Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Servantes de l'oeil

Livre


Description ajoutée par TheBlackSwan 2016-04-08T14:07:52+02:00

Résumé

Quand paraît L’Antivoyage, en 1974, Muriel Cerf a vingt-quatre ans. Le succès est immédiat, et la critique salue comme une révélation ce livre qui, dès les premières pages, frappe par le lyrisme de l’écriture et la force de la charpente narrative.

Depuis vingt-cinq ans, Muriel Cerf n’a cessé d’écrire. Plus de quinze romans sont parus, parmi lesquels Le Diable vert (prix Valery Larbaud 1975), Les Rois et les Voleurs (1975), Amérindiennes (1979), Une passion (1981) ou, récemment, Le Verrou (1997).

Avec Servantes de l’œil, l’écrivain apparaît dans la plénitude de son talent. Celle qui aujourd’hui occupe sur la scène littéraire une place singulière, et que l’on n’a cessé d’inscrire dans la filiation d’Albert Cohen ou de Henry Miller, donne un livre de la maturité. Reconnaissable entre toutes, par son lyrisme et son ampleur, l’écriture de Muriel Cerf rend ici un son plus plein que jamais.

Les thématiques chères à l’auteur — le désir, la possession, la séduction et la passion — sont dans ce roman magistral traitées sur le mode majeur, et les personnages parviennent à une forme d’apaisement d’où surgit leur vérité.

Ainsi en est-il de Stephen Stevenson, beau, séducteur, volage et cruel. Avec sa dernière épouse Lolly Miller, dont il a pourtant fait tatouer le corps entier dans un délire de possession, il apprend la sérénité de l’amour. Servantes de l’œil est le récit d’une double rédemption : celle de ce héros à la personnalité infiniment trouble, aux allures de Solal, au regard magnétique, et celle de l’écrivain.

Car l’objet de la fascination ici n’est plus l’histoire, au tracé linéaire malgré des emboîtements successifs, mais l’écriture, productrice de sens et d’ivresse.

Dans le tourbillon des mots, Muriel Cerf trouve sa véritable voix, une voix incontournable, profonde et apaisée : celle d’une femme qui a gagné son territoire, celui de la création.

Afficher en entier

Classement en biblio

Diamant
0 lecteurs
Or
0 lecteurs
Argent
0 lecteurs
Bronze
0 lecteurs
Lu aussi
0 lecteurs
En train de lire
0 lecteurs
Pas apprécié
0 lecteurs
Envies
1 lecteurs
PAL
0 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par TheBlackSwan 2016-04-08T14:09:47+02:00

Elle dormait, il repoussa le drap, contempla le corps peint de sa femme, corps brodé et éployé sous lui tout à l'heure, embrassa, aux poignets, les bracelets d'encre couleur d'ardoise.

Elle se retourna avec un gémissement d'enfant puni, découvrit la courbe rétractile du ventre où, des flancs étroits au renflement du sexe glabre, le charme tibétain déclinait l'estompe concentrique de ses disques radieux, et dans l'or, l'argent, le bleu et le pourpre, ses montagnes sinueuses, ses flammes brèves, ses sceptres dardés, l'entrelacs ténu de ses scorpions et de ses démons.

En deux semaines, le tatoueur d'Anvers avait exécuté avec une minutie toute flamande son travail d'enlumineur.

Et ceci jusqu'à ce que la chair finisse, ma belle, sourit- il à la femme marquée, son épouse, qui ne partirait plus. Il lui fallait, à lui, seulement un peu de patience encore et que, gravé à son épaule, le diamant eût fini de se décolorer sous l'oeil fardé d'Horus et son dessin oblong, pour qu'il cessât de rêver qu'il se blessait les mains aux arêtes de la gemme ou d'en voir étinceler dans la nuit les facettes qui enserraient tout le passé de cette femme.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents


Dates de sortie

Servantes de l'oeil

  • France : 1999-06-03 (Français)
  • France : 1999-06-03 - Poche (Français)

Activité récente

Restez informé !