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L'oiseau chanteur

Livre


Description ajoutée par PlumeB 2026-03-29T15:56:27+02:00

Résumé

De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle.

Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues.

À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire.

Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation.

Le vingt-deux mai deux mille vingt et un ma mère est morte.

Elle s'appelait O.

J'ai cru que la fureur s'en irait avec elle que le printemps amènerait le renouveau et que la vie allait revivre.

Quand j'ai compris qu'il n'en serait rien quand ma peur de la nuit est revenue quand écrire m'est devenu impossible je me suis dit qu'il me faudrait retourner dans le présent du passé retrouver les fantômes dont les ombres s'agitaient sur le voile déchiré de notre enfance et reprendre l'histoire à son début quand les murs de la maison de pierre s'emplissait de nous quand nos habits grandissaient dans nos armoires et quand je disais encore nous sommes au lieu de nous étions.

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extrait

Extrait ajouté par PlumeB 2026-04-02T13:09:34+02:00

Je me suis trompée.

Ce n'était pas l'ami de Mickey Mouse mais de Marcel Mauss.

Je me perds souvent dans les noms surtout quand les sons se ressemblent.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par PlumeB 2026-05-13T17:35:53+02:00
Bronze

Un ouvrage entre l'album illustré accompagné de texte, et le roman graphique. C'est une collection de souvenirs d'enfance, marqués au fer rouge dans une mémoire vive et lointaine, mais toujours là, bien présents, ancrés, encrés.

Album percutant par les mots laissés sur le papier. Les scènes racontées, les évènements et actes dans une limite entre le suggéré et le concret. Par les images, dans les mots et les illustrations qui apportent un élément de plus dans l'interprétation claire qu'on peut se faire de ces atrocités. Les mots sont durs. Parfois c'est très imaginé, mais ça reste très parlant.

"Tout est noir autour de nous.

Même le bonheur est triste.

Comme si la joie avait été arrachée pour être jetée dehors."

Je savais que j'allais me lancer dans une lecture plutôt sombre mais je m'attendais pas à quelque chose d'aussi dur.

La première page pose immédiatement un certain contexte, et donne une idée de quoi traite cet album. Familles dysfonctionnelles, violences verbales et physiques, être enfant. Elle est composée de différentes citations et de la définition du Robert du mot enfant.

"Enfant n.m. du latin classique infans,

« qui ne parle pas »."

Un récit profond et des mots impactants exprimés par Désirée dès l'introduction.

Extrêmement personnel et intime. On rentre dans l'intimité d'une famille par un enterrement.

Un récit de souvenirs tout droits venus d'un passé mais toujours bien ancrés dans le présent. Des dessins en noir et blanc, parfois juste grisâtres, flous. Et d'autres sont très lourds, aux traits appuyés, avec cette texture appuyée, comme si on avait enfoncé la pointe de ce crayon fort dans le papier. La lourdeur de l'ambiance, des ressentis, des sentiments, la lourdeur de la main de l'illustrateur.

En émanent un lourd silence, un silence bruyant.

De la solitude. De l'isolement. Des bâtiments isolés. Des toutes petites silhouettes, dont on ne peut vraiment pas deviner les traits. Des tout petits personnages dans un grand espace. Aucun visage.

Parfois on part d'un joli souvenir. Comparé à une histoire classique de littérature. Un souvenir qui se dégrade petit à petit. Jusqu'à la conclusion réelle et les faits.

"À Noël nous courons dans la neige comme dans les Quatre Filles du docteur March mais nous n'avons pas de patins pour glisser sur la glace et notre père n'est pas le docteur March."

"Il n'est pas parti faire la guerre de Sécession.

La guerre il la fait à la maison.

La sécession aussi.

Nous l'appelons H.

On ne dit pas

Papa."

Le vocabulaire et les dénominatifs utilisés donnent la notion de cette distance. C'est très détaché.

Je ne suis pas sûre si l'autrice utilise les Quatre filles du docteur comme une échappatoire à l'époque ou juste pour nous décrire par comparaison aujourd'hui, des décennies plus tard pour témoigner du passé.

On sent la froideur. La peur. La précarité émotionnelle. La terreur. La solitude. La difficulté de process, traiter, surmonter, vivre, ces émotions, ces actes.

"Nous le sexe faible comme nous appelle l'aîné quand nous devrons quitter la maison de pierre il nous faudra attendre quelqu'un pour venir nous emporter."

C'est dur à lire. Honnêtement dur.

Les illustrations sont peut-être un peu floues, comme un souvenir lointain à demi effacé, qu'on voudrait peut-être occulter, mais qui est très clair dans les mots. Dire sans montrer. Montrer sans dire. Mais toujours exprimer. Témoigner.

Différents types de mémoires. Des mémoires visuelles, de moments très clairs, violents. D'autres plus dans des ressentis, les sensations. D'autres sont des petits détails du quotidien, comme les quatre petites brosses à dents alignées pour la fratrie.

"Au doux pays des rêves souvent la mort me tue ça me réveille.

J'ouvre les yeux la chambre a disparu.

Il ne reste plus que du noir.

Mes pieds cherchent à se poser sur le plancher.

J'essaie d'avancer les bras tendus devant moi.

Je pleure.

J'appelle.

Je me heurte à des choses que je ne reconnais pas."

Le texte mélange des moments très imagés et suggérés, mais d'autres frappent par leur simplicité et énoncent simplement les faits. Là, noir sur blanc. Des lettres qui forment des mots qui forment des phrases. Claires et nettes. Auxquelles ni le lecteur ni l'autrice n'a pu échapper.

"La neige c'est comme la joie.

Et quand ça fond ça fait des larmes."

L'oiseau chanteur aborde énormément de sujets. C'est brutal, dur, violent. Maltraitances. Verbales, physiques. Exigences. Contrôle. Honte. Combat. Actes subis. Violences. Sexisme. Notion de valeurs.

"Au bout de ses bras Il y a ses mains. Nous fuyons avant qu'elles se lèvent."

En fait c'est pas une adulte qui écrit ces mots. C'est la voix et les mots de l'enfant.

"Parfois quand je prends les chemins creux qui mènent à mon enfance mes mots se rétrécissent."

Merci aux éditions Steinkis et à Netgalley pour la lecture de ce livre.

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Commentaire ajouté par vanessatherrien 2026-05-11T13:58:03+02:00
Diamant

L’oiseau chanteur (SP)

Date de parution : 16 avril 2026

Page : 224

Scénario : Désirée Frappier

Dessin : Alain Frappier

Maison d’édition : Steinkis

Avec une plume franche et poétique, Désirée nous raconte son enfance, ainsi que celle de ses sœurs et de son frère, à travers ses yeux d’enfant dans leur village. C’est un récit sombre, touchant et percutant. De magnifiques images en noir et blanc accompagnent le texte.

Quatre enfants, l’enterrement de leur mère O, leur père H, les quatre filles du Docteur March, des souvenirs, les colères de H, la mort de Mamie Xulu, dépression, une pension…

« J’ai cru que la fureur s’en irait avec elle, que le printemps amènerait le renouveau et que la vie allait revivre. »

« C’est l’aîné et c’est un garçon, il doit faire mieux à lui tout seul que les trois filles réunies. »

« Vous n’avez rien à faire dans nos pattes. Il dit toujours ça, H. »

Merci à Net Galley et aux éditions Steinkis pour ce roman.

Un roman graphique à ajouter à votre PAL sans hésitation !

Bonne lecture

Vanessa

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