Dates de sortie
Servantes de l'oeil
- France : 1999-06-03 (Français)
- France : 1999-06-03 - Poche (Français)
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Servantes de l'oeil
Résumé
Quand paraît L’Antivoyage, en 1974, Muriel Cerf a vingt-quatre ans. Le succès est immédiat, et la critique salue comme une révélation ce livre qui, dès les premières pages, frappe par le lyrisme de l’écriture et la force de la charpente narrative.
Depuis vingt-cinq ans, Muriel Cerf n’a cessé d’écrire. Plus de quinze romans sont parus, parmi lesquels Le Diable vert (prix Valery Larbaud 1975), Les Rois et les Voleurs (1975), Amérindiennes (1979), Une passion (1981) ou, récemment, Le Verrou (1997).
Avec Servantes de l’œil, l’écrivain apparaît dans la plénitude de son talent. Celle qui aujourd’hui occupe sur la scène littéraire une place singulière, et que l’on n’a cessé d’inscrire dans la filiation d’Albert Cohen ou de Henry Miller, donne un livre de la maturité. Reconnaissable entre toutes, par son lyrisme et son ampleur, l’écriture de Muriel Cerf rend ici un son plus plein que jamais.
Les thématiques chères à l’auteur — le désir, la possession, la séduction et la passion — sont dans ce roman magistral traitées sur le mode majeur, et les personnages parviennent à une forme d’apaisement d’où surgit leur vérité.
Ainsi en est-il de Stephen Stevenson, beau, séducteur, volage et cruel. Avec sa dernière épouse Lolly Miller, dont il a pourtant fait tatouer le corps entier dans un délire de possession, il apprend la sérénité de l’amour. Servantes de l’œil est le récit d’une double rédemption : celle de ce héros à la personnalité infiniment trouble, aux allures de Solal, au regard magnétique, et celle de l’écrivain.
Car l’objet de la fascination ici n’est plus l’histoire, au tracé linéaire malgré des emboîtements successifs, mais l’écriture, productrice de sens et d’ivresse.
Dans le tourbillon des mots, Muriel Cerf trouve sa véritable voix, une voix incontournable, profonde et apaisée : celle d’une femme qui a gagné son territoire, celui de la création.
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