Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Tropiques sanglants

Livre


Description ajoutée par noMaddy10 2023-06-27T09:57:39+02:00

Résumé

En ces temps pas si lointains où le téléphone portable n’existait pas et où les ordinateurs commençaient tout juste à balbutier, ce mort sur la Savane de Fort-de-France un lendemain d’élections au Conseil de l’Île est bien encombrant ! Est-il mort de cause naturelle ou l’a-t-on assassiné ?

Ancien journaliste, aujourd’hui officiellement attaché de presse au Conseil, il a, dans son bureau privé, une bien trop grosse photocopieuse. Elle lui servirait à monter des dossiers sur tout ce que l’île compte de personnalités dans les milieux politiques et économiques. Tout le monde le murmure, personne ne les a jamais vus. L’homme est d’autant plus inquiétant mort que vivant qu’il était aussi un séducteur maladif usant de toutes les armes à sa disposition pour arriver à ses fins auprès de la gent féminine. Cette disparition est comme un coup de pied dans une fourmilière : tout le monde s’agite. Chacun craint de perdre quelque chose. Tous ont quelque chose à cacher. Dans ce capharnaüm, le chemin du journaliste de RFO Philippe Conti croise celui de l’Inspecteur Françoise Champvert, chargée de l’enquête. Tous deux sont à la recherche de la vérité, mais chacun pour des raisons différentes.

Afficher en entier

Classement en biblio

Diamant
0 lecteurs
Or
0 lecteurs
Argent
0 lecteurs
Bronze
0 lecteurs
Lu aussi
0 lecteurs
En train de lire
0 lecteurs
Pas apprécié
0 lecteurs
Envies
1 lecteurs
PAL
1 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Lilly-Louise 2026-01-14T17:53:37+01:00

1

Pour un beau mort, c’était un beau mort ! Aucune trace visible de blessure ni de coup. Mais plus mort, pas possible…

En plein milieu de La Savane, la grande place verte de Fort-de-France, l’homme gisait en position fœtale, joue droite contre terre, œil gauche mi-clos. Demain matin, sa photo alignée à la une de France-Antilles, le seul quotidien local, ferait grimper confortablement le tirage. Mais pour l’heure – six heures moins dix précisément – le seul journaliste présent, caméra à l’épaule, était Philippe Conti de RFO, Radio-France Outre-Mer, la station publique.

De Corse, Conti n’avait que le nom, laissé par un fonctionnaire métropolitain en guise de cadeau d’adieu au fils de sa servante martiniquaise. D’Antillais, il avait le surnom : « Vidélo », savant mot-valise, mélange de vidéo et de vélo, rendu savoureux de la richesse de la langue créole et de son art de la concision.

Déserte la nuit, Fort-de-France était une ville en proie aux embouteillages chroniques au pipirit chantant, comme si l’automobile nécessitait quelques rayons de l’astre du jour pour se multiplier à l’envi. Entre les voitures particulières, plus ou moins en état et plus ou moins fumantes, et les taxis collectifs qui arrivaient et partaient de la Pointe du Bout pour tous les coins et recoins de l’île, l’automobile était reine et le diesel empereur. Pour tenter de

Pour un beau mort, c’était un beau mort ! Aucune trace visible de blessure ni de coup. Mais plus mort, pas possible…

En plein milieu de La Savane, la grande place verte de Fort-de-France, l’homme gisait en position fœtale, joue droite contre terre, œil gauche mi-clos. Demain matin, sa photo alignée à la une de France-Antilles, le seul quotidien local, ferait grimper confortablement le tirage. Mais pour l’heure – six heures moins dix précisément – le seul journaliste présent, caméra à l’épaule, était Philippe Conti de RFO, Radio-France Outre-Mer, la station publique.

De Corse, Conti n’avait que le nom, laissé par un fonctionnaire métropolitain en guise de cadeau d’adieu au fils de sa servante martiniquaise. D’Antillais, il avait le surnom : « Vidélo », savant mot-valise, mélange de vidéo et de vélo, rendu savoureux de la richesse de la langue créole et de son art de la concision.

Déserte la nuit, Fort-de-France était une ville en proie aux embouteillages chroniques au pipirit chantant, comme si l’automobile nécessitait quelques rayons de l’astre du jour pour se multiplier à l’envi. Entre les voitures particulières, plus ou moins en état et plus ou moins fumantes, et les taxis collectifs qui arrivaient et partaient de la Pointe du Bout pour tous les coins et recoins de l’île, l’automobile était reine et le diesel empereur. Pour tenter de désengorger la ville, les autorités locales avaient bien installé un des systèmes de régulation du trafic des plus modernes au monde, directement dérivé du « Gertrude »de Bordeaux, mais sans succès apparent.

Le vélo. Malgré les remugles des autos et ceux provenant du sous-sol marécageux de la ville, malgré les pentes raides qui entouraient le cœur de la ville, Conti trouvait ce mode de transport rapide, efficace et presque sans danger, à condition d’utiliser les trottoirs, de se méfier des automobilistes et d’éviter les feux rouges dont beaucoup n’étaient que symboliques. Ce moyen de déplacement anachronique dans une cité sursaturée de voitures et dépourvue de parkings, lui avait permis plus d’une fois, comme ce matin, de se trouver sinon le premier, toujours bien placé sur des informations en ville. La caméra vidéo toujours prête à fonctionner sur son porte-bagages spécialement aménagé lui donnait, dans son travail, une indépendance – une liberté – qu’il avait su préserver, même si elle allait à l’encontre des lourdes contraintes syndicales régnant au sein de la station pour laquelle il travaillait depuis quelques mois.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents


Date de sortie

Tropiques sanglants

  • France : 2022-05-17 (Français)

Activité récente

Restez informé !