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Commentaires de livres faits par Biquet

Extraits de livres par Biquet

Commentaires de livres appréciés par Biquet

Extraits de livres appréciés par Biquet

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 15-02
J'ai acheté ce livre pour l'auteur dont j'avais déjà apprécié un précédent roman intitulé "Noir Dehors". Dans la librairie, le quatrième de couverture soulignant un "Pouvoir émotionnel rare" m'avait convaincu.

Ce livre n'atteint ni la noirceur ni le rythme imprimé dans "Noir dehors" mais une alternance de narrateurs et un séquencement métronomique du temps lui a imprimé une cadence inéluctable. Pour être honnête il m'a fallu atteindre la page 191 et le récit de Thuriau, équipier et camarade de Joffre, pour être totalement pris par la trame. Avant cela, il me semblait que l'on se trainait.

Deux familles havraises subissent et narrent les événements dont ils sont les victimes depuis le début de la guerre en 1940 jusqu'à la libération de la France.
D'une part Muguette, Louis, Joseph et Marline. D'autre part Émélie, Joffre, Jean et Lucie.
Amélie est la soeur ainée de Muguette et les cousins ont des rapports très fusionnels. Certains seraient plutôt en faveur du Général de Gaule, les autres pencheraient plutôt pour le maréchal Pétain. On vitupère sur les avions anglais qui bombardent le port havrais, on se cache des autres quand on estime faire un acte de résistance.
Certains prénoms sont très étranges. Des Muguette, Marline, Émélie et Joffre je n'en avais jamais rencontrés.
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date : 02-02
Habla el autor de un tío abuelo Manuel Mena. Es el tío que mimaba a la madre del escritor cuando ella era niña. Este chaval al tener dieciocho años murió en la batalla del Ebro durante la guerra civil española. Se alistó de voluntario al lado de las tropas sublevadas de Franco. Este tío era falangista y franquista lo que primero abochornaba el autor. Al instar del autor nació en Ibahernando al sur de Trujillo provincia de Cáceres, comunidad de Extremadura.

"Soldados de Salamina" parecía ser un libro a favor de los republicanos, ¿"Monarca de las sombras" a favor del otro lado? Creo que no. Esta hipótesis la discartó muy rapidamente. Utilisando su familia como testigos para desarrollar su guión le prohibe hacer algo deliberamente a favor y esto a sangre frío. ¿Pura ficción o histórico? Es otra pregunta pero es la pregunta más fácil de contestar. Por supesto es la historia histórica. Hay demasiados acontecimientos y hechos que se pueden comprobar. Alude al parador de Trujillo en un convento; nos alojamos allí durante un viaje a Estremadura. Conocido por ser comprometido a la izquierda el autor propone su opinión: sus antepasados se equivocaron de bando. Por eso se puede pensar que sea un libro de arrepentimiento al nombre de su familia y del papel que ella desempeñó en la aldea de Ibahernando durante la guerra civil. Quizá sea esto porque dijo a menudo que al principio era reticente pero algunos miembros de su familia le alentaron en hacerlo. ¿Libro para su madre que tan vanaglorió a su tío preferido? Es posible y sería una manera de decirle cosas que no se atreve a narrarle de viva voz.
Es sobre todo una biografía que el autor escribe con su meticulosidad habitual, cueste que cueste.

Como en algunos de sus otros libros, el autor también desempeñará un papel en este libro. Es una costumbre con este autor. También como de costumbre, como en "Soldados de Salamina" y en "El Impostor", analisa con detailles todas las hipótesises en todas sus ramas. Lo que a veces vuelve el texto difícil de entender.
El tono es a veces tan extraño cuando habla de sí mismo. Hasta el punto que a veces hable de sí mismo a la tercera persona. Déjé de encontrar esta tipo de forma de estilo desde la "Guerra des las Galias" de Julio César que traducí del latín hace mucho tiempo. Quizá uno pudiera preguntarse si era Cercas solo que escribió este libro o si se hizo ayudar por un amigo.

Lo siento que en el libro hay copías escaneadas de un informe oficial. Estas ojas resultaron difícil de leer. Al revés habría ser más útil de tener un árbol genealógico de las familias Cercas y Mera, apellido de soltera de su madre. También mapas para las batallas de Teruel, de Bielsa, del Ebro hubieran sido útiles.
Intuyo que a veces manifiesta ingreimiento e intelectualismo cuando trata de simbolizar la personalidad de Manolo Mera. Alude a Annah Arendt y refiere a menudo al teniente Drogo el héroe del "El desierto de los tártaros" una novela del italiano Dino Buzzati. El teniente esperaba la última batalla que le hiciera famoso pero esta tardó mucho en venir. También reproduce una parte del canto XI de la Odisea de Homero. Es cuando Ulises está visitando Aquiles en la mansión de los muertos. Entonces le decía Ulises que debe ser como un príncipe en el reino de las sombras y no debe de lamentar la existencia perdida. Aquiles le contestó que preferiría vivir campesino aún pobre, siervo de un siervo. Con esta cita resumía la actitud del chaval desencantado después de un año en la guerra y encontró un título al libro.

Decir la verdad sobre un miembro de su familia y no ofencer alguien que pertenece a esta familia no es una tarea fácil. Pero como de costumbre Cercas consiguió este papel de funámbulo.
No es el mejor Cercas pero estoy seguro que fue el libro que le costó más de escribir.
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date : 17-01
Pas sûr que le style de mon évaluation soit à la hauteur de celui de Daoud. Son écriture semée de périphrases et de métaphores s'avère pleine de trouvailles et particulièrement poétique.
L'histoire est de peu d'importance et selon une stratégie d'écriture habituelle chez Daoud, c'est dans le désordre qu'on apprend des détails sur le personnage principal Zabor, l'antithèse d'un Ismaël consensuel
• Il est célibataire à près de 30 ans et toujours puceau
• Il n'est pas circoncis
• Végétarien mais fils du boucher Hadj Brahim
• Sa mère répudiée mourut alors qu'il avait deux ans.
• Il vit chez Hadjer, la soeur de son père qui est restée vieille fille
• Il a une dizaine de demi-frères qui le haïssent copieusement
• Il ne circule que la nuit fuyant les regards de ses semblables
• Enfant, il avait une voix bêlante, chevrotante
• Il a une mémoire phénoménale
• Il est autodidacte et a appris le français en le lisant

Peu après l'indépendance de l'Algérie, les traditions culturelles plusieurs fois centenaires continuent d'obérer le village d'Aboukir, le cloîtrent dans son isolement, empêchent son ouverture vers l'extérieur. C'est trop pour cet adolescent qui s'éveille à la sexualité et est en quête d'absolu. Il exerce à ses dires le métier de sorcier, de guérisseur, de thaumaturge. Il prétend par la narration et l'écriture prolonger la vie des gens. L'ultime cible de son don est son père tant absent. Il est en opposition constante avec son environnement et on retrouve bien sûr ici l'hostilité de l'écrivain vis-à-vis de la religion. Il est d'ailleurs fort disert et critique sur ses cours à l'école coranique. Son chien intérieur se manifeste également, c'est un second regard et une allégorie de son sens critique. Or on sait que dans l’islam il est interdit d’avoir des chiens domestiques si se n’est pour la chasse ou pour garder le troupeau. Il est également perturbé par le rôle mineur dévolu à la femme. Il les appelle les corps décapités, le visage reste invisible. Il focalise cette non-compréhension par un fantasme romantique vis-à-vis de Djemila, une jeune femme analphabète et répudiée revenue vivre dans son village. Ses lettres d'amour resteront non lues et sans réponse.

N'est-ce pas une partie de son enfance et de son adolescence que l'auteur nous narre? Quelques détails collent mais je n'en connais pas assez de la vie de l'écrivain que pour être catégorique. Mais ce livre est surtout un poème d'amour à l'imagination, à la langue française au dépens des arabes classique et dialectal inutilisables selon lui dans la vie quotidienne. Cependant le texte reste très symbolique et nécessite parfois une interprétation individuelle. La scène de la tempête de sable finale doublée de la mort du père permet beaucoup d'exégèses. Il n'hésite pas à faire référence à des oeuvres classiques et moins classiques de la littérature mondiale. Reviennent souvent des allusions à des livres de fiction qu'il utilise comme arguments de sa quête. Je ne citerai que "Robinson Crusoë" de Defoe pour la notion de solitude dans l'île, "Les mille et une nuits" pour le pouvoir de l'imagination, "Le rapport de Brodie" de Philippe Claudel pour la puissance de l'écrit, "La Chair de l'orchidée" de James Hadley Chase pour la découverte du féminin, "Le seigneur des anneaux" de Tolkien, "La Peste" de Camus, "Le livre de sable" de Borgès, "Le cristal qui songe" de Sturgeon, "2010: Odyssée 2" de Clarke, "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne, "Vol de nuit" de Saint-Exupéry.
D'une écriture solaire, la lecture au premier degré me paraît déconseillée.

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date : 11-01
En lisant le prologue, j'avais la furieuse impression d'avoir déjà vu cette scène dans un film. La conclusion renforça ce également ce sentiment. Mais de quel film s'agit-il?

Une autre perception c'est que ça ressemble foutrement à "Je suis Pilgrim" de Terry Hayes excepté que les armes bactériologiques sont remplacées par des armes nucléaires. À titre d'évaluation les versions originales sont sorties en 2013 en anglais pour "Je suis Pilgrim" et en 2009 en portugais pour "Furie Divine". Donc ce serait plutôt Hayes qui aurait imité Dos Santos.

Ce livre est très peu un roman, surtout une étude du fondamentalisme musulman et de sa perception en Occident. Dans son emballage romanesque, l'auteur essaie de faire du Jean Bruce (OSS 117) avec moins de talent. L'emballage romanesque était sans doute une des solutions possibles pour faire passer des informations. Mais on ne peut impunément poursuivre un pareil double objectif. L'histoire romanesque est plutôt plate, quelconque. Selon sa bibliographie, il semblerait être coutumier d'un emballage romanesque de sujet historique. Pour mémoire, je cite "CODEX 632, le secret de Christophe Colomb", "La formule de dieu", "L'ultime secret du christ" et "La clé de Salomon"

Dès lors la question se pose: "est-ce un roman d'aventure ou un dossier?" Est-ce le lieu et l'endroit pour donner un cours sur l'histoire de l'islam, de décrire ses schismes et le rituel musulman. L'auteur poursuit apparemment ce but et fait incontestablement étalage d'une connaissance exégétique du coran. Les interrogations du jeune Ahmed constitue un excellent fil conducteur pour ce faire. Néanmoins des lecteurs avertis n'auraient pas attendu son pavé de 540 pages pour s'informer des contradictions inhérentes au coran. Mais comme l'auteur a suivi un excellent cours sur le coran ou a eu de bonnes lectures, il en fait profiter son lectorat. Personnellement j'ignorais l'existence de la logique du "nasikh" (parfois transcrit "naskh") ou abrogation des versions antérieures d'un commandement dans un verset. En d'autre mots les sourates les plus récentes, celles dites les sourates médinoises, l'emportent sur les sourates plus anciennes dites mecquoises. Pour mémoire, les sourates sont numérotées dans l'ordre inverse de leur temporalité et la sourate numéro 114 est la plus vieille. Cette notion de révélation progressive est actuellement imposée par beaucoup d'écoles islamiques. Son refus donne parfois lieu à des accusations d'apostasie ce dont fut victime l'islamologue soudanais Mahmoud Mohamed Taha qui prétendait que seules les sourates mecquoises constituaient un corpus spirituel de l'islam.
Il est également superflu de nous donner un cours sur l'énergie nucléaire, matière pêchée dans un manuel de physique de classe de rhétorique ou de nous faire la liste des armes en usage chez les djihadistes. Les pictogrammes du compte à rebours final me paraissent inappropriés. Ce n'est pas un livre à colorier.

Il bâtit son roman par une alternance de courts chapitres portant sur l'islamisme et sur l'Occident. Néanmoins la chronologie entre les deux volets est volontairement non respectée. Pourquoi? À son crédit, il génère intelligemment le questionnement chez le lecteur: pourquoi un jeune homme éduqué gobe-t-il le discours guerrier d'Al-Qaïda et des Frères Musulmans? Pourquoi n'adhère-t-il pas plus à l'islam apaisé du Soufisme?
L'usage systématique de termes arabes transposés en caractères latin me donne une impression de pédanterie. Également à souligner, avant toute lecture il aurait fallu nous équiper de cartes du Caire, de Lahore, de Peshawar, de Lisbonne. J'ai le pressentiment que ses indications topographiques sont correctes. Pour Yerevan, la seule ville utilisée que j'ai parcourue, les informations qu'il en donne sont correctes. Sa documentation serait donc excellente. Par contre, je ne comprends pas pourquoi il développe le personnage de l'épouse d'Ahmed sans en profiter ultérieurement. Il la laisse seule et abandonnée dans le roman et dans une ville étrangère.
De la part d'un journaliste, je m'attendais à plus de précision dans la relation de faits. Je ne vois pas à quoi il fait allusion en écrivant dans sa note finale que "il ne faut pas oublier que la première cible choisie par les auteurs des attentats en 2016 à Bruxelles fut les centrales nucléaires de Belgique". Il fait une confusion rédhibitoire entre centrale nucléaire et Institut National des Radioéléments. L'IRE est le sigle d'une fondation d'utilité publique belge créée en 1971 et active dans le domaine de la chimie nucléaire. Un personnel cadre fut un temps une cible d'un possible kidnapping par des islamistes belges. Les mêmes qui se sont distingués par après dans les attentats à Bruxelles et Paris.
Comme dans beaucoup de traductions, je remarque que les subjonctifs manquent dans la version française! Pourtant il y a des subjonctifs en portugais!
Mon sentiment global est donc très mitigé. Pour l'aspect roman, c'est mauvais. Pour l'aspect dossier sur l'islam, c'est intéressant sans plus.

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date : 04-01
Est-ce un roman policier ou un roman psychologique? Policier oui parce qu'un service de police intervient, parce qu'il y aura deux crimes avec cadavre mais pas de criminel. Roman , psychologique également parce que l'auteur brosse méticuleusement les hésitations des personnages, l'évolution du manque d'insuline chez une des victimes.
Il est symptomatique que les interjections "Je sais pas" se succèdent en leitmotiv quasi comme un incepit. Plusieurs personnage pratiquent cette forme de procrastination. On retrouve cette phrase dans la bouche d'Emma, chez ses compagnons de classe, dans celle de Camille, chez Mylène, etc...

Situons les personnages. D'une part Emma, Camille et Patrick Verdier qui constitue une famille bourgeoise classique. Une peste de fille enfant gâtée, une mère fleur bleue, un père ancré à ses convictions et un rien tyrannique.
D'autre part Etienne Gilmont, l'amant de Camille et père de Mylène. Un duo de personnes passablement laissées pour compte et interlopes. Elles ont développé une nouvelle vie sociale sur les débris d'une existence antérieure.
Mylène (institutrice) déjà citée, Véronique (bibliothécaire), Eliane (autre institutrice), Bruno (prof de gym), Sandrine (surveillante), ce sont les adultes accompagnateurs de la sortie en forêt de l'école "Les Pinsons". Mireille en est la directrice.
Des policiers, parce qu'il en faut dans un cas de disparition de personnes. Parmi lesquels je relèverais essentiellement la plantureuse Dorothée Voguel. Cette fine mouche a l'intuition qui introduit la conclusion du scénario. Conclusion que nous lecteurs serons les seuls à connaître dans son entièreté.

L'histoire est narrée en courts chapitres où se succèdent les réflexions des membres de la famille Verdier, de la police, des membres de la famille Gilmont, du personnel d'encadrement pédagogique. Le suspense est oppressant, étouffant. L'annonce de la mort de Mylène par manque d'insuline n'allège même pas la chape de plomb sous laquelle on lit. On est même un peu soulagé quand cette peste d'Emma subit un sorte de kidnapping sur le parking de l'hypermarché. Mais ce n'est qu'un court répit.
J'ai constamment été partagé entre deux attitudes contradictoires. Soit avancer rapidement dans la lecture afin de connaître le dénouement ou en sortir pour quitter cette ambiance nauséabonde et prégnante. Pensant trancher ce dilemme, j'ai même dérogé à mon habitude séculaire de ne pas vouloir connaître le dénouement trop tôt en lisant les dernières pages. Par bonheur je ne l'ai pas trouvé ce dénouement. L'auteur est trop maligne que pour permettre ce genre de raccourci. Et c'est heureux parce que la conclusion nous ménage encore des surprises.
C'est bien ficelé et bien amené. Sans divulguer la chute je pourrais ajouter une morale: l'histoire des existences se succède, se renouvelle mais les mêmes causes produisent les mêmes effets, une forme de Karma en quelque sorte.

En page 50, j'ai trouvé un "sangloter à pierre fendre", c'est possible?

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date : 02-01
Sin la menor duda es la continuación de "Nombre de Torrero". Toma los mismos protagonistas y vuelve a empezar. Entonces encontramos otra vez a Belmonte, Veronica, Pedro de Valdivia, Anita y Kramer.
Es una historia bastante excéntrica que mezcla por un lado personas de origen ruso es decir procedentes del KGB como Stanislav Sokolov, perros de guerra de las enfrentamientos en Chechenia por otro lado ex-partidarios y ex-oponentes a la dictadura chilena.
Además el vínculo es los dos chilenos Victor Espinoza y Pablo Salamendi, refugiados históricos en URSS antes del golpe de estado de Pinochet. Fueron incorporados a la KGB. Estos dos últimos quieren vengarse de Miguel Kraznov, un chileno de origen cosaco, verdugo y torturador bajo la dictadura.
Por eso es obvio que el guión se balencee entre Chile y Rusia. Los flash-backs enfocan los colaboracionistas casacos y la resistencia a la dictadura en Chile.

En cuanto a Belmonte, había puesto su venganza en suspenso, pero sus dos coterráneos quieren implicarle en este desquite. De hecho es un arreglo de cuentas, ambos quieren saldar una vieja cuenta

Uno mata descaradamente, las armas son descritas meticulosamente así como los detalles de los viajes hasta el punto de requerir que Google Earth sepa dónde estamos.
El último doble milagro en el que al mismo tiempo tiembla la tierra y Verónica vuelve a encontrar la palabra me parece descabellado.

Pienso que el autor ponga muchos detailles de su biografia en esta novela. No es el mejor Sepúlveda. No obstante se aprende mucho acerca de la historia de Chile.
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Des micro-récits relatés de manière factuelle donc très journalistique, sous forme d'interviews de témoin. Par certains aspects c'est similaire à "Brèves de Comptoir" de Jean-Marie Gourio mais en beaucoup plus tragique. C'est un recueil d'interviews voire de confessions individuelles. A la sortie de la seconde guerre mondiale le stalinisme avait convaincu les russes qu'ils avaient gagné la guerre seuls. Que maintenant il fallait entrer en guerre contre le capitalisme. Le démembrement de l'Union Soviétique fut donc souvent vécu comme un véritable drame parce que tous les repères disparaissaient et que l'état soviétique remplacé par le russe et les autres ne s'occupait plus de tout de ce dont un citoyen pouvait avoir besoin.
La dislocation de l'URSS a permis aux haines raciales de s'exprimer. On ne compte plus les pogroms qui ont éclaté dans toute la CEI, communauté des états indépendants, vis-à-vis des Arméniens, à l'encontre des Azerbaidjanais, avec comme cible les Tadjiks, vers les Russes. Sur les ruines fumantes de la défunte Union Soviétique, ils se massacraient entre eux mais tous s'invectivaient en russe, leur lingua franca. Il y eut des flux de populations en provenance des nouveaux états périphériques. Elles affluaient vers les grandes villes russes où elles n'étaient bien sur pas les bienvenues.
Dans ce livre on parle sans détour des attentats, des guerres de Tchétchénie, de la consommation de la vodka et de l'ivrognerie comme marqueur culturel, des jeunes prostituées qui considèrent que c'est la seule manière d'évoluer socialement, de la religion qui fait recette et de la maltraitance féminine qui est en recrudescence, des fonctionnaires véreux et prévaricateurs, de la milice vénale et brutale, de ceux qui n'ont connu que le goulag.
C'est donc une sorte de "Vie quotidienne de l'homo sovieticus" en période de dislocation de l'URSS. On passe en revue la déliquescence progressive de la société sous les nouveaux tsars et des apparatchiks parvenus, sous Gorbatchev, sous Eltsine et sous Poutine. Du grand art mais que c'est sombre et sinistre.
Rétrospectivement je comprends mieux maintenant l'attitude des Russes à l'époque de la perestroïka. Nous étions en voyage en Russie lors du démantèlement de l'Union Soviétique. Ils pensaient que chez nous en Europe de l'Ouest l'argent poussait dans les arbres, les prix pouvaient changer plusieurs fois dans la journée, le Mac Donald était pris d'assaut, les magasins étaient vides, mais ils découvraient la banane en vente sur tous les trottoirs, la désorganisation était complète et les fruits des autres états de la fédération CEI n'atteignaient pas les grandes villes de Russie. Ainsi notre guide nous a demandé si elle pouvait amener à des enfants les pommes tavelées que nous dédaignions dans les restaurants. J'ai du cessé de mettre des jeans de marque de peur d'être détrousser
C'est un ouvrage d'analyse comportementale voire de l'ethnologie plus que de l'histoire. Glaçant et extrêmement instructif. Dur à lire parce c'est sombre, glauque et qu'il n'y a aucun espoir d'avoir quelque chose de plus réjouissant à la fin. Mais fichtrement utile pour commencer à comprendre la Russie d'aujourd'hui qui pense que son nouveau tsar issu du KGB pourra lui ramener sa grandeur d'antan.
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date : 25-12-2017
Muy recién compré este libro publicado primera vez en 1994 y lo leí para ser listo cuando leyera otro libro titulado "El fin de la Historia" salido en 2017. Este último se presenta como la continuación a "Nombre de Torrero".

El autor ha producido colecciónes de relatos y novelas policiacas. De la primera especie leí los famosos "El viejo que leía novelas de amor", "La gaviota y el gato que le enseño a volar", "Hotline", "Patagonia express" y otros. De la segunda variedad ya leí "La sombra de lo que fuimos" salido en 2009. Claramente entre 1994 y 2009 el autor mejoró su destreza para escribir novelas policiacas.

Ahora, el presente libro. El guión se balancea entre Chile y Alemania. En Chile donde el réroe se halla en Santiago, en Tierra de Fuego es decir en Punta Arenas, en Bahia Inútil, en Porvenir. En Alemania se ubicó sólo en Hamburgo y en un Berlín durante el tercer reich, bajo la RDA y reunificado después del derrumbe del muro. Alude también a viajes a Mexico, a Cuba, a Nicaragua, a Mozambique.
Muchos personajes, quizá demasiados. Juan Belmonte, un chileno, es el protagonista principal. Por casualidad tiene el nombre del torrero que actua en un libro de Hemingway. Pedro de Valdivia, apodado el petisito es un coterráneo y viene de la fuegana ciudad de Porvenir. Frank Galinsky alemán y ex funcionario de la STASI, es decir un OSSI. Ulrich Helm y Hans Hillerman dos antifascistas alemanes que servían de policías durante el tercer Reich. Ellos robaron la colección de monedas llamanda Monedas de la Media Luna Errante. Esta colección fue fundido en memoria del viajero árabe Ibn Batuta del siglo XIV. Una pandilla de SS la había confiscado a un judío. Ancianos nazis quieren recuperar este tesoro con la ayuda de algunos ex-STASI. Oskar Kramer, un suizo que busca joyas, pinturas hurtadas por los nazis durante la segunda guerra mundial. Verónica Tapia Marquez, novia de Belmonte torturada durante el régimen de Pinochet. Hoy se vuelve muda. Ana Lagos de Sanchez, la senora que alberga a Verónica en Chile. Hay otros personajes fueganos pero después los tantos de la lista arriba me aburría apuntar sus características.

La historia occurió después del derrumbe de la Unión soviética, del Pacto de Varsovia, de la caída del Muro de Berlín y de la reunificación alemana, del restablecimiento de la democracia en Chile. Se trata de la lucha entre los ex-communistas stalinistas representados por Galinsky y los izquierdistas libertarios encarnados por Belmonte. La historia está bastante enredada y es sobre todo un arreglo de cuentas entre chilenos, entre alemanes.

Todos los lugares fueganos que alude ya los había encontrado con el escritor francés Jean Raspail en su despampanante libro "¿Quién recuerda a los hombres?" que se enfoca sobre la vida de los Indios Alacalufes.

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Busqué y siguo buscando a quién me da a pensar este autor. ¿Vuelvo a encontrar un "La Bruyère" contemporáneo con sus cortos cuentos? ¿O quizá sea un "La Fontaine" sin rimas con sus poemas moralizadores? Es posible que la mejor equivalencia se halle en los textos cortos de Philippe Delern. Bucay tiene algo que es la mezcla del talento de los otros.
Al final, mis cuentos preferidos son sea "El elefante encadenado" ya visto en una clase de castellano es el cual que me incitó a comprar este libro, sea "Las ranitas en la nata", sea "¡No mezclar!", sea "Los diez mandanientos"
A veces burlescos, a veces filosóficos y muy seriosos, siempre son diálogos entre Demían, el chaval, y su terapeuta, Jorge, que tiene el apodo de gordo.
Como Demía, a veces tengo problema en encontrar la moraleja de unos cuentos. No pude leerlo del tirón. Se debe leerlo a trompicones para gozar de todo su jugo.
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date : 21-11-2017
Un inédit de Dick. Je me jette dessus. C'est incontestablement différent de ce que je lis actuellement mais ça me rajeunit. Ce n'est pas du grand Dick mais c'est du Dick.

Première interrogation, comment traduire ce titre Humpy Dumpy? Selon certains Humpy signifierait "bosselé/bossu" et Dumpy "courtaud". "Petit Gros" ou "Pauvre Cloche" en français? Humpty Dumpty est un personnage éponyme d'une comptine anglaise extrêmement populaire, le plus souvent représenté comme un œuf. L'explication la plus admise pour le texte est qu'il s'agit d'une devinette très ancienne, dont la réponse est un œuf, devenue une comptine puisque tout le monde connaît la solution. Déjà chez Lewis Caroll, un certain Humpty-Dumpty discute avec Alice pendant un chapitre du roman "De l'autre côté du miroir". Philip K Dick n'est qu'un autre écrivain faisant appel à ce personnage. Mais à quoi se réfère ici ce personnage, "That is the question?"

Etant donné que je ne sais pas de quoi Humpty Dumpty est le symbole je ne peux que faire des suppositions sur qui assume ce rôle dans l'histoire actuelle? Est-ce le sieur Al Miller ou Jim Fergesson, l'un et l'autre paumés? A moins que ce ne soit Chris Harman, un homme d'affaire prétendu louche? Ou bien même Lydia,la femme de feu Jim Fergesson. On est en pleine instabilité de scénario: les mauvais s'avèrent être des bons et vice-versa.

Roman étrange, pessimiste, glauque, sordide. Incontestablement ce n'et pas de la science-fiction. Mais il me semble retrouver ce que j'avais déjà perçu il y a longtemps dans les autres romans de Ph. K. Dick. La description d'un monde incertain, d'une inéluctable fatalité chez un être totalement paumé. Peut-être Humpty Dumpty est-il ici la désignation du fatum qui planait sur le malheureux Al?
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date : 14-11-2017
Ce qui est étrange dans les derniers romans policiers que j'ai lus, c'est qu'ils ont tous été écrits par des femmes telles Dolorés Redondo une espagnole, Fred Vargas un française et Val McDermid une écossaise que je viens de découvrir. Donc ce livre de Camilla Läckberg une suédoise se plie aux critères actuels de ma sélection en matière de roman policier. Mais c'est sans doute le moins abouti.

Je suis très partagé si je dois analyser ce roman. L'intrigue est fabuleuse, la traduction excellente, ce sont les procédés littéraires qui me chiffonnent.
C'est un roman policier familial; tout le monde s'y connaît au point de même décrire la vie des couples. Cela devient un roman policier intimiste; on s'introduit dans les vies des familles et des couples. Sans doute une coutume scandinave difficilement transposable.
Il y a pléthore de personnages avec des noms se terminant en "A" à tel point que l'on ne sait jamais si c'est un garçon ou une fille. Il faut deviner si le couple est homo ou hétéro. Les protagonistes sont enfants, parents, grands-parents et même chiens et chevaux. Est-ce le but d'embrouiller le lecteur par une avalanche de protagonistes? Au moins treize couples, j'ai identifié seize enfants et petits-enfants, six policiers rien qu'à Fjällbacka le lieu où se déroule l'essentiel de l 'action. Il m'a fallu faire des fiches pour m'en sortir. Je présume que certains personnages seront récurrents dans la série dont fait partie ce roman.

Je trouve qu'elle abuse de la technique des micro-suspenses. Je m'explique: Jonas découvre quelque chose dans la toilette à la page n. D'autres événements et constatations interviennent et la scène de la découverte se termine 10 pages plus loin. Autre exemple: avant de s'endormir Erica se repasse de mémoire les scènes des interrogatoires des proches des disparues et brutalement elle a une intuition que nous ne connaitrons que quelques pages plus loin quand elle en parlera à Patrik, son mari policier.

Le livre se termine en eau de boudin comme s'il fallait le terminer rapidement. On découvre que Mara est Louise à laquelle Tess s'est substituée. Elles se sont rencontrées en famille d'accueil. Les deux compères assassins Mara et Jonas courent toujours et poursuivent leurs méfaits. Plus spécifique, on ne sait pas qui a assassiné Lasse, on ne sait pas ce que devient Molly. Bref l'auteur expédie la fin et semble préparer une suite à ce livre. Je ne pense pas que je vais l'acquérir ce prochain livre.
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date : 09-11-2017
D'une lecture très aisée, c'est quasi un roman de cape et d'épée se déroulant dans l'Empire du Milieu sous Mao.
La littérature occidentale, mise à l'index par le régime maoïste, est auréolée de magie. Son aura exceptionnelle auprès des intellectuels lui confère le rôle de modèle d'éducation.
Balzac ou Romain Roland y sont même érigés en monnaie d'échange pour les trocs clandestins. Quel symbole!
Et des subjonctifs imparfaits comme il en pleuvrait.
Rafraichissant.
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date : 07-11-2017
J'ai l'habitude d'alterner un livre où ne se prend pas la tête et un autre à l'opposé. Il m'arrive même de les commencer quasi en même temps. Le vrai problème c'est de bien choisir les livres "intercalaires". Actuellement j'ai une prédilection pour les romans policiers. Ce qui est étrange dans les romans policiers récents que je savoure le plus, c'est qu'ils ont tous été écrits par des femmes telles Dolorés Redondo, Fred Vargas et Val McDermid que je découvre.
Pour celui-ci j'ai été scotché du début à la fin. Il n'a pas joué son rôle "intercalaire". Je n'ai donc pas alterné avec un autre livre pour décompresser. Cela me rappelle ce que j'ai vécu avec "Paranoïa" de Joseph Finder
L'auteure y met beaucoup d'elle-même, mais répartit ces traits sur plusieurs têtes: écossaise jusqu'aux bouts des ongles, homosexuelle. Je découvre enfin qui était Virginia Woolf.
Bradfield (South Yorkshire?), Halifax, Exeter, on se promène dans toute la campagne anglaise. Une découverte géographique pour un continental.
Plein d'humour pince-sans-rire.
Tout simplement fabuleux. À conseiller, à prêter, à voler.
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Livre court mais dense, très documenté. Ce n'est pourtant pas un livre de vulgarisation.
Vous comprenez donc ainsi pourquoi j'ai lu très en diagonale la partie relative à la linguistique. C'était trop pointu pour moi. Néanmoins j'y ai retrouvé avec plaisir des notions comme verbe imperfectif/perfectif, le numéral cardinal suivi du génitif. Toutes des choses que j'avais comprises au temps où j'étudiais le russe. Nouveau pour moi également: les langues baltes constituent un sous-rameau des langues slaves.
Le vrai bénéfice c'est que j'obtiens enfin d'un peu d'éclairage supplémentaire sur ces envahisseurs qu'on nous avait présentés comme barbares. Je fais allusion ici à ceux qui participèrent aux grandes invasions, qui causèrent la chute de l'Empire Romain d'Occident. Mais il ne nous parle aucunement de la bataille d'Andrinople qui fit trembler sur ses bases l'Empire Romain d'Orient. Étrange! Il semble affectionner l'histoire sans dates.
De la même manière pas un mot sur les Parthes. Ils étaient iranophones et il eurent pourtant maille à partir avec les Scythes dont il est question. Il est sélectif, uniquement ceux qui ont favorisé l'émergence des proto-slaves à savoir les Cimmériens, les Scythes (VII°-III° av J-C), les Sarmates (VI° av J-C - VI° ap J-C), les Alains (I° - V° ap J-C).
De la même manière il ne va pas parler ni des Gagaouzes de Moldavie, des Petchenègues de la Russie au Nord du Caucase central, des Abkhazes en Géorgie. Je n'ai pas trouvé la moindre allusion à ces ethnies turcophones qui, il faut le reconnaître, entrèrent en scène plus tard, postérieurement à la différenciation des langues slaves. C'eût été utile car ces peuples ont laissé des traces encore perceptibles actuellement. Pourtant sur certains aspects, il se projette dans le présent. En effet il fait une exception pour les Cachoubes des slaves enclavés en milieu germain et qui comptent comme célébrité Donald Tusk, pour les Ossètes qui constituent un isolat du vieux parler scythe.

Les nombreuses cartes sont d'une aide précieuse. Je suis maintenant en mesure de situer les positions relatives des fleuves Dniestr, Dniepr, Donets, Don et autres Prout et Boug. Par contre j'aurais souhaité un index.

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Enfin terminé. Et ce fut aux forceps. J'ai pas aimé ce livre.
L'ennui, la lourdeur qui en émanaient ont été à peine atténués par le fait que j'ai l'habitude de lire plusieurs livres en parallèle. Un autre aspect dans la nuance dans mon jugement c'est que certains de mes proches ont même trouvé ce livre remarquable. Aurais-je loupé quelque chose? À moins qu'avec ces personnes, une mise au point serrée ne s'avère nécessaire?

Bon, il s'avère que c'est un livre d'Histoire! En sus, ce pourrait être considéré comme un "Traité d'économie pour les nuls" voire comme "L'ABC en Sociologie" ou encore "Comment écrire de la Science-fiction. La cible est trop vaste et on s'y perd.
Ce livre a plutôt le profil d'un Syllabus de cours où le mandarin fait étalage de son érudition. Me conforte dans cette qualification, la présence de graphes qui synthétisent visuellement un processus, une évolution. Ces graphes ne sont pas indispensables mais permettent de rendre concise une pensée qui a longuement été exposée auparavant. Fort de cette hypothèse, je pense que ce serait plus efficace pour le lecteur d'entendre le cours en possédant le livre car à ma connaissance un syllabus n'est rien de plus qu'un aide-mémoire qu'on annote.

Plusieurs chapitres mériteraient une critique tant sur la forme que sur le fond. Je vais me limiter à ce qui me reste en tête ou que j'ai noté.
Il affirme que la sédentarisation et le développement de l'agriculture furent néfaste pour le genre "Homo". La qualité du contenu qui appuie cette thèse est très inégale Soit c'est du rabâchage de choses connues avec une prétention de vulgarisation scientifique, soit c'est un éclairage un peu fantasque sur des phénomènes sociaux tellement anciens.
Il traite des noirs, des femmes, des homosexuels en articulant sur des mythes et des légendes le mépris dont ils sont l'objet. Par contre il évite soigneusement de traiter de la base mythique des autres racismes tel l'antisémitisme. De la part d'un ponte de l'université Hébraïque de Jérusalem, parler des mythes dont les états syrien et irakien se targuent, c'est judicieux. Mais il aurait pu être complet en parlant également des mythes sur lesquels est basée la création d'Israël. Surprenant et donc partial à mon sens!
L'érudition est prodigieuse. Je dois reconnaître qu'il m'apprend quelque chose dans un domaine qui me passionne: l'histoire de la Mésoamérique précolombienne. J'avais d'abord qualifié un détail d'erroné mais il est correct que la Teotihuacán toltèque de Quetzalcoatl eût été en guerre avec la Tikal Maya.
Une vaticination pseudo-écologiste dans la mouvance de Serge Latouche qui part dans tous les sens contribue également à l'épaisseur du livre.
Et tout à l'avenant. De la science approximative dans un style ampoulé et amphigourique. Il ne cesse d'enfoncer des portes déjà ouvertes, à émettre des banalités. Essayez plutôt "le matin des magiciens" vous aurez le même melting-pot.

En matière de forme, il lui faut deux pages pour développer ce qu'est un symbole. Publicité gratuite pour Peugeot et son Lion. La traduction vers le français est à nouveau passablement exécrable, elle ne passe pas le test du subjonctif quand celui-ci est incontournable. Messieurs les traducteurs, mesdames les traductrices, l'informatique peut aider pour faire une traduction mais au jour d'aujourd'hui les outils informatiques disponibles ne sont pas fiables à 100%. En outre le "Billion" anglais se traduit par milliard en français; par contre le "billion" français signifie un million de millions. Ce sont de faux amis.

Au vu des évaluations déjà produites, j'anticipe que mon avis va faire tache. Tant mieux!
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date : 01-11-2017
Ce livre m'a été conseillé par mon ami Christian, C'est un voyageur fréquent vers la Namibie. Sa fille, vétérinaire s'y est mariée et installée.
J'apprends que les Namas sont plus connus sous le nom d'Hottentots, que les Herreros, ce sont les Bochimans, ceux du film "Les Dieux sont tombés sur la tête". Sous mes yeux se dévoile une horreur sans nom qui n'a rien à envier aux autres génocides, celui des Arméniens, la Shoah, celui des Tutsis. Je crains même qu'à l'avenir des historiens faisant leur travail consciencieusement n'en découvrent d'autres encore méconnus.
Que dire de la qualité du livre? Court, de lecture aisée, dans un superbe français, on reste stupéfié par les horreurs décrites.
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date : 01-10-2017
Mon troisième Vargas, et sans doute celui que j'ai le plus apprécié. Il y avait déjà eu "Un lieu incertain" et puis "Temps Glaciaires". J'avais voulu un roman qui me détende après plusieurs livres plus ardu. Livre que je pourrais lire durant un long voyage aérien. J'ai été gâté

Nombre de personnages dont beaucoup de suspects et de policiers. C'est d'ailleurs la description des relations humaines qui occupe la majorité du récit.
Comme de coutume l'auteur utilise un fil conducteur construit sur la comparaison avec une trame historique plus connue: la découverte du détroit par Magellan, au Moyen-âge les recluses volontaires en expiation d'un viol subi.
Elle se réfère également à des analogies parfois tirées par les cheveux comme le sperme et un liquide venimeux ou la réclusion volontaire et la vie d'un arachnide solitaire du même nom. Mais on marche à fond.

J'adore la manière de présenter les intuitions du commissaire Adamsberg sous forme de bulle
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date : 08-09-2017
C'est plein de digressions mais c'est ça qui fait le charme du livre.
Non seulement il décrit les grands courants commerciaux du XVII° pour les épices, la fourrure de castor, la porcelaine, le tabac, l'argent, les esclaves, les missionnaires mais encore il met en exergue des phénomènes d''acculturation. Incontestablement une nouvelle manière d'écrire sur l'histoire et de présenter l'économie d'un point de vue historique.
Néanmoins je regrette la qualité des reproductions des tableaux. Leurs tailles et l'absence de couleurs rendent malaisé de suivre l'interprétation qu'en fait l'auteur. C'est le passage au format "Livre de Poche" qui est vraisemblablement responsable de ce désagrément.
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Mon premier but à l'achat de ce livre était d'évaluer l'auteur dans des domaines que je croyais en dehors de sa compétence principale. Il est catalogué comme spécialiste de l'islam et de l'interaction de cette religion avec une société démocratique.
De Bidar je possède déjà par ordre d'achat
• Un Islam pour Notre Temps acquis en 2011
• Histoire de l'humanisme en Occident acquis en 2014
• Les Tisserands acquis en 2017
Par ordre de lecture ce serait plutôt
• Un Islam pour Notre Temps
• Les Tisserands
• Histoire de l'humanisme en Occident

J'apprécie cet auteur issu de la culture musulmane. Il nous propose une vue laïque de cette religion chose que l'on trouve que trop chichement chez des politologues de l'islam comme Olivier Roy, comme Gilles Keppel ou chez Alain Badioux. J'apprécie le courage des intellectuels de culture musulmane qui osent sortir du bois à l'instar de Kamel Daoud et Boualem Sansal.
La lecture du premier livre m'avait laissé un sentiment étrange non plutôt bizarre parce qu'il m'était familier et peu conforme à ce que j'attendais de la part d'un intellectuel de culture musulmane. Mes préjugés m'avaient fourvoyé. L'auteur y préconisait un islam des lumières, un aggiornamento de la pratique exactement ce que tout athée préconise pour toute religion. Je m'étais rendu compte que j'avais rencontré par la lecture un adepte de l'islamisme apaisé. J'ai pu vérifier de visu que ce concept n'était pas une idée creuse et que cela existait réellement. En Inde au milieu de sunnites vindicatifs et hostiles, d'Hindous allergiques à leur fréquentation, la communauté ismaélienne de Burhampur, celles des Borah, m'a clairement fait comprendre qu'un islam apaisé existait. J'ai également eu l'occasion d'entendre Bidar lorsqu'il repris au vol l'émission "Culture d'Islam" du regretté Abdelwahab Meddeb sur France Culture. J'ai eu l'occasion d'acquérir et de lire "Les Tisserands" un manifeste pour une plus grande inter-fraternité et une culture sociale. Magistral et militant! "Les Tisserands" m'apparut comme l'apologie de la création du lien social. Le présent livre est de la même lignée surtout dans son ultime partie.

C'est suite à ma petite connaissance de l'auteur que je m'estime maintenant capable de lire "Histoire de l'humanisme en Occident". Je crois être capable d'évaluer sa motivation.

Dans le présent livre, je le remercie d'avoir été disert sur Pic de la Mirandole, un nom qu'on connaît sans réellement cerner le personnage. Je ne partage pas complètement ses critiques sur Montaigne et sur Nietzsche trop pessimistes à son goût. À juste titre il vante le peu connu Condorcet pour son combat contre l'esclavagisme, contre la peine de mort. Il oublie que déjà au XVIII° ce philosophe fut également à la pointe du combat pour le féminisme.
Dans la dernière partie il développe le thème de la métaphysique, de la théorisation d'un l'humanisme moderne. C'est un véritable plaidoyer et je retrouve avec beaucoup de plaisir l'auteur des "Tisserands". A lire et à savourer lentement.
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date : 22-08-2017
Le titre fait allusion à "Ship Rock", en navajo Tsé Bit'a'í signifiant en français « rocher ailé ». C'est une ancienne cheminée volcanique solidifiée dans le comté de San Juan, au Nouveau-Mexique prés de la ville éponyme de Shiprock. Se trouvant dans la région des "Four Corners", elle constitue un site sacré pour les Indiens Navajos. Ces derniers l'assimilent à un oiseau géant qui transforme en pierre leurs ennemis.

Scénario est passablement tarabiscoté voire embrouillé. Excusez du peu, on y mêle successivement
• Un témoin protégé par le FBI
• Du trafic de cactus
• L'achat de terrain pour installer des panneaux solaires
• La réalisation d'un film de zombies
• Des pannes de voiture
• D'un couple d'allemands voulant répandre les cendres de leur parents dans la réserve navajo

Il y a un crime mais c'est tellement noyé dans les digressions que je sais plus très bien qui tue qui et pourquoi? C'est nettement moins bon que son précédent livre " La fille de Femme-Araignée". Même les conversations amoureuses restent excessivement pudiques voire pudibondes.

Je ne retiendrai de positif que la description des merveilleux paysages de la région des Four Corners.

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Le roman débute dans le village sans doute imaginaire de Shimae. L'auteur le situe en face de Shikoku qui est l'une des quatre grandes îles du Japon, sur le bord de la Mer intérieure de Seto. Miyuki entreprend le long voyage de Shimae vers Heian-kyō afin de livrer les carpes commandées à son mari par un haut fonctionnaire du palais impérial. Il s'avère que pour livrer ces poissons il lui faut parcourir environ 250 km. La première partie du roman décrit les vicissitudes qu'elle endure durant ce voyage.
On y fait plus amplement connaissance des quatre protagonistes principaux
• Nagusa Waranabe, le directeur du bureau des Jardins et des Lacs
• Atsuhito Kusakabe, son assistant
• Amakusa Miyuki, la paysanne de Shimae
• Katsuro, feu son mari le pêcheur de carpe, dont Miyuki évoque souvent le souvenir

Dans la seconde partie, l'auteur me semble s'être inspirer du même thème que dans "Le Parfum" de Patrick Süskind. Lors d'un Takimono Awase ou compétition de parfums convoquée par l'empereur Nijõ Tennõ, c'est l'odeur tellement naturelle de la jeune femme qui fera la différence en faveur de Waranabe.

Après ce pur enchantement que constitue la description de la préparation et du déroulement de la compétition des parfums, la conclusion du roman nous laisse sur notre fin. L'histoire se termine de manière abrupte et un peu bâclée.

Beaucoup de détails sur le Japon, mais le Japon de quelle époque et en quel endroit dans ce pays. C'est un rébus et l'auteur nous fournit pas mal de mots-clés pour nous forcer à faire des recherches.
En utilisant "Heian-kyõ" comme mot clé dans Google je découvre que la ville de Heian-kyō littéralement «capitale tranquille et paisible» fut la capitale impériale du Japon entre 794 et 1868 et abritait le palais impérial. Elle représente aujourd'hui le centre de la ville de Kyōto. Toujours avec le même outil, j'apprends que l'époque Heian est l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période commence en 794 et s'achève en 1185 avec le début de l'époque de Kamakura. Cette époque de Heian, mot qui signifie « paix » en japonais est considérée comme l'apogée de la cour impériale japonaise et est célébrée pour sa culture des arts, notamment la poésie et la littérature. La mention du règne de Nijõ Tennõ (1143-1165) nous permet d'être plus précis sur les dates puisqu'il fut empereur du Japon de 1159 à 1165. Son règne très troublé fut marqué par la rivalité entre la famille des Minamoto et celle des Taira. Si ce roman n'est pas de qualité constante, par contre il est particulièrement instructif sur le Japon historique.
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date : 04-08-2017
Entre deux pavés, d'une part "Anatomie d'un instant" en espagnol de Cercas et d'autre part "Histoire de l'Humanisme en Occident" de Bidar je m'étais dit que quelque chose de court et léger ferait l'affaire. Quoi de mieux qu'un Nothomb. Amélie produit des livres rétrécis, en français de qualité, qui plus est en phrases courtes où il ne faut pas se prendre la tête quant à la psychologie des protagonistes. Un ami m'avait prêté "Pétronille". C'était le bon moment.
Excepté pour la prise de tête, ce livre fut conforme à mes espérances. Mais je continue à m'interroger. Lui ai-je manqué de respect à cet ami? Me veut-il du mal?
Est-ce une apologie du champagne? Est-ce l'annonce d'une mort littéraire? Faut-il se réjouir de Brexit puisque les vieilles anglaises à caniche sont imbuvables? Ça part dans tous les sens. À mon avis quand on veut faire du décousu main, on écrit un recueil de nouvelles!
À mes yeux c'est un livre de hall de gare ou d'aéroport, pas plus. Désolé Amélie, je resterai sur l'impression de "Stupeur et Tremblements"
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date : 02-08-2017
Libro prestado en 2014 por mi profesor de castellano Roberto Lombardero. Prometí leerlo antés del fin de año escolario siguiente y devolvérselo muy pronto. ¡No lo conseguí! Hasta 2017 que fue el año de la lectura.

De Cercas ya leí "El Vientre de la Ballena", "Velocidad de la luz", "Soldados de Salamina", "El Impostor", hoy tengo terminado "Anatomía de un instante" y después leeré "El monarca de las sombras" comprado con antelación. Excepto "El impostor", todos los libros de Cercas suelen tener un título bastante encriptado.

Por este libro, al principio decía el escritor que no era un reportaje, no una obra de un periodista sino una novela de ficción de un escritor. Es verdad en el sentido que añade detalles y apunta pormenores verosímiles y no probados. Además desarolla diálogos entre golpistas, diálogos totalmente fictivos pero con datos obvios. Sobre todo porque suma al guión básico un suspense permanente y sentimientos de los protagonistas.

Fecha, lugar y contexto. occure el lunes 23 de febrero 1981, en la tarde de este día en el hemiciclo del congreso de los deputados en Madrid. Hace algunos días, el primer ministro Adolfo Suarez dimitió. Hoy es el día de la segunda vuelta para votar la confianza al sucesor de Suarez, Leopoldo Calvo-Sotelo. Irrumpe una pandilla de guardias civiles armados encabezada por Antonio Tejero Molina. Empieza un golpe de estado.

Mirando con perspectiva, se puede decir que en resumen, por un lado, consta con tres protagonistas del ejército, todos franquistas hasta el meollo
• Alfonso Armada, antiguo secretario del rey. Ahora es segundo jefe del estado mayor del ejército. Espera ser el próximo primer ministro de un gobierno de unión nacional.
• Jaime Milans del Bosch y Ussía, teniente general del Ejército de Tierra y capitán general de la III Región Militar, gobernator militar de Valencia
• Antonio Tejero Molina, un guardia civil que alcanzó el rango de teniente coronel. Esperaba que se constituyara una junta militar. Es éste mismo que lideró el grupo que entró por la fuerza en el Cortés
Por otro lado, tres hombres políticos compremetidos en el desarrollo de la democracia y del poder civil en España. Son los únicos tres que no se escondieron detrás de su escaño cuando empezó el tiroteo en el Cortés.
• Adolfo Suarez, primer ministro al tiempo de este golpe de estado, es procedente del partido UCD o Unión de Centro Democrático es decir del único partido que consta con todos los falangistas y añorantes del poder franquista
• Gutiérez Mellado, también franquista y el vicepresidente del gobierno Suarez. Aficionado a la democracía, éste se volvió en un fiel colaborador y un amigo de su primer ministro.
• Santiago Carrillo, secretario general del partido comunista español legalizado por Suarez unos meses antés.

Como arbitro en este enfrentamiento de estrategías a largo plazo para España, había un rey en ciernes, un rey principiante. En cuanto a los objectivos reales, sí que estuviera a favor de la superviviencia de la monarquía, quízá estuviera a favor de la democracia si ella favoreciera la monarquía.

Fue un golpe unicamente militar. El ultraderechista Juan García Carrés, fue entre los 34 arrestados el único civil condenado por el Tribunal de Justicia Militar en junio 1982. Amigo personal de Tejero, este patrocinaba actividades diversas a favor de las ideas franquistas. Según Cercas no desempeñó un papel importante en el desarollo del golpe. Al ver en la red cintas y documentales sobre el golpe, no obstante parecía constituir el enlace entre Tejero y el gobernator militar Milans.
Hay una forma convergencia de los sentimientos de los tres praotagonistas militares listados arriba. Armada mostraba inquina hacia Suarez por ser un chisgarrabis arribista de baja estirpe, un falangistilla de provincia como dice uno de sus biografos, por haber aconsejado al rey de alejarle. Milans menospreciaba Mellado por haber renunciado a su juramiento falangista. Tejero odiaba Carrillo que era según éste mismo el símbolo de la Antiespaña por ser antifranquista y ateo. Estas personas coincidieron en tramar un golpe, pero el guión de este golpe tendría diferentes matices según cada una de estas personas. En general estos sentimientos de desprecio estaban largamente difundidos en el ejército, lo que constituye la raigambre emocional del golpe. Los golpistas militares utilizaron el nombre del rey para fomentar el golpe y nunca éste se opuso oficialmente a este uso. Sin embargo el rey tomó parte en el contragolpe cuando de noche llamó por téléfono una docena de generales que dirigían las diferentes regiones militares, al impedír la entrada del General Armada en el palacio real de la Zarzuela. Cercas claramente pone de relieve que no fue la intervención del rey a la télévisión que salvó el régimen democrático, cuando emitieron la cinta con el rey todo ya era consumido. Este libro desmitifica el papel que la prensa occidental otorgaba a este ademán real. Por pura suerte el destacamento de la división Acorazada Brunete que había tomado el despacho de la RTVE desapareció poco antés. Hablando acerca del involucramiento del ejército, de miembros del servicio de inteligencia CESID, de los partidos políticos como el UCD, como el Alianza Popular de Manual Fraga embríon del actual Partido Popular de España, la documentación del escritor es muy precisa, casí policiaca.

En la primera parte del libro, es sobre todo una biografia parcial de Adolfo Suarez, primer ministro al tiempo del golpe de estado. Más exactamente describe las condiciones en cuales gobernaba o utilizando las perífrasis de Cercas, alude al humus al placenta de este golpe. La segunda parte se llama "un golpista frente al golpe". A granel se enfoca principalmente al general Gutiérez Mellado, un golpista de 1936 que cambió de opinión. La tercera parte se enfoca sobre todo sobre Santiago Carrillo, presidente del partido comunista español.

Cercas terminó el libro completando los pedazos de la biografia de Suarez que faltaban, describe su cambio de mentalidad de éste después del golpe. Era un político puro sin escrúpulos y maquiavélico. Se hizo un hombre ético. Trató de ser la encarnación del oxímoron ética política. La parte más conmovedora del libro es cuando en las últimas ojas Cercas habla de su padre. Su progenitor había sido falangista, había pertenecido a Acción Católica, vota a la derecha y era suarista porque "Suarez era de pueblo y no iba a hacer nada malo". En resumen era un Español como cualquier Español

Aunque no es el libro de Cercas que prefiero, es el libro donde se manifiesta más su extraordinario talento de narrador. A base de un acontecimiento reciente y bastante conocido, produce una novela de altísima calidad, apasionante e impresionante. La Historia con una "h" majuscula es un clavo al cual suspendo mi lienzo decía Alexandre Dumas padre de los tres mosqueteros. Cercas hace lo mismo con igual talente.

Cercas explicó el título del libro poco antés del final. Por eso aprovecha de un dictamen de Borgés "Cualquier destino por largo y complicado que sea consta con una realidad de un solo instante en que un hombre sabe para siempre quien es". Suarez no se escondió durante el tiroteo en el Cortés. Enfrentó a los golpistas con valentia. Al parecer no les permitieron destrozar su obra mayor: el derrumbe del franquismo y la transición democrática en España.

A Cercas no le molesta volver más de una vez sobre una pregunta para hurgar las respuestas proporcionadas en primera instancia. Así el texto se parece a veces a un informe casí policiaco. Aunque no es el libro de Cercas que prefiero, es el libro donde mejor se manifiesta su extraordinario talento de narrador. Empieza con un acontecimiento reciente y bastante conocido, y resulta con una historia llena de suspense, apasionante e impresionante. Como de costumbre Cercas hace frases bastante largas. A él le gusta rizar el rizo y parafrasear a símismo. Además puso en evidencia que, fuera que fuese, se podía utilizar las dos formas del imperativo imperfecto en la misma frase, que la puntuación interogativa y exclamativa ¡verdad! se puede ponersela en mitad de la frase.
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date : 13-07-2017
Selon un critique du "Guardian" reproduite en quatrième de couverture, ce serait le meilleur roman de Mc Ewan depuis "Sur la plage de Chesil". Peut être est-ce exact mais selon moi c'est le meilleur depuis ma première prise de contact avec cet auteur dans "Expiation".

Roman court mais percutant. Il mène de front et en parallèle deux suspenses. Il pratique l'alternance entre la vie privée et la vie professionnelle de la juge Fiona Maye. Le premier aspect d'abord réduit grandit progressivement jusqu'à monopoliser la quasi totalité de l'histoire. L'opposition de ton et de style est également manifeste entre les deux volets de l'existence de Fiona: l'émotions et les sentiments confrontés à la rigueur et la froideur de la justice.

Les dossiers dont s'occupe cette spécialiste du droit de la famille sont tous fort instructifs au sujet de la vie actuelle dans les Îles Britanniques. Cela va du sort de deux jeunes filles juives déchirées entre le père juif ultra orthodoxe et la mère plus libérée de cette religiosité; celui de deux enfants siamois dont la séparation causerait la mort de l'un d'eux. L'histoire va progressivement se focaliser sur le cas d'un adolescent leucémique, Adam Henry, qui devrait subir une transfusion sanguine. Membres de la secte des témoins de Jehova, ses parents et lui-même s'y opposent.
Dans le final, les aspects privé et professionnel se confondent, laissant Fiona totalement désemparée.

Du plus loin qu'il m'en souvienne il y a toujours un couple en crise, une menace de mort imminente dans tous les romans de Mc Ewan. Celui-ci n'y fait pas exception.
La traduction est de qualité. L'usage d'outil de traduction est un aspect que je surveille dans tous les romans que je lis en traductions; le barbarisme commis par l'usage du conditionnel après un "Si" lève toute ambiguïté à ce sujet.
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date : 09-07-2017
Le titre de ce recueil de nouvelles est quasi un incepit puisque la première nouvelle traite d'un pianiste au prise à cette oeuvre de Schubert.

Je retrouve dans ce Cabré ce qui m'avait tellement plu dans "Confiteor". Je reste ébahi par son talent et par celui de son traducteur. En moins de vingt pages pour chacune des quatorze nouvelles, il tisse une trame, nous amène du tragique et un certain suspense dans une historiette en apparence insignifiante.
Qu'il la développe sur un mode poignant, burlesque, nostalgique, romanesque, historique, magique voire branché, chacune de ces nouvelles reste une petite merveille de concision.
Il a incontestable un talent pour présenter les actions, les dialoguer de plusieurs personnes même en restant dans le discours indirect.
Je m'interroge toujours pour savoir si cette oeuvre doit être cataloguée comme un recueil de nouvelles ou roman. Les personnages, les objets, la musique toujours présente, les lieux sont récurrents et se retrouvent au fil des différentes nouvelles.
La quatorzième nouvelle constitue même un point de vue nouveau de la première.

Du grand art chez un grand écrivain
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date : 02-07-2017
De Mc Ewan, je possède tous les livres qui suivent. Seuls les trois derniers n'ont pas encore été lus.
• Expiation
• Sur la plage de Chesil
• Solaire
• Samedi
• Dans une coque de noix
• L'intérêt de l'enfant
• Opération Sweet Tooth
• Délire d'Amour
Avec cet auteur je m'attends au meilleur comme au pire. Qui lira saura! Ce qui est certain c'est que cet auteur ne pratique jamais l'auto-plagiat. Et le contexte est chaque fois différent.

Ce n'est donc pas le premier Mc Ewan que je lis. Mais c'est vraisemblablement le plus farfelu.
Représentez-vous un foetus qui assiste à la mise à mort de son géniteur. L'histoire et sa conclusion sont de peu d'importance, d'ailleurs de la fin nous ne saurons qu'une seule chose: la mère accouche!
Par contre en matière d'humour c'est sans doute le plus gaudriolesque des romans de cet auteur. A titre d'exemple imaginez l'embryon humain quasi en tête-à-tête avec le pénis de l'amant de sa mère. Ceci constitue à ma connaissance une situation jamais décrite dans la littérature.

Dans mon CV je pourrais donc mettre "L'expiation", "Sur la Plage de Chesil", "Solaire", "Samedi". Et je suis en mesure d'évoquer le scénario par quelques bribes. Le présent livre ne sera pas mis en tête de mes lectures préférées de cet auteur, il n'en constitue pas moins le plus original.

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