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Jeanne Benameur

336 lecteurs

Activité et points forts

Thèmes principaux

ajouté par boubiouch 2017-01-22T15:11:25+01:00

Biographie

Nationalité : France

Né(e) à : Ain M'lila (Algerie) , 1952

Biographie :

Jeanne Benameur est née dans une petite ville d’Algérie d’un père arabe et d’une mère italienne.

Elle arrive en France à l'âge de 5 ans et sa famille s'installe à La Rochelle.

Professeure de lettres jusqu'en 2001, elle a publié chez divers éditeurs, mais particulièrement Denoël en littérature générale, et les éditions Thierry Magnier. Elle est également directrice de collection, aux Éditions Thierry Magnier et chez Actes Sud-junior.

Elle vit maintenant à Paris où elle consacre l’essentiel de son temps à l’écriture: théâtre, roman , poésie, nouvelles. Elle a reçu en 2001 le Prix Unicef pour son roman "Les Demeurées", l’histoire d’une femme illettrée et de sa fille (Denoël, 2000).

Jeanne Benameur fait partie de l’équipe de Parrains Par Mille, une association de parrainage d’adolescents désemparés. L’auteure fait d’ailleurs agir cette association auprès d’Adil, dans Adil, cœur rebelle.

En 2008, elle rejoint Actes Sud avec "Laver les ombres".

Elle reçoit le Prix RTL-LIRE 2013 pour "Profanes" et le Prix Libraires en Seine 2016 pour son roman "Otages Intimes".

(Source: Babelio)

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.38/10
Nombre d'évaluations : 93

8 Citations 97 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Jeanne Benameur

Sortie France/Français : 2019-08-21

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par fanfan80 2018-04-25T10:06:59+02:00
Les demeurées

J'avais trouvé ce tout petit livre qui se lit très rapidement dans une boîte à livres.

Ce livre est une pépite... Une écriture superbe, une histoire touchante d'amour entre une mère et sa fille, un amour particulier, centré sur lui-même, un amour exclusif à l'image de celui d'un animal qui protège son petit.

Les personnages du trio sont attachants. Au bout de quelques pages, ils nous deviennent familiers.

A cela s'ajoute la question de l'école... rend-on forcément heureux un enfant en l'envoyant à l'école ? La vie personnelle d'un enfant peut-il l'empêcher d'apprendre ? Peut-on réussir avec tous les enfants ?

Les graines de savoir finissent parfois par éclore même si on n'y croit plus, même si on désespère. La lecture ou l'écriture donnent la liberté aux gens et en particulier aux personnes fragiles.

J'ai aimé cette manière inhabituelle d'apprendre à lire au détour d'une broderie,...

J'ai trouvé la fin bouleversante...

Je ne connaissais pas cet auteur mais je lirais certainement d'autres livres car j'ai vraiment aimé son style d'écriture.

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Commentaire ajouté par Sephiria 2018-07-04T16:36:10+02:00
Samira des quatre routes

Ce roman a beau avoir été écrit il y a vingt-six ans, j'ai l'impression qu'il date de cette année tellement ses thèmes restent d'actualité.

Nous suivons le rude chemin que doit parcourir Samira pour évoluer sur sa propre route sans pour autant trahir ni les siens, ni elle-même. La relation qui se noue entre elle et François, empreinte de douceur et de simplicité, est attendrissante.

Le roman aborde les thèmes de la violence, du racisme ou encore de la condition féminine opprimée dans certaines sociétés, et ce pour mieux faire ressortir les émotions positives que l'autrice souhaite nous transmettre : le courage, l'espoir, le réconfort, l'importance de s'intéresser aux autres et de s'entraider. Autant de thèmes que l'on retrouve encore aujourd'hui dans nos sociétés civilisées.

C'est une très belle histoire sur la tolérance religieuse et ethnique. Un roman qui parle aussi de la famille, de l'amour que l'on se porte, d'intégration et de féminisme. Vraiment, ce livre est porteur de belles psychologies et de bonnes valeurs telles que la liberté, la loyauté, la solidarité.

D'une grande richesse et terriblement efficace malgré son petit nombre de pages, ce roman est à lire absolument, quel que soit notre âge !

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Commentaire ajouté par Ellana82 2018-10-01T09:34:53+02:00
Présent ?

Une histoire intéressante, qui fait réfléchir sur les méthodes d'enseignement de nos jours, et sur la valorisation et la dévalorisation de certaines matières au lycée

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Commentaire ajouté par julisa 2018-10-02T14:34:32+02:00
Profanes

Un roman que j'ai fort apprécié, assez court, mais qui fait remonter beaucoup d'émotions !

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Commentaire ajouté par roselys17 2018-10-13T23:00:39+02:00
Ça t'apprendra à vivre

ça t'apprendra a vivre, est un roman autobiographique qui retrace la vie de Jeanne Benameur. J'ai lu ce livre pour un travail en français, et j'ai eu un peu de mal avec ce livre j'ai trouvé que la manière d'écrire est assez particulière... a certains passage j'ai comme eu une impression d'inachevée ça m'a perturbée, mais aussi pour la compréhension du texte. cependant le gros du roman reste intéressant et vaut "le détour"...

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Commentaire ajouté par Croquignolle 2019-02-16T10:54:47+01:00
Les demeurées

Jeanne Benameur m'a captivée un jour avec "Laver les ombres".

Elle me captiveras toujours, j'en ai bien l'impression.

Les Demeurées est ma deuxième lecture de cette auteure à l'écriture franche, aux mots choisis, pertinents et si réalistes qu'ils touchent au coeur instantanément, aux phrases courtes, incisives et percutantes qui résonnent longtemps et vont toucher les sphères du plus intime.

Je suis complètement ébranlée par cette courte mais ô combien intense lecture. Les Demeurées ont gravé dans mon coeur une trace indélébile qui m'impose de me taire et de contempler.

(Pause silencieuse...)

La Varienne, c'est la Demeurée du village. Celle qu'on observe de loin, qui se glisse dans les conversations à la critique facile. Celle qui fascine les enfants et hante leurs cauchemars les plus horribles. Celle qui ne peut évidemment pas comprendre ni participer à la vie quotidienne du village.

Celle qu'on ne peut aimer.

Celle qui ne peut aimer.

Alors quand la Varienne met un enfant au monde, on s'interroge.

Comment un tel être peut avoir donné la vie ? Une vie lumineuse, magnifique et belle ?

Que peut-elle apporter à sa fillette qu'elle couve comme un oeuf ?

Comment peut-elle lui apprendre à vivre alors qu'elle-même ne sait pas vivre ?

Quand doit-on prendre le relais pour permettre à la fillette d'échapper à l'emprise étrange de cette mère tout aussi étrange ?

Quand l'école arrache la fillette des bras de sa mère, le monde s'écroule et nous avec.

C'est dur.

Ca fait mal.

On aimerait tout effacer.

Tout recommencer.

Pourtant la petite fleur va s'ouvrir au monde gentiment, étaler ses pétales jusqu'à devenir et offrir cet immense cadeau de la vie à sa mère : le lien vers les autres.

C'est sublime.

C'est bouleversant.

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Commentaire ajouté par Sagout 2019-06-06T15:20:07+02:00
Samira des quatre routes

Un très beau texte plein de sensibilité et de finesse

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Commentaire ajouté par Maryel 2019-08-14T17:54:34+02:00
L'Enfant qui

Malgré une écriture très poétique et un style très envoûtant, j'ai eu du mal à me prendre à l'histoire, j'ai peut-être été gênée par la trop grande importance de l'imaginaire.

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Commentaire ajouté par lecoinlecturedenath 2019-08-27T21:33:22+02:00
Ceux qui partent

Ceux qui partent, c'est l'histoire d'une poignée d'émigrants ayant fait le choix en 1910 de venir vivre en Amérique, mus par un sentiment d'espoir et de liberté. Vivre une autre vie, reconstruire pour certains, s'épanouir et se révéler pour d'autres, vivre leurs rêves.

A l'arrivée sur le bateau, un jeune étudiant en droit; Andrew Jonsson les photographie. Avec son objectif, il capte l'instant présent, et donne une émotion à ces photos. Il est passionné par l'arrivée de ces émigrants et recherche sans doute un peu de ses origines, des émotions connues par son père et sa grand-mère arrivés bien des années plus tôt car il est islandais d'origine. Il aime entendre la langue de sa grand-mère, sa langue.

Son père Sigmundur a épousé Elisabeth, il a réussi ici en quittant la pauvreté de son pays.

Elisabeth est obsédée par l'idée de marier son fils, elle aimerait qu'Andrew prenne la suite de son père mais il cherche autre chose, ses racines... Il est lui hanté par l'image de Rosalind, la petite soeur de son père, décédée là-bas en Islande, elle n'a jamais connu ce pays.

Il a photographié Emilia l'italienne et son père Donato Scarpa. Elle est peintre, elle enseignera aux enfants et est déterminée à être libre et vivre de sa passion. Son père, lui est acteur de théâtre, il ne quitte jamais son livre talisman, c'est "L'énéide" le livre dans lequel il trouve la force de mener cet exil.

Autre personnage important; Gabor et son violon et Esther Agakian, l'arménienne qui a tout perdu.

L'arrivée sur Ellis Island est difficile, ils sont plus de 5000 à attendre les formalités, traités de façon inhumaine. Ils passeront la nuit sur l'île, une nuit d'introspection, à la découverte de leur intime, à la découverte aussi des plaisirs de la chair pour certains.

C'est un très beau récit tourné sur l'intime, partir c'est bien mais on laisse tant de choses derrière soi. Chacun vit son exil à sa façon, dans sa tête, dans son coeur et dans son corps. La découverte du plaisir charnel, c'est de l'abandon mais aussi cette soif de liberté, d'espoir, de renaissance, de découvertes.

La langue aussi est essentielle, elle fait partie de nos fondations, comme son corps. La langue étrange dans la bouche de l'autre.. Et si la nuit était une langue universelle.

Un récit profond, une langue magnifique, poétique. Les mots extrêmement bien choisis. Une plume juste, introspective, superbe.

J'ai aimé le parallèle avec "L'Enéide", Énée étant exilé lui aussi, la force des mots qui captivent, qui rassurent, qui guident dans le chef de Donato.

Un très beau roman, celui par lequel je découvre la plume de Jeanne Benameur, que j'avais envie de lire depuis très longtemps, deux de ses romans m'attendent dans ma PAL.

Ma note : 8.5/10

Les jolies phrases

Comme les grands oiseaux qui vont chercher l'asile propice pour faire leur nid, ils sont partis mais les hommes n'ont pas la liberté des ailes. La nature ne les a pas pourvus pour se déplacer au-dessus des mers et des terres. Il leur faut faire confiance à d'autres hommes pour être transportés.

Quand le vent attise un feu de forêt l'été, les gens luttent tous ensemble comme on élève des digues contre les crues des fleuves. Mais quand ce sont d'autres êtres humains qui apportent la mort et la destruction, on est atteint au plus profond de soi parce qu'on est humain aussi.

L'ancienne vie avec ses douceurs, ses lenteurs et sa bonne sécurité connues est encore là, dans sa poitrine. La nouvelle confuse, ignorée, toute confiée au rêve encore, cherche à prendre place.

Est-ce que toute sa vie désormais sera soumise aux deux envies contraires ? C'est cela alors "émigrer". On n'est plus jamais vraiment un à l'intérieur de soi.

Et lui même, Donato est seul, sur le rivage où l'on abandonne tous ceux qu'on a aimés et qu'il faut quitter. Car émigrer, c'est laisser les ancêtres et ceux qu'on a aimés ans une terre où l'on ne retournera pas.

Les hommes cherchent leur vie ailleurs quand leur territoire ne peut plus rien pour eux, c'est comme ça. Il faut savoir préparer les bateaux quand le vent souffle et que les présages sont bons. Tarder c'est renoncer.

Le violon dit qu'émigrer c'est espérer encore.

Avec vaillance.

Avec la force de ceux qui n'ont plus rien que leur désir.

Le violon dit que le désir est tout. Tout. Et qu'avec le désir on peut vivre. Il chasse le marasme de l'attente et de la peur de tout ce qui les guette, dans quelques heures, dans quelques jours. Il dit que chacun a dans le coeur le souvenir de jours heureux, de ceux qu'on veut revivre de toute son âme quelque part : Ailleurs. Et qu'importe que la terre soit aride et le regard des gens encore soupçonneux.

On émigre : on espère.

Parler sa langue c'est vivre avec soi-même, bien présent dans le monde. Et c'est bâtir comme une chaude maison autour de soi et de celui avec qui on parle.

Que sommes-nous devenus pour que d'autres humains aient le pouvoir de nous ouvrir un pays ou de nous renvoyer là où il n'y a plus de "chez nous" ? C'est quoi une frontière ?

Le temps parfois rassemble dans le même sablier tant de choses éparses. On pourrait fermer le poing pour retenir les grains de sable mais on sait bien que rien ne se retient entre nos doigts.

Est-ce que la nuit est une langue ? La seule langue que les corps ont tous en commun. Celle que personne n'a besoin d'apprendre. C'est le jour seulement que les langues des pays reprennent leur place et nous séparent.

Il a su acheter et vendre. Il a su parler aux gens, les écouter et comprendre à demi-mot ce qu'ils voulaient. Le commerce, c'est ça. C'est apprendre à connaître le désir de quelqu'un. Et après tout, il en avait fait son art.

Doit-on tout avoir de celui qu'on aime? Doit-on accéder à son être tout entier ? est-ce que l'amour ne peut pas accepter la part manquante ?

Les émigrants ne cherchent pas à conquérir le plus profond d'eux-mêmes parce qu'il n'y a pas d'autre façon de continuer à vivre lorsqu'on quitte tout.

https://nathavh49.blogspot.com/2019/08/ceux-qui-partent-jeanne-benameur.html

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Commentaire ajouté par Saturna 2019-09-10T10:46:57+02:00
Ceux qui partent

Dès que j'ai vu "Ceux qui partent" j'ai eu envie de le lire. J'ai toutefois mis un certain temps parce que je ne suis pas fan du format Acte Sud. Je trouve que ces livres longs mais pas très larges ne sont pas toujours agréables à lire. Enfin c'est mon point de vue. Mais bon, l'histoire me tentait tellement que j'ai fini par passer outre et j'ai bien fait.

Toute l'action de "Ceux qui partent" se déroule en une nuit. Une seule nuit qui va changer la vie de pléthore de personnages. Tous vont vivre ou réaliser quelque chose qui va bouleverser leur avenir. Je trouve ça bien fichu et bien exploité. Même s'il y a un nombre vraiment très important de protagonistes, ils sont tous bien présentés. L'auteure prend le temps de décrire la psychologie et l'histoire de chacun. Elle n'en laisse aucun en rade. Et tous à leur manière sont assez attachants.

Le sujet principal du roman c'est bien entendu la migration, la douleur et l'espoir que cela représente de quitter sa terre natale, les peurs, l'excitation. Toutes les émotions que peuvent ressentir un émigrant sont très justement dépeintes. Même si l'oeuvre se passe en 1910, l'auteure aborde des thématiques très actuelles et on se dit que tout ce que vivent les migrants d'Ellis Island (dont l'Amérique ne veut plus) s'applique aux migrants d'aujourd'hui qui ne trouvent pas toujours bon accueil en France. La comparaison est évidente mais subtile. J'ai beaucoup aimé cet aspect du livre.

Enfin dernier point positif, j'ai vraiment adoré l'écriture de l'auteure. Elle est fine, poétique, très travaillée. J'ai adoré la fin et sa manière d'utiliser les couleurs pour décrire la vie des différents héros. Elle a réellement une très belle plume.

En dépit de tous ces éloges, "Ceux qui partent" n'est pas un coup de coeur. Il m'a quand même manqué un truc. Un peu d'action peut-être. C'est vrai que c'est quand même assez lent. Et j'aurais voulu que l'auteure insiste plus sur le côté historique. A quoi ressemblait New York en 1910. On ne voit pas vraiment la ville au final. On n'est pas assez plongé dans l'ambiance.

Je conseille donc à tout le monde la lecture de "Ceux qui partent". On passe un très bon moment.

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On parle de Jeanne Benameur ici :

Dédicaces de Jeanne Benameur
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Actes Sud : 9 livres

Thierry Magnier : 8 livres

Denoël : 2 livres

Gallimard : 2 livres

Le Livre de Poche Jeunesse : 1 livre

Folio : 1 livre

Flammarion jeunesse : 1 livre

Bruno Doucey : 1 livre

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