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Commentaires de livres faits par Aline-100

Extraits de livres par Aline-100

Commentaires de livres appréciés par Aline-100

Extraits de livres appréciés par Aline-100

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 15-02
En règle générale, je préfère découvrir un roman avant de regarder son adaptation ciné/télé.
Mais La Servante écarlate fait partie des rares exceptions à cette règle : j'ai d'abord visionné la série, avant de m'attaquer au livre. Et, comme bien souvent, j'ai préféré le roman !

La qualité de l'écriture de Margaret Atwood n'y est pas étrangère. Defred, qui nous narre son histoire, semble presque "sauter du coq à l'âne", parlant de sa situation actuelle, avant d'évoquer sa vie passée, pour ensuite revenir à sa formation de servante au Centre rouge, avant de revenir à sa situation actuelle. Tout cela peut sembler très flou et embrouillé, mais ça ne l'est pourtant jamais : on suit très bien l'intrigue et on comprend parfaitement les différentes étapes de la catastrophe que Defred nous raconte.
Et ce roman se lit tellement facilement que les pages défilent ! On est presque surpris d'arriver si vite à la fin (un peu précipitée, je dois dire).

L'ambiance de chaque lieu visité par Defred est très bien rendue. En particulier, la maisonnée du Commandant est très "réelle" : on arrive à ressentir cette atmosphère particulière de tension et de jalousie entre ces femmes, cette peur de braver les interdits que ressent Defred q
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uand elle retrouve le Commandant dans son bureau ou Nick dans sa chambre au-dessus du garage.

On comprend aussi le désespoir que les Servantes peuvent ressentir. L'horreur de la société dans laquelle elles vivent. le sentiment d'enfermement, sans issue possible à part la mort...

En bref : Après avoir refermé La Servante écarlate, on ne peut qu'espérer ne jamais arriver à l'établissement d'une société telle que Gilead.
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date : 13-02
J'apprécie décidemment beaucoup les enquêtes de l'insepcteur Morse. Service funèbre est, encore une fois (comme Mort d'une garce, que j'ai lu il y a quelques mois), un roman policier à suspense plus qu'un polar sanglant.

Mais pour vous parler de ce polar sans en dévoiler l'intrigue, quoi de mieux que de décrire la personnalité de Morse ? Je me lance avec, pour cela, l'aide de la quatrième de couverture. Voilà ce que l'on nous dit de Morse :

" Célibataire, lettré, certainement alcoolique, affublé d'un mauvais caractère et odieux avec ses subordonnés, Morse a pourtant un charme irrésistible. Jeunes ou moins jeunes, les femmes se meurent d'amour pour ce personnage que son créateur affectionne tant ! " (Michel Amelin, Bulletin 813).

Célibataire, Morse l'est effectivement. Et même célibataire endurci. Car, même s'il aime regarder les femmes et que beaucoup d'entre elles le séduisent ou l'attirent, il ne semble pas décidé à se marier. Dans ce volume en particulier, Morse semble trop apprécier son confort pour "s'encombrer" d'une épouse : que ferait-il d'une femme qui l'obligerait peut-être à réduire sa consommation de pintes, à espacer ses visites au pub et à rentrer à une heure décente chez lui ?

En ce qui concerne l'alcoolisme, je dirais qu'il est possible que Morse en souffre. En tout cas, il présente une certaine passion pour la bière et entraîne plus d'une fois le sergent Lewis dans un pub. A tour de rôle, les deux hommes se paient des tournées... et les verres s'accumulent. Alors oui, Morse semble avoir un léger problème avec l'alcool. Sans oublier que, dans Mort d'une garce, Morse a souffert de problèmes d'ulcères à l'estomac notamment à cause de ce vice...

Mauvais caractère, Morse ? Odieux avec ses subordonnés ? Bof. Il est souvent un peu brusque avec les autres. Notamment parce qu'il réfléchit vite et que tout le monde ne parvient pas à le suivre. C'est vrai aussi qu'il pique quelques colères dans Service funèbre, mais il finit quand même par s'excuser dans certains cas. Bien entendu, ce ne doit pas être drôle de travailler avec lui tous les jours, mais si j'étais à la place de Lewis, je craindrais quand même plus les cadavres en décomposition (Morse et Lewis en trouvent quelques uns dans ce polar) que les sautes d'humeur de mon patron.

Quant aux femmes, il est certain que, dans ce volume en particulier, Morse semble les attirer. Alors qu'il interroge des lycéens sur la disparition de l'un de leurs professeurs, l'inspecteur semble beaucoup plaire à l'une des lycéennes. Mais il faut dire que la jeune fille en question apprécie particulièrement les hommes mûrs...

Parlons de la structure du roman maintenant. La première partie peut tout d'abord paraître sans rapport : on fait connaissance avec toute une série de personnages qui semblent n'entretenir aucun rapport avec le tandem Morse / Lewis. Ce sont en réalité les paroissiens de St Frideswide, le vicaire Lawson, le marguillier Josephs et son épouse, l'organiste Morris et son fils. Tout ce petit monde nous est présenté pour la simple et bonne raison qu'ils occupent une place centrale dans l'enquête à venir.

L'enquête en question commence véritablement lors de la seconde partie du roman. Nous suivons Morse et Lewis pas à pas, partageons leurs découvertes et leurs pensées les plus intimes. Mais ce n'est pas suffisant pour découvrir la clé du mystère (du moins, en ce qui me concerne). Car l'intrigue de Service funèbre, qui semble très simple à la base, se révèle quasiment inextricable.

Enfin, j'aimerais souligner un coup de génie de la part de l'auteur : la dernière partie de l'avant-dernier chapitre nous permet d'apprendre que les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme Morse le croit... L'inspecteur et son sergent ont réussi à démêler le sac de noeud auquel ils ont été confrontés au cours de cette enquête. Et ils avaient tout bon... sauf sur un point. Ils ne le savent pas, mais Colin Dexter nous l'apprend. Merci Mr Dexter !
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date : 13-02
Mort d'une garce est le huitième roman de la série des enquêtes de l'Inspecteur Morse. Aucune crainte à avoir, toutefois : même sans avoir lu les autres polars, le récit reste tout à fait compréhensible.

J'ai particulièrement apprécié ce polar qui nous plonge dans une enquête pour un meurtre commis au XIXe siècle. En plus, l'avantage de ce roman, c'est qu'il n'a rien de sanglant : j'y ai un peu retrouvé la même ambiance que dans les romans d'Agatha Christie ou de Patricia Wentworth, où les « détectives » réfléchissent plus qu'ils n'agissent. Il faut dire que Morse n'a pas trop le choix puisqu'il passe la majorité de l'histoire sur un lit d'hôpital, à soigner un ulcère à l'estomac.

J'aime bien la référence aux énigmes dans la quatrième de couverture (qui nous dit que « Mort d'une garce réjouira les amateurs d'énigmes »), car c'est un peu l'impression que m'a laissée ce polar. Morse et Lewis semblent se lancer dans un véritable jeu de piste, à la recherche de traces parfois effacées depuis longtemps.

Je ne vous en dis pas plus sur l'histoire, car l'intrigue pourrait facilement être gâchée par un commentaire plus long.
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date : 13-02
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Qui ne connaît pas cette intrigue mythique et le fammeux triangle amoureux Jackie-Simon-Linnet?


Mort sur le Nil est probablement le roman le plus connu d'Agatha Christie et aussi l'un des plus réussis. Le côté psychologique de l'intrigue est parfaitement maîtrisé par l'auteur, qui parvient à nous rendre tous les personnages suspects (à moins d'avoir lu ce livre une dizaine de fois, comme moi, et de le connaître quasiment par coeur!). Le dénouement, tout à fait inattendu, est magnifiquement construit. Qui aurait soupçonné le meurtrier? Personne, je vous le garantis!

Pour les fans, je conseille aussi deux adaptations, l'une au cinéma, l'autre à la télévision. L'adaptation cinématographique, avec Peter Ustinov dans le rôle de Poirot, est très agréable à regarder, même si le scénario se permet de prendre quelques libertés avec le texte du roman (personnages supprimés ou n'ayant pas le même rôle).

Plus fidèle, l'adaptation du roman en téléfilm, avec David Suchet dans le rôle de Poirot, est idéale pour les puristes. Suchet est excellent dans le rôle-titre, et le scénario est plus proche du roman. Une petite perle à découvrir!
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date : 13-02
Encore une de mes intrigues préférées, parmi celles écrites par Agatha Christie!

Cinq petits cochons se démarque des autres mystères de cette grande dame par son contexte: celui d'une enquête à mener sur des faits vieux de seize ans et où la criminelle condamnée est déjà morte. Pas possible de l'interroger, donc. Poirot devra donc s'attacher à éclaircir le mystère grâce aux récits de cinq témoins du drame; d'où le titre du roman.

Les personnages sont tous intéressants à leur manière, même les plus agaçants ou stupides d'entre eux. Le mystère de la mort d'Amyas reste entier jusqu'au bout et, au plus Poirot creuse, au plus l'issue semble désespérée: Caroline semble de plus en plus coupable au fil des pages.

Cinq petits cochons existe sous forme de téléfilm, avec, encore une fois, David Suchet dans le rôle d'Hercule Poirot. Si le scénario prend quelques libertés avec le récit d'Agatha Christie, l'adaptation reste superbement réalisée! Les décors sont magnifiques, Alderbury (la demeure des Crale) et ses alentours donnent une impression d'éternité et de nostalgie, propice au drame dont la propriété a été le cadre. Quant au casting, il est excellent, chaque acteur étant parfait dans son rôle.

Petit clin d'oeil aux fans d'Orgueil et Préjugés version 2005: Talulah Riley, qui joue le rôle de Mary dans le chef-d'oeuvre de Jane Austen, interprète la jeune demi-soeur de Caroline, Angela Warren.
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Thomas Ward, l'apprenti de l'Epouvanteur, et Alice, son amie sorcière, ont bien grandi dans ce quatrième tome. En fait, ce sont eux qui sont au premier plan du récit, alors que M. Gregory donne l'impression de faire peu de choses.

Il faut dire que Tom a une motivation extrêmement importante : son frère, Jack, et la famille de celui-ci ont été enlevés par les Malkin. Ces derniers ont réussi à voler, dans la ferme de Jack, les malles que la mère de Tom lui avait léguées. Ces malles contenaient, d'après elle, quelque chose qui aiderait Tom dans son combat contre l'obscur...

L'obscur. Parlons-en. Il est très présent dans ce récit. Plus désespéré que les trois premiers tomes de la série, Le Combat de l'Epouvanteur se termine également de façon beaucoup plus dramatique. L'avenir du Comté s'annonce sombre et celui de Tom encore plus.

J'apprécie de plus en plus le personnage d'Alice. Ingénieuse et courageuse, elle est pourtant toujours soupçonnée par l'Epouvanteur, qui est certain qu'elle basculera un jour du côté obscur et utilisera ses pouvoirs pour servir le mal. A-t-il raison ? A l'issue des quatre premiers tomes, j'ai du mal à y croire. Alice semble se rapprocher de plus en plus des bénévolentes, ces sorcières qui utilisent leurs pouvoirs pour servir le bien.

Un point important est également à souligner en ce qui concerne ce roman : le passé des parents de Tom semble se préciser. Quelques détails nous sont fournis, notamment sur les origines de sa mère. Cela se révèlera-t-il utile pour la suite de la série ? A suivre.
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Ce troisième tome des aventures de Tom Ward et de Monsieur Gregory est toujours aussi passionnant.

Cette fois, ce sont des forces différentes qui sont à l'oeuvre, puisque l'Epouvanteur va devoir combattre son pire ennemi, qui se révèle être un homme en chair et en os, et non une véritable créature de l'obscur.

Parallèlement à ce conflit, l'Epouvanteur va également devoir gérer les problèmes qui découlent de sa passion pour une sorcière lamia, qu'il a refusé d'enfermer dans une fosse et qu'il garde près de lui lorsqu'il se trouve dans sa maison d'Anglezarke. Meg, la sorcière en question, peut se révéler très dangereuse si on ne lui fait pas boire une potion spéciale. Malheureusement pour l'Epouvanteur, la potion ne semble plus faire autant d'effet qu'avant...

Vous l'aurez compris, la vie de Monsieur Gregory est pleine de secrets (d'où le titre de ce volume) et de non-dits qui vont pourtant devoir être révélés à son apprenti. On en apprend donc beaucoup plus sur lui dans cet opus et cela rend son personnage moins mystérieux et moins impressionnant. Jusque là, Monsieur Gregory paraissait être une sorte de surhomme, un roc inébranlable ; au fil de l'histoire, on se rend compte que l'Epouvanteur n'est qu'un homme, avec ses faiblesses qui, parfois, risquent de le mettre en danger.

Alice prend une part encore plus active à l'histoire dans ce troisième tome. De personnage secondaire, elle passe tout doucement au premier plan, mais reste toujours aussi mystérieuse. On se demande sans cesse si son " mauvais côté " (les réflexes de sorcière qui sont en elle) va prendre le dessus : dans ce cas, va-t-elle devenir une sorcière bénévolente (de celles qui utilisent leurs dons pour venir en aide aux êtres humains) ou une pernicieuse ? Mystère...
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Thomas Ward, l'apprenti Epouvanteur, revient pour une seconde série d'aventures. Il a un peu mûri depuis la dernière fois, mais il a aussi toujours tendance à désobéir à son maître.
Alice est également de retour. La jeune fille est aux mains de l'Inquisiteur, qui tente aussi de s'attaquer à l'Epouvanteur. Thomas essaie d'empêcher l'Inquisiteur de s'en prendre à son amie et à son maître, mais ce n'est pas gagné d'avance.
Le suspense est présent de bout en bout dans ce second volume: impossible de le poser avant de l'avoir terminé! A découvrir absolument!
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date : 13-02
Cela fait du bien de retrouver Toby Peters pour de nouvelles aventures!

Dans cet opus, il est encore plus malchanceux que dans les autres et se rapproche donc de plus en plus de l'anti-héros traditionnel. Et ce qui est le plus étrange (et le plus drôle aussi, car cela a tendance à faire sourire), c'est qu'il semble en avoir pris son parti une bonne fois pour toutes.

La vie professionnelle de Peters, si elle lui permet de côtoyer les plus grandes stars du cinéma américain, ne lui rapporte pas assez d'argent pour gagner l'estime de ses contemporains et, surtout, de son ex-femme, Anne. Peters préfère sa réputation de privé discret qu'une position sociale avantageuse; en ce sens, on peut se dire que le personnage possède une conscience professionnelle très élevée, mais aussi qu'il aime son boulot, même s'il paie mal. N'est-ce pas le principal?

On peut presque dire que sa vie privée est aussi catastrophique, puisque Anne semble lui échapper pour de bon. Mais, là aussi Peters se rend sans combattre, ou presque.

Peters montre une certaine résignation face aux événements malheureux, ce qui fait peine à voir parfois. Mais cela apporte aussi une touche d'ironie et d'humour noir qui rendent les romans de Kaminsky si agréables.

Après tout, si Peters réussissait brillament tout ce qu'il entreprent, il ne serait peut-être pas aussi sympathique.
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date : 13-02
Changement de décor et d'ambiance pour ce nouvel opus des aventures de Toby Peters.

Le privé malchanceux se rend à Chicago pour les besoins de son enquête et l'atmosphère de la ville n'a rien à voir avec le Los Angeles auquel on s'est habitué au fil des récits de Stuart Kaminsky. Chicago est froide, enneigée et sombre. Peters est enrhumé et déprimé et on se sent aussi abattu que lui.

La ville n'est pas la seule responsable de l'ambiance très différente de cet opus: le récit est plus sombre et plus triste. Les personnages semblent fragiles et désabusés. Les Marx Brothers eux-mêmes sont discrets, effacés et pas du tout rigolos!

Peters, par contre, est fidèle à l'image que l'on se fait de lui: malchanceux, les problèmes lui tombent dessus à la minute même où il s'embarque à bord du train pour Chicago. Et, bien entendu, il s'enrhumme dès son premier soir en ville! Ce rhume est d'ailleurs le prétexte qu'utilise Kaminsky pour insérer dans son roman l'intervention d'un personnage très british (ce que j'apprécie toujours, vous vous en doutez): Ian Fleming tente ainsi de guérir Toby de son refroidissement!

Malgré ses déboires, Peters s'accroche et finit, comme toujours, par triompher des "méchants". Le dénouement de l'intrigue est d'ailleurs tout à fait inattendu, puisque plusieurs des suspects que l'on envisage tout au long du récit ne sont finalement pas les bons coupables... Comme d'habitude, donc, Kaminsky reste lui aussi fidèle à lui-même: malgré le changement de décor il conserve une maîtrise parfaite de son énigme et parvient à nous balader sur une bonne dizaine de fausses pistes.
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date : 13-02
Ce nouvel opus des aventures de Toby Peters se déroule en pleine seconde guerre mondiale. L'occasion d'apprendre que les studios de cinéma continuaient à préparer les block-busters de l'époque, malgré la crainte des bombardements japonnais. The show must go on...

De ce volume se dégage une certaine détresse: les personnages ont tous nourri, à un moment donné de leur existence, l'espoir de réussir, de devenir quelqu'un. Mais aucun n'y est arrivé. Cela donne l'impression que Kaminsky tente de dépeindre Hollywood comme la ville des déceptions. Cela participe, bien entendu, à renforcer le côté sombre de l'histoire, déjà illustré par les références à la guerre.

Pour le reste, l'intrigue policière est, une fois de plus, très bien construite. Le coupable et les motifs, très surprenants, sont impossibles à deviner. Peters est toujours aussi cynique, Pevsner frôle encore une fois la crise cardiaque tant il s'acharne sur son frère, et Sheldon Minck, le dentiste sadique, décide d'occuper une place de choix dans les événements. Le lecteur, lui, se régale!
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Après Clark Gable dans Demain est un autre jour, Kaminsky met en scène Errol Flynn et son goût pour les femmes.

Chronologiquement, Coups de feu dans les étoiles précède normalement Demain est un autre jour (1940, contre 1994). Certains des personnages du premier roman ne sont donc pas encore présents dans le récit.

Peters, par contre, est toujours aussi fauché et malchanceux que lors de sa collaboration avec Gable. Son dos le fait toujours autant souffrir, il est déjà très ironique et sous-loue déjà le bureau de Sheldon Minck, son ami dentiste (et sadique à ses heures, surtout quand un patient s'assied dans son fauteuil).

Ce second volume nous plonge, une fois de plus, dans l'ambiance de l'âge d'or hollywoodien, avec ses stars et ses chefs-d'oeuvre de l'époque.

Coups de feu dans les étoiles est agréable et rapide à lire. Il est aussi bien documenté (normal, Kaminsky était historien du cinéma) et permet de découvrir l'envers du décor de ce monde fascinant qu'est l'industrie cinématographique.
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date : 13-02
Cet opus des aventures de Peters qui, chronologiquement, se situe après Demain est un autre jour, met en scène Fred Astaire, l'acteur préféré de ma grand-mère. Elle aurait été très fière de son idole, si elle avait pu lire ce roman!

Car l'acteur-danseur paie de sa personne dans ce volume, puisqu'il intervient énormément et n'hésite pas à se joindre à Peters lors de son enquête: Astaire va d'ailleurs, plus d'une fois, sauver la mise au privé.

Il faut dire que le malheureux Peters se retrouve dans des situations bien embarassantes pour lui. Ainsi, non seulement il se retrouve professeur de danse, lui qui a autant de rythme qu'un meuble en chêne massif; mais, en plus, il reçoit une fessée d'un indien star du catch!

Peters va également se retrouver, bien malgré lui, avec deux employeurs, dont l'effrayant Taille-Doigts en personne...

Très drôle, ironique à souhait et plein de rebondissements, Dancing in the dark est une très bonne suite aux romans de Stuart Kaminsky.
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date : 13-02
Stuart Kaminsky est critique et historien du cinéma. Comme d'autres, il s'inspire donc de ce monde qu'il connaît par coeur pour écrire des polars mettant en scène des acteurs de l'âge d'or hollywoodien dont il réécrit les biographies.

Pari réussi! Peters semble être le prototype du privé: ironique et désabusé à souhait, et soupçonné par ses anciens collègues de la police. Ce héros ayant passé presque toute sa vie à L.A. n'hésite pas à profiter des studios de tournage ,et des connaissances qu'il s'y est faites en travaillant pour eux, pour se faire un peu d'argent de poche entre deux affaires d'adultère.

Quant à l'intrigue policière en elle-même, elle est excellente, révélant des rebondissements inattendus et un coupable improbable.
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Enquête mouvementée pour Toby Peters! Le privé est enlevé deux fois et tabassé à de multiple reprises dans ce volume. Il faut dire que Bette Davis n'est pas mieux lotie, puisque la star sera enlevée trois fois par les hommes qui font chanter son mari.

Malgré la précipitation des événements, Stuart Kaminsky prend le temps, comme dans chacun de ses ouvrages, de nous présenter plus en détail la star hollywoodienne qui se trouve au centre de l'action. J'avoue sincèrement que je ne connais presque rien au sujet de Bette Davis. Par contre, après cette lecture, j'ai bien envie d'en découvrir plus.

Car il semble que Davis a quelques facettes cachées: elle donne l'impression d'avoir reçu une éducation irréprochable et d'avoir beaucoup de caractère. Fantasme créé de toute pièce par Kaminsky ou réalité? J'aimerais beaucoup vérifier.

Toby, quant à lui, reste fidèle à lui-même. Toujours aussi malchanceux, fauché et râté, il ne s'en inquiète pas outre mesure: tant qu'il a assez d'argent pour s'acheter du lait et des céréales, c'est l'essentiel. Mais il apparaît aussi, à plusieurs reprises, faire preuve d'un esprit de déduction tout à fait surprenant. Ce qui amène à penser que, s'il le voulait vraiment, Peters pourrait devenir un personnage plus important.

Je retiens surtout de cette lecture un petit côté doux-amer. L'amertume, d'abord, avec les problèmes personnels de Phil, le frère de Toby, dont l'épouse est malade; avec la fin de l'ouvrage, aussi, qui nous raconte le destin tragique de Farnsworth. La douceur, quant à elle, vient des nombreuses scènes humoristiques du récit, avec une mention spéciale à la démolition du mur de la villa hollywoodienne.
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date : 13-02
Les relations entre Toby Peters et son frère, Phil Pevsner, ne sont toujours pas au beau fixe dans ce troisième opus des aventures du privé fauché. L'humour, par contre, est toujours au rendez-vous. Parfois un peu caustique, bien sûr, puisqu'il s'exerce souvent aux dépens des nains. Mais, heureusement, Kaminsky évite de tomber dans la discrimination en ridiculisant ensuite les grands patrons de la MGM et Peters lui-même.

C'est dans cet ouvrage que l'on apprend comment Peters et Gunther (le traducteur nain de Demain est un autre jour) sont devenus amis, puisqu'ils se rencontrent dans ce volume.

Toujours aussi brillant, Kaminsky ravit les nostalgiques de l'âge d'or du cinéma américain, mais aussi les fans d'anti-héros, catégorie de personnages littéraire dont Peters peut presque être considéré comme le porte-parole!!
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J'ai savouré chaque page, chaque ligne de cette histoire.

Sans être amusant, ce récit n'est pas non plus déprimant et c'est là toute sa magie. Malgré un sujet difficile, une impression de légèreté, d'humour et d'espoir se fait sentir. Comme si la situation d'Aibileen, de Minny et de toutes les autres, bien que difficile, ne pouvait que s'améliorer...

J'ai beaucoup apprécié les personnages des bonnes. Elles font toutes preuve d'un courage extraordinaire et, malgré le danger de la collaboration avec Skeeter, osent finalement mettre des mots sur les outrages qu'elles subissent jour après jour. Parce que, dans le Jackson des années 60, les Noirs ne sont pas considéré comme les égaux des Blancs. La phrase " Ils ne sont pas comme nous ! " revient régulièrement, mise à toute les sauce, dans n'importe quel sujet de conversation ou presque.

Par contre, j'ai eu du mal à l'attacher à Skeeter elle-même, qui est pourtant le personnage central du roman et l'instigatrice des témoignages des bonnes. Au début du récit, il semble étrange que quelqu'un comme Skeeter soit amie avec deux pestes comme Hilly Holbrook et Elizabeth Leefolt : on sent que Skeeter n'est pas comme elle et pourtant, elle joue le jeu. Elle fait semblant de partager leurs valeurs. Le fait que Skeeter ait besoin d'entendre de la bouche de Minny et d'Aibileen la façon dont ses amies se comportent envers leurs bonnes m'a semblé légèrement surréaliste : après des années d'amitié avec ces deux jeunes femmes, Skeeter n'a-t-elle pas encore remarqué les remarques acides que celles-ci lançent sur les Noirs ? Skeeter est-elle aveugle pour ne pas remarquer la soumission dont Aibileen doit faire preuve jour après jour pour ne pas perdre sa place ?

C'est donc l'une des " Blanches " secondaires de l'histoire qui m'a semblé la plus sympathique. Miss Celia Foote, la nouvelle patronne de Minny après que cette dernière ait été renvoyée par Hilly. Celia a grandi dans la pauvreté et n'est donc pas consciente des différences entre elle et Minny ou, du moins, ne s'en soucie guère. Elle qualifie d'ailleurs plusieurs fois Minny " d'amie ", au grand désarroi de la bonne, qui ne veut pas frayer avec les Blancs. Celia n'a jamais fréquenté la bonne société, or ce sont les membres de celle-ci qui établissent les différences sociales entre Noirs et Blancs. La toute jeune Mrs Foote est donc plus gentille et plus généreuse avec Minny que les patronnes habituelles.

Plus d'une fois, au fil de l'histoire, de petits moments d'intimité se dessinent entre certaines bonnes et leurs patronnes. Alors, on croit, on espère que les choses pourront changer et que l'entreprise de Skeeter parviendra à faire changer les mentalités. Que les Blancs vont enfin se rendre compte que les Noirs sont des être humains à part entière. Qu'ils ont eux aussi des sentiments (pour une fois, je trouve le titre français bien plus adapté au récit que la version originale). Mais ces petits moments sont vite finis : la patronne se rend compte qu'elle s'adresse à sa bonne et remet celle-ci à la place qui est la sienne en lui donnant un ordre d'un ton froid.

Récit de femmes et de courage, La Couleur des sentiments est raconté alternativement par Skeeter, Aibileen et Minny. Trois voix, trois manières de s'exprimer et d'écrire. Trois passés et trois avenirs. Pourtant, le futur des héroïnes de Stockett n'est pas très clair. Il manque un épilogue grâce auquel on pourrait apprendre ce que chacune de ces femmes deviennent. Le roman nous laisse dans l'incertitude, peut-être volontairement, afin que chacun de nous imagine la fin qui lui convient le mieux. Ma fin à moi est heureuse. Aibileen, Minny et les autres le méritent.
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Voilà un roman qui ma beaucoup plu et que j'ai dévoré en à peine deux jours !
Le gros point fort de l'histoire, selon moi, ce sont les personnages. J'ai trouvé Jacob très amusant et courageux : malgré les difficultés auxquelles il est confronté, Jacob tient le coup et tente de s'en sortir le mieux possible, le tout sans perdre son sens de l'humour. Miss Peregrine et Millard figurent également parmi mes favoris de ce roman.
Autre point positif : l'histoire très crédible malgré l'intrigue fantastique, probablement grâce aux détails historiques qui nous sont donnés. Ransom Riggs met en place un récit cohérent et très complet, créant diverses catégories de personnages en plus des enfants particuliers : on fait donc la connaissance des ombrunes, des sépulcreux (plus communément qualifiés de "creux") et des estres. Toutes ces "créatures" présentent des particularités, voire des pouvoirs, et leurs interactions apportent un bon rythme au roman : malgré les 437 pages, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.
Le style d'écriture est très accessible et c'est bien normal, puisque ce roman est conseillé dès 12 ans. On est donc dans un récit jeunesse, mais l'histoire n'est pas niaise pour autant, bien au contraire. Des thèmes importants comme la Seconde Guerre mondiale ou la Shoah sont évoqués.
Enfin, je dois avouer que les "photos" qui illustrent le récit sont très amusantes et rendent le roman encore plus passionnant. Elles donnent l'illusion d'être transporté dans un monde très différent du nôtre, comme si l'on traversait la boucle en même temps que Jacob.
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Anne Brontë, la mal-aimée ! Des trois soeurs, elle est sans doute la moins connue, ce qui est assez injuste étant donné que sa plume est aussi belle que celle de ses soeurs. Et les sujets qu'elle traite dans ce roman sont très intéressants et méritent, eux aussi, beaucoup d'attention.

Par le biais d'Helen Graham/Huntingdon, Anne Brontë évoque tout d'abord la cruauté du XIXe siècle envers les femmes indépendantes et intelligentes. Le fait qu'Helen soit presque « obligée » de se marier, car il était impensable de rester « vieille fille » à son époque, semble en effet à la source de bien des malheurs, qui lui auraient probablement été épargnés si elle avait pu rester célibataire et profiter d'une indépendance financière et juridique telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Ensuite, la religion chrétienne est très présente, dans ce qu'elle a de plus sombre et cruel. Il y a, tout d'abord, les commérages dont Helen est victime parce qu'elle ne se rend pas à la messe tous les dimanches. Il y a, ensuite, cette vertu chrétienne qui pousse la jeune femme à prendre soin d'un mari agonisant alors que celui-ci l'a humiliée dès les premiers jours de leur mariage. Et enfin, il y a cette même vertu, qui pousse la douce Helen à se transformer en femme inflexible et dure, y compris avec elle-même.

D'autres thèmes qui ont été considérés comme extrêmement choquants à l'époque de la parution du roman sont également développés par l'auteur. Anne Brontë parle d'alcoolisme, d'aventures extra-conjugales, de violences conjugales, de drogue et même de viol conjugal ! Le roman s'est d'ailleurs vendu comme des petits pains à l'époque de sa parution tant cela semblait révolutionnaire d'entrendre parler de telles choses dans une oeuvre de fiction : il était déjà épuisé au bout de six semaines et, en cela, a fait mieux que Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent. Pour traiter de tout cela, Anne se serait en réalité inspirée de la vie de son frère, Branwell Brontë, qui consommait plus que régulièrement du laudanum et de l'alcool.

L'histoire d'Helen débute de la façon la plus classique qui soit : c'est le récit de la vie d'une jeune fille qui, écoutant son coeur plutôt que les sages conseils de sa tante, tombe amoureuse du mauvais prétendant et tient tête à tous afin de pouvoir l'épouser. Dès le départ, on se doute qu'Arthur Huntingdon est un voyou, mais la jolie et naïve Helen est persuadée qu'il a simplement besoin de quelqu'un pour veiller sur lui et le « changer ». Quelques mois après son mariage, la jeune fille se rend compte de son erreur : son mari est volage et a tendance à boire plus que de raison. La voilà coincée dans une prison dorée, pire encore que celle qui l'attendait si elle était restée « vieille fille », puisque les femmes de l'époque dépendaient de leur mari pour tout, y compris pour l'éducation de leurs enfants, qui étaient la « propriété » du mari (le pater familias) et n'avaient rien à voir avec leur mère (aveu personnel au passage : je suis heureuse d'être née à la fin du XXe siècle).

Mais Helen est assez moderne pour son époque, et décidée à préserver la vertu de son jeune garçon, qu'elle veut soustraire à l'influence néfaste de son père, elle fuit le domicile conjugal et trouve refuge à Wildfell Hall, la demeure de son frère, qu'elle occupe sous un nom d'emprunt. La jeune femme prétend être veuve, en espérant ne pas susciter la curiosité des habitants du village et ne pas être retrouvée par son mari. Elle souhaite vivre de sa peinture et amasser suffisamment d'argent pour partir en Amérique avec son fils et sa femme de chambre, Rachel.

Helen n'est donc pas seulement une femme très chrétienne : elle est aussi une féministe dans l'âme ! Car, à l'époque durant laquelle se situe l'intrigue le fait, pour une femme, de quitter le domicile conjugal était illégal. Et le fait de refuser de se plier à son devoir conjugal était impensable or, dans une scène mémorable, Helen claque la porte de sa chambre au nez de son mari ivre mort et s'enferme, lui refusant l'accès à sa couche !

Ces rebondissements sont traités dans un récit de type épistolaire : le roman est en fait une longue lettre de Gilbert Markham à son beau-frère, dans laquelle s'insèrent des passages du journal d'Helen. Le récit est donc assez complexe, non seulement du fait de sa forme, mais aussi du fait des sujets traités. Il est toutefois particulièrement passionnant, du fait de cette femme forte qui en est l'héroïne : tout comme Jane Eyre et Catherine Earnshaw, Helen est une femme décidée. Le seul moment où sa personnalité est décevante est ce passage durant lequel elle retourne à Grassdale Manor afin de jouer les infirmières pour un époux qu'elle n'aime plus et qui ne l'a jamais aimée. Sortant de sa discrète retraite alors que Huntingdon aurait été incapable de penser à aller la chercher à Wildfell Hall, Helen se jette en quelque sorte dans la gueule du loup, se mettant à la merci de cet homme vulgaire et sans pitié. C'est un geste dicté par la piété chrétienne d'Helen, qui la pousse à faire son devoir d'épouse charitable, mais que j'ai vraiment eu du mal à comprendre, car peu en phase avec ce que l'auteure avait fait de son personnage jusque là. Certes, Helen est très pieuse et parle beaucoup du paradis et de l'enfer, de ceux qui méritent le premier ou qui risquent le second, mais j'avoue avoir pensé que Huntingdon avait usé sa patience et sa charité et qu'elle ne se laisserait plus abuser par de vaines promesses venant d'un tel homme. Eh bien, non ! Elle court donc à Grassdale et y fait son devoir de maîtresse de maison mais, histoire de ne pas décevoir ses lecteurs, Anne Brontë lui met dans la bouche des paroles assez dures : Helen exige une promesse écrite de la part de son mari indigne, selon laquelle il la laissera partir avec son enfant si elle juge que l'enfant ou elle-même court un danger quelconque... On retrouve donc quand même un semblant de l'héroïne à laquelle on s'est habitué.

En bref : Si les digressions religieuses d'Anne Brontë pourraient décourager certains lecteurs, The Tenant of Wildfell Hall vaut pourtant franchement la peine d'être lu ! C'est un roman intense et très prenant qui, malgré un début tout en douceur, nous plonge bien vite dans des rebondissements passionnants. Pour un roman classique, les thèmes traités sont très modernes et résonnent encore avec beaucoup de force plus de 150 ans après sa parution.
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date : 13-02
Les ouvrages de San-Antonio (l'alias littéraire de Frédéric Dard) ont toujours été pour moi un vrai régal. Et celui-ci reste mon préféré!

Béru y est dépeint dans toute sa splendeur: simple, plein de bon sens et populaire. Mais, malgré ces belles qualités, Alexandre-Benoït Bérurier n'est pas vraiment le candidat idéal au diplômes de bonnes manières!

Et c'est justement pour cela que l'on se régale! Les conseils de Béru à ses élèves, tous plus farfelus les uns que les autres, sont des plus amusants. Quant à la scène finale entre notre héros et sa comtesse, je ne m'en suis toujours pas remise.

A découvrir sans attendre, pour passer un très bon moment!
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date : 13-02
Le Silmarillion a la réputation de ne pas être un livre facile à lire, même parmi les fans de Tolkien. S'il est vrai que l'Ainulindalë, première partie, est assez complexe, elle ne compte cependant qu'une trentaine de pages. Et la seconde partie, le Quenta Silmarillion, est très agréable à lire. Elle permet de mieux appréhender certaines parties du Seigneur des Anneaux, puisqu'elle explique ce que sont les Valar, les Silmarils, les Deux Arbres et les Orques. Plusieurs des grandes légendes formant la mythologie de Tolkien s'y retrouvent également, comme par exemple l'histoire de Beren et Luthien, ou encore la geste des enfants de Húrin.
A lire sans hésiter ! Il suffit juste de prendre patience pendant la première partie.
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Magnifique roman, La petite dame en son jardin de Brugesnous emmène dans le vieux Bruges et le long de la côte belge.

Le lecteur fait la connaissance d'une femme vive et énergique, malgré sa vieillesse. A la fin du roman, toutefois, elle va perdre cet éclat et vieillir très vite. C'est donc une histoire à la fois superbe, mais aussi assez triste que Charles Bertin nous offre.

Les descriptions de l'auteur sont absolument magnifiques et me donnent presque envie de devenir une patriote acharnée. Cela renforce encore l'impression de gâchis que l'on éprouve quand on est Belge et qu'on entend parler de l'état des négociations pour former un nouveau gouvernement... Pour ceux qui ne seraient pas au courant, la Belgique a dépassé le record de l'Irak, puisque cela fait plus d'un an que le gouvernement démissionnaire est en affaires courantes et qu'il n'est pas possible d'en former un nouveau (négociations difficiles entre Wallons, Flamands et Bruxellois). Passons.

Bruges est une magnifique cité flamande et constitue un décor idéal pour ce texte aussi émouvant que nostalgique. Encore une fois, les descriptions donnent envie de s'y rendre immédiatement et de redécouvrir, à vélo ou en bateau (sur les fameux canaux) une ville sereine et lumineuse.

Malheureusement peu connu, La petite dame en son jardin de Bruges mérite vraiment d'être lu !
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J'en ai mis du temps avant de lire ce roman !
Il est longtemps resté sur mes étagères avant que je me décide à l'ouvrir. Pas parce que j'avais perdu mon intérêt pour le résume, loin de là, mais pour une raison plus terre-à-terre : la police de caractère dans mon édition est minuscule (j'exagère à peine) ce qui m'a plus d'une fois amenée à en repousser la lecture. Certains éditeurs devraient penser à fournir la loupe en cadeau lorsqu'on achète leurs romans, vous ne trouvez pas ? :-)
J'ai finalement bravé la police Times New Roman 8 et je me suis lancée en août 2017. Et j'ai franchement bien fait, parce que ce roman reste parmi mes lectures préférées de l'année.
On y croise de nombreux personnages, et tous sont liés les uns aux autres. le premier chapitre, consacré à Corrigan, est un peu déconcertant : on se demande en effet comment un gamin irlandais qui semble avoir des fréquentations douteuses va se retrouver prêtre dans le Bronx. Mais ce chapitre n'est qu'une - longue - introduction et Corrigan est en fait, tout comme le funambule, un lien entre les différents personnages qui nous sont présentés ensuite.
Chaque chapitre est consacré à un personnage différent et, petit à petit, les liens en question se dessinent. On comprend alors la véritable profondeur du récit. Et le talent de Colum McCann finit par se révéler petit à petit, lui aussi, quant on comprend que, loin de parler de vies éparses, l'auteur sait très bien où il va dès le début : vers un centre de gravité au sein duquel les vies des différents personnages vont s'entrecroiser le temps d'une journée, voire plus pour certains...
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Magnifique prologue pour une magnifique fresque historique!

La saga des Rois Maudits illustre regroupe tous les travers des hommes et des femmes: meurtre, vengeance, empoisonnements, sorcellerie, torture, sexe, adultère, intrigue et bien d'autres sont pratiqués par les différents personnages.

Nous y rencontrons de nombreux protagonistes; nombreux sont réels, certains ficitfs. Et même si l'histoire est romancée, elle reste inspirée de faits historiques bien réels. Une façon d'apprendre un pan de l'histoire française en s'amusant, en somme.

Car le récit est passionnant et accroche le lecteur dès les premières pages, au cours desquelles le lecteur se trouve directement plongé dans le premier complot de la saga.

Ce volume se concentre donc sur une partie du règne de Philippe le Bel. Nous y retrouvons le grand monarque aux prises avec divers problèmes.

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Le premier est celui des Templiers. Le Roi de Fer pense résoudre les ennuis que ces vieux soldats lui causent en faisant brûler vifs deux des quatre qui lui restent sur les bras. Dans ces deux malheureux se trouve Jacques de Molay, le grand maître. Mais, manque de chance, le vieux bonhomme profite de la présence du Roi et des hauts dignitaires au feu de joie pour maudire, jusqu'à la treizième génération de leurs races, le Roi, le garde des Sceaux Nogaret et le Pape Clément, tous trois responsables de la déchéance de l'Ordre des Templiers. Jacques de Molay prédit à ces trois hommes leur mort prochaine.
Le second problème de Philippe le Bel, ce sont ses brus. Marguerite de Bourgogne, la scandaleuse épouse de Louis le Hutin, a fait rénover la Tour de Nesle, où elle reçoit son amant. Blanche, sa cousine, mariée au plus jeune fils de Philippe le Bel, Charles, se joint au réjouissances avec son propre amant. Ce dernier, Gautier d'Aunay, est d'ailleurs le frère de Philippe d'Aunay, l'amant de Marguerite (comme ça les choses se passent en famille). Jeanne, la soeur de Blanche, n'a pas d'amant, mais couvre les frasques des deux autres.
Heureusement, Robert d'Artois veille. Il prévient Isabelle d'Angleterre qui, frustrée par un mari homosexuel, est révoltée par la conduite scandaleuse de ses belles-soeurs (Isabelle est la soeur des deux cocus). Isabelle décide alors de venir en France, pour informer son père de l'infidélité des trois femmes.
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La magie fonctionne toujours !

De nouveaux personnages, essentiels pour la suite de la saga, font leur apparition dans ce volume. Autant vous donner une brève présentation des plus importants de ceux-ci :

1° Remus Lupin est le nouveau professeur de Défense contre les forces du Mal. Cet homme à l'allure miteuse (sa cape et ses vêtements sont rapiécés et le professeur Lupin a toujours l'air assez fatigué) est un excellent professeur grâce auquel plusieurs des élèves de troisième année vont considérablement progresser. Il apprendra à Harry un sort essentiel pour lutter contre les effets que produisent la présence des Détraqueurs, les gardiens de la prison d'Azkaban. Mais Rogue convoite toujours le poste de Lupin et ne va pas se gêner pour mettre ce dernier en mauvaise posture...

2° Les Détraqueurs (mes préférés !) sont les gardiens de la prison d'Azkaban. Créatures surnaturelles et effrayantes, ils ont le pouvoir de ramener à la conscience de chacun les pires souvenirs de son existence. Vu le passé de Harry et les horreurs auxquelles le jeune garçon a assisté alors qu'il était encore un bébé (l'assassinat de ses parents par Voldemort), les Détraqueurs l'affectent tout particulièrement, au point de provoquer des évanouissements. Harry parviendra à contrer ces effets grâce au professeur Lupin.

3° Sirius Black est considéré comme le criminel le plus dangereux de la prison d'Azkaban, qui renferme pourtant de sacrés cocos ! Avant son emprisonnement, Black aurait tué de nombreuses personnes, dont des Moldus et Peter Pettigrew, l'un de ses anciens condisciples. Parrain de Harry, Sirius Black était le meilleur ami de James et Lilly Potter et gardien du secret, c'est-à-dire le seul à pouvoir révéler la cachette des Potter à Voldemort. Black est donc également celui qui aurait permis à Voldemort de retrouver les Potter et de les tuer...

Des éléments importants pour la suite de la saga sont également introduits par J.K. Rowling dans ce volume. C'est dans Le prisonnier d'Azkaban que l'on découvre la Carte du Maraudeur (offerte par les jumeaux Weasley à Harry, elle représente Poudlard et ses habitants, ce qui permet de savoir, à chaque instant, qui se trouve où) ou le sortilège du Patronus (permettant de repousser les Détraqueurs). Certaines choses évoluent (Hagrid devient professeur) et d'autres restent les mêmes (Malefoy est toujours aussi exécrable).

Ce troisième tome permet également d'en apprendre plus sur les parents de Harry et notamment sur James : l'identité de ses amis, les bêtises qu'ils s'amusaient à faire à Poudlard... Les circonstances de la mort de Lilly et James sont également approfondies et laissent présager des révélations futures.

En bref, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban est un bon volume, plein de suspense et de rebondissement. Il constitue également une charnière dans la saga, puisque l'on entendra encore parler de Sirius Black et de Remus Lupin.

Et, en bonus, on découvre également le village de Pré-au-Lard ! Les élèves de troisième ayant le droit de visiter ce charmant hameau (après autorisation des parents ou tuteurs), Rowling se lance dans de jolies description des boutiques très magiques de Pré-au-Lard. La confiserie vaut d'ailleurs le détour.

J'ai adoré le film tiré de ce troisième tome. C'est probablement mon préféré. Les Détraqueurs sont effrayants à souhait, la Carte du Maraudeur est magnifique, Pré-au-Lard également. La Cabane hurlante, qualifiée de " maison la plus hantée de Grande-Bretagne ", est le genre d'endroit que j'adorerais visiter. A voir et à revoir, sans hésiter.
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Harry Potter et la Chambre des Secrets est le second volume de la saga déjà mythique de Harry Potter.
Si l'intérêt de ce volume n'apparaît pas vraiment à la première lecture, une fois terminé le tome 6 (Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé), on se rend compte de la place centrale de cette seconde histoire dans la saga. J'ai d'ailleurs relu ce second volume après avoir dévoré le sixième lors de sa sortie et j'ai pu mieux apprécier cette histoire de Chambre des Secrets.
Une fois encore, Harry va devoir subir les rumeurs qui circulent à son sujet dans les couloirs de Poudlard, notamment après que toute l'école apprend qu'il peut parler le Fourchelang, la langue des serpents.
On assiste également à la première rentrée de Ginny Weasley à Poudlard. Si sa présence passe souvent inapperçue, elle va peu à peu devenir un personnage important de la saga.
J.K. Rowling utilise également la Chambre des Secrets pour nous en apprendre plus au sujet de la construction et de l'histoire de Poudlard, ce qui est toujours intéressant, puisque l'un des intérêts de la saga Harry Potter est aussi de suivre la vie quotidienne de nos jeunes héros au sein de l'établissement.
Enfin, une fois encore, Harry doit affronter Voldemort, dans un combat final inégal et à l'issue incertaine.
Il est très agréable de voir nos jeunes héros apprendre à grandir, en se soutenant mutuellement face aux événements ayant lieu à Poudlard. Peu à peu, on comprend que ces trois-là (Harry, Ron et Hermione) resteront toujours liés, d'une façon ou d'une autre.
Ce n'est pas vraiment mon volume préféré de la saga, mais il est agréable à lire et permet d'en apprendre un peu plus sur Hagrid, l'un de mes personnages préférés; mais aussi sur Voldemort, ce qui se révèlera utile pour la compréhension des autres volumes.
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