre, le mensonge, la complaisance, le déni, mènent à l'aveuglement, à l'aliénation de soi et à la négation de l'autre.

La vérité n'est jamais ni bonne, ni mauvaise. Elle EST. Et c'est, selon Steinbeck, le seul chemin vers la liberté. Car c'est en étant au clair avec sa vérité que l'on peut faire de vrais choix, en toute conscience. Et nous confronter au "mal" qui réside en chacun de nous est la seule manière de pouvoir vraiment choisir le "bien".

Je terminerai sur cette citation de Nietzsche, qui, je trouve, invite à la réflexion et à l'introspection, et qui constitue donc selon moi une très belle conclusion à cette chronique très personnelle : "Il en est de l'homme comme de l'arbre. Plus il veut s'élever vers les hauteurs et la clarté, plus forcément ses racines s'enfoncent dans la terre, dans les ténèbres et dans les profondeurs".

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On parle de John Steinbeck ici :

Dédicaces de John Steinbeck
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Gallimard : 33 livres

Penguin Books Ltd : 6 livres

LGF - Le Livre de Poche : 4 livres

Editions Rombaldi : 3 livres

Actes Sud : 2 livres

Phébus : 2 livres

Del Duca : 1 livre

Arrow Books : 1 livre

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