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Faut-il manger les animaux ?



Description ajoutée par Lilou 2011-01-02T21:09:34+01:00

Résumé

Déjà couvert d’éloges (en particulier ceux de JM Coetzee), best-seller aux USA, en Italie et en Allemagne, ce premier essai de JS Foer est un coup de maître. Les questions qu’il pose, et les réponses qu’il propose, sont universelles : pourquoi l’homme est-il carnivore ? cet usage est-il moralement légitime ? Et surtout : comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ?Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, J S Foer interroge les croyances, les mythes et les traditions familiales et nationales existant à ce sujet, avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans une usine d’abattage industriel et un reportage sur un ranch où l’on pratique l’élevage traditionnel, une recherche sur les dangers du lisier et la visite d’une ferme où les dindes sont élevées en pleine nature, J S Foer explore tous les degrés de l’abomination, et les derniers vestiges d’une civilisation où l’animal était encore respecté. Choquant, drôle, inattendu, ce livre devrait susciter passions et polémiques.

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Classement en biblio - 103 lecteurs

Extrait

"L'élevage industriel considère la nature comme un obstacle qui doit être surmonté"

" Très souvent, ceux qui expriment leurs préoccupations (ou même un simple intérêt) à l'égard des conditions dans laquelle les animaux de boucheries sont élevés se voient traités de sentimentaliste "

'La 1e choses qui attire mon attention est l'alignement de masque à gaz suspendus aux murs. Pourquoi aurait-on des masques à gaz dans un hangar d'élevages ?"

39 tonnes de merde par seconde

"Les animaux d'élevage aux Etats-Unis produisent cent trente fois plus de déchets que la population humaine - environ 39 tonnes de merde par seconde. Pourtant, il n'existe presque aucune infrastructure de retraitement des déchets. Simplement des champs d'épandage, dont les écoulements se déversent dans des cours d'eau, ou bien des fosses grandes comme des terrains de football prêtes à déborder, ou encore on se contente parfois de diffuser les déjections directement dans l'air, un geyser de merde émettant une fine brume fécale qui engendre des gaz tourbillonnants susceptibles de provoquer de graves dégâts neurologiques".

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

Voilà un bouquin d'une intelligence remarquable qui met notre sens critique et notre bon sens à l'épreuve: l'auteur ne vient pas en donneur de leçons. Tout au contraire, il partage un cheminement, une expérience, une analyse qui l'ont conduit à faire le choix raisonnable du végétarisme.

Il souligne l'incidence de l'industrie agro-alimentaire sur tous les aspects de notre vie: santé, environnement, morale, atteinte de l'air, de l'eau, des terres agricoles, etc. Et nous donne à voir ce que nous refusons de savoir: les conditions d'élevage ou d'abattage, et les limites économiques de ces pratiques.

Mais il convoque également les points de vue des différents acteurs de cette économie: producteurs, ouvriers d'abattoirs, éleveurs industriels et traditionnels...

Un livre bouleversant, dans tous les sens du terme. Un livre nécessaire.

Difficile, douloureux, rare.

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Diamant

Ce livre est réellement très convainquant. C'est un documentaire vraiment intéressant.

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Commentaires récents

Diamant

Un livre qui devrait passer entre toutes les mains rien que pour que tout le monde soit conscient de ce qu'il achète, des conséquences que la viande (ou plutôt sa production) a sur la santé publique mais aussi écologiquement parlant. On ne parle même pas des conditions d'élevage et d'abattage des bêtes, qui sont parfois dignes des meilleurs (ou pires ?) films d'horreur gores.

Je flirtais déjà pas mal avec le végétarisme et le fait de manger moins de viande mais alors là ça m'a clairement convaincue de sauter le pas. C'est affligeant de m'apperçevoir que je n'étais pas au courant de la moitié de ce qui est décrit dans ce livre...affligeant mais surtout horrifiant.

J'ai beaucoup apprécié que l'auteur donne des alternatives au végétarisme et ne condamne pas les omnivores mais essaye de les orienter vers une consommation plus responsable de viande.

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Or

Dans cet essai sociologique, Jonathan Safran Foer, romancier américain, évoque le triste sort des animaux d'élevage industriel aux États Unis. Il en profite pour poser la fameuse question qui tient lieu de titre : faut-il manger les animaux ? Si oui, ceux provenant de quels élevages ? Si non, pourquoi ?

Il commence par raconter sa propre histoire. Son désir plusieurs fois avorté de devenir végétarien. Son peu de volonté dans la démarche car finalement il se sentait assez peu impliqué dans le sort des animaux et le marché de la viande (et pourtant, en tant que consommateurs, on a déjà beaucoup, beaucoup d'impact sur ce marché). Il raconte le délicieux poulet-rôti de sa grand-mère, il nous parle du fait de manger comme une tradition, comme un rituel, un passage, une histoire.

La fin de son essai, de sa réflexion fait d'ailleurs écho à ce début. On évoque Thanksgiving, fête très importante sur le continent américain. On évoque les dindes, ce qui nous ramène à ses questions d'histoire et de traditions. Mais cette fois l'auteur a fait un choix, il a compris des choses, il en prône d'autres, il en inculpent aussi certaines.

Entre tout cela, on retrouve des descriptions de visites d'abattoirs ou d’élevages, des lettres d’éleveurs, de consommateurs, de membres de PETA...., des anecdotes, des questionnements. On retrouve également des chiffres (un peu trop, on s'y perd, entre les années, les pourcentages et autres chiffres terminés de beaucoup de zéros) des expériences, de l'Histoire...

Il commence par nous parler de lui, de sa vie, ce qui l'a poussé, une énième fois à penser au végétarisme. En l'occurrence, la naissance de son fils. Alors a commencé un questionnement sur la nourriture et sur l'impact qu'ont nos choix sur le monde qui nous entoure.

Puis, par une sorte de raisonnement par l'absurde, l'auteur nous prouve qu'on ne traite absolument pas les animaux de la même façon, car là où jamais nous ne mangerions notre chat ou notre chien, nous prétendons aimer un cochon, une vache, un poulet, mais le mangeons quand même. Pourquoi ? Pourquoi certains animaux sont à nos côtés et d'autre dans nos assiettes ? Alors que ces mêmes animaux que nous n'imaginons pas manger le sont dans d'autres cultures.

Ensuite l'auteur, durant trois ans, s'est informé et a rencontré une multitude de personnalités liées de près ou de loin à l'industrie de la viande. Il a également visité, illicitement ou non, des abattoirs. Il nous conte ses visites, ses rencontres. Nous retranscris des lettres : des végétariens qui construisent des abattoirs et s'expliquent, des végétariennes qui élèvent du bétail pour la consommations, des membres de PETA....

Parfois difficile à lire, les descriptions insalubres des abattoirs ou les explications choquantes mais bien réelles et pas forcément exceptionnelles des processus d'élevage et d’abatage sont pourtant la clef de ce livre. Ils permettent de réellement comprendre ce qu'est la viande que nous mangeons.

Ce livre permet de comprendre que le cochon que vous mangez n'a jamais été un cochon, il n'en a plus les caractéristiques, trop souvent modifié génétiquement, il n'en a même plus le goût, trop stressé et torturé.

Il parle beaucoup des élevages industriels, qui sont le centre de sa réflexion, mais il en profite pour évoquer les élevages traditionnels, et en soutient même un ou deux. Car pour lui manger de la viande n'est pas mal en soi, c'est la manière de le faire qui doit complètement être revue. Les élevages traditionnels sont pour le moment, à ses yeux, ce qui se fait de mieux et c'est pourquoi il nous en fait visiter, au travers de ses mots, quelques uns.

Tout en essayent de rester objectif, l'auteur pousse sa réflexion. Aux premières pages du livre, il en est au même point que nous, il début le récit aussi naïf, voire plus, que le lecteur. Il débute son essai avec même une légère tendance à se déculpabiliser concernant la viande. Mais lorsqu'il termine son récit, il a appris beaucoup de choses et a acquis énormément d'expérience. Il est un homme nouveau avec de nouvelles convictions et de nouveaux combats peut-être aussi. Pourtant, il n'est jamais accusateur vis-à-vis du lecteur.

Peut-être votre avis divergera un peu, ou beaucoup, peut-être le trouverez-vous toujours aussi inconscient et ignorant, toujours aussi naïf. Mais il a grandi et changé, c'est indéniable et c'est déjà énorme. Et ce livre peut en faire réfléchir plus d'un.

Pour finir, il ne faut pas oublier que ce livre est américain, qu'il décrit l'Amérique d'aujourd'hui vue par les yeux d'un américain. Il ne faut pas le prendre comme un repère universel. De plus, en Europe, les lois sont différentes et l'Union Européenne est un peu moins laxiste au sujet des animaux (tout dépend du pays...) Mais la situation reste grave, même en France, même en Allemagne, même au Portugal ou en Belgique (d'ailleurs on applaudit ces derniers pour toutes les mesures animalières qu'ils viennent de prendre !)

Le combat n'est pas fini ! Chacun avance à son rythme, fait les gestes qui lui conviennent. Un petit pas est déjà un pas. Mais ceci est important et ça nous concerne tous.

Tout le monde mange, de la viande ou non, tout le monde va au supermarché ou au restaurant, tous nos gestes et nos mots ont des répercussions sur notre société, d'une façon ou d'une autre. Nous sommes impliqués, peu importe ce que nous en pensons.

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Or

Un ouvrage brillant et percutant, qui ne peut laisser de marbre.

Cela fait plusieurs mois que je m’intéressais au végétarisme et que je désirais lire des ouvrages sur ce sujet. Il m’était déjà arrivé de naviguer sur des sites Internet, et je connaissais déjà les principaux arguments plaidant en faveur du végétarisme, ou, a minima, d’une réduction de notre consommation de produits d’origine animale. Cependant, j’ai déjà été heurtée par certains sites qui se fixent pour objectif la culpabilisation plutôt que l’explication, à grands renforts d’analogies sexistes et/ou racistes… attitude qui contribue à alimenter le stéréotype du « vegan extrémiste ».

Et si ce livre m’a autant plu, c’est qu’il fait place nette en effaçant les ardoises des uns et des autres pour tout reprendre à zéro. Face à la polarisation traditionnelle - et clichée - « vegan extrémiste/méchants éleveurs », l’auteur montre une réalité bien plus nuancée. Car c’est son but premier : nous présenter les faits, et nous en laisser juger. L’auteur, avant de se faire enquêteur, n’était pas un végétarien pleinement convaincu : il s’est avant tout lancé dans ce projet par amour pour son fils. Il souhaitait tout simplement savoir avec quoi il nourrissait son enfant. Nous le suivons dans sa quête, dans laquelle s’entrecroisent histoires familiales, interviews et rapports de faits.

La plume de l’auteur est puissante : c’est peut-être horrible à dire, mais son ouvrage est aussi addictif qu’un roman. Malheureusement, rien de fictionnel ici. La plongée dans les abattoirs de l’élevage industriel est glaçante d’effroi. L’auteur n’a pas besoin de dramatisation ou de mise en scène pour enrober les faits d’un pathos : l’heure n’est pas tant à l’émotion qu’à la prise de conscience, et il l’a bien compris. Les faits parlent pour eux-mêmes, et bon nombre de passages sont extrêmement choquants. Sources à l’appui, il ne nous épargne rien, et c’en est presque libérateur. Le ton est bien souvent d’un grinçant cynisme, ce qui donne une certaine dynamique à l’ouvrage et nous pousse à nous interroger.

J’ai réellement apprécié le fait qu’il donne la parole à différentes personnes directement concernées : des végétariens, des défenseurs des droits des animaux, des éleveurs traditionnels (qui tendent à disparaître), et même à un éleveur industriel… Cela ne veut pas dire que l’auteur cautionne ou non les paroles des uns ou des autres. Il s’en fait le rapporteur en les mettant en relation les uns avec les autres et en les confrontant à la réalité.

Mais le but de ce livre n’est-il pas de nous montrer, justement, que nous sommes tous concernés ? Ce que souhaite l’auteur, c’est qu’on prenne pleinement conscience des conséquences de nos choix individuels, et qu’on arrête de se laisser berner ou de croire que tout ça n’est qu’abstraction. Bien que l’auteur donne à maintes reprises sa propre opinion, la seule morale de ce livre pourrait être celle-ci : faites vos choix, mais ne prétendez pas que ceux-ci ne sont pas de votre ressort ou que vous n’en connaissez pas les connaissances. Choisissez, mais ne prétendez pas être aveugle.

Un livre que je ne suis pas prête d’oublier.

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Diamant

C'est le premier livre sur le thème du végétarisme que j'ai lu. Je l'ai beaucoup apprécié pour le côté "journalistique", l'auteur raconte les faits et nous fait partager son enquête sans jugement. La fin du livre laisse d'ailleurs place à une plus grande réflexion personnelle.

L'auteur écrit très bien et arrive à transmettre une foule d'émotions (certains passages m'ont donné envie de pleurer ou de vomir, ou les deux).

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Diamant

Ce livre fait beaucoup réfléchir, donne parfois envie de vomir tant on est confronté à une réalité qu'on préfère ne pas voir parfois.

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Diamant

J'ai lu ce livre en tant que végétarienne convaincue mais il m'a tout de même ouvert les yeux sur beaucoup de choses que j'ignorais. C'est un ouvrage qui constitue un vrai travail de recherche et qui pousse le lecteur à la réflexion d'une façon judicieuse. Je le conseille à tout ceux qui, un jour en mangeant leur poulet ou en jouant avec leur chien, se posent cette question un peu dérangeante "Faut-il manger les animaux ?"

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Diamant

Voilà un bouquin d'une intelligence remarquable qui met notre sens critique et notre bon sens à l'épreuve: l'auteur ne vient pas en donneur de leçons. Tout au contraire, il partage un cheminement, une expérience, une analyse qui l'ont conduit à faire le choix raisonnable du végétarisme.

Il souligne l'incidence de l'industrie agro-alimentaire sur tous les aspects de notre vie: santé, environnement, morale, atteinte de l'air, de l'eau, des terres agricoles, etc. Et nous donne à voir ce que nous refusons de savoir: les conditions d'élevage ou d'abattage, et les limites économiques de ces pratiques.

Mais il convoque également les points de vue des différents acteurs de cette économie: producteurs, ouvriers d'abattoirs, éleveurs industriels et traditionnels...

Un livre bouleversant, dans tous les sens du terme. Un livre nécessaire.

Difficile, douloureux, rare.

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Lu aussi

Un livre fort qui dénonce les dessous de l'élevage industriel. En refermant ce livre, on ne peut plus dire qu'on ne sait pas... Le végétarisme semble la seule issue pour cesser de cautionner les souffrances infligées aux animaux.

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Diamant

J'avais une naïveté profonde avant de lire ce livre dans laquelle je me disais que tout les animaux d’élevage vivaient dans des pâturages un peu comme dans les publicités,. Je me souviens que j'ai été profondément choquée, âme sensible s'abstenir. Je n'ai pas pu manger de viande pendant environ deux ou trois mois je ne sais plus exactement. Intéressant, facile à lire et qui invite à réfléchir .

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Ce livre me semble vraiment intéressant ! Il faudrait que je pense à le lire...

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Date de sortie

Faut-il manger les animaux ?

  • France : 2011-01-06 (Français)

Activité récente

Amita l'ajoute dans sa biblio or
2018-07-09T13:58:27+02:00

Titres alternatifs

  • Eating animals - Anglais

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