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Commentaires de livres faits par Biquet

Extraits de livres par Biquet

Commentaires de livres appréciés par Biquet

Extraits de livres appréciés par Biquet

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 01-10
Mon troisième Vargas, et sans doute celui que j'ai le plus apprécié. Il y avait déjà eu "Un lieu incertain" et puis "Temps Glaciaires". J'avais voulu un roman qui me détende après plusieurs livres plus ardu. Livre que je pourrais lire durant un long voyage aérien. J'ai été gâté

Nombre de personnages dont beaucoup de suspects et de policiers. C'est d'ailleurs la description des relations humaines qui occupe la majorité du récit.
Comme de coutume l'auteur utilise un fil conducteur construit sur la comparaison avec une trame historique plus connue: la découverte du détroit par Magellan, au Moyen-âge les recluses volontaires en expiation d'un viol subi.
Elle se réfère également à des analogies parfois tirées par les cheveux comme le sperme et un liquide venimeux ou la réclusion volontaire et la vie d'un arachnide solitaire du même nom. Mais on marche à fond.

J'adore la manière de présenter les intuitions du commissaire Adamsberg sous forme de bulle
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date : 08-09
C'est plein de digressions mais c'est ça qui fait le charme du livre.
Non seulement il décrit les grands courants commerciaux du XVII° pour les épices, la fourrure de castor, la porcelaine, le tabac, l'argent, les esclaves, les missionnaires mais encore il met en exergue des phénomènes d''acculturation. Incontestablement une nouvelle manière d'écrire sur l'histoire et de présenter l'économie d'un point de vue historique.
Néanmoins je regrette la qualité des reproductions des tableaux. Leurs tailles et l'absence de couleurs rendent malaisé de suivre l'interprétation qu'en fait l'auteur. C'est le passage au format "Livre de Poche" qui est vraisemblablement responsable de ce désagrément.
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Mon premier but à l'achat de ce livre était d'évaluer l'auteur dans des domaines que je croyais en dehors de sa compétence principale. Il est catalogué comme spécialiste de l'islam et de l'interaction de cette religion avec une société démocratique.
De Bidar je possède déjà par ordre d'achat
• Un Islam pour Notre Temps acquis en 2011
• Histoire de l'humanisme en Occident acquis en 2014
• Les Tisserands acquis en 2017
Par ordre de lecture ce serait plutôt
• Un Islam pour Notre Temps
• Les Tisserands
• Histoire de l'humanisme en Occident

J'apprécie cet auteur issu de la culture musulmane. Il nous propose une vue laïque de cette religion chose que l'on trouve que trop chichement chez des politologues de l'islam comme Olivier Roy, comme Gilles Keppel ou chez Alain Badioux. J'apprécie le courage des intellectuels de culture musulmane qui osent sortir du bois à l'instar de Kamel Daoud et Boualem Sansal.
La lecture du premier livre m'avait laissé un sentiment étrange non plutôt bizarre parce qu'il m'était familier et peu conforme à ce que j'attendais de la part d'un intellectuel de culture musulmane. Mes préjugés m'avaient fourvoyé. L'auteur y préconisait un islam des lumières, un aggiornamento de la pratique exactement ce que tout athée préconise pour toute religion. Je m'étais rendu compte que j'avais rencontré par la lecture un adepte de l'islamisme apaisé. J'ai pu vérifier de visu que ce concept n'était pas une idée creuse et que cela existait réellement. En Inde au milieu de sunnites vindicatifs et hostiles, d'Hindous allergiques à leur fréquentation, la communauté ismaélienne de Burhampur, celles des Borah, m'a clairement fait comprendre qu'un islam apaisé existait. J'ai également eu l'occasion d'entendre Bidar lorsqu'il repris au vol l'émission "Culture d'Islam" du regretté Abdelwahab Meddeb sur France Culture. J'ai eu l'occasion d'acquérir et de lire "Les Tisserands" un manifeste pour une plus grande inter-fraternité et une culture sociale. Magistral et militant! "Les Tisserands" m'apparut comme l'apologie de la création du lien social. Le présent livre est de la même lignée surtout dans son ultime partie.

C'est suite à ma petite connaissance de l'auteur que je m'estime maintenant capable de lire "Histoire de l'humanisme en Occident". Je crois être capable d'évaluer sa motivation.

Dans le présent livre, je le remercie d'avoir été disert sur Pic de la Mirandole, un nom qu'on connaît sans réellement cerner le personnage. Je ne partage pas complètement ses critiques sur Montaigne et sur Nietzsche trop pessimistes à son goût. À juste titre il vante le peu connu Condorcet pour son combat contre l'esclavagisme, contre la peine de mort. Il oublie que déjà au XVIII° ce philosophe fut également à la pointe du combat pour le féminisme.
Dans la dernière partie il développe le thème de la métaphysique, de la théorisation d'un l'humanisme moderne. C'est un véritable plaidoyer et je retrouve avec beaucoup de plaisir l'auteur des "Tisserands". A lire et à savourer lentement.
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date : 22-08
Le titre fait allusion à "Ship Rock", en navajo Tsé Bit'a'í signifiant en français « rocher ailé ». C'est une ancienne cheminée volcanique solidifiée dans le comté de San Juan, au Nouveau-Mexique prés de la ville éponyme de Shiprock. Se trouvant dans la région des "Four Corners", elle constitue un site sacré pour les Indiens Navajos. Ces derniers l'assimilent à un oiseau géant qui transforme en pierre leurs ennemis.

Scénario est passablement tarabiscoté voire embrouillé. Excusez du peu, on y mêle successivement
• Un témoin protégé par le FBI
• Du trafic de cactus
• L'achat de terrain pour installer des panneaux solaires
• La réalisation d'un film de zombies
• Des pannes de voiture
• D'un couple d'allemands voulant répandre les cendres de leur parents dans la réserve navajo

Il y a un crime mais c'est tellement noyé dans les digressions que je sais plus très bien qui tue qui et pourquoi? C'est nettement moins bon que son précédent livre " La fille de Femme-Araignée". Même les conversations amoureuses restent excessivement pudiques voire pudibondes.

Je ne retiendrai de positif que la description des merveilleux paysages de la région des Four Corners.

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Le roman débute dans le village sans doute imaginaire de Shimae. L'auteur le situe en face de Shikoku qui est l'une des quatre grandes îles du Japon, sur le bord de la Mer intérieure de Seto. Miyuki entreprend le long voyage de Shimae vers Heian-kyō afin de livrer les carpes commandées à son mari par un haut fonctionnaire du palais impérial. Il s'avère que pour livrer ces poissons il lui faut parcourir environ 250 km. La première partie du roman décrit les vicissitudes qu'elle endure durant ce voyage.
On y fait plus amplement connaissance des quatre protagonistes principaux
• Nagusa Waranabe, le directeur du bureau des Jardins et des Lacs
• Atsuhito Kusakabe, son assistant
• Amakusa Miyuki, la paysanne de Shimae
• Katsuro, feu son mari le pêcheur de carpe, dont Miyuki évoque souvent le souvenir

Dans la seconde partie, l'auteur me semble s'être inspirer du même thème que dans "Le Parfum" de Patrick Süskind. Lors d'un Takimono Awase ou compétition de parfums convoquée par l'empereur Nijõ Tennõ, c'est l'odeur tellement naturelle de la jeune femme qui fera la différence en faveur de Waranabe.

Après ce pur enchantement que constitue la description de la préparation et du déroulement de la compétition des parfums, la conclusion du roman nous laisse sur notre fin. L'histoire se termine de manière abrupte et un peu bâclée.

Beaucoup de détails sur le Japon, mais le Japon de quelle époque et en quel endroit dans ce pays. C'est un rébus et l'auteur nous fournit pas mal de mots-clés pour nous forcer à faire des recherches.
En utilisant "Heian-kyõ" comme mot clé dans Google je découvre que la ville de Heian-kyō littéralement «capitale tranquille et paisible» fut la capitale impériale du Japon entre 794 et 1868 et abritait le palais impérial. Elle représente aujourd'hui le centre de la ville de Kyōto. Toujours avec le même outil, j'apprends que l'époque Heian est l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période commence en 794 et s'achève en 1185 avec le début de l'époque de Kamakura. Cette époque de Heian, mot qui signifie « paix » en japonais est considérée comme l'apogée de la cour impériale japonaise et est célébrée pour sa culture des arts, notamment la poésie et la littérature. La mention du règne de Nijõ Tennõ (1143-1165) nous permet d'être plus précis sur les dates puisqu'il fut empereur du Japon de 1159 à 1165. Son règne très troublé fut marqué par la rivalité entre la famille des Minamoto et celle des Taira. Si ce roman n'est pas de qualité constante, par contre il est particulièrement instructif sur le Japon historique.
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date : 04-08
Entre deux pavés, d'une part "Anatomie d'un instant" en espagnol de Cercas et d'autre part "Histoire de l'Humanisme en Occident" de Bidar je m'étais dit que quelque chose de court et léger ferait l'affaire. Quoi de mieux qu'un Nothomb. Amélie produit des livres rétrécis, en français de qualité, qui plus est en phrases courtes où il ne faut pas se prendre la tête quant à la psychologie des protagonistes. Un ami m'avait prêté "Pétronille". C'était le bon moment.
Excepté pour la prise de tête, ce livre fut conforme à mes espérances. Mais je continue à m'interroger. Lui ai-je manqué de respect à cet ami? Me veut-il du mal?
Est-ce une apologie du champagne? Est-ce l'annonce d'une mort littéraire? Faut-il se réjouir de Brexit puisque les vieilles anglaises à caniche sont imbuvables? Ça part dans tous les sens. À mon avis quand on veut faire du décousu main, on écrit un recueil de nouvelles!
À mes yeux c'est un livre de hall de gare ou d'aéroport, pas plus. Désolé Amélie, je resterai sur l'impression de "Stupeur et Tremblements"
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date : 02-08
Libro prestado en 2014 por mi profesor de castellano Roberto Lombardero. Prometí leerlo antés del fin de año escolario siguiente y devolvérselo muy pronto. ¡No lo conseguí! Hasta 2017 que fue el año de la lectura.

De Cercas ya leí "El Vientre de la Ballena", "Velocidad de la luz", "Soldados de Salamina", "El Impostor", hoy tengo terminado "Anatomía de un instante" y después leeré "El monarca de las sombras" comprado con antelación. Excepto "El impostor", todos los libros de Cercas suelen tener un título bastante encriptado.

Por este libro, al principio decía el escritor que no era un reportaje, no una obra de un periodista sino una novela de ficción de un escritor. Es verdad en el sentido que añade detalles y apunta pormenores verosímiles y no probados. Además desarolla diálogos entre golpistas, diálogos totalmente fictivos pero con datos obvios. Sobre todo porque suma al guión básico un suspense permanente y sentimientos de los protagonistas.

Fecha, lugar y contexto. occure el lunes 23 de febrero 1981, en la tarde de este día en el hemiciclo del congreso de los deputados en Madrid. Hace algunos días, el primer ministro Adolfo Suarez dimitió. Hoy es el día de la segunda vuelta para votar la confianza al sucesor de Suarez, Leopoldo Calvo-Sotelo. Irrumpe una pandilla de guardias civiles armados encabezada por Antonio Tejero Molina. Empieza un golpe de estado.

Mirando con perspectiva, se puede decir que en resumen, por un lado, consta con tres protagonistas del ejército, todos franquistas hasta el meollo
• Alfonso Armada, antiguo secretario del rey. Ahora es segundo jefe del estado mayor del ejército. Espera ser el próximo primer ministro de un gobierno de unión nacional.
• Jaime Milans del Bosch y Ussía, teniente general del Ejército de Tierra y capitán general de la III Región Militar, gobernator militar de Valencia
• Antonio Tejero Molina, un guardia civil que alcanzó el rango de teniente coronel. Esperaba que se constituyara una junta militar. Es éste mismo que lideró el grupo que entró por la fuerza en el Cortés
Por otro lado, tres hombres políticos compremetidos en el desarrollo de la democracia y del poder civil en España. Son los únicos tres que no se escondieron detrás de su escaño cuando empezó el tiroteo en el Cortés.
• Adolfo Suarez, primer ministro al tiempo de este golpe de estado, es procedente del partido UCD o Unión de Centro Democrático es decir del único partido que consta con todos los falangistas y añorantes del poder franquista
• Gutiérez Mellado, también franquista y el vicepresidente del gobierno Suarez. Aficionado a la democracía, éste se volvió en un fiel colaborador y un amigo de su primer ministro.
• Santiago Carrillo, secretario general del partido comunista español legalizado por Suarez unos meses antés.

Como arbitro en este enfrentamiento de estrategías a largo plazo para España, había un rey en ciernes, un rey principiante. En cuanto a los objectivos reales, sí que estuviera a favor de la superviviencia de la monarquía, quízá estuviera a favor de la democracia si ella favoreciera la monarquía.

Fue un golpe unicamente militar. El ultraderechista Juan García Carrés, fue entre los 34 arrestados el único civil condenado por el Tribunal de Justicia Militar en junio 1982. Amigo personal de Tejero, este patrocinaba actividades diversas a favor de las ideas franquistas. Según Cercas no desempeñó un papel importante en el desarollo del golpe. Al ver en la red cintas y documentales sobre el golpe, no obstante parecía constituir el enlace entre Tejero y el gobernator militar Milans.
Hay una forma convergencia de los sentimientos de los tres praotagonistas militares listados arriba. Armada mostraba inquina hacia Suarez por ser un chisgarrabis arribista de baja estirpe, un falangistilla de provincia como dice uno de sus biografos, por haber aconsejado al rey de alejarle. Milans menospreciaba Mellado por haber renunciado a su juramiento falangista. Tejero odiaba Carrillo que era según éste mismo el símbolo de la Antiespaña por ser antifranquista y ateo. Estas personas coincidieron en tramar un golpe, pero el guión de este golpe tendría diferentes matices según cada una de estas personas. En general estos sentimientos de desprecio estaban largamente difundidos en el ejército, lo que constituye la raigambre emocional del golpe. Los golpistas militares utilizaron el nombre del rey para fomentar el golpe y nunca éste se opuso oficialmente a este uso. Sin embargo el rey tomó parte en el contragolpe cuando de noche llamó por téléfono una docena de generales que dirigían las diferentes regiones militares, al impedír la entrada del General Armada en el palacio real de la Zarzuela. Cercas claramente pone de relieve que no fue la intervención del rey a la télévisión que salvó el régimen democrático, cuando emitieron la cinta con el rey todo ya era consumido. Este libro desmitifica el papel que la prensa occidental otorgaba a este ademán real. Por pura suerte el destacamento de la división Acorazada Brunete que había tomado el despacho de la RTVE desapareció poco antés. Hablando acerca del involucramiento del ejército, de miembros del servicio de inteligencia CESID, de los partidos políticos como el UCD, como el Alianza Popular de Manual Fraga embríon del actual Partido Popular de España, la documentación del escritor es muy precisa, casí policiaca.

En la primera parte del libro, es sobre todo una biografia parcial de Adolfo Suarez, primer ministro al tiempo del golpe de estado. Más exactamente describe las condiciones en cuales gobernaba o utilizando las perífrasis de Cercas, alude al humus al placenta de este golpe. La segunda parte se llama "un golpista frente al golpe". A granel se enfoca principalmente al general Gutiérez Mellado, un golpista de 1936 que cambió de opinión. La tercera parte se enfoca sobre todo sobre Santiago Carrillo, presidente del partido comunista español.

Cercas terminó el libro completando los pedazos de la biografia de Suarez que faltaban, describe su cambio de mentalidad de éste después del golpe. Era un político puro sin escrúpulos y maquiavélico. Se hizo un hombre ético. Trató de ser la encarnación del oxímoron ética política. La parte más conmovedora del libro es cuando en las últimas ojas Cercas habla de su padre. Su progenitor había sido falangista, había pertenecido a Acción Católica, vota a la derecha y era suarista porque "Suarez era de pueblo y no iba a hacer nada malo". En resumen era un Español como cualquier Español

Aunque no es el libro de Cercas que prefiero, es el libro donde se manifiesta más su extraordinario talento de narrador. A base de un acontecimiento reciente y bastante conocido, produce una novela de altísima calidad, apasionante e impresionante. La Historia con una "h" majuscula es un clavo al cual suspendo mi lienzo decía Alexandre Dumas padre de los tres mosqueteros. Cercas hace lo mismo con igual talente.

Cercas explicó el título del libro poco antés del final. Por eso aprovecha de un dictamen de Borgés "Cualquier destino por largo y complicado que sea consta con una realidad de un solo instante en que un hombre sabe para siempre quien es". Suarez no se escondió durante el tiroteo en el Cortés. Enfrentó a los golpistas con valentia. Al parecer no les permitieron destrozar su obra mayor: el derrumbe del franquismo y la transición democrática en España.

A Cercas no le molesta volver más de una vez sobre una pregunta para hurgar las respuestas proporcionadas en primera instancia. Así el texto se parece a veces a un informe casí policiaco. Aunque no es el libro de Cercas que prefiero, es el libro donde mejor se manifiesta su extraordinario talento de narrador. Empieza con un acontecimiento reciente y bastante conocido, y resulta con una historia llena de suspense, apasionante e impresionante. Como de costumbre Cercas hace frases bastante largas. A él le gusta rizar el rizo y parafrasear a símismo. Además puso en evidencia que, fuera que fuese, se podía utilizar las dos formas del imperativo imperfecto en la misma frase, que la puntuación interogativa y exclamativa ¡verdad! se puede ponersela en mitad de la frase.
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date : 13-07
Selon un critique du "Guardian" reproduite en quatrième de couverture, ce serait le meilleur roman de Mc Ewan depuis "Sur la plage de Chesil". Peut être est-ce exact mais selon moi c'est le meilleur depuis ma première prise de contact avec cet auteur dans "Expiation".

Roman court mais percutant. Il mène de front et en parallèle deux suspenses. Il pratique l'alternance entre la vie privée et la vie professionnelle de la juge Fiona Maye. Le premier aspect d'abord réduit grandit progressivement jusqu'à monopoliser la quasi totalité de l'histoire. L'opposition de ton et de style est également manifeste entre les deux volets de l'existence de Fiona: l'émotions et les sentiments confrontés à la rigueur et la froideur de la justice.

Les dossiers dont s'occupe cette spécialiste du droit de la famille sont tous fort instructifs au sujet de la vie actuelle dans les Îles Britanniques. Cela va du sort de deux jeunes filles juives déchirées entre le père juif ultra orthodoxe et la mère plus libérée de cette religiosité; celui de deux enfants siamois dont la séparation causerait la mort de l'un d'eux. L'histoire va progressivement se focaliser sur le cas d'un adolescent leucémique, Adam Henry, qui devrait subir une transfusion sanguine. Membres de la secte des témoins de Jehova, ses parents et lui-même s'y opposent.
Dans le final, les aspects privé et professionnel se confondent, laissant Fiona totalement désemparée.

Du plus loin qu'il m'en souvienne il y a toujours un couple en crise, une menace de mort imminente dans tous les romans de Mc Ewan. Celui-ci n'y fait pas exception.
La traduction est de qualité. L'usage d'outil de traduction est un aspect que je surveille dans tous les romans que je lis en traductions; le barbarisme commis par l'usage du conditionnel après un "Si" lève toute ambiguïté à ce sujet.
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date : 09-07
Le titre de ce recueil de nouvelles est quasi un incepit puisque la première nouvelle traite d'un pianiste au prise à cette oeuvre de Schubert.

Je retrouve dans ce Cabré ce qui m'avait tellement plu dans "Confiteor". Je reste ébahi par son talent et par celui de son traducteur. En moins de vingt pages pour chacune des quatorze nouvelles, il tisse une trame, nous amène du tragique et un certain suspense dans une historiette en apparence insignifiante.
Qu'il la développe sur un mode poignant, burlesque, nostalgique, romanesque, historique, magique voire branché, chacune de ces nouvelles reste une petite merveille de concision.
Il a incontestable un talent pour présenter les actions, les dialoguer de plusieurs personnes même en restant dans le discours indirect.
Je m'interroge toujours pour savoir si cette oeuvre doit être cataloguée comme un recueil de nouvelles ou roman. Les personnages, les objets, la musique toujours présente, les lieux sont récurrents et se retrouvent au fil des différentes nouvelles.
La quatorzième nouvelle constitue même un point de vue nouveau de la première.

Du grand art chez un grand écrivain
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date : 02-07
De Mc Ewan, je possède tous les livres qui suivent. Seuls les trois derniers n'ont pas encore été lus.
• Expiation
• Sur la plage de Chesil
• Solaire
• Samedi
• Dans une coque de noix
• L'intérêt de l'enfant
• Opération Sweet Tooth
• Délire d'Amour
Avec cet auteur je m'attends au meilleur comme au pire. Qui lira saura! Ce qui est certain c'est que cet auteur ne pratique jamais l'auto-plagiat. Et le contexte est chaque fois différent.

Ce n'est donc pas le premier Mc Ewan que je lis. Mais c'est vraisemblablement le plus farfelu.
Représentez-vous un foetus qui assiste à la mise à mort de son géniteur. L'histoire et sa conclusion sont de peu d'importance, d'ailleurs de la fin nous ne saurons qu'une seule chose: la mère accouche!
Par contre en matière d'humour c'est sans doute le plus gaudriolesque des romans de cet auteur. A titre d'exemple imaginez l'embryon humain quasi en tête-à-tête avec le pénis de l'amant de sa mère. Ceci constitue à ma connaissance une situation jamais décrite dans la littérature.

Dans mon CV je pourrais donc mettre "L'expiation", "Sur la Plage de Chesil", "Solaire", "Samedi". Et je suis en mesure d'évoquer le scénario par quelques bribes. Le présent livre ne sera pas mis en tête de mes lectures préférées de cet auteur, il n'en constitue pas moins le plus original.

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Quel voyage dans le passé.
De Hammett, je connaissais bien sur "Le Faucon Maltais". Mais l'ai-je lu ou est-ce plutôt le film éponyme avec Humphrey Bogart qui reste dans mes souvenirs?
J'ignorais que Hammett eût écrit des nouvelles. Je crois que je ne vais pas résister à les acquérir. Ce que j'ai lu dans ce livre me fait penser à du Peter Cheney et ses Slim Callaghan & Lemmy Caution, à du Anthony Morton et son Baron. Bref deux auteurs que j'ai beaucoup appréciés.
On écrit plus des romans policiers de cette manière.
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date : 06-06

Quand on lit plusieurs livres en parallèle, certains pâtissent de la présence d'un concurrent plus exceptionnel. Ce fut le cas de celui-ci que j'ai lu en parallèle avec un remarquable roman policier espagnol.
J'avais acheté ce livre-ci parce que c'était écrit par une belge, flamande en sus.
Le style est elliptique, court, saccadé. Des chapitres très courts impriment un tempo ultra rapide. Dans une ambiance glauque, sordide, louche et humide s'y débattent quatre marginaux.
Helder Orlandini est un fils de famille dégénéré; son père est coureur et magouilleur; sa belle-mère est dépressive et en mal d'enfant. Frank Doornen campe le militaire handicapé mais amoureux d'une prostituée. Tchip, le confident de tout le monde, développe un petit commerce de récupérateur de matériel informatique. Quant à Manke, comment le qualifié, enfant paumé ou adolescent schizophrène? Tout ce petit monde a des relations avec des nazillons et des écolos purs et durs. Quel potage!
Pour confirmer que cela se passe dans le Limbourg belge, entre Hasselt et Maastricht, certaines expressions, jurons sont étrangement réitérés en flamand.

Spécial!
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date : 02-06
Creía mal haber leído. El autor hablaba de la esposa de un hombre pero refiriéndose a ella todos los artículos y adjetivos quedaban al masculino. Yo había adivinado correctamente. Aquí se trata de una pareja de Gays.
Un inciso acerca de la autora.
¿A que se reconoce que el escritor podría ser una escritora? Ellas no tienen una preferencia por los protagonistas de su sexo. Me parece que es sobre todo a la manera sutil sin ninguna critica de describir la homosexualidad. No veo a un tío describir esto con tantos matices y comprensión. Misma remarca cuando se trata de describir violencias de género o de la pederastia.

El lugar del guión como en el otro libro de la misma que leí, la autora establece su decorado en una región de España. Con la trilogía de Baztan, ella nos hizo visitar el País Vasco y Aragón. Esta vez es Galicia. Dos recientes viajes en Galicia me permitieron apreciar el encanto hechizado que la autora describe en su libro.
Aunque durante el segundo viaje estuvimos en Ourense no visitamos la Ribeira Sacra. ¡Qué lástima! En el libro dicen que su vino tinto vale la pena. Lo que sé es que con los mariscos de la costa se necesita consumir con un blanco de la comarca de las Rías Bajas, cerca de Pontevedra. ¡Esta comida será riquísima!
Otro detaille acerca de Galicia. Durante mi temporada en Santiago no ví la Rua do Pan donde la autora ubica la tienda de un perista. Según Google Earth está en un afuera de Compostela lejos del casco histórico que visité. La escritora utilizó palabras en gallego como "Orballo". Por supuesto no encontré la traducción en "lluvia ligera" en un clásico diccionario de Español al Francés. Lo que me sorprendí más es que nunca ella habló de los "hórreos", tipo de desván de granos tan típicos de Galicia. Encontramos muchísimos hórreos durante nuestro primero viaje a Galicia cuando recorrimos la últma etapa de la peregrinación hacia Compostela. Quizá ella hubiera visitado Galicia sólo por parte o tuviera una documentación incompleta.

En cuanto a la historia, hay tres protagonistas en la novela: Manuel Ortigosa un reputado escritor de novela, esposo del fallecido, Andrés Nogeira un policía jubilado y Lucas Robledo un cura y amigo de la infancia de Álvaro. Los tres pusieron en duda las concluciones de la policia que pretendía que Álvaro falleció en un accidente de coche. Este virato hizo su propria inquisición y al finales llegó a una conclusión opuesta: Álvaro había sido asesinado. La inquisición adelanta sobre todo por medio de monólogos o de diálogos. Los diálogos están muy raramente en el discurso directo. Eso a veces deja lugar a una determinada ambigüedad sobre el hablador. Esto es probablemente voluntario ya que eso requiere una relectura.
En Pagina 331 por fin, se halla la frase completa que da un sentido al títilo "todo esto te daré si postrándote ante mí me adoras". Es lo que decía el adolescente Álvaro al retar otra vez su padre el marqués Muñiz de Dávila. Le tomará tiempo a Manuel entender que recibe en herencia no sólo propriedades pero también una familia política especial.

Tengo que hacer hincapié al magistral golpe de efecto cuando Santiago, hermano de Álvaro, al suicidarse proclamó ante su confesor y otros testigos "¡Padre Lucas, le eximo del secreto de confesión!" No obstante Santiago no era el culpable. Para conocerla lee el libro, vale la peina.

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date : 30-04
L'homme thermomètre

Ce livre tombe à point nommé pour confirmé ce que j'ai cru comprendre dans "Le code de la conscience" de Stanislas Dehaene.
Tout livre de poche qu'il soit, ce livre s'est malgré tout donné la peine de me définir les différents lobes du cerveau, attention que je n'avais pas trouvée dans le livre de Mr Dehaene.
Mais comme c'est in véritable cours de physiologie cervicale, une maquette du contenu de mon crâne eût été utile.


La procédure de narration est totalement différentes: il part de cas précis de handicap pour expliquer où se trouve le problème.

Qu'ai-je appris dans ce livre?
Que les aires propres à la parole (Broca & Wernicke) se trouvent le plus souvent dans la scissure de Sylvius gauche même chez les gauchers.
Qu'en matière de souvenir tous les attributs d'un objet comme couleur, forme, nom se trouvent logé dans des parties différentes du cerveau
J'ai beaucoup appris également sur les dégâts occasionnés par un AVC sur l'oralité, la vision, la lecture. Par contre je n'ai rien rencontré sur la mémoire. Ce qui m'inquiète le plus c'est ce qui nous guette aphasie, apraxie, echolalie, palilalie, etc.. en "lie"

Très précis des symptômes et du personnellement expérimenté sur le phénomène des mots qu'on a sur le bout de la langue. Il semblerait qu'on en connaisse d'abord le sens, puis la grammaire (genre, nombre de syllabes, etc...) en enfin le sens le son.
Dans certaines expériences de consultation décrite en fin de livre, on se retrouve parfois soi-même
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date : 19-04
Mr Bidar et moi nous avons une longue relation via livres: lui il écrit moi je me contente de le lire. Ma première expérience avec cet écrivain date un peu: "Lettre ouverte au monde musulman". Il est clair que c'est le titre qui m'a poussé à acheter ce livre. Ce grand monsieur, philosophe de son état, enfonçait selon moi des portes ouvertes: le fidèle d'une religion doit d'abord se plier aux lois de l'état démocratique où il vit. L'islam ne fait pas exception dans ce domaine: aucune religion n'a jamais accepté de se plier au pouvoir temporel de gaité de coeur.

De Bidar, j'avais en réserve de lecture "Histoire de l'Humanisme en Occident". Mais "Les Tisserands" est venu s'interposer. Il faut dire qu'assistant à une conférence sur l'orientation professionnelle des adolescents, l'intervenant a été dithyrambique sur le livre de Bidar.
Comme je l'ai déjà dit ce n'est pas le premier livre que je lis de cet auteur. D'un point de vue stylistique j'y retrouve sa grande clarté dans la description de matières prétendues ésotériques.
Mettre sous le même chapeau l'introspection méditative, le vivre ensemble et la mouvance écologique. Pourquoi pas? Faire allusion à une politique de la spiritualité et à la spiritualité de la politique, c'est encore monter un cran plus haut.

D'inspiration passablement panthéiste, c'est un manifeste pour les jeunes générations dit-il. Peut-être, c'est même parfois carrément un canevas de Science-fiction.

Il manque selon moi une partie pratique: comment motiver ceux qui n'ont même pas le temps de penser c-à-d ceux qui triment pour satisfaire leur besoins les plus immédiats.

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date : 11-04
El escritor es un historiador y un docente de la historia de la Edad Media en la universidad de Zaragoza. El primer de sus libros que leí me enseñó mucho acerca de un señor apodado Cid. Entonces aquí presumé que utilizara la misma técnica: utilizar sucesos reales para desarrollar su guión.
De hecho el tema principal es la historia de la orden templaria. WIKIPEDIA habla de una pandilla de franceses. WIKIPEDIA se equivoca es una orden religiosa de caballeros európeos que se hicieron monjes soldados para proteger los peregrinos durante su peregrinación hacia Jerusalen.
El protagonista central es un templario fictivo nombrado Jaime de Castelnou. En resumen el libro describe la biografia de este héroe, formidable combatiente zurdo con antepasados cátaros.
Las partes de esta biografía son
• La juventud del chaval huérfano hasta su entrada en la orden templaria en la encomienda de Mas Deus colocada en el diócesis de Narbona
• El asedio de San Juan de Acre por los Mamelucos hasta la huida del heroe hacia Chipre en 1291
• La alianza con los Armenios y los Mongoles para iniciar una nueva cruzada. Debe ser un hecho real. Pero nunca oí de esto. También con la Batalla de Hims. Busqué en balde en WIKIPEDIA acerca de este successo. Quizá se trate de la tercera batalla de Homs en 1299 en la cuya vincieron Mongoles ayudados por Armenios. WIKIPEDIA hace ningúna referencia a un soporte de una cualquiera pandilla Templaria.
• En 1302, en Bisancia en busca de un templario renegado encontró los almogávares, mercenarios aragoneses.
• En Paris estaba al lado del maestre Jacques de Molay hasta su muerte en la hoguera en 1314. Molay era el último maestre de la orden; poco después el papa ordenó la disolución de la orden templaria.
• Regresó hacia Aragón en busca de un escondite para el Grial. El cáliz fue colocado en el monasterio de San Juan de la Peña en Jaca

No es el primer escritor que se equivoque. El autor habla de mareas en el Mediterráneo, este fenómeno no existe en este mar demasiado enclavado. Yo sabía que había Nestorianos en China. Sabía que los Mongoles se convertieron al Islam pero no sabía que hubiera Mongoles convertidos al Nestorianismo. Descubrí que al lado de Godefredo de Bouillon, Bohemiundo y Tancrado de Tarento también dirigían la primera cruzada

Punto positivo, ya lo sabíamos como acabó la vida de Jacques de Molay. Pero el autor consigue tejer un suspense alrededor del maestre de la orden en Paris. También describe con detailles la vida cotidiana en el Paris de los principios de siglo XIV. Resulta que constitue una historia de Francia de un punto de vista ajeno a Francia. Se describe un rey Filipe el Hermoso, astuto, hipócrito y ladrón. Ambicioso en cuanto a su poder. Llevó la guerra de los dos Sicilia en contra de Aragón para extender hacia el sur la influenza de Francia. Sólo le interesaba al rey francés la supuesta riqueza de los templarios. Poco antés había tramado una celada parecida para los judíos.
No habla de la batalla de los espuelas de oro que ocurrió en Flandes en 1302. Esta batalla desarolló un papel importante para las regiones del norte de Francia. Estando especialista de la Edad Media en la península ibérica, se enfoca sobre los acontecimientos relativos a Aragoneses y Catalanes.

Lo que me gustaba menos en el libro es la introducción de mitos de Bretaña con el rey Arturo, con los caballeros de la mesa redonda, con el santo Grial, con Lanzarote que es nada más que el "Lancelot du Lac" de Chrétien de Troyes. En mis lecturas nunca leí que los templarios tenían que proteger el santo cáliz. Por entonces considera la última parte, cuando Jaime huye de Francia es nada más que meter la paja. También estoy de menos con personajes de mujeres. Resulta que la última impresión obre el libro es aburrimiento. Aconsejo leer "El Cid", este libro no es del mismo nivel.
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Comme d'habitude, on y apprend énormément de chose dans ce livre de Dehaene. Pour l'approche stylistique, ce que je remarque en le comparant avec mes précédentes lectures de cet auteur, c'est que le ton est moins pontifiant. Dehaene met en scène ses doutes, décrit en détail les expériences menées et ramène donc souvent le discours à sa personne, à sa famille, à ses collègues, à son laboratoire

Si ma compréhension est bonne, selon la théorie exposée, et pour poursuivre avec la métaphore informatique, l'inconscient est un processus de "multitasking". Par contre la conscience n'effectue qu'une tâche à la fois dans l'espace de travail global et ce en processus FIFO (First In -First Out).
L'échafaudage de la pensée consciente s'effectue essentiellement dans le cortex préfrontal où les stimulations visuelles, auditives et autres sont rassemblés. A ce niveau ce sont les neurones pyramidaux du cerveau qui trient et identifient les stimuli selon le procédure d'inférence bayésienne. Ce sont ces neurones qui constituent ce qu'il appelle "Espace de Travail". Lorsqu'un consensus est atteint dans l'espace de travail l'information est diffusée en avalanche vers l'entièreté du cerveau. WIKIPEDIA m'informe que l'inférence bayésienne est une manière de déduire une probabilité d'un événement à partir de celle d'autres événements déjà évalués. Dit plus simplement c'est l'expérience qui permet de comprendre le monde. En page 94, il fait référence à "Youtube" pour en avoir une démonstration pratique de ce fait, c'est l'expérience de H. Mc Gurk. Bien m'en a pris d'aller l'écouter cette vidéo. Le présentateur signale que cette expérience marche pour la majorité des gens mais pas pour tous. Apparemment je fais partie de cette minorité où cela ne fonctionne pas . Ne suis-je pas bayésien, mon audition est-elle trop mauvaise ou l'expérience de "Youtube" est-elle bâclée?
Ce concept d'espace de travail global vient néanmoins merveilleusement en appui à l'affirmation de Descartes qui affirme qu'on ne pouvait être attentif à plusieurs choses en même temps. Je viens d'expérimenter la chose en essayant de lire en écoutant une musique que j'apprécie. Je ne sais toujours pas pourquoi J-S Bach l'a emporté sur un essai d'Ursula Le Guin. Il me fournit également un motif de contradiction à opposer à mon épouse qui prétend que les femmes ont la possibilité de faire plusieurs choses simultanément.

Que dire sur certaines lacunes dans le contenu du livre
• N'étant pas un spécialiste du cerveau ni de psychologie cognitive, je me perds un peu dans les différents lobe, thalamus, hippocampe, etc... Une brève description de la géographie/topologie du cerveau eût été utile.
• Dans ce contexte de psychologie cognitive, je ne retrouve pas de définition médicale de la mémoire. Sont-ce les neurones pyramidaux du cortex frontal qui concentrent les souvenirs?
• Pas d'allusion non plus aux phantasmes où on force la conscience à échafauder une histoire, aux rêves/cauchemars où l'inconscient échafaude spontanément une histoire peu ou prou réaliste.

Quelques imprécisions dans des domaines référencés
• D'un point de vue informatique, sa connaissance des communications inter-process/inter-tâche se limite au Cut & Paste de Windows. Quelques notions de UNIX lui auraient été utiles pour étendre sa métaphore.
• Il réfute l'hypothèse d'un processus quantique du cerveau et du libre-arbitre, de l'existence de quantum d'activité spontanée (qualia). Je ne pense pas que cette réfutation soit nécessaire et à tout le moins elle est mal structurée. La mécanique quantique n'est qu'une description, pas une explication, de certains comportements dans l'infiniment petit de l'univers. C'est donc une théorie susceptible d'être remplacée.

En second volet, il traite des applications possibles de cette recherche théorique et ans doute désintéressée. C'est à mon humble avis la partie la plus passionnante et la moins descriptive du livre. Il brosse des approches thérapeutiques pour des personnes souffrant du "locked in syndrome", en état de conscience minimale ou en état végétatif. Tout cela devrait empiéter sur les limites à donner à l'euthanasie, à l'arrêt d'un traitement. Quand apparaît la conscience dans la conception d'un être humain? Chez le foetus in utero, chez le bébé accouché? Il conclut par un paragraphe sur les maladies psychiatrique et surtout sur la schizophrénie. Cette explication d'un fonctionnement aberrant des synapses/dendrites des neurones pyramidaux est complètement nouvelle pour moi

Complexe à lire, je conseille la petite dose, mais très enrichissant. Avoir compris même en partie ce qu'il décrit constitue même une valorisation de l'ego. Mais ce sera difficile de placer tout ou partie du contenu de ce livre dans une conversation Quoique mentionner la spécialisation des neurones pyramidaux ou l'existence des cellules gliales puissent faire de l'effet auprès d'amis!
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Je n'aime pas les biographies de personnages contemporains. Pourtant j'ai acheté ce livre parlant d'Ursula Le Guin. Ouf, ce ne est pas un biographie, mais un recueil d'Essais et de Conférences produits par la grande écrivaine de Science-Fiction dans la veine Fantasy. C'était donc utile d'avoir son avis sur sa propre production. Si je parcours ma bibliothèque, de cet auteur j'ai
• Loin, très loin de tout
• La Main gauche de la nuit
• Planète d'Exil
• L'Oeil du héron
• Tehanu
• Le Commencement de nulle part
• Les Dépossédés
• L'Autre côté du rêve
• Le Monde de Rocannon
• Le Nom du monde est forêt
Bien que lu il y a plus de 45 ans, je me souviens encore du thème de " La Main gauche de la nuit". "Ceux qui partent d'Omelas" est un autre conte qui m'a profondément marqué. Et je découvre qu'il me manque "L'Ultime rivage"

En analysant son affirmation péremptoire que la Science-Fiction peut développer des mythes de l'époque moderne. Je me mets à penser à des romanciers qu'elle n'a pas cités ou ne connait pas et où cela semble applicable:
• Jean Raspail avec "Le Camp des Saints", "Qui se souvient des hommes", "L'anneau du Pêcheur"
• Salman Rushdie avec "Le Dernier Soupir du Maure", "Le Verset Satanique"
• Naguib Mahfouz avec "Les Fils de la Medina"
• Boualem Sansal avec "2084, la fin du monde"
• Jean Barjavel avec "La Nuit des Temps"
Pourtant aucun de ces écrivains n'est catalogué comme producteur de littérature de SF.

Ce livre reprend des textes d'analyse qu'elle produisit jusqu'en 1975. Incidemment elle m'apprend l'existence d'un certain Lord Dunsany, un écrivain précurseur en "Heroic Fantasy" et dont je n'avais jamais entendu parlé. Elle fait de nombreuses références à des auteur comme Philip K. Dick, Robert Heinlein, Stanislas Lem, Roger Zelasny, Theodore Sturgeon, Michael Crichton, Cordwainer Smith, Norman Spinrad et autre Fritz Leiber et Ievgueni Zamiatine. Par contre je reste interloqué par l'absence d'allusion à Ray Bradbury, Frank Herbert ou Isaac Asimov. Coïncidence étrange, ils sont tous nés en 1920, elle a donc du les connaître. De manière subliminale et indirectement, j'ai cru détecter de l'aversion pour les robots de Isaac Asimov, pour les vers géants de Frank Herbert mais rien sur Ray Bradbury. Or de cet auteur "Les Chroniques Martiennes" et "Farenheit 451" sont pourtant des incontournable en SF.

Livre court et intéressant. Je comprends pourquoi cette grande dame m'a toujours passionné et pourquoi elle occupe une place tellement particulière dans la Science-Fiction.

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De Rivera Letelier me gustaba muchísimo el primero libro que leí: "Fatamórgana de amor can banda de música". Era barroco, extravagante y vivo.
Cuando fui a mi librería para recoger un pedido, el ultimo libro del mismo escritor vino de salir. Lo compré imaginando que volviera el placer que sucitó su libro leído antés.
Como siempre es un guión sencillo pero con vocabulario bastante sofisticado. También es barroco, extravagante y vivo pero no es del mismo nivel que él anterior.
La historia es romanticona en forma de novela policiaca y sigue los criterios de Harlan Coben en este campo. Principio y final muy precisos y la parte media fluctuante en capítulos cortos.
Acerca del vocabulario, como aludido antés es complejo y resulta difícil de entender todos los detalles. Hay muchas palabras que no se encuentren en el diccionario. Esto por ser de origen suramericano.

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Pédagogique, humoristique, pragmatique. J'en apprends énormément sur le fonctionnement de mon propre corps.
La traduction de l'allemand n'est pas toujours impeccable mais ici c'est le contenu qui fait la qualité du livre.

C'est ma première expérience d'un roman/traité sous forme de livre électronique. Elle n'est pas concluante. Sans doute la médiocre émulation de Kindle sur Androîd y est-elle pour quelque chose!
Mais il me faut des livres en papier pour tou roman/traité. Par contre j'avais testé cette technologie avec des guides touristiques et là je dois avouer que le faible poids de la tablette est un avantage considérable.
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date : 27-02
J'ai eu toutes les peines du monde à m'intéresser à l'intrigue de ce livre. Désordonné, avec de trop fréquents flashbacks. Çà prend parfois la tournure d'un roman policier. Il noue des intrigues mais les dénoue rarement. Et les rebondissements sont tellement téléphonés. On reste constamment sur sa fin.
Pour reprendre une de ses phrases (celle commençant à la base de la 262 pour se terminer en tête de la 263) "Ah, si j'avais le courage d'abandonner en rase campagne"! J'ai pris l'habitude de ne jamais abandonner un livre, quoi qu'il m'en coûte. Et j'avais tellement envie d'être dithyrambique, mais ce livre est plat. Il décrit le séjour à Hong-Kong un écrivain en manque d'inspiration. N'était-ce pas ici également le cas de l'auteur?
Cela n'a plus rien à voir avec des livres comme "La position du missionnaire roux" ou "Le pique-nique des Hollandaises". Dans son "Monsieur Optimiste", il avait développé un ton où l'émotion rivalisait avec l'humour.
Vais-je encore acheter le prochain Berenboom? Je suis très partagé.
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Encore un livre intéressant qui m'est suggéré par une radio étrangère dans ma langue maternelle: France Culture. Je ne compte plus les livres intéressants que cette station m'a suggéré de lire; ils sont innombrables. Merci à elle!
Quand je dis livre intéressant, je pratique l'euphémisme. Pour mon compte, il est révolutionnaire! Il recadre toutes les connaissances que j'avais pu acquérir à ce sujet. Un récent voyage en inde m'a permis de constater ce que des théories farfelues ont pu produire comme croyances fallacieuses au sein des élites de ce pays. Je citerai le discours sur l'origine des castes.

L'hypothèse initiale de l'existence de ce peuple indo-européen ne serait basée que sur la ressemblance de certaines langues. Les premiers Indo-Européanistes étaient donc des linguistes et allemands en majorité. L'idée d'une langue mère parlée par un peuple installé dans une région spécifique est issue des correspondances phonétiques constatées entre un certain nombre de langues anciennes de l'Eurasie.

Le nationalisme, le racisme scientifique se seraient également mêlés dans l'articulation des hypothèses. Et il n'y a pas que le nazisme qui en fait usage en amenant l'idée de la race aryenne. Il a également encouragé le développement de l'anthropologie physique (dolichocéphales vs. brachycéphales). Est-ce qu'on nous aurait bourré le crâne depuis des générations? Les indiens d'Inde parlent de populations Indo-Aryennes, le président Poutine souligne l' indo-européanité des slaves dans ses laïus nationalistes, l'extrême-droite française.se réfère régulièrement à ce mythe. l'auteur ne dédaigne pas de donner son opinion critique sur cet usage politique d'hypothèses non prouvées.

L'auteur parcourt successivement les trois hypothèses majeures du lieu d'origine: Nord de l'Allemagne et Scandinavie, Anatolie, steppes pontiques au nord de la Mer Noire. Il met particulièrement en exergue le fait que lier une langue encore plus ou moins vivante avec des données archéologiques relève du mythe et qu'à l'heure actuelle nous n'avons pas assez d'arguments.

C'est pas une enquête policière mais l'enquête de l'historicité d'une hypothèse qu'effectue l'auteur. Ce livre est passionnant bien que difficile à lire vu la matière souvent ésotérique qu'elle contient et la nécessité d'y faire des références.

Est-ce que Culture = Ethnie = Langue, çà c'est la question centrale. Il faut comprendre cette équation dans le sens que est-ce que la "Culture" c'est la répartition géographique délimitée d'un certain nombre d'objets associés comme les outils, la poterie, les habitations, les rites funéraires. Une ethnie serait-ce une communauté politique, religieuse, socio-économique, voire linguistique homogène? Les recherches actuelles archéologiques et paléo-linguistiques prouvent que résoudre cette équation c'est une voie sans issues et qu'il y a sans doute d'autres approches pour expliquer les correspondances phonétiques.

A juste titre il documente également certains détails biographiques d'auteurs que j'avais déjà lus comme E. Mircea, G. Dumézil, J. Carcopino, K. Lorenz, L. Pauwels & J. Bergier et dont j'ignorais tout ou partie de leur implication politiques.


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El comentario preliminario, contexto histórico y análisis del estilo, era más dificil de entender que la novela misma. Constituye una forma de apología del relato que sigue. Además al leer el relato, da la impresión de leerlo una segunda vez.
El guión occure de un periodo bastante turbulanto cuando Alfonso XIII rey de España abdicó y abandonó España voluntariamente tras las elecciones municipales de abril de 1931. Estas elecciones fueron tomadas como un plebiscito entre monarquía o república.
En el libro, se pone en relieve la oposición entre peones y terratenientes, el papel sesgado de la iglesia, los abusos de los falangistas.
El final parece inspirado por la tela "Tres de Mayo" de Francisco Goya. En esta obra se ve una ejecución por fusilamiento bajo luz artificial de partidarios opuestos a la invasión francesa.
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date : 16-12-2016
Acheté sur un coup de coeur à la suite de la lecture du 4° de ouverture. Les chapitres courts rendent ce livre facile à lire et son format A5 ajoute à ce confort
Le style est précis et flamboyant, il est vrai. Mais parfois un peu boursouflé: l'enchaînement de périphrases ou de mots spécifiques à un métier déforcent parfois le récit.
Ce serait le premier roman de l'auteur, cela ressemble également à une biographie.
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date : 15-12-2016
Ce livre fut mentionné lors d'un cours de l'histoire de la musique.
Étrange coïncidence, je découvre avec étonnement que ce même auteur, Edmond Michotte, fut le collectionneur dont le musée du cinquantenaire à Bruxelles expose actuellement les estampes japonaises. Je la visiterai en Janvier 2017

Ce petit opuscule constitue plutôt une source pour un musicologue. C'est est un témoignage, l'instantané photographique d'une époque! Outre Wagner et Rossini qui sont les principaux protagonistes, on y parle de Weber, de Beethoven, de Salieri. Bref une tranche de vie musicale de la première moitié du XIX°
On évoque également Haydn, Cimarosa, Pergolèse ainsi que Pouchkine qui fut paraît-il à la base de la légende sur l'empoisonnement de Mozart par Salieri. Et puis la revue de presse se poursuit: on évoque Bach, Mendelssohn qui le redécouvrit, Meyerbeer, Gluck, Gounod et Lizt. Vais-je trouver les Schuman, Berlioz, Tchaïkovski et autre Haendel? Hélas non, fallait pas trop en demander!
Ces deux protagonistes, tous deux compositeurs d'opéras, tout en s'estimant beaucoup, avaient des point de vue fort différents sur l'opéra: l'un faisant primer le livret et le scénario tragique sur la mélodie l'autre l'inverse.
Une autre information intéressante: Rossini estimait que la disparition des castrats avait porté un coup fatal à l'enseignement du Bel canto en Italie.
Facile à lire, très vivant, utile.


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date : 13-12-2016
Je croyais naïvement que la religion juive ne faisait pas de prosélytisme. Cela reste vrai dans un sens mais ce sont maintenant ceux qui se prétendent juifs d'origine qui se pressent au portillon et il faut trier.

Depuis 1980 qui marque le repérage des Falashas, leur transbordement vers Israël, leur conversion au judaïsme rabbinique, eux qui étaient pourtant identifiés comme juifs par le grand rabbinat d'Israël, les cas de groupes prétendument d'origine juive se sont multipliés.
L'auteur contourne très minutieusement les Falashas, leur cas est réglé et on n'en dira rien, par contre elle analyse consciencieusement tous les différents cas où il y a suspicion d'origine juive.

Ces peuples prétendument juifs articulent leur revendication d'une part sur le mythe des dix tribus perdues, celles du royaume d'Israël des Omrides balayé par la toute puissante Assyrie au VIII° avant J-C. D'autre part selon la généalogie développée, les juifs noirs d'Afrique seraient également descendants de Cham fils de Noé, banni par son père pour l'avoir vu nu un soir d'ivresse. La mythologie qui n'est pas avare d'explications, mentionne que la malédiction les aurait noircis. Cette version constitue l'hypothèse (c)hamitique. Ces Chamites sont parfois assimilés aux Koushites de la Torah.

Les missionnaires chrétiens ne furent pas toujours innocents dans ce processus spirituel des minorités judaïsantes: de catholique contraint et compassé, l'indigène se transforme en évangéliste conquérant et comme il n'est toujours pas satisfait et qu'on veut du natif en matière de monothéisme, on se rabat sur ce qui reste au magasin à savoir la tradition juive.
Pourtant ces peuples accordent à leur judaïté plus une valeur ethnique que religieuse ou culturelle. Ils ne souhaitent en aucun cas faire leur aliyah et immigrer vers la terre promise. Ils sont parfaitement capables de fréquenter en même temps synagogues, églises et mosquées. On comprend dès lors qu'aux yeux du rabbinat israélien, le port du Magen David, le respect du Sabbat, de la cacherout, des préceptes talmudiques, que tout cela ne suffise pas pour les reconnaître comme juif. La hiérarchie religieuse a donc mis sur pied le filtre de la conversion. T'es juif, d'accord mais pour qu'on le reconnaisse tu doit te convertir, quel pastis!

En filigrane à la lecture du livre on ressent que beaucoup de communautés africaines ont intégré la tradition juive pour se singulariser. Pour ces communautés qui se proclament juives, certaines sont peut-être les reliquats de déportation assyrienne ou de toute autre mais les preuves scientifiques en manquent. Je pense néanmoins que certaines ont utilisé les mythes de la Thora afin de se construire une personnalité historique. D'autres encore adoptent cette voie par pur opportunisme économique. Au final c'est le grand rabbinat d'Israël qui statue et chaque fois une conversion et l'adoption des rites rabbiniques sont obligatoires.
Quelques cas particuliers ont attiré mon attention: les Ibos du Nigéria, les Tutsis du Rwanda. Le conflit du Biafra fut longtemps présenté comme un conflit pour le pétrole du delta du Niger. C'était une opposition entre les chrétiens du Sud et les Haoussa musulmans du Nord. L'auteur jette ici un éclairage surprenant sur cette guerre de 1966. Il s''avère que déjà à cette époque certains Ibos se revendiquaient comme étant des descendants des tribus perdues d'Israël. Pareillement, le clivage Tutsi-Hutu fut mis en place en s'appuyant sur une prétention des Tutsis qui se proclamaient descendants de ces mêmes tribus perdues. Nul ne sait ce qu'il y a d'authentique dans ces deux cas.


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