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Alma



Description ajoutée par annick69 2018-08-17T17:00:21+02:00

Résumé

Une petite fille aux étranges pouvoirs vient au monde. Autour d'elle, c'est l'Espagne du Moyen Age, aussi barbare que raffinée, à la fois religieuse et brutale, où la reine Isabelle la Catholique s'apprête à chasser tous les Juifs du royaume. La petite Alma, celle qui parle avec Dieu, deviendra-t-elle le guide dont son peuple a besoin, ou bien sera-t-elle comme tant d'autres balayée par le vent mauvais de l'Histoire ? L'épouvante se mêle au comique, les destins s'enchevêtrent, aussi grandioses que pitoyables, dans un récit haletant, à la force d'une légende.

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Classement en biblio - 10 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par GabrielleViszs 2018-09-13T13:23:14+02:00

Mais allons, du courage !

Vous le savez bien, vous qui tenez cet ouvrage : l'épaisseur des pages s'est amoindrie à votre dextre. Les lecteurs avisés que vous êtes savent à ce signe que nous voilà en lice pour la dernière cavalcade.

Et je vous rappelle : la dernière des dernières, en ce qui me concerne, cette garce à la faux qui me guette, se livrant sur son laid visage osseux, à de plus en plus de grimaces impatientes.

Cavalcadons donc, les amis. Cheminons d'un pas vif vers cette fin qui nous attend.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par LeMondeDeMarie 2018-11-06T06:03:52+01:00
Argent

Ce qui m’a d’abord surprise dans cet ouvrage c’est sa préface. Rédigée par un ami de l’auteur, elle inscrit en nous un sentiment assez particulier de peine. Parce qu’on se dit qu’il s’agit du dernier ouvrage de l’auteur et qu’à travers ces quelques lignes c’est un peu comme un éloge funèbre que l’on découvre. L’auteur lui-même, n’aura de cesse, tout au long du texte, de nous rappeler qu’il est en fin de vie.

Après, il y a la construction elle-même du texte. L’auteur s’installe en véritable conteur du récit. Tout en narrant son conte, il nous parle, nous interpelle, comme si nous interagissions en direct avec lui. Et ce qui est assez marrant, c’est qu’il vise juste sur le ressenti du lecteur !

Une plume assez brute, dure, tranchée. Il nous conte une histoire sombre, violente. Il nous interpelle sur la manière dont les différences de cultures étaient vues dans un passé fort lointain, sur les souffrances tellement injustes qu’elles ont subies. Mais aussi sur le rôle de « Dieu » dans toute cette histoire. Un Dieu pas si gentil que cela au vu de ce qu’il va engendrer.

Un aspect fort religieux auquel est joint une note de fantastique grâce aux pouvoirs de la petite Alma. Une petite fille pour laquelle, je le regrette, je ne suis pas parvenue à développer le moindre sentiment d’attachement. Et cela vaut pour l’ensemble des protagonistes de ce texte. Oui, il y en a que j’ai profondément exécrés. Oui, j’ai été choquée par ce qu’ils endurent. Oui, j’ai été surprise par ce dont été capable Alma. Pourtant, je ne suis pas parvenue à une totale immersion.

Un conte très original aussi bien pour sa narration que dans l’histoire en elle-même.

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Commentaire ajouté par ChristieFO 2018-10-29T09:55:27+01:00
Lu aussi

Alma est un bébé au début de l’histoire qui subit à ce si jeune âge sa première tragédie. Comprenez bien que cela ne sera pas la seule. Car la petite fille qu’elle va devenir est loin d’être destinée à une vie facile.

[...]

L’auteur ne manque pas de talent et il a une écriture très riche même peut être trop riche. (J’en ai appris des mots en lisant) J’ai trouvé qu’il se perdait parfois dans des descriptions faisant passer à la trappe le “fond” de l’histoire et des personnages.

L’écriture est brute, pas de pincettes ici. Les scènes sont “trash” et si vous êtes sensible ou mal à l’aise pas la peine d’essayer ( je suis ce genre de personne et vraiment ça n’est pas passé ^^ )

[...]

Quand à Alma … On en met du temps a vraiment entrer dans le vif du sujet. Le livre s’appelle Alma mais pendant un bon nombre de chapitres on la survole passant plutôt par son entourage que par elle. Cela s’éternise et pourtant je n’y ai pas vu de grande importance, peut être suis je passée à côté ?

Comme vous avez dû vous en rendre compte en lisant la chronique ce n’est pas un livre que j’ai beaucoup aimé, mais la fin que l’auteur nous offre est magnifique. Les larmes viennent et c’est une Alma forte et confiante qui nous est révélée.

Conclusion : C’est une histoire intéressante et même si je ne l’ai pas particulièrement aimé, cette fin l’a fait remonter dans mon estime.

La critique complète ---> http://www.christiefo.com/2018/10/16/alma-sp/

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Commentaire ajouté par Joyeux-Drille 2018-10-26T23:30:21+02:00
Lu aussi

Si l'histoire d'Alma est un peu mince en elle-même, sans doute du fait de la mort prématurée de son créateur, ce livre vaut par son amusante narration en forme de one-man-show. On y parle du rôle et du métier de conteur avec esprit et humour, tout en récitant un conte cruel et violent qui dénonce le racisme et le fanatisme religieux. Le cocktail gouaille de Zykë / roman historique est surprenant.

https://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.com/2018/10/il-etait-une-fois-alma-la-petite-fille.html

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Commentaire ajouté par leslecturesdEsmeralda 2018-10-23T15:24:23+02:00
Diamant

L'avis d'Esméralda :

Cizia Zykë peut être que ce nom ne t’est pas inconnu : une auteur terrible dans le paysage littéraire français et une sacrée bibliographie.

Pour ma part, je découvre cet auteur, son univers et son atypique franc parler qui m’a séduite. ALMA est édité à titre posthume. Son dernier roman dans le tiroir avant sa disparition, qui n’a pu voir le jour qu’avec la présence de son acolyte de toujours Thierry Poncet. Sa préface retrace un parcours hors norme, anecdote et complicité qui liait ces deux compagnons de lettres.

ALMA fait figure, à mon sens, d’un ovni. Ni roman historique, ni uchronie, ce récit inqualifiable m’a transporté dans une Espagne du XVe siècle partie à la chasse d’une communauté pourtant installée depuis des siècles : les juifs. Alma est une jolie petite fille, blonde aux yeux bleus et juive. Sa vie n’a rien à envier aux contes de fées. Recueillie par le bourreau de ses parents, ballottée, elle se retrouve très jeune chez sa tante à Séville. ALMA est unique, il se dégage d’elle une aura impressionnante, majestueuse, elle transperce de ces yeux clairs et insuffle une magnificence irréelle. ALMA a toute d’une sainte, d’une martyre, d’un ange salvateur. Son secret : elle parle avec Dieu. Mais grandir dans le contexte actuel de l’Espagne est se mettre la corde au cou. Les familles juives, doivent fuir ou se convertir, les résistants sont torturés et achevés sur la place public. Les pires maux leurs sont dus : la peste et compagnie … ALMA, cette petite fille au cœur pur, prouve que l’innocence surmonte la terreur et l’ignominie.

Cizia Zykë a le talent incroyable de conter les histoires. Un conteur troubadour, qui s’amuse avec délicatesse et souvent de façon plus rustre avec les mots, les personnages et son public, les lecteurs. Il insuffle à ses personnages de l’amour, de la passion, et parallèlement de la haine, de la colère conférant à certains personnages des masques diaboliques. Zykë joue avec les caricatures grotesques avec beaucoup d’humour. Les personnages forment un tableau à la fois passionnant, merveilleux et à contrario cruel, violent, noir. Deux forces qui s’affrontent immuablement et indéniablement. Zykë joue avec son lecteur : l’interpelant souvent, le titillant, le maugréant et j’ai l’impression qui l’adore ce jeu. La plume de Zykë est incroyable : une écriture innée, fluide, rustre puis douce. Une alchimie de paradoxes qui confère à son récit une unicité farouche.

Grâce à ce dernier roman, j’ai découvert un auteur qui n’a pas peur du quand dira t-on et qui aime choqué par ses mots forts, percutants et sans filtre. Dans ALMA, son récit peut aisément se transposer à nos jours : une vérité cruelle sur la haine raciale qui ne trouve sa source que dans ce mystérieux héritage qui perdure depuis l’aube des temps et où les raisons n’ont pas lieu d’exister.

Cette lecture m’a donné envie d’en découvrir davantage sur cet auteur, et dès que j’ai un peu plus de temps, je foncerai dans une bouquinerie pour me procurer un de ses titres.

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Commentaire ajouté par Delphine-42 2018-10-17T02:38:22+02:00
Argent

Dernier roman de Cizia Zykë, Alma est comme son testament d'écrivain - décédé en 2011, nous livrant toute la richesse de son talent de conteur.

Précédé d'une préface écrite par Thierry Poncet qui fut un compagnon d'aventures de l'auteur, je vous invite à la lire avant le roman afin de découvrir les circonstances qui ont mené l'auteur à écrire ce conte et pour comprendre la personnalité de l'auteur qui sera le conteur d'Alma.

En effet, Alma est un conte, un conte cruel, certes, mais adouci par l'humour de l'auteur.

Nous suivons Alma, jeune fille juive, ayant miraculeusement échappé au massacre de sa famille dans la première année de sa vie et qui atterrit chez sa tante à Séville où elle évolue dans une communauté juive aimante.

Seulement, nous arrivons en 1492, année du décret de l'Alhambra, édit de l'expulsion des Juifs d'Espagne et le quotidien d'Alma et de ses proches va se retrouver totalement chamboulé, notamment avec l'arrivée du Grand Inquisiteur, Tomas de Torquemada.

Alma est une jeune fille avec d'étranges pouvoirs dont celui de parler avec Dieu et ce conte va nous raconter son parcours de sainte dans un monde d'horreurs et de violences.

Alma est un beau conte historique où l'horreur des faits se mêle à la légèreté du conteur. Une histoire bouleversante terriblement actuelle sur de nombreux points, narrée avec la plume talentueuse de l'auteur qui nous embarque dans un récit palpitant.

Une jolie découverte bien que glaçante que je vous invite à découvrir à votre tour :)

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Commentaire ajouté par paraty62 2018-10-14T18:04:07+02:00
Or

Une pépite !

J'avoue que je ne connaissais pas l'auteur quand j'ai vu cette sortie mais voyant quelques articles et étant fan de cette maison d'édition je n'ai pas hésité. Et comme d'habitude je n'ai pas été déçue. Alma est un conte inclassable où le conteur à toute sa place et nous parle. Le style est essentiel et la beauté de ce livre repose beaucoup la dessus.

L'histoire en elle-même est passionnante : une jeune fille née dans une famille juive au mauvais moment dans l'espagne du début de la renaissance avec un inquisiteur impitoyable. Oui mais voilà Alma à un don : elle parle à Dieu. Et cette petite fille pure et belle est comme un rayon de soleil dans la noirceur de ce conte qui ne manque pas d'humour (noir) également et de recul avec l'histoire du conteur en parallèle.

En bref, le seul défaut de ce conte incassable est qu'il est trop court à mon goût, comme tout les bons livres que l'on ne veut pas quitter. A lire et relire pour le plaisir. Une fois commencé vous ne pourrez plus le lâcher.

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Commentaire ajouté par GabrielleViszs 2018-09-13T13:22:23+02:00
Diamant

Je remercie Joël ainsi que la maison d'édition Taurnada pour ce nouvel envoi. Je ne sais pas résister à l'un de leurs livres et même si pour le moment, j'ai beaucoup apprécié les précédents, celui-ci a été un véritable coup de cœur. La préface de Thierry Poncet est toujours un régal, tout autant que la lecture d'un de ces petits livres qui semblent ne pas payer de mine et qui pourtant nous en apprennent plus sur la nature humaine qu'un autre, et accessoirement sur Zykë.

1480, la naissance d'un ange dénommé Alma, au cœur de l'Espagne médiévale, dans la ville-dont-on-ignore-le-nom. Un an plus tard, sa famille juive, le peuple juif est exterminée de cette ville. Seule rescapée, elle est amenée à Séville chez une de ses tantes. La vie aurait pu y être paisible, si elle n'était pas juive dans un monde de chrétien qui se croit tout permis et si elle n'avait pas une ligne directe avec Dieu tout puissant. 1492, l'année où la traque est de nouveau en lice. L'année où il faut absolument bannir cette religion, tuer, violer, voler, piller ces gens qui ont une pensée différente. Les obliger à fuir. Mais Alma, elle, reste. Douze ans, c'est si jeune et pourtant sa tête est bien remplie, surtout d'une grande sagesse.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas la plume de l'auteur il peut y avoir un choc. Car il s'adresse à nous, petits lecteurs, pas comme on peut le lire dans d'autres livres, mais comme s'il nous parlais de vive voix. Zykë c'est un phénomène, dans le bon sens du terme. Il ne s'étale pas sur des détails insignifiants, même si par moment il nous entraîne dans des détails pour nous expliquer comment Alma a bien pu parvenir dans les bras de sa tante. C'est un conteur, il sait attirer/tirer l'oreille en un simple coup de crayon. Pouvoir nous embarquer dans une histoire dramatique sans pour autant plomber l'ambiance, enfin si un peu par moment, autrement on serait dans un humoristique. Bref, tout cela pour dire qu'il a le don inné ? de nous entraîner dans les profondeurs d'une Espagne où l'inquisition y fait loi.

Ah, l'inquisition ! Je ne sais pas si vous vous rappelez (non je n'y étais pas, quoique...) Ce magnifique moment où la religion s'amusait à démembrer des gens, ou les découpait, tortures et compagnie au programme pour tous ceux qui étaient différents : religion différente, sorcellerie (parce que c'est bien connue les sorciers et sorcières sont tous morts à cette époque), amour interdit (entre hommes, entre femmes), ou tout simplement parce que la tête ne revient pas à l'Inquisiteur suprême ! Bref, le contexte est posé, sans oublier que les juifs ont eu leur lot de malheur du début... jusqu'à la fin !

Comment un homme, un baroudeur, un aventurier si peu regardant des lois, s'amuse à écrire Alma ? C'est son dernier livre avant qu'il ne casse sa pipe. Un dernier hommage à ce qu'il est, était, un conteur né. Alma est une petite fille qui vit avec le sourire. Elle parle à Dieu, grand bien lui fasse, c'est son jardin secret, son moment à elle. Cela l'apaise, la rend plus belle. Et lorsque nous traversons les murs aux côtés de l'auteur, l'aura qui se dégage de sa petite personne est envoutante, à moins que ce ne soit juste la lumière de la lune qui l'encadre ? En plus d'être blonde aux yeux bleu, elle est gentille (OK, je l'ai déjà dis) et son sourire est emprunt de bonté. Son histoire n'a rien de simple dans un monde de brutalité elle est ce chocolat qui apporte la douceur.

La fin n'est pas une surprise, car avec l'auteur on était déjà au courant de ce qui lui arriverait, à elle et son peuple, par contre on espère que la fin ne sera pas celle que l'on imagine. Elle est bien pire que tout. C'est une fin de conte, celle de M'sieur Zykë. Pas besoin de faire de grands discours, il met juste assez pour nous faire pleurer dans les chaumières et laisser la honte faire son bonhomme de chemin dans les esprits les plus obtus. Alors 1492, promis nous ne parlons pas de la découverte de l'Amérique, ni même de Christophe Colomb. Celui-là, il n'était pas en Espagne, donc pas besoin de lui montrer plus d'ampleur qu'il n'a déjà eu. Par contre, l'Inquisiteur suprême (oui, je l'ai baptisé ainsi, tant pis pour lui) est important. C'est lui qui décide de tellement de choses qu'on se demande où sont les ficelles qu'il tient entre ses mains pour guider la royauté, le clergé et compagnie.

Il y a ces pointes de piques, ces moments où l'auteur s'adresse à nous avec un naturel déconcertant, sortant des vérités qui ne sont pas celles que nous pouvons croire. Penser que l'histoire ne répète pas les mêmes erreurs ? Cela serait idéal et dans un monde rempli d'idéaux il y aurait des licornes à chaque coin de rue. Sauf que ce n'est pas le cas. Les idéaux ne sont que des miettes perdues au fin fond de la pampa. Les erreurs se répètent sans cesse, c'est un cycle sans fin.

Bien entendu il y a bon nombre de personnages, mais à quoi bon s'y attarder, vu qu'entre les bons qui disparaissent du pays, ou disparaissent tout court et les méchants qui ne font que le mal (logique, hein !) En fait, ce n'est pas vrai, on s'attache forcément à certains d'entre eux. Le hic, c'est qu'une fois au cœur de l'histoire on risque de souffrir, pour les raisons nommées au-dessus.

Vous l'aurez compris, Zykë n'est pas un écrivain conventionnel et qu'est-ce que cela fait du bien de sortir des sentiers battus. Il a son style, son j'men-foutisme, sa manière de montrer que ce qu'il dit c'est vrai, le reste n'est que fioritures ! Un grand merci à Joël pour sa confiance renouvelée.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/alma-cizia-zyke-a148487608

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Commentaire ajouté par annick69 2018-09-05T11:14:34+02:00
Or

Déjanté, humoristique, mais pas que, une histoire qui se passe il y a bien longtemps en Espagne. Une jolie fable. La construction du roman m'a beaucoup plus et est du coup très attirante pour la lecture. Je suis très heureuse d'avoir pu lire ce récit qui a été publié après le décès de l'auteur. Pour le style et bien c'est de l'inclassable, on rejoint un mélange des écrits de Cetro, Guillaume Lecler et Brian Merrant. Un roman détonnant, atypique, humoristique, beaucoup de jeux de mots, et beaucoup d'émotions. L'histoire de fond reste malheureusement bien d'actualité, touchante, prenante et c'est avec un ressenti triste que je quitte ce récit. Je remercie les éditions #Taurnada et Joël Maïssa pour cette lecture que je recommande vivement.

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Commentaire ajouté par marie-nel 2018-09-03T13:38:11+02:00
Or

J'ai découvert l'auteur, Cizia Zykë, il y a peu dans le roman Zykë, l'aventure, écrit par Thierry Poncet, ami de Zykë et rédacteur de ses histoires. Je m'étais dit à ce moment là qu'il fallait que je lise un roman de Zykë, et la chance a bien fait son travail puisque peu de temps après, Joël des éditions Taurnada me proposait de lire Alma, ultime écrit de Cizia Zykë, mort avant de le voir éditer. C'est Thierry Poncet, son rédacteur, qui a repris les notes de l'auteur et les a retravaillées pour pouvoir en faire une histoire aboutie et surtout éditée.

C'est donc avec beaucoup de plaisir que je pouvais enfin découvrir le style de Cizia Zykë, il est hors du commun et lui ressemble, très vivant, n'hésitant pas à apostropher le lecteur pour lui parler directement en plein dans l'histoire, le rendant acteur à part entière. Il est mourant, il le sait et nous le fait savoir, il dit souvent que son temps est compté et qu'il faut qu'il se dépêche de nous raconter cette histoire qui lui tient à cœur (j'ai l'exemple en tête où il dit "Je parle, blabla, blabla... et l'heure tourne. »).

Il nous conte donc la vie d'une petite fille, blonde aux yeux bleus, au regard envoûtant, qui va se retrouver très vite orpheline, le meurtrier de ses parents ne peut tuer cet enfant au si beau regard. Elle va être confiée à sa tante, qui vit en communauté. Tout ceci se passe à la fin du quinzième siècle, en Espagne, et Alma et tous les gens qui l'entourent sont Juifs. À cette époque, il est décidé par la reine de chasser tous les Juifs du royaume, soit ils partent, soit ils restent et se convertissent au christianisme, soit ils meurent. Ce n'est pas sans nous rappeler d'autres faits de notre Histoire plus récente !! Tous les habitants de la juderia dans laquelle vit Alma sont donc menacés. Certains vont partir, d'autres vont braver l'église et mourir dans d'atroces conditions, d'autres vont se convertir par amour pour un catholique...et Alma dans tout ça ? Elle vit, avec son sourire irrémédiablement collé sur son visage, avec ses grands yeux bleus, elle parle à Dieu, on ne sait pas ce qu'ils se disent mais sa foi ne sera jamais ébranlée.

On aimerait savoir ce que se racontent Alma et Dieu, mais l'auteur reste discret et se retire sur la pointe des pieds à chaque fois. Malgré ses boutades, il raconte avec beaucoup de ferveur ce qu'ont dû supporter ce peuple pendant cette période de l'Histoire. Les guerres de religion existent de tout temps et rendent malheureux des gens innocents...

La vie de cette petite fille et de ses compatriotes est touchante et émouvante, mais l'auteur sait disséminer à droite et à gauche quelques notes d'humour, généralement en se reprenant lui-même, ou en disant au lecteur que non il ne voulait pas nous épargner, et que tout allait être bien pire par la suite. Il nous prépare à un final poignant, comme il dit, il nous avait prévenus !

J'ai passé un très bon moment de lecture avec Alma, et surtout avec son auteur, Cizia Zykë. Par sa manière de raconter, le ton est par moment complètement décalé par rapport à la gravité des faits, mais ce n'est pas pour autant qu'il reste insensible à cela, il mène tout le roman avec beaucoup de tact pour nous parler de drames qui se sont répétés tout au long des siècles. Je pensais, de par le résumé, que la part fantastique allait être plus importante que cela, au vu des pouvoirs de la petite fille, mais non, cela est juste effleuré et nous sommes beaucoup plus entrainés dans un monde criant de réalisme. Cette façon n'est pas pour me déplaire, bien au contraire.

Je vais arrêter mon bavardage, pour résumer, je suis ravie d'avoir lu Alma, j'étais déjà sous le charme de Cizia Zykë après ma lecture de Thierry Poncet, je suis cette fois conquise par l'auteur. Je pense que je lirai à l'occasion d'autres écrits de lui, pour voir s'il garde cet humour, ce décalage, cette façon de prendre à partie le lecteur.

Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce roman pour vous rendre compte par vous-même de qui est Alma et à travers elle qui est Cizia Zykë.

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Date de sortie

Sortie récente

"Alma" est sorti 2018-09-06T00:00:00+02:00 en version poche
background Layer 1 06 Septembre

Date de sortie

Alma

  • France : 2018-09-06 - Poche (Français)

Activité récente

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2018-09-13T22:53:00+02:00

Les chiffres

Lecteurs 10
Commentaires 9
Extraits 3
Evaluations 7
Note globale 8.57 / 10

Évaluations

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