Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Safe

Livre


Description ajoutée par Valeena 2016-11-20T14:49:14+01:00

Résumé

Une femme se réveille seule dans une pièce blanche et close, une autre marche dans la lande bordant une falaise, tentant d’éviter l’homme qui vient vers elle, une autre enfin est placée en quarantaine, atteinte d’une syphilis étrange. Dans son premier roman, "Safe", Lucie Taïeb met en scène une ou plusieurs femmes, selon la lecture que l’on choisira de faire, aux prises avec une peur abstraite. Oscillant entre rêve et réalité, ou entre rêve et rêve, cette peur se déguise de diverses manières, la peur de l’autre, du dehors, du vide, elle pèse de tout son poids et nous tétanise. Cette peur n’a pas de nom, seulement des masques.

Que sommes-nous prêts à ignorer, à accepter, à sacrifier, pour vivre « en sécurité » ?

SAFE : être en sécurité, protégé, à l’abri. Fuir amis et famille à la recherche d’un lieu sûr, et ne pas le trouver. Attendre la guérison en quarantaine, alors qu’une épidémie de syphilis ravage la France, puis se lasser d'attendre. Trouver enfin l’endroit, parfaitement clos, parfaitement pur, où ne plus craindre aucune menace, mais être à la merci de ceux qui ont les clefs. Et savoir pour finir que la sauvagerie des rêves viendra seule contrer un désir de sécurité que rien ne peut combler, un désir devenu fou, qu’il vienne de ceux qui le subissent ou leur soit imposé par d’autres. Que cache un tel désir ? Et comment l’affronter ? Les personnages de "safe", passagers clandestins entre rêve et réalité, ne cessent de lutter contre une force qui les écrase. Nul ne peut dire si l’issue qu’ils trouvent est une victoire ou une défaite, si la fuite, la quarantaine, les souvenirs mêmes, sont des refuges, des impasses, des prisons. Au passage: une héroïne aux visages changeants, une hache et une seringue, des corneilles, un renard, des hommes masqués, des sœurs complices, un avion sans pilote, quelques nuées d'enfants.

Afficher en entier

Classement en biblio

Diamant
0 lecteurs
Or
0 lecteurs
Argent
0 lecteurs
Bronze
0 lecteurs
Lu aussi
0 lecteurs
En train de lire
0 lecteurs
Pas apprécié
0 lecteurs
Envies
1 lecteurs
PAL
0 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Valeena 2016-11-20T14:48:37+01:00

Je me taperais la tête contre les murs. Si j’étais moi je me taperais continuellement la tête contre les murs. Pas seulement la tête d’ailleurs. Je me taperais continuellement contre les murs (si). Je m’élancerais contre les murs pour qu’ils se fissurent. Je me cognerais incessamment contre tout mur visible ou invisible contre toute porte fermée que je préférerais tenter d’enfoncer plutôt que de l’ouvrir. J’irais en force. Je serais couverte de bleus. Je ne me ferais jamais vraiment mal mais si j’étais vraiment moi je me ferais vraiment mal. Je me briserais. Je détruirais mon propre cœur sauvage. J’arracherais mon propre cœur sauvage et ses multiples racines et liens de chair puis au réveil je constaterais qu’il est toujours en place. Alors, nous ferions l’amour et j’irais me baigner longuement. Je ferais en sorte de ne pas me réveiller. Je nagerais sous l’eau et je n’aurais pas besoin de remonter à la surface je me noierais et continuerais de nager. Comme certains poissons qui se camouflent j’irais sous le sable du fond des mers et on ne distinguerait plus mon corps. Puis je remonterais à la surface et nous mangerions des sardines grillées et des tomates fraîches. Mes cheveux seraient toujours mouillés je n’aurais pas un corps mais plusieurs, et nous ferions l’amour à chaque fois mais ce ne serait jamais ni toi, ni moi, mais plusieurs. Si j’étais moi nous serions plusieurs et nous nous tairions. Je me tairais. Quand je serai moi, je me tairai. J’aurai sans cesse ton goût en bouche et ne voudrai rien en dissiper.

Tu sais pourtant qu’on ne touche jamais le fond. Tout nous corrode et le chagrin plus puissamment que le reste, tes larmes et ton sel affadissent en même temps cette haine de toi qui suinte à chaque mot. Mais lorsque tu ne supportes plus cette eau tiède, tu vas au feu, à la sécheresse de l’île, aux sculptures de sel subtil, à la pureté volcanique, lave, au noir, à l’ombre sans nuance, au tranché, implacable, immédiat.

Tu vas au feu, au saccage, ton corps est ta seule arme, et cette hache dans tes mains, traversant le décor, déchirant les espaces, les remparts, toute protection, toute entrave, s’il y a une fureur, personne n’a intérêt à ce qu’elle se libère, s’il y a, à vivre, une extase, comme le goût du sang, une violence, elle se trouve de l’autre côté, elle se trouve où tu t’aventures. Aucun conte ne dira assez le danger réel qui menace ton monde : l’extinction de la rage, la soumission au principe de précaution, dormir comme une masse.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents


Date de sortie

Safe

  • France : 2016-02-04 (Français)

Activité récente

Restez informé !