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Les Raisins de la colère



Description ajoutée par elbaloo 2012-02-19T16:30:14+01:00

Résumé

Tom Joad rentre à la ferme familiale après avoir purgé une peine de prison pour homicide en légitime défense. Comme beaucoup d'autres fermiers de l'Oklahoma, à cause de la grande dépression et de la disette, sa famille est chassée de leur ferme ; ensemble ils partent pour un périple à travers le pays, dans l'espoir de trouver du travail en Californie. Là, après un voyage éprouvant qui entraîne la mort des grands-parents, ils subissent, comme les autres victimes de cet exode, l'exploitation capitaliste et vivent dans des camps de réfugiés.

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Classement en biblio - 1 056 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Kervenic 2016-02-22T11:22:34+01:00

Quand on est dans le besoin, ou qu'on a des ennuis - ou de la misère - c'est aux pauvres gens qu'il faut s'adresser. C'est eux qui vous viendront en aide - eux seuls.

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Commentaires les plus appréciés

Or

Ce roman conte l'aventure d'une famille de fermiers (Les Joad) pendant la Grande Dépression (la crise de 1929), leur exode vers l'Ouest Américain.

Le style et la maitrise de l'auteur nous mènent trés rapidement aux émotions, à l'attachement, à l'accompagnement des personnages, dans ce long voyage où la misère humaine et l'humiliation sont omniprésentes.

Il a été considéré comme une critique communiste lors de sa parution. Pas étonnant ! La misère décrite et "génante" (politiquement à cette époque épique) a amené l'inévitable interdiction de vente en Californie. Il faut dire que la bestialité des injustices sociales qui existent dans ce système capitaliste US est mise en exergue, et contraste avec l'honnêteté des paysans. On découvre ainsi la portée de la lutte quotidienne, le courage émouvant et l'espoir de ces milliers de paysans qui ont subi la perte de leur terre et le deuil de leurs proches.

C'est réellement un ouvrage superbe avec des instants révoltants, un roman sociologique, historique et humaniste, d'une trés grande profondeur.

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Diamant

Ce livre, politiquement engagé, nous montre la vie pendant la crise de 1929. Les personnages sont presque réelles, ils sont très profonds. On peut voir la misère dans laquelle vivent les gens, frappantes. En ayant lu ce livre bouleversant, je me suis rendu compte des dégâts causés par la crise. ABSOLUMENT A LIRE

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Miaouss 2019-10-11T07:34:35+02:00
Lu aussi

Un homme que la vie n’a pas épargné, sortant de prison après plusieurs années, se retrouve dans une Amérique bien différente. Au fil du roman les problèmes s’accumulent et l’espoir de l’american dream s’amenuise. Une intrigue plutôt courante de nos jours, et c’est la force de Steinbeck qui en font tout l’intérêt.

Le roman semble rapidement être un prétexte pour faire une critique acerbe des Etats-Unis. Comme tout américain, son pays reste le plus beau, cela se ressent dans les descriptions de paysages et l’espoir qui arrive à renaître plusieurs fois au fil de l’intrigue.

Je parle peu du personnage principal car pour moi il est finalement peu important, ce qui l’est c’est le fond. Les USA, terres de secondes chances, de rêves et de fortune même après les crises qu’elle a traversées, elle se relève grâce à des gens comme la famille Joad. Ces exploités qui rêvent de grandeur.

Avant de lire ce livre, j’avais un cliché qui me venait des films, il suffisait d’aller aux Etats-Unis pour devenir riche en un rien de temps, comme ça, comme un panier garni rempli de billets qu’on donne en descendant du bateau. Ce roman m’a montré le contraire, il faut trimer, tout sacrifier pour y arriver et si cela implique un gros endettement, partir pour un autre état et recommencer à zéro. 50 états, 50 chances.

Je profite d’une insomnie pour voir le film des années 40, il manque quand même de sacrés bouts, il serait bien en série avec toute une saison sur la route 66 ! C’est par cette route que tout explose, en cassant la base familiale elle se ressoude une fois en Californie.

Incontournable et indémodable.

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Commentaire ajouté par DocteurIsis 2019-08-13T10:42:07+02:00
Lu aussi

Un excellent ouvrage à lire absolument.

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Commentaire ajouté par Miney 2019-06-24T13:36:08+02:00
Or

Ce bouquin n'est pas juste une claque. Ça vous prend les tripes, ça vous les tord et ensuite seulement ça vous frappe avec. Oui. Avec vos tripes. J'imagine qu'il a fait beaucoup de bruit à sa sortie, et vu la société actuelle, il y a de quoi en faire encore.

À travers l'exode de la famille Joad de l'Oklahoma à la Californie en 1929, Steinbeck dresse un portrait violemment réaliste et très engagé de son époque.

Les « okies » déracinés de leurs terres saisies par les banques sont déshumanisés, instrumentalisés, affamés, moins considérés que des bêtes de somme, parqués dans des camps où ils sont parfois massacrés par les force de police. Ils n'ont plus que leur famille qui se disloque entre la rudesse de leur périple et la course au travail, leur dignité et l'espoir d'un avenir qui leur filent entre les doigts. La solidarité même ne peut survivre, aider un voisin à trouver du travail peut vous empêcher d'en trouver vous-même, et plus il y a de postulants, plus le salaire rase la fange. Les protagonistes de cette œuvre restent terriblement humains malgré tout et jusqu'au bout, ce qui rend leur destin d'autant plus poignant.

C'est assez choquant de voir que les gens peuvent se traiter ainsi au sein d'un même pays (même si les personnages voyagent d'un état à un autre), et j'ai été estomaquée de voir à quel point ce roman pouvait encore faire écho à la crise migratoire d'aujourd'hui... Dans les Raisins de la colère, Steinbeck décrit une société capitaliste obtuse et déshumanisante, et 90 ans après, on n'a pas l'impression que ça ait beaucoup changé.

Si une fois dedans on est happé par l’histoire, j'ai trouvé son rythme lourd peu addictif. Une fois posée, je n'avais pas envie de me jeter dessus pour reprendre ma lecture. C'est sûrement aussi dû à la dureté du sujet, qui n'appelle pas à la détente et la légèreté dans des circonstances où j'en aurais bien eu besoin...

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Commentaire ajouté par Jrmykole 2019-04-16T15:22:51+02:00
Or

Un livre monument, une photographie de l’Amérique laissée sur le bord de la route par la crise de 29. J'ai dévoré Une belle lecture

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Commentaire ajouté par lin105 2019-03-27T14:29:11+01:00
Diamant

J'ai totalement et, pour la troisième fois, été charmée par l'écriture de John Steinbeck. J'ai enchainé deux de ses œuvres à la suite tellement je ne souhaitais pas m'arracher à la lecture de ses mots.

J'ai beaucoup appris dans ce livre : je ne connaissais pas cette partie de l'histoire américaine et j'ai été choquée de cette misère absolue ayant touché des centaines et des centaines de milliers de personnes en même temps, dépossédées de leurs terres et de leur maison, envoyées sur les routes dans l'espoir d'un avenir meilleur, même un avenir tout court, en Californie. Leurs espoirs, leurs attentes qui vont être brisés et leur descente dans une misère de plus en plus terrible. Nous suivons une famille en particulier, les Joad, mais ce n'est que pour mieux nous rendre compte du désastre que sont en train de vivre toutes les autres. J'ai été touchée par la combattivité des membres de cette famille très soudée, par l'entraide dont ils font preuve envers les autres, par leur détermination quoiqu'il arrive à se sortir de cette situation dramatique et à vivre, tout simplement vivre dignement de leur travail, rien de plus. Mais, hélas, on ne leur laisse même pas ce droit là.

Je recommande vivement ce livre car en plus de nous éclairer sur le passé, il nous fait réfléchir sur notre société actuelle et les dérives qui existent quand l'économie prime sur l'humain.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2019-02-16T16:24:32+01:00
Lu aussi

Un roman qui, malgré ses quelques longueurs, m'a pris aux tripes... Un roman porteur d'un message sur le capitalisme qui, non content d'exploiter l'homme, fait en sorte que toutes les richesses ne soient détenue que par quelques mains (la racaille en col blanc).

L'industrialisation a beau être pointée du doigt dans ce roman (les tracteurs), ce n'est pas elle qui est citée à comparaître sur le banc des accusés : la machine n'est pas responsable du mal qu'elle fait.

Non, mais l'auteur dénonce la mauvaise utilisation et le fait que les banquiers - eux, une fois de plus - aient entraînés les plus pauvres à payer leurs erreurs (♫ non, non, rien n'a changé ♪).

Oklahoma, fin des années 20... 1929 pour être plus précise. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl (tempête de sable) et les agriculteurs qui avaient emprunté de l'argent aux banques après une récolte merdique, se retrouvent à ne plus savoir honorer leurs dettes puisque aucune de leurs récoltes ne fut vraiment bonne.

Et que font les banquiers lorsque vous ne savez pas payer vos dettes ? Ils vous saisissent vos biens, vos terres et vous saisissent à la gorge. Ils ont expulsé les fermiers sans aucun état d'âme (et nous savons que cela continue de nos jours)...

Le passage où les tracteurs charruent les terres des pauvres gens, massacrant au passage leurs maisons de bois est émouvant. C'est toute leur vie qu'on met à bas, leurs terres que l'on massacre, leurs terres que l'on va épuiser en plantant du coton.

À non, c'est vrai, ce ne sont plus leurs terres, ce sont celles de la banque, de la société, de on-ne-sait-pas-trop-qui, mais le responsable n'est pas "humain" en tout cas. Il est bien plus facile de dire que c'est la Société Machin.

Chassés de chez eux, ils penseront comme tous les immigrants que leur situation s'arrangera ailleurs - en Californie, ici - puisque des feuillets leur promettent monts et merveilles, notamment du travail à foison. Ces pauvres gens pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d'argent pour vivre. Pauvres fous... (pas en tant qu'insulte, mais en tant que visionnaire de leur futures emmerdes).

La famille Joad, c'est elle que nous allons suivre sur leur chemin d'exil depuis l'Oklahoma jusqu'en Californie, sur la mythique route 66 qui ne sera pas une partie de plaisir, mais s'apparentera plus à une descente aux Enfers.

De fait, nous n'avons jamais vu d'immigrants voyager en Rolls. Ici, ce sera un vieux "camion". de nos jours, ce sont des containers, des embarcations de fortune...

Mais comme Moïse, la terre promise, certains ne la verront jamais, et les autres, ils ne feront que l'avoir rêvée parce qu'on leur a vendu de belles images. Non content de les spolier de leurs terres, on les spolie de leurs rêves d'avoir une vie meilleure.

Ce livre comporte des passages assez long et j'ai parfois eu dur de continuer le voyage, mais comme les Joad, je me suis accrochée afin de lire ce chef-d'oeuvre de Steinbeck, ce pamphlet qui n'épargne pas les banques et qui nous raconte ce que fut la grande dépression de 1929 au travers du voyage d'une famille.

Il vous prend aux tripes parce que vous vous retrouvez à abandonner ce que fut votre vie, vos affaires, vos amis, vous voyagez sur une route qui a tout du fleuve Styx (celui des Enfers), parce que vous vous retrouvez dans des camps de fortune dressés sur les bords des routes, parce que les promesses de travail vantées par les put**** de prospectus ne sont pas tenues, entrainant les familles déjà démunies à crever de faim parce que sans emploi et sans nourriture.

Et tout retour en arrière est impossible, c'est marche en avant ou crève en faisant marche arrière.

La famille Joad, qui ne sera pas au bout de ses peines, va devoir se disloquer, elle crèvera de faim aussi, subira comme d'autres l'injustice et l'exploitation, elle devra faire face à des conditions de survie inhumaines, elle connaîtra le rejet, la discrimination, la mort, la prison,..

Comme le dit la devise de mon pays, "L'Union Fait La Force" et c'est uni que tout ces opprimés arriveront à s'en sortir. La solidarité étant souvent très forte entre eux (dans le livre).

Autre paradoxe soulevé par le récit et qui me fait penser à ce que nous vivons toujours : les habitants de Californie ne veulent pas les immigrés mais ils en ont besoin pour le travail... "Travaille et puis casse-toi, pauv'con".

Bref, un livre à lire, les personnages sont attachants, ce qui est écrit est une partie de l'histoire, malgré quelques longueurs, ça vaut la peine de l'ouvrir, de plus, le style d'écriture est implacable. Dire que depuis, rien n'a changé.

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Commentaire ajouté par YvesP 2018-10-12T16:59:32+02:00
Diamant

Roman historique très intéressant sur la vie d'une famille qui doit quitter la région dans laquelle elle a vécu Déchéance de cette famille, vivant de la terre, espérant quitter ses propriétés dont les banques se sont accaparés pour gagner la Californie, terre promise d'alors. Ensuite la traversée de l'Amérique dans une camionnette en mauvais état, la traversée d'un désert, l'arrivée dans une région qui ne les attend pas et où les étrangers ne sont pas les bienvenus...

Rien à voir avec le rêve américain! L'auteur décrit le parcours de cette famille et de ses membres avec un réalisme poignant. Au fil des pages, on se laisse facilement plongé dans cette univers.

C'est un livre simple, remarquablement écrit, sans longueurs et d'un intérêt remarquable.

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Commentaire ajouté par Mayoune 2018-08-03T10:42:48+02:00
Or

Un excellent roman. L'écriture de Steinbeck est magnifique, et il retransmet à merveille l'accent de ces familles de migrants, on a presque l'impression de les entendre.

Les personnages sont tous attachants, même si Rose of Sharon est on ne peut plus agaçante ; mais l'écriture est tendre, et on ne peut s'empêcher de tous les comprendre et les apprécier.

Un très beau livre, très réel, qui résonne avec notre actualité.

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Commentaire ajouté par Totopinette 2018-06-13T15:43:04+02:00
Diamant

En ouvrant ce roman, je ne m’attendais pas à autant m’y plonger. L’histoire est véritablement captivante. On y rencontre des personnages physiques, évidemment, mais aussi un personnage naturel qui n’est autre que « Les Terres ». Les paragraphes qui lui sont accordés lui donnent subtilement vie.

On comprend très vite que Tom sort de prison vu son accoutrement. Il ne porte que des vêtements neufs. Du coup, on a un peu peur lorsqu’il kidnappe cette pauvre tortue. On se demande vite ce qu’il va en faire. La tuer pour la manger ? La torturer ? Non, rien de tout cela ! Il veut simplement l’offrir à ses petits frères et sœurs. On remercie l’auteur de nous en apprendre un peu plus sur le mode de défense de ces animaux. Bien que Tom ait tué un homme dans une rixe, on ne peut s’empêcher de s’attacher à lui. Il se révèle être très attentionné envers sa famille. Son seul but est de les mener à l’Eldorado et leur apporter une vie meilleure. Il se révèle être un très brave garçon. Casy est un personnage étonnant pour son époque. Effectivement, le rejet de la religion n’était pas chose commune autrefois. Un pasteur était pasteur et le restait. Pas Casy ! Lui, il n’hésite pas à remettre en cause chacune de ses certitudes. Il veut comprendre et se donne les moyens de le faire. Jusqu’à être mené à une grève qui lui coutera dramatiquement la vie. Muley, le voisin isolé, est le personnage battant de cette intrigue. Il refuse de quitter ses terres. Ce sont ses terres. Là où sa famille est née, où ses enfants ont grandit, où ses parents et grands-parents sont morts. Il y est né et il y reste. Coûte que coûte. Accepter la situation c’est montrer aux banques qu’elles ont gagné. Et ça, il le refuse. Son personnage donne davantage vie aux Terres. On se rend compte qu’elles ont une histoire et que ses habitants y sont terriblement attachés. Grand-père est un personnage très drôle. Très loufoque. Mais surtout, très attachant. Il est obsédé par le raisin californien, si bien qu’on se doute rapidement qu’il va lui arriver un malheur. Cette obsession, de plus, n’est pas sincère. Il en parle simplement pour se convaincre lui-même qu’il peut être bien ailleurs. Mais, il n’y parviendra jamais. Son pays, sa maison et sa famille sont à Oklahoma. Rose de Saron, de la même façon que Grand-père, fait une obsession de l’état de santé de son enfant à naître. On se doute rapidement que leur mode de vie ne va pas permettre une naissance heureuse. C’est donc sans surprise qu’on apprend que l’enfant est mort-né. Cette jeune femme est, qui plus est, très égoïste à l’image de sa jeune sœur. On ne parvient pas à s’attacher à elle. Man est une femme pleine de courage. Elle se bat jusqu’au bout pour protéger sa famille. Elle a une force de caractère hors du commun. On ne peut que l’apprécier pour ce qu’elle est. Le moteur de cette famille qui était à l’origine patriarcale. Ruthie, quant à elle, est la petite peste qu’on déteste. Elle ne fait pas partie de ces personnages qu’on adore détester, non ! On la déteste véritablement. De plus, elle manipule son petit-frère qui est un grand naïf. Rien chez elle n’est agréable !

Les autres personnages, à mes yeux, ne méritent pas de lignes. Ils s’oublient facilement. Ni on les aime, ni on les déteste. Ils sont là quand ils le sont. Et au final, n’apportent pas grand chose aux sentiments qui traversent ce roman.

En 1930, il s’agissait de famille très patriarcale. Les hommes décidaient, et femmes et enfants obéissaient. Au début de ce roman, on retrouve bien ce type de famille. Les hommes s’accroupissent et réfléchissent, les femmes et les enfants sont dans la maison et attendent le verdict. Peu à peu, les rôles vont cependant s’inverser. Plus le voyage sera compliqué, plus la femme va s’imposer en tant que chef de meute. C’est génétique, la femme travaille toujours pour la survie de ses petits. Et lorsque leurs survies est en danger, elle se surpasse pour les protéger.

L’auteur nous parle des tracteurs comme d’un grand reptile afin d’imager davantage le mal. Le mal fait à la Terre mais aussi aux Hommes qui y vivaient. Il y fait également de belles oppositions. Par exemple, en opposant le fer à la terre, il oppose l’évolution au modernisme. Au fil de l’intrigue, l’auteur sème une graine dans nos esprits : la recherche du profit détruit l’humanité et l’égalité. Effectivement, la capitalisme mène irrémédiablement l’Homme vers l’individualisme. Si des gens sont pauvres alors que d’autres sont extrêmement riches, ce n’est la faute de personne. Dans l’esprit des Hommes, c’est le système qui veut ça. Pourtant chacun oublie qu’il est complice de cette machine et donc, un tant soit peu coupable.

Il est agréable de s’imaginer ces anciens modèles de voitures en lisant cette œuvre : Apperson, Chalmers, Chandler, Chevrolet, Graham-Paige, La Salle, Ford 29, Zéphyr, Pontiac … On se sent véritablement dans un autre époque. C’est dépaysant et agréable malgré la conjoncture du pays où débute les ventes à crédits avec des vendeurs peu scrupuleux qui n’hésitent pas à user de l’arnaque.

Steinbeck amplifie le sentiment de colère et de haine, de chaque part. Des migrants et des natifs. Et ce sentiment amplifie à son tour le degré de violence de l’intrigue.

On regrette toutefois les chapitres intermédiaires qui sont très philosophiques. Bien qu’agréables à lire, on aimerait qu’ils se lient davantage à l’intrigue pour avoir un rendu plus linéaire et non pas avoir l’impression être coupé dans l’histoire pour lire les impressions de l’écrivain. On aurait également aimé avoir un plus grand développement sur le point de vue des natifs concernant la vague migratoire. Ça aurait été une opposition très intéressante chargée de points de vue divergents. Ici, on reste bloqué sur le fait qu’ils ont peur des Okies …

Les métayers, au fil de l’histoire, se révèlent un peu lâches. Ils ont accepté de quitter leurs terres sans jamais se battre. Pourtant, ils viennent se battre pour du travail ailleurs et se plaignent de leurs sorts oubliant que les propriétaires, eux, se battent pour conserver leurs terres et le niveau de vie de leurs familles.

En 2018, en lisant ce roman on peut se rapprocher de l’état de nos pays et des vagues migratoires qui y débarquent. Et, les choses n’ont pas changé. Si ce n’est qu’aujourd’hui, des associations s’occupent de ces gens. Mais, les réactions sont toujours aussi partagées. D’accord ou pas d’accord. Certains ne verront que par l’humanité : « Ce sont des hommes comme nous, qui ont droit aux mêmes chances. ».

D’autres se soucieront des avantages acquis au fil de long combat avec leur gouvernement et se refuseront à les voir diminuer à cause d’une force de travail qui acceptera d’être payé à coups de lance-pierre. Ils auront peur. Peur, car ils savent que des gens qui n’ont rien, n’ont rien à perdre. Chacun à ses raisons d’accepter l’afflux migratoire ou de le refuser. De fuir son pays ou d’y rester. Et chaque point de vue est intéressant car tout le monde mène un combat différent pour atteindre son propre Eldorado.

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Commentaire ajouté par Ryusuka 2018-05-28T13:36:38+02:00
Or

Super roman qui nous fait découvrir un côté de l'amérique des année 30 peu connu.

L'histoire, l'époque et les personnages m'ont beaucoup accroché. Il y a peu de description, surtout des dialogue, mais malgré ca le livre reste assez long à lire. C'est d'ailleurs mon seul bémol, certain passage sont long, ce qui m'a fait décrocher du livre à certain moment.

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Date de sortie

Les Raisins de la colère

  • France : 1982-05-26 (Français)

Activité récente

heros11 l'ajoute dans sa biblio or
2019-09-18T14:05:28+02:00
Envy l'ajoute dans sa biblio or
2019-08-12T11:47:00+02:00

Titres alternatifs

  • The Grapes of Wrath - Anglais

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