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Commentaires de livres faits par Biquet

Extraits de livres par Biquet

Commentaires de livres appréciés par Biquet

Extraits de livres appréciés par Biquet

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Le livre est peut-être fait de bric et de broc mais fait notable avec un fil conducteur: les peuples des steppes européennes et asiatiques.
Dans l'Europe des steppes, de l'Atlantique à l'Altaï, on a à faire à un véritable melting-pot. Ainsi je découvre que parmi les Huns certains étaient blonds aux yeux bleus d'autres au teint bistré et yeux en amandes, que les différentes momies retrouvées dans les déserts ou les glaces appartiennent aux deux variétés humaines.
L'auteur analyse un certain nombre de mystères liés à ces bizarreries. D'où venaient les Huns? D'origine Mongole ou Européenne? Et les Khazars, ces turcophones sont-ils les ancêtres des juifs Ashkénazes? Et les magyars ceux de Hongrie et du Caucase septentrional, sont-ils les descendants des Huns comme ils aiment le penser? Cette étude s'adresse donc à des personnes déjà au fait de certains aspects de ces cultures.
Je relève qu'il époussète les légendes relatives au château, à la tombe d'Attila ou de Gengis Khan, aux malédictions les entourant. Il met à jour des falsifications de preuves, des fraudes sur les soi-disant objets procédant des fouilles. L'auteur parcourt sans a priori un certain nombre de mystères de la steppe européenne et asiatique. Il écarte les fausses informations et lèvent d'autres pistes. Je remarque que les réminiscences de la lecture préalable de Grousset m'ont été d'un grand secours. La palette de connaissances de l'auteur est impressionnante.
Carlos Castañeda était-il péruvien ou mexicain? Ayant lu plusieurs de ses livres je croyais connaître celui que je pensais Mexicain. L'auteur a raison il est né péruvien mais s'est spécialisé sur le chamanisme chez les indiens Yaquis de la Sonora (Nord du Mexique).
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date : 15-08
La présente histoire se déroule durant la période du krach boursier en Islande, période où la majorité des personnages professionnellement actifs s'arrangeaient pour trouver des revenus additionnels ou compensatoires.

J'y relève beaucoup d'impossibilités ou d'invraisemblances
• Surprenant qu'en Islande l'accès au Duty Free soit possible à l'arrivée de vols internationaux?
• Étrange qu'en Islande les chiens renifleurs de drogues ne soient pas hébergés dans un chenil dédicacé
• Que dire de ce tigre enfermé dans un appartement à Londres afin de châtier les sous-fifres récalcitrants?

Au travers de certains personnages, on me dépeint certains aspects de la vie sociale en Islande
• Homosexualité
• Consommation de drogue
• Fraude bancaire
• Fonctionnement des homes pour vieillards
• Afflux de touristes

Les personnages dominants sont peu nombreux.
L'auteur s'étend lourdement sur un couple d'homosexuelles Sonja et Agla. La première divorcée d'avec Adam qui a la garde de leur fils Tómas. Sonja se bat pour récupérer la garde de cet enfant.
Sonja a été contrainte de pratiquer le trafic de cocaïne et est utilisée comme mule. Son ex-époux, ce même Adam, est même à la tête de ce trafic de drogue.

Néanmoins Sonja n'aura pas à faire avec son ex-mari mais à deux sous-fifres, membres de la bande écoulant ses importations: Thorgeir, un avocat véreux, et Ríkhardur, son homme de main.
Agla quant à elle est impliquée avec ce même Adam dans une fraude bancaire de manipulation des marchés.
Il y a également un couple de vieilles personnes. Bragi, fonctionnaire des douanes et son épouse Valdis, atteinte de sénescence et placée dans un home. Bragi refuse la future mise en pension et se laisse tenter par l'argent facile afin d'améliorer l'encadrement de son épouse placée dans un home officiel.

Pas trop de personnages, mais beaucoup de personnages qui ne servent à rien. Et à force d'économiser les personnages utiles, ces derniers en ressortent trop complexes et chargés.
Il y a donc plusieurs scénarii qui s'entrecroisent: le trafic de drogue, le blanchiment d'argent, la pension.

Les chapitres sont courts même trop courts lorsqu'ils font trois ou quatre pages. Ce n'est plus un récit nerveux, c'est une narration saccadée.

Le livre semble déboucher sur la possibilité d'une suite. Je ne la lirai pas.
C'est immoral, immoral dans l'immoralité.
Personne n'est sympathique. Est-ce cela l'Islande?

La littérature policière islandaise mode ou raz-de-marée?
Le 4ième de couverture de "Snjór" reprend un avis du magazine français "l'Express" mentionnant que "Ragnar Jónasson s'octroie une jolie place derrière Arnaldur Indridason et Yrsa Sigurdardottir". C'est la particule "derrière" qui me choque. À titre de comparaison j'ai à lu les deux précités. À mon avis Ragnar Jónasson leur est très supérieur.
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date : 09-08
Selon l'éditeur, les événements de "Nátt" (nuit) se situent un peu après ceux de "Snjór" (neige) et un peu avant ceux de "Mörk" (objectifs). Je lis actuellement "Snjór" en troisième position alors que j'aurais dû commencer par lui. Mais cela n'a pas perturbé le plaisir que j'ai ressenti à sa lecture.

Le 4ième de couverture reprend un avis du magazine l'Express mentionnant que "Ragnar Jónasson s'octroie une jolie place derrière Arnaldur Indridason et Yrsa Sigurdardottir". C'est la particule "derrière" qui me choque. J'ai déjà lu le premier cité et ne vais pas tarder à lire la seconde. À mon avis Ragnar Jónasson leur est sensiblement supérieur. Je vais argumenter pour prouver cette assertion.

C'est un huis-clos à l'Islandaise prédit la couverture. C'est assez exact Siglufjördur est une ville isolée sur la côte Nord de l'Islande et lorsque l'avalanche vient couper l'unique voie d'accès, l'isolement est encore plus grand.
Le démarrage est sans doute plus lent que dans les autres livres de la série mais la patte Jónasson se manifeste très vite.

Comme toujours chez Jónasson, l'éventail des protagonistes est assez réduit. Et cela tranche vis-à-vis d'autres auteurs scandinaves. D'abord un trio de policiers: Ari Thór Arason fraîchement diplômé, son supérieur et le responsable du bureau Tómas et enfin Hlynur un vieux briscard originaire du coin.
Les autres personnages sont pour l'essentiel membres de la société dramatique de Siglufjördur. Dans l'ordre Hrólfur Kristjanssón, un écrivain et président de la société dramatique locale, Pálmi Pálson, l'instituteur et dramaturge amateur dont la dernière oeuvre est actuellement en répétition, Úlfur, ancien diplomate et metteur en scène, Karl Standór Einarsson acteur mais surtout joueur invétéré couvert de dettes qui est marié à une Linda Christensen dépressive qui grâce à son job d'infirmière subvient aux besoins du couple. La jeune Anna vise une place d'institutrice, assume un rôle de jeune première et est tombée sous le charme sombre de Karl de vingt ans son aîné. La jeune Ugla fuit un amour malheureux et s'amourache quant à elle du jeune Ari Thór. Complètent ce groupe, le bricoleur Leifur qui conçoit les décors et Nina qui fait office d'ouvreuse et de caissière. Donc peut-être beaucoup d'individus mais tous appartiennent à la société dramatique de Siglufjördur.
La majorité des personnages ont passé une partie de leur existence au Danemark tels les occasionnels Rosa et son fils Mads qui ne sont que des "deus ex Machina" tout comme l'est également Sandra qui dans son home apprécie les visites du jeune policier en quête d'info.
Pour conférer un aspect humain à la trame, et c'est apparemment un constante chez Jónasson, les couples sont en bisbille: Ari Thór et Kristin laissée à Reykjavik, Karl et Linda, etc... L'analyse des caractères, surtout celui des policiers est plutôt fouillée. On aurait aimé une aide à la prononciation des noms islandais. C'est un roman policier intimiste, le crime ou les crimes ne servent qu'à décrire une certaine vie sociale en Islande. Le scénario est d'une pureté cristalline et les cartes d'Islande facilitent la compréhension. On part d'un accident qui s'avère être un crime, d'un second qui est sans doute une tentative de suicide et on en découvre quelques autres méfaits.
Métronomique et d'une lecture facile.
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Dans ce commentaire je vais essayer d'expliquer que théoriquement j'aurais du aimé ce livre. Mais la stratégie de traduction me contraint à le placer dans la catégorie des "je n'ai pas apprécié".
Poursuivre un double but à savoir traduire d'un dialecte sicilien vers le français et en outre rendre la sonorité particulière de ce dialecte par des déformations lexicales de la langue cible me paraît un objectif farfelu voire irréaliste.
Je me serais contenté d'avoir une traduction en français correct pour juger de la valeur des scenarii. Dès lors je n'ai pas lu l'entièreté des nouvelles de ce livre. Je me suis forcé de lire les deux premières nouvelles et celle éponyme qui donne le nom à ce recueil. Les déformations lexicales ainsi que les accords temporels inadéquats ont constamment mitigé le plaisir que j'aurais pu prendre.
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date : 03-08
Se trata de los recuerdos de un fulano nombrado Andrés de Casa Sosas. Vivía en la aldea de Ainielle cerca de Berbusa. Ainielle es una verdadera localidad española despoblada, perteneciente al municipio de Biescas, en la provincia de Huesca. Ella forma parte de la comarca del Alto Gállego, en la comunidad autónoma de Aragón.

Creo que la idea del título brotó cuando el autor aludió al retrato con foto amarillada de la difunta esposa de Andrés, Sabina. Desde este momento, todo lo que se refiere al pasado toma un color amarillado, entonces el libro es una lluvia de recuerdos amarillados. Como decía el escritor en página 51 "El tiempo es una lluvia paciente y amarilla que apaga poco a poco los fuegos más violentos"
Empieza la narración con el suicido de su esposa que se ahorcó en el molino del pueblo.
Después hay recuerdos acerca de los vecinos, de los hijos muertos o salidos afuera, de su hija Sara que se murió de enfermedad cuando tenía cuatro años y que fue enterrada en el cementerio del pueblo, de su hijo Camillo que se fue a la guerra y nuca volvió, del otro desheradado por su padre por huir la aldea. Poco antés del desenlace, Andrés cavó su fosa en el campo santo del pueblo.
La perra es el único protagonista que siguió Andrés casí hasta el final. Es una perra sin nombre porque ¿Qué falta le hacía un nombre a aquella perra si ya no había en el pueblo ningún otro de quien diferenciarla? Andrés la mató ¿por bondad, para que ella no le come? Quién sabe.
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date : 03-08
Ce livre présente tous les défauts qu'on peut relever dans la majorité des thrillers produits actuellement. Il y a surabondance de personnages. Les lieux sont détaillées géographiquement mais il n'y a pas de cartes topographiques pour les localiser. Les éditeurs de Toni Hillerman, de Ragnar Jónasson et de Enrique Laso avaient déjà pris l'habitude d'inclure des cartes topographiques avec un minimum de données. La valeur ajoutée d'une telle pratique me parût incontestable.

Un scénario alambiqué qui met en évidence un certains nombre de marqueurs culturels américains. Tel le gaz de schiste par fracturation hydraulique, la drogue et les amphétamine, les armes. Aux US, chaque foyer possède au moins une dizaine d'armes à feu. Je me mêle les pinceaux et un cours ex-cathedra sur les différents calibres me serait utile. Mais à la décharge de l'auteur je connais maintenant la différence entre un fusil et une carabine et j'ai également une vague notion du mode mixolydien utilisé en "Country & Western"

En matière de roman policier, vous l'aurez compris, j'ai déjà lu mieux.
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date : 22-07
Métaphorique, voire parabolique à l'instar de ce que cet écrivain avait déjà développé sur la nature humaine dans "Le rapport de Brodeck".
Avec des personnages quasi bibliques comme le curé en Saint-François d'Assise, un commissaire de police juge et partie, en Fouquier-Tinville, le maire magouilleur, le professeur étranger au village en victime expiatoire. Il subit le sort prévu dans une chanson de Guy Béart: "Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté." C'est triste, noir comme le sol de cette île perdue au milieu de nulle part.
Des sujets d'actualité traités sans complaisance mais avec profondeur et précision. Il fait allusion et critique l'attitude des autorités vis-à-vis des migrants (en Méditerranée?), la pédophilie, la justice populaire, l'alcoolisme, la désaffection pour les religions. Quel condensé caustique! Du très bon Philippe Claudel. Et ce dans un français de qualité, j'en redemande.
J'adore cet écrivain.
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date : 16-07
Une amie me prête deux romans policiers dont celui-ci. Il s'avère que ce sont deux livres écrits par des Islandais. J'avais déjà lu deux des trois Ragnar Jónasson dont j'avais fait l'acquisition. Ceci est donc une excellente opportunité pour évaluer cette mine de littérature policière que constitue l'Islande. Ragnar Jónasson, né en 1976 à Reykjavik, en Islande, est un écrivain islandais, auteur de roman policier. Arnaldur Indridason est de la génération précédente. Il est né à Reykjavík le 28 janvier 1961

Ce livre m'a permis d'apprendre un événement totalement inconnu dont j'ai trouvé trace dans WIKIPEDIA et qui sert de décor à ce roman. Je reprends le texte de WIKIPEDIA. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Islande rejoint le Danemark en affirmant sa neutralité. Après l'occupation allemande du Danemark le 9 avril 1940, on remplace le roi par un régent et déclare que le gouvernement islandais devra assumer le contrôle des affaires étrangères et d'autres questions jusque là traitées par le Danemark. Un mois plus tard, les forces armées britanniques envahissent le pays, afin de disposer d'un point d'appui dans l'océan Atlantique face à la marine allemande. En 1941, les forces armées américaines remplacent celles du Royaume-Uni. Cette occupation britannique puis américaine, qui violait temporairement la neutralité islandaise, fut acceptée à contrecœur par les Islandais qui signent un traité de défense entre l'Islande et les États-Unis en juillet 1941.

En 1941 donc lors du début de l'occupation US, deux jeunes policiers débutants enquêtent sur un crime étrange commis à Reykjavik. Flovent est l'unique membre de la police criminelle Islandaise. Quant à Thorson, canadien mais descendant d'une famille Islandaise émigrée en Amérique, il fait partie de la police militaire de l'occupant US.

S'entremêlent dans ce roman l'hostilité de la population islandaise, le mépris de l'occupant vis-à-vis des autochtones, la tentation de la prostitution, l'Islande comme laboratoire des théories génétiques et anthropologiques nazies.

Crime, vengeance, crime passionnel, espionnage, c'est embrouillé, trop complexe. Le scénario de ce roman n'a pas la pureté cristalline de ceux des romans de Ragnar Jónasson: un enquêteur, une affaire, peu de vocabulaire vernaculaire. Il souffre également du défaut que j'avais constaté dans d'autres romans scandinaves: une abondance pléthorique de personnages.

A l'instar des livres de Tony Hillerman se déroulant dans les réserves indiennes des Four Corners, j'aurais aimé une carte d'Islande ce qui eût été très utile pour suivre les pérégrinations de nos deux apprentis policiers. L'éditeur de Ragnar Jónasson avait déjà pressenti ce besoin.
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date : 16-07
Une enquête du commissaire Kostas Charitos, assisté par Adriani sa femme, par Katérina sa fille et Phanis son gendre.
Autour de ce noyau familial tournent d'autres personnages. Stathakos, un collègue qui le jalouse et crie sur tous les toits qu'il s'agit manifestement d'un cas de terrorisme en Grèce. Ayant peu de sympathie pour la Grande Bretagne, l'auteur implique des spécialistes britanniques qui se fourvoient également dans cette hypothèse saugrenue. "Quick is Dirty" pourrait être la devise du commissaire Charitos et les Anglais en sont les spécialistes. Guikas, son supérieur hiérarchique dont l'opinion oscille entre crime de droit commun et terrorisme. Il se plie aux arguments de Kostas lorsque sa propre hiérarchie adopte cette direction. Dermitzakis et Vlassopoulos ses collaborateurs sont diligents et efficaces.

C'est un roman plutôt familial avec comme un parfum à la Charles Exbrayat. Ce qui ne le rend pas désagréable.
Reviennent comme des leitmotives la menace djihadiste, les célèbres embouteillages d'Athènes, le mépris des eurocrates pour la Grèce, le problème des réfugiés coincés en Grèce, les réductions salariales et de pensions.

Les chapitres courts rendent le récit nerveux mais la fin me paraît un peu bâclée. Mon hypothèse est qu'il y a un hiatus de continuité dans le scénario. La conclusion me semble avoir été écrite au préalable et le corps du récit dû être réduit pour tenir dans les 350 pages allouées à un tel roman.
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date : 11-07
No me recuerdo porque compré este libro pero temo que no compre otro del mismo autor.
Describe el ambiente engañoso al final del régimen franquista. Es presentado como los recuerdos del autor cuando en 1974, de estudiante de 20 años llegó en Madrid para estudiar periodismo. Describe sus relaciones con dos personas. La primera era su paisano Ramonazo, maoista que se le unió en Madrid, la segunda era el abogado Ataúlfo, secretario General de la federación Anarquista Ibérica.

Me parece que hable con frecuenccia de su verjiga y de los pocos bocadillos que comía

Come he dicho antés pensaba que no leería otro libro de este escritor hasta un comentario encontrado en el WEB. Este aconsejaba que no empezara con este título del escritor. Razón: no es su mejor obra. Sea qué sea, es posible que cambie de opinión
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date : 01-07
Le fait d'avoir déjà lu "Nátt" auparavant constitue un véritable avantage. Cela nous met directement dans le bain et permet de comprendre l'ambiance, les personnages. Manque à mon tableau de chasse "Snjór" qui constitue pourtant le premier tome de cette trilogie. L'éditeur de la version française a malheureusement la mauvaise habitude de publier les livres dans le désordre. Le lecteur se doit de rectifier l'ordre chronologique.

Quelques personnages sont donc récurrents, d'autres sont de nouveaux-venus.
Au début de l'automne, Herjólfur, principal policier de Siglufjördur fut victime d'une agression au fusil de chasse près d'une maison abandonnée de la côte. Peu après, il succombera à ses blessures. En tant que responsable du bureau de police de la ville, Herjólfur avait succédé à Tómas. Tómas était un ami de Ari Thór et ce dernier envisageait de lui succéder dans cette position. Malheureusement il dût faire une croix sur cette possibilité de promotion.
Ce jeune policier, relevant de grippe, se voit assigner la lourde tâche de résoudre ce crime. Il sera aidé par son ex-supérieur Tómas, ravi de revenir sur le lieux de ses exploits antérieurs.

En filigrane, des couples sont en bisbille: Ari Thór & Kristin, Gunnar & sa femme restée en Norvège, Elin & son compagnon Valberg.
Le scénario détaille donc des histoires de couples peut-être sans relation avec le crime.
Ari Thór est en ménage avec Kristin dont il a un fils Stefnir. Pourtant cette dernière rêve à d'autres amours puisque son compagnon est trop obsédé par la résolution du crime. Le maire de Siglufjördur, Gunnar, dont la femme est restée en Norvège, pense à son assistante Elin en termes peu reliés au boulot. La maison du drame fut la résidence de Jónmundur et des jumeaux Börkur et Baldur. Tous trois travaillaient dans la pêche du harengs au temps de sa splendeur mais un des jumeaux mourut de manière étrange.

Le narrateur procède par une alternance de description, de dialogue et d'un discours Off. Ce discours Off apparaît dès Juillet 82, donc bien avant le crime et l'enquête de Ari Thór. C'est le monologue d'une personne inconnue enfermée dans un hôpital psychiatrique. Les détails le concernant sont fournis au compte-goutte tout comme le fait qu'il fut interné à la demande son père pour tentative de suicide. Ce processus crée un suspense supplémentaire car on ne peut s'empêcher de chercher à trouver un lien avec ce qui se passe en avant-scène à savoir l'enquête sur l'assassinat de Herjólfur.

De même le fait qu'Elin finira par tuer son ex-compagnon Valberg essayant de la récupérer, que la mort d'un des jumeaux fut peut-être la conséquence d'une tentative de viol tout cela met en exergue la violence faite aux femmes.
C'est un policier intimiste, le crime ou les crimes ne servent qu'à décrire une certaines vie sociale en Islande. Trois crimes pour le prix d'un, pas mal!

Ce n'est que sur la fin que l'on découvre que le récit off constitue les mémoires du policier Herjólfur quand il était jeune homme, que celui-ci reproduisait sur son épouse le comportement de son propre père sur sa femme, que le policier Herjólfur fut assassiné par son fils afin que cesse la violence vis-à-vis de sa mère.
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L'achat de ce livre a été influencé par la référence qu'en a faite un orateur lors d'une conférence à l'ULB. Cet orateur était président du Centre d'Action Laïque de Belgique.
Il avait clôturé sa présentation par un tonitruant: "il faut appliquer le principe d'impartialité, donc ni neutralité, ni tolérance aveugle".
À mon grand contentement, l'écrivaine commence par détailler en quoi devrait consister la tolérance religieuse
• Nul n'est tenu de choisir une religion plutôt qu'une autre
• Nul n'est tenu de n'avoir aucune religion
• Nul n'est tenu d'avoir une religion plutôt qu'aucune
Le raisonnement qui mène à prouver que l'absence de tolérance religieuse devrait régner dans une véritable école laïque est dévastateur.
Je ne suis pas sûr d'avoir bien suivi toutes les nuances des raisonnements explicités mais ce livre me permet de réaliser qu'il y a une version belge de la laïcité et une version française, chose que Caroline Fourest avait déjà souligné.
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date : 14-06
Pas de doute c'est une auto biographie. Il n'est pas absurde de se demander à quel point la biographie parue sur WIKIPEDIA ne serait pas inspirée de ce livre.
Que dit WIKIPEDIA? Lucien Auguste Camus, père d'Albert, est né le 28 novembre 1885 à Ouled-Fayet dans le département d'Alger, en Algérie. Il descend des premiers arrivants français dans cette colonie annexée à la France en 1834, et départementalisée en 1848. Un grand-père, Claude Camus, né en 1809, venait du bordelais, un bisaïeul, Mathieu Juste Cormery, d'Ardèche, mais la famille se croit d'origine alsacienne. Lucien Camus travaille comme caviste dans un domaine viticole dans le hameau de Saint-Paul (aujourd'hui Chebaïta Mokhtar), nommé « le Chapeau du gendarme ». Celui-ci se trouve à 8 km de Mondovi, en langue arabe Dréan, à quelques kilomètres de Bône (Annaba) dans le département de Constantine. Les caves appartiennent à un négociant de vin d'Alger. Lucien épouse le 13 novembre 1909 à Alger (acte de mariage no 932) Catherine Hélène Sintès, née à Birkhadem le 5 novembre 1882, dont la famille est originaire de Mahon dans l'île de Minorque en Espagne. Trois ans plus tard, en 1911, naît leur fils aîné Lucien Jean Étienne et, en novembre 1913, leur second fils, Albert. Lucien Auguste Camus est mobilisé comme 2e classe dans le 1er régiment de zouaves en septembre 1914. Atteint à la tête par un éclat d'obus qui l'a rendu aveugle, il est évacué sur l'école du Sacré-Cœur, de Saint-Brieuc, transformée en hôpital auxiliaire, et il meurt, moins d'une semaine après, le 11 octobre 1914.
De son père, Camus ne connaîtra que quelques photographies et une anecdote significative : son dégoût devant le spectacle d'une exécution capitale. Sa mère, en partie sourde, ne sait ni lire ni écrire: elle ne comprend un interlocuteur qu'en lisant sur ses lèvres. Avant même le départ de son mari à l'armée elle s'était installée avec ses enfants chez sa mère et ses deux frères, Étienne, sourd-muet, qui travaille comme tonnelier, et Joseph, rue de Lyon à Belcourt, un quartier populaire d'Alger. Elle y connaît une brève liaison à laquelle s'oppose son frère Étienne.
L'histoire de cette veuve de guerre et de ses deux fils tirant le diable par la queue pour les nourrir et pourvoir à leur éducation est conforme à ce que Camus narre dans son roman. L'importance de la littérature, de la lecture, des principes y est maintes fois soulignée. Seuls les prénoms changent puisqu'il s'agit de Jacques et de son ami Pierre, deux enfants pauvres et boursiers.
Pourrait-on se limiter à lire WIKIPEDIA alors? Et non, la différence réside dans le style, superbe! Egalement dans les réflexions personnelles qui émaillent ce livre. à titre d'exemple "Un homme çà se contrôle" prêté au père Camus lorsqu'il fait allusion aux massacres commis par l'armée française au Maroc.
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date : 16-05
La historia se desarolla en Oskaloosa, condado de Jefferson, Kansas, EEUU
Tres chicas fueron asesinadas entre 1998 y 2015. En 1998, Sharon Nichols y en en 2015 Clara Rose y Donna Maleck en la misma semana. Los rituales de los ajusticiamientos fueron semejantes. ¿Porque este título? Porque las chicas fueron envenenadas con cianuro que daba a su piel un matiz de color azul claro. El equipo policiaco local está constituida por el sheriff Clark Stevens, su ayudante Ryan Bowen y el detectivo Jim Worth. Estos pidieron la ayuda del FBI. Vinieron Ethan Bush psicólogo y los especialistas Liz, Marc y Tom.

El guión es muy enrededo: muchas personas tienen algo sospechoso. Ellos son Tim Nolan que encontró las dos últimas victimas, Patrick Nichols padre de la primera víctima, Duane Maleck padre de la victima Donna que antés tuvo una aventura con Sharon Nichols, Vera Taylor amiga de la primera víctima y que durante la investigación tiene una aventura con Ethan, Matt Davies vigilante del "Perry state Park" donde trabajaba la victima Clara Rose, Liam Moore novio de la víctima Clara Rose, Jennifer Smith y hasta el sheriff Clark Stevens que tenía una aventura con Clara Rose. Este abanico permite al autor de enfocarse sobre muchos aspectos de la vida en la cuenca, sobre las numerosas tecnologías usadas.

Es una suerte de apología del poder de la psicólogía: establecer el perfil psicológico de alguien. Esto me parece a veces desmedida. En este ámbito, me quedé con los ratones de Pavlov. No obstante el libro fue apasionante y adictivo. Después de solucionar los crímenes de 2015, los de Clara y Donna, el final es aún muy original. Así que compraré el otro libro que se enfoca sobre el crimen de Sharon Nichols.

Defecto, a veces el autor mezcla discurso directo y indirecto lo que resulta difícil de entender para alguien que no es hispanohablante nativo.
Hoy en día es de costumbre escribir novelas policiacas con muchos personajes. También es el caso en esta novela. ¿Para embarullar los lectores? Fred Vargas (francesa), Dolores Redondo (Española), Ragnar Jónasson (Islandés), Camilla Läckber (Sueca) muestran esta característica. Me echan de menos los libros de Simenon o de Agatha Christie donde el guión era importantísimo y con pocos personajes.
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date : 08-05
C'est une famille bourgeoise classique de Bruxelles. Il y a le père, Lea la mère, le fils Paul, la fille Elise. La vie familiale est scandée par les incartades de Paul en pleine crise d'adolescence. Le père tente non seulement de garder le contrôle sur le gamin mais encore de revigorer l'amour conjugal. Il a tout mauvais dans ses tentatives. Pour le dernier objectif, pas de chance, il a choisi la funeste soirée du 13 novembre 2015, jour de l'attentat du Bataclan à Paris.
Le 22 mars suivant, les attentats de Bruxelles vont définitivement lui remettre les idées en place mais vont donner un coup de pouce à ce père perdu face à son adolescent de fils. Ce dernier a été exclu de son école pour avoir fait l'école buissonnière trop souvent. Durant une escapade il fait preuve de dévouement dans le sauvetage d'une passagère blessé dans le métro à la station de métro Maelbeek. Cet événement va permettre au père et au fils de se retrouver et de s'apprécier. Par contre le directeur d'école qui ne connaît que la règle et la discipline, en prendra pour son grade.
C'est un livre facile à lire. Je découvre que les WC peuvent permettre d'accumuler rêves et médicaments. Chacun en a l'usage qu'il peut.
C'est intimiste à l'instar de "Conversation Amoureuse" d'Alice Ferney mais en beaucoup plus court. Pour la simplicité du scénario et la brièveté, cela a également un air de "Trois jours chez ma mère" de François Weyergans. Un autre belge que j'avais moins aimé bien qu'il ait été Prix Goncourt en 2005.
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date : 25-04
Selon l'éditeur, les événements de "Nátt" (nuit) se situent un peu après ceux de "Snjór" (neige) et un peu avant ceux de "Mörk" (objectifs). Ce qu'il nomme nuit, pourrait être au sens propre l'éruption en 2010 d'un volcan islandais devenu célèbre depuis lors. Les nuages de cendres émis perturbèrent pendant plusieurs semaines le trafic aérien mondial. Ils couvrirent d'un brouillard et empestèrent l'air de Reykjavik distant de 150 km sur son ponant. Il a gardé son nom imprononçable, Eyjafjallajökull!

Mais le titre "Nátt", a également un sens figuré, celui où on enfouit au plus profond de soi des vérités moins faciles à avouer. L'analyse des caractères en ressort donc plutôt bien fouillée. Tous les personnages ont été marqués par la vie et cachent des cicatrices plus ou moins visibles. Au point que même le ou les coupables peuvent faire valoir des circonstances atténuantes.

Deux protagonistes mènent leur enquête en parallèle: la journaliste TV Ísrún et le policier Ari Thór. Les chapitres sont très courts et confèrent une cadence rapide au récit. Les phrases sont lapidaires. L'auteur semble avoir anticipé le passage par la double traduction nécessaire Islandais vers Anglais et Anglais vers Français. Néanmoins certaines phrases en ressortent très étranges suite sans doute à ce traitement.

Dommage qu'il n'y ai pas un guide de prononciation de tous ces mots et noms islandais. Pour le titre j'avais déjà résolu le problème et ce grâce à WIKIPEDIA. De même une carte plus détaillée de l'Islande eût été utile. Je me suis donc contenté de GOOGLE Earth.

D'une lecture extrêmement facile, le final est un véritable feu d'artifice.
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date : 22-04
Compré este con dos otros libros de Sender porque decían que dió matera a André Malraux cuando estaba escribiendo su libro "La Esperanza" sobre la guerra civil española que salió en 1937 es decir poco después de la impresión de este libro. Acerca de Malraux, no cabe duda que no es el mejor de Malraux pero no me recuerdo que era tan aburrido que este. Para ser honesto prefiero otros libros del autor como "Requien por un campesino español" o "Viaje a la aldea del crimén". ¡Cuanto más corto cuanto mejor!
También me da a pensar a "Las cruces de madera" de Roland Dorgelès en el que contaba su experiencia como voluntario en la Primera Guerra Mundial.

Primer parte de su relato, en 1936 Sender veraneaba en San Rafael en los Gredos, más allá de Guadarrama y Alto de León. Es donde la guerra civil se topó con el periodista. Es el diario del autor de soldado durante su lucha en contra de los sublevados.
Segunda parte, cuando era en la organización de Cultura Popular y su viaje hacia Andalucia.
Por fin el asedio de Madrid.
Parece ser un conjunto de artículos de actualidad con pocos vínculos entre ellos. Resulta que es a veces difícil de seguir el guión del relato.
Este relato se terminó abruptamente cuando el protagonista principal, es decir el escrito, se enteró que los amotinados franquistas habían matado a su mujer.

Se trata de describir la desorganización en las fuerzas republicanas y la escasez de las armas. Con frecuencia se lee ¿Quién tiene el mando aquí?, ¿cuales son los órdenes?. Alude a espías que fueron fusillados, habla de cobardía y desertores, de francotiradores facistas en ciudades, de exacciónes de los señorios y de los sodados marroquíes mauros con respectos a los campesinos.

El estilo es grandilocuente acerca del frente unido de la izquierda. Es lírico cuando describe una unión idealisada entre los antifacistas sean comunistas o sean anarquistas. Hoy se sabe que no era el caso. Le sentimos muy próximo de los comunistas y jamás vacila en alabar a la Unión Soviética. Lo que me ha molestado desde el principio, es que en toda circunstancia, los lectores de hoy saben quién va a vencer al final. También sabemos que el sufrimiento de los republicanos no bastará para hacer ganar la buena causa. No me gusta asistir a la victoria de los cabrones. Pero es el suerte del que lee un reportaje histórico. Este relato describe con minucia la convicción que tenían los republicanos. ¿Por qué no insulté bastante Franco y su banda de beatos retrógrados? Esto no habría cambiado nada sino me habría aliviado de manera anticipada

Me enteré que el autor fue miembro de la generación 27 y que bajo la dictadura de Franco volvió a España para dar conferencias. Estraño para un comunista comprometido.
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En général je n'aime pas les biographies que l'on appelle pompeusement biopique afin de se plier à une mode anglo-saxonne et de faire du neuf avec du vieux. J'avais fait une exception pour Hannibal Barca, le général carthaginois qui osa défier l'impérialisme romain. Par contre j'aime lire la narration de certains événements marquants de la vie de personnages qui m'intéressent.
Ainsi j'avais acquis "La rencontre de Lubeck" où Gilles Cantagrel nous narre la visite du jeune J-S Bach à un compositeur renommé de son époque Dietrich Buxtehude, de la même veine est "La visite de Wagner à Rossini" de Edmond Michotte. Parallèlement à la lecture de ce livre-ci, c'est en vain que j'ai cherché dans ma discothèque une quelconque interprétation du N°3 de Rachmaninov par contre j'ai mis la main sur des rééditions d'enregistrements "live" de Horowitz et leurs auditions ont agrémenté ma lecture..
Le titre est trompeur et édulcore la personnalité de ce grand pianiste. C'était plutôt un cyclothymique au comportement de diva; un narcissique qui tel un phénix renaquit plusieurs fois des cendres où l'avaient amené ces dépressions nerveuses à répétitions.
Le livre décrit parfaitement ce pianiste hors du commun. Il se lit d'un trait et donne envie d'acquérir d'autres CD's du virtuose.
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Conseillé par un prof dont j'ai suivi le cours sur la philosophie des sciences, je ne le lis que deux ans après son achat. Ce livre date de 1957. Selon le prof, il décrit la révolution que constitua le changement de paradigme du système de Ptolémée à celui de Copernic. Je découvre que dans ce système les sphères concentriques et le dieu restent malgré tout des éléments constitutifs.

Univers est-il fini ou infini, il y a-t-il une sphère des étoiles fixes, les étoiles ont-elles toutes la même dimension, la distance entre elles est-elle constante, où est le centre de l'univers, toutes des questions qui nous paraissent actuellement de peu d'intérêt mais qui motiva des grands penseurs comme Nicolas de Cues (1401-1464), Giordano Bruno (1548-1600), Johannes Kepler (1571-1630), Galileo Galilei (1564-1642), Henry More (1614-1687), René Descartes (1596-1650), Isaac Newton (1642-1727).
On y débat également de l'existence d'un monde sublunaire corruptible, du monde supra-lunaire, immuable; du monde matériel et du monde spirituel. Descartes ergotait même de l'étendue d'un objet et de son extension immatérielle opposée à l'essence matière, de l'espace vs. la matière, de l'espace absolu vs. espace relatif. Peut-être était-ce une intuition de Descartes, mais cette subdivision préfigure-t-elle une certaine manière le concept de la masse et celui des forces agissant à distance comme la force électromagnétique et la force gravitationnelle? Même chez Newton, les étoiles fixes restent non soumises à la gravitation. Képler quant à lui eut des problèmes avec l'infinitude contre lequel il argumentait en se référant à la religion et au dieu de son monothéisme.

A la lecture de ce livre, il me semble que le thème se focalise surtout sur le rôle d'un dieu dans la création. C'est du théisme chez Newton, du déisme chez Descartes et Leibnitz voire du panthéisme chez Spinoza.
Il serait peut-être intéressant de lire quelque chose qui traite du nouveau changement de paradigme de l'univers infini vers un univers fini voire les multivers. Mais faut-il un changement de paradigme? On a déjà mis le dieu à sa place et il ne se mêle plus de sciences! N'est-ce pas suffisant?

Il est trop facile de refaire l'histoire de l'astrophysique a posteriori. Olbers, je ne vois aucune référence au Paradoxe de ce Olbers. Ce me semble pourtant être un argument massue pour la finitude de l'univers. C'est assez normal qu'on n'en parle pas sous ce nom puisqu'il a reçu ce nom de baptême dans l'ouvrage Cosmology (1952) du cosmologue anglo-autrichien Hermann Bondi, en l'honneur de l'astronome allemand Heinrich Olbers qui le décrivit en 1823. Néanmoins il avait déjà été énoncé par Thomas Digges en 1576, par Johannes Képler en 1610 ainsi que par Halley et Chéseaux qui y font allusion au XVIIIe siècle.

Typographie trop peu soignée, les citations dans un corps de chasse trop petit sont même parfois difficiles à lire. J'en ai donc sauté quelques unes.
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Le Zoo écrit par Gin Phillips
date : 23-03
Joan et son fils Lincoln sont au Zoo. Paul, le mari, les suit au bout de son GSM aussi longtemps que Joan a le sien.
Deux adolescents Mark et Robby, adeptes de la NRA, décident d'y tester leurs armes et prennent le zoo pour la baraque de tir aux pipes dans une fête foraine. Animaux et humains seront des cibles. mouvantes.

Ce livre est plus l'analyse d'une relation mère-enfant voire celui d'une institutrice avec un ancien élève que d'un roman policier. La trame d'une prise d'otages est la charpente de ce livre et tous les procédés en matière de suspense en constituent l'habillage.

Mais qui est ce "Destin" référencé en fin de livre? On le saura jamais!
Çà tient la route comme roman policier mais c'est pas du grand art!

Nous européens nous restons pantois face aux habitudes US de la vente libre d'armes.
La multiplications des massacres dans des lieux publics comme les centres commerciaux ou les écoles pourrait être enrayée si on prenait des mesures de base comme évaluer la santé mentale des acheteurs.
Le second amendement de la constitution américaine autoriserait tout citoyen de détenir une arme. Mais apparemment ce second amendement serait ambigu. Dans le premier volet on parle de milice, dans le deuxième d'armes. Des armes pour les milices, çà c'est la question?
Dès lors je pense que ce livre est également un pamphlet anti NRA, la "National Riffle Association", le lobby pro-armes.
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J'avais acquis ce livre avec l'objectif de préparer mentalement un voyage en Iran.
Je l'ai commencé le jour de la journée internationale des droits de la femme soit le 8 mars.
C'était le moment où avec mon épouse nous nous posions la question sur l'utilité d'un tel événement. "Voyage au bout de l'enfer" disait le quatrième de couverture, il ne s'est pas trompé.
Je ne savais pas que l'auteur était une femme. On le découvre assez rapidement, un mec aurait été incapable de décrire un acte sexuel non voulu. En chapitres courts on ne peut s'empêcher de poursuivre malgré l'écœurement. C'est comme une addiction.

Le fil conducteur est le parcours initiatique dans la sexualité et la prostitution de deux amies d'enfance Soudabeh et Zahra. Des interviews ou des comptes-rendus de la vie et de la mort de différentes autres prostituées entrecoupent la description des aléas de l'existence de ces deux jeunes femmes. Entretemps Zahra sera devenu la sigheb, ou l'épouse par intérim, la plus chère de la ville de Mashhad et Soudabeh une escort-girl de haut vol réclamée même dans les émirats. Quelle réussite!
Blasphémateur, sans langue de bois et trépidant, ce livre est prodigieux. Il tient à la fois du roman policier où sévit un serial killer, d'un reportage sociologique, d'une initiation sexuelle.

Le chapitre où l'auteur met l'histoire sur pause, fait le point avec le lecteur et reprend l'histoire où elle était est une trouvaille étonnante. C'est du style "Lecteur si tu en as assez, balance ton livre. Sinon t'as qu'à t'en prendre à toi-même!". Un arrêt sur image en écriture. C'est sidérant! Et j'ai continué bien que je me sentais un rien voyeur et pervers narcissique.

Est-ce une pure fiction fantasmée ou un ensemble de témoignages réels? J'hésite. Incontestablement, l'auteure connaît l'Iran, les comportements machistes de ses habitants, les excès du rigorisme religieux. En outre elle détient des informations sur l'identité des victimes, leur date de naissance et de mort, leur lieu de naissance et de mort, la technique de la mise à mort utilisée (crime d'un puritain ou sentence d'un tribunal).

A conseiller!
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date : 03-03
L'édition originelle date de 1958. Il est donc compréhensible que certains aspects aient vieilli.
Le livre est dense et ne peut se lire que par petite gorgées de 15 à 20 pages.

L'usage de formules chocs égaye un peu cette lecture très sérieuse: "Utiliser l'argent superflu pour employer les hommes superflus". En même temps n'est-ce pas une leçon pour demain? L'argent qui fructifie petitement en Suisse ne pourrait-il pas être utiliser plus intelligemment?

Elle met en évidence la filiation de ces différents mots en "isme": capitalisme, impérialisme, socialisme, colonialisme, annexionisme, racisme, antisémitisme, etc...

Comment le capitalisme débouche sur l'impérialisme dont le colonialisme n'est qu'un avatar.
Comment les socialisants loupent le train en marche et continuent à analyser les mécanismes du capitalisme alors que l'impérialisme a déjà pris sa place.
Le racisme a fait la force idéologique de toute les politiques impérialistes.
Elle détaille la manière de fonctionner du colonialisme par l'administration comme dans l'Inde des Britanniques, ou par le racisme comme chez les Boers d'Afrique du Sud. Elle précise que en général les métropoles combinèrent les deux aspects. de structuration de leurs colonies.

Pour les puissances européenne n'ayant pas de vastes accès à la mer, elle compare et différencie le goût pour l'annexion, le pis-aller du colonialisme. Elle explique comment de tels mouvement se déroulèrent sous l'ombrelle de théories telles que le pangermanisme ou le panslavisme. La dernière partie qui traite de l'apatride et du réfugié a une connotation particulièrement moderne.

Une fois de plus je suis sidéré par la finesse de jugement et l'analyse précise de cette grande dame, philosophe de son état. Que n'avons nous plus une telle pensée pour nous orienter dans les dilemmes actuels!

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date : 15-02
J'ai acheté ce livre pour l'auteur dont j'avais déjà apprécié un précédent roman intitulé "Noir Dehors". Dans la librairie, le quatrième de couverture soulignant un "Pouvoir émotionnel rare" m'avait convaincu.

Ce livre n'atteint ni la noirceur ni le rythme imprimé dans "Noir dehors" mais une alternance de narrateurs et un séquencement métronomique du temps lui a imprimé une cadence inéluctable. Pour être honnête il m'a fallu atteindre la page 191 et le récit de Thuriau, équipier et camarade de Joffre, pour être totalement pris par la trame. Avant cela, il me semblait que l'on se trainait.

Deux familles havraises subissent et narrent les événements dont ils sont les victimes depuis le début de la guerre en 1940 jusqu'à la libération de la France.
D'une part Muguette, Louis, Joseph et Marline. D'autre part Émélie, Joffre, Jean et Lucie.
Amélie est la soeur ainée de Muguette et les cousins ont des rapports très fusionnels. Certains seraient plutôt en faveur du Général de Gaule, les autres pencheraient plutôt pour le maréchal Pétain. On vitupère sur les avions anglais qui bombardent le port havrais, on se cache des autres quand on estime faire un acte de résistance.
Certains prénoms sont très étranges. Des Muguette, Marline, Émélie et Joffre je n'en avais jamais rencontrés.
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date : 02-02
Habla el autor de un tío abuelo Manuel Mena. Es el tío que mimaba a la madre del escritor cuando ella era niña. Este chaval al tener dieciocho años murió en la batalla del Ebro durante la guerra civil española. Se alistó de voluntario al lado de las tropas sublevadas de Franco. Este tío era falangista y franquista lo que primero abochornaba el autor. Al instar del autor nació en Ibahernando al sur de Trujillo provincia de Cáceres, comunidad de Extremadura.

"Soldados de Salamina" parecía ser un libro a favor de los republicanos, ¿"Monarca de las sombras" a favor del otro lado? Creo que no. Esta hipótesis la discartó muy rapidamente. Utilisando su familia como testigos para desarrollar su guión le prohibe hacer algo deliberamente a favor y esto a sangre frío. ¿Pura ficción o histórico? Es otra pregunta pero es la pregunta más fácil de contestar. Por supesto es la historia histórica. Hay demasiados acontecimientos y hechos que se pueden comprobar. Alude al parador de Trujillo en un convento; nos alojamos allí durante un viaje a Estremadura. Conocido por ser comprometido a la izquierda el autor propone su opinión: sus antepasados se equivocaron de bando. Por eso se puede pensar que sea un libro de arrepentimiento al nombre de su familia y del papel que ella desempeñó en la aldea de Ibahernando durante la guerra civil. Quizá sea esto porque dijo a menudo que al principio era reticente pero algunos miembros de su familia le alentaron en hacerlo. ¿Libro para su madre que tan vanaglorió a su tío preferido? Es posible y sería una manera de decirle cosas que no se atreve a narrarle de viva voz.
Es sobre todo una biografía que el autor escribe con su meticulosidad habitual, cueste que cueste.

Como en algunos de sus otros libros, el autor también desempeñará un papel en este libro. Es una costumbre con este autor. También como de costumbre, como en "Soldados de Salamina" y en "El Impostor", analisa con detailles todas las hipótesises en todas sus ramas. Lo que a veces vuelve el texto difícil de entender.
El tono es a veces tan extraño cuando habla de sí mismo. Hasta el punto que a veces hable de sí mismo a la tercera persona. Déjé de encontrar esta tipo de forma de estilo desde la "Guerra des las Galias" de Julio César que traducí del latín hace mucho tiempo. Quizá uno pudiera preguntarse si era Cercas solo que escribió este libro o si se hizo ayudar por un amigo.

Lo siento que en el libro hay copías escaneadas de un informe oficial. Estas ojas resultaron difícil de leer. Al revés habría ser más útil de tener un árbol genealógico de las familias Cercas y Mera, apellido de soltera de su madre. También mapas para las batallas de Teruel, de Bielsa, del Ebro hubieran sido útiles.
Intuyo que a veces manifiesta ingreimiento e intelectualismo cuando trata de simbolizar la personalidad de Manolo Mera. Alude a Annah Arendt y refiere a menudo al teniente Drogo el héroe del "El desierto de los tártaros" una novela del italiano Dino Buzzati. El teniente esperaba la última batalla que le hiciera famoso pero esta tardó mucho en venir. También reproduce una parte del canto XI de la Odisea de Homero. Es cuando Ulises está visitando Aquiles en la mansión de los muertos. Entonces le decía Ulises que debe ser como un príncipe en el reino de las sombras y no debe de lamentar la existencia perdida. Aquiles le contestó que preferiría vivir campesino aún pobre, siervo de un siervo. Con esta cita resumía la actitud del chaval desencantado después de un año en la guerra y encontró un título al libro.

Decir la verdad sobre un miembro de su familia y no ofencer alguien que pertenece a esta familia no es una tarea fácil. Pero como de costumbre Cercas consiguió este papel de funámbulo.
No es el mejor Cercas pero estoy seguro que fue el libro que le costó más de escribir.
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date : 17-01
Pas sûr que le style de mon évaluation soit à la hauteur de celui de Daoud. Son écriture semée de périphrases et de métaphores s'avère pleine de trouvailles et particulièrement poétique.
L'histoire est de peu d'importance et selon une stratégie d'écriture habituelle chez Daoud, c'est dans le désordre qu'on apprend des détails sur le personnage principal Zabor, l'antithèse d'un Ismaël consensuel
• Il est célibataire à près de 30 ans et toujours puceau
• Il n'est pas circoncis
• Végétarien mais fils du boucher Hadj Brahim
• Sa mère répudiée mourut alors qu'il avait deux ans.
• Il vit chez Hadjer, la soeur de son père qui est restée vieille fille
• Il a une dizaine de demi-frères qui le haïssent copieusement
• Il ne circule que la nuit fuyant les regards de ses semblables
• Enfant, il avait une voix bêlante, chevrotante
• Il a une mémoire phénoménale
• Il est autodidacte et a appris le français en le lisant

Peu après l'indépendance de l'Algérie, les traditions culturelles plusieurs fois centenaires continuent d'obérer le village d'Aboukir, le cloîtrent dans son isolement, empêchent son ouverture vers l'extérieur. C'est trop pour cet adolescent qui s'éveille à la sexualité et est en quête d'absolu. Il exerce à ses dires le métier de sorcier, de guérisseur, de thaumaturge. Il prétend par la narration et l'écriture prolonger la vie des gens. L'ultime cible de son don est son père tant absent. Il est en opposition constante avec son environnement et on retrouve bien sûr ici l'hostilité de l'écrivain vis-à-vis de la religion. Il est d'ailleurs fort disert et critique sur ses cours à l'école coranique. Son chien intérieur se manifeste également, c'est un second regard et une allégorie de son sens critique. Or on sait que dans l’islam il est interdit d’avoir des chiens domestiques si se n’est pour la chasse ou pour garder le troupeau. Il est également perturbé par le rôle mineur dévolu à la femme. Il les appelle les corps décapités, le visage reste invisible. Il focalise cette non-compréhension par un fantasme romantique vis-à-vis de Djemila, une jeune femme analphabète et répudiée revenue vivre dans son village. Ses lettres d'amour resteront non lues et sans réponse.

N'est-ce pas une partie de son enfance et de son adolescence que l'auteur nous narre? Quelques détails collent mais je n'en connais pas assez de la vie de l'écrivain que pour être catégorique. Mais ce livre est surtout un poème d'amour à l'imagination, à la langue française au dépens des arabes classique et dialectal inutilisables selon lui dans la vie quotidienne. Cependant le texte reste très symbolique et nécessite parfois une interprétation individuelle. La scène de la tempête de sable finale doublée de la mort du père permet beaucoup d'exégèses. Il n'hésite pas à faire référence à des oeuvres classiques et moins classiques de la littérature mondiale. Reviennent souvent des allusions à des livres de fiction qu'il utilise comme arguments de sa quête. Je ne citerai que "Robinson Crusoë" de Defoe pour la notion de solitude dans l'île, "Les mille et une nuits" pour le pouvoir de l'imagination, "Le rapport de Brodie" de Philippe Claudel pour la puissance de l'écrit, "La Chair de l'orchidée" de James Hadley Chase pour la découverte du féminin, "Le seigneur des anneaux" de Tolkien, "La Peste" de Camus, "Le livre de sable" de Borgès, "Le cristal qui songe" de Sturgeon, "2010: Odyssée 2" de Clarke, "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne, "Vol de nuit" de Saint-Exupéry.
D'une écriture solaire, la lecture au premier degré me paraît déconseillée.

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date : 11-01
En lisant le prologue, j'avais la furieuse impression d'avoir déjà vu cette scène dans un film. La conclusion renforça ce également ce sentiment. Mais de quel film s'agit-il?

Une autre perception c'est que ça ressemble foutrement à "Je suis Pilgrim" de Terry Hayes excepté que les armes bactériologiques sont remplacées par des armes nucléaires. À titre d'évaluation les versions originales sont sorties en 2013 en anglais pour "Je suis Pilgrim" et en 2009 en portugais pour "Furie Divine". Donc ce serait plutôt Hayes qui aurait imité Dos Santos.

Ce livre est très peu un roman, surtout une étude du fondamentalisme musulman et de sa perception en Occident. Dans son emballage romanesque, l'auteur essaie de faire du Jean Bruce (OSS 117) avec moins de talent. L'emballage romanesque était sans doute une des solutions possibles pour faire passer des informations. Mais on ne peut impunément poursuivre un pareil double objectif. L'histoire romanesque est plutôt plate, quelconque. Selon sa bibliographie, il semblerait être coutumier d'un emballage romanesque de sujet historique. Pour mémoire, je cite "CODEX 632, le secret de Christophe Colomb", "La formule de dieu", "L'ultime secret du christ" et "La clé de Salomon"

Dès lors la question se pose: "est-ce un roman d'aventure ou un dossier?" Est-ce le lieu et l'endroit pour donner un cours sur l'histoire de l'islam, de décrire ses schismes et le rituel musulman. L'auteur poursuit apparemment ce but et fait incontestablement étalage d'une connaissance exégétique du coran. Les interrogations du jeune Ahmed constitue un excellent fil conducteur pour ce faire. Néanmoins des lecteurs avertis n'auraient pas attendu son pavé de 540 pages pour s'informer des contradictions inhérentes au coran. Mais comme l'auteur a suivi un excellent cours sur le coran ou a eu de bonnes lectures, il en fait profiter son lectorat. Personnellement j'ignorais l'existence de la logique du "nasikh" (parfois transcrit "naskh") ou abrogation des versions antérieures d'un commandement dans un verset. En d'autre mots les sourates les plus récentes, celles dites les sourates médinoises, l'emportent sur les sourates plus anciennes dites mecquoises. Pour mémoire, les sourates sont numérotées dans l'ordre inverse de leur temporalité et la sourate numéro 114 est la plus vieille. Cette notion de révélation progressive est actuellement imposée par beaucoup d'écoles islamiques. Son refus donne parfois lieu à des accusations d'apostasie ce dont fut victime l'islamologue soudanais Mahmoud Mohamed Taha qui prétendait que seules les sourates mecquoises constituaient un corpus spirituel de l'islam.
Il est également superflu de nous donner un cours sur l'énergie nucléaire, matière pêchée dans un manuel de physique de classe de rhétorique ou de nous faire la liste des armes en usage chez les djihadistes. Les pictogrammes du compte à rebours final me paraissent inappropriés. Ce n'est pas un livre à colorier.

Il bâtit son roman par une alternance de courts chapitres portant sur l'islamisme et sur l'Occident. Néanmoins la chronologie entre les deux volets est volontairement non respectée. Pourquoi? À son crédit, il génère intelligemment le questionnement chez le lecteur: pourquoi un jeune homme éduqué gobe-t-il le discours guerrier d'Al-Qaïda et des Frères Musulmans? Pourquoi n'adhère-t-il pas plus à l'islam apaisé du Soufisme?
L'usage systématique de termes arabes transposés en caractères latin me donne une impression de pédanterie. Également à souligner, avant toute lecture il aurait fallu nous équiper de cartes du Caire, de Lahore, de Peshawar, de Lisbonne. J'ai le pressentiment que ses indications topographiques sont correctes. Pour Yerevan, la seule ville utilisée que j'ai parcourue, les informations qu'il en donne sont correctes. Sa documentation serait donc excellente. Par contre, je ne comprends pas pourquoi il développe le personnage de l'épouse d'Ahmed sans en profiter ultérieurement. Il la laisse seule et abandonnée dans le roman et dans une ville étrangère.
De la part d'un journaliste, je m'attendais à plus de précision dans la relation de faits. Je ne vois pas à quoi il fait allusion en écrivant dans sa note finale que "il ne faut pas oublier que la première cible choisie par les auteurs des attentats en 2016 à Bruxelles fut les centrales nucléaires de Belgique". Il fait une confusion rédhibitoire entre centrale nucléaire et Institut National des Radioéléments. L'IRE est le sigle d'une fondation d'utilité publique belge créée en 1971 et active dans le domaine de la chimie nucléaire. Un personnel cadre fut un temps une cible d'un possible kidnapping par des islamistes belges. Les mêmes qui se sont distingués par après dans les attentats à Bruxelles et Paris.
Comme dans beaucoup de traductions, je remarque que les subjonctifs manquent dans la version française! Pourtant il y a des subjonctifs en portugais!
Mon sentiment global est donc très mitigé. Pour l'aspect roman, c'est mauvais. Pour l'aspect dossier sur l'islam, c'est intéressant sans plus.

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