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Petit pays



Description ajoutée par ceinwyn79 2016-05-26T11:57:39+02:00

Résumé

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

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Classement en biblio - 725 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Maks 2016-11-14T02:31:42+01:00

le Rwanda était devenu un immense terrain de chasse dans lequel le Tutsi était le gibier. Un humain coupable d’être né, coupable d’être. Une vermine aux yeux des tueurs, un cancrelat qu’il fallait écraser.

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

Un livre témoin de la fureur des hommes dans un "petit pays", d une plume poétique mais sans langue de bois.

Un quotidien d une enfance blessée à jamais, et une lecture qui vous suivra longtemps.

Un bijou littéraire et un coup de coeur.

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Diamant

J'ai attendu quelques jours avant de rédiger cet avis car ce récit à été, pour moi en tout cas, assez difficile à encaisser de part la dureté des faits et des sentiments qu'il procure. J'ai pourtant l'habitude de faire mes chroniques à chaud mais là je n'ai pas pu, c'est une réaction assez rare de ma part.

Nous suivons dans cette histoire, Gabriel, un jeune garçon métisse dont le père est français et la mère réfugiée rwandaise au Burundi. Gaby va au cours de cette jeunesse, essuyer les aléas de tout jeunes garçons pris entre deux cultures, dans un pays où la guerre ethnique va s'installer. Ce n'est déjà pas facile de grandir dans des conditions normales donc je vous laisse imaginer la montagne à gravir pour sortir indemne de cette enfance.

Ce jeune garçon m'a beaucoup plus, il est sensible, courageux et intelligent, de plus, malgré la guerre, le Burundi à l'air d'un pays très beau.

Les thèmes abordés en parallèle de cette guerre civile et ethnique sont évidement la politique, l'amitié, la séparation, l'ennuie, la vie, la mort et encore plein d'autres thèmes et sentiments que je tairai pour ne pas trop dévoiler l'histoire.

J'ai donc vraiment adoré ce livre, j'avais l'impression d'être avec ces gens tellement le récit respire le "vrai", tellement il m'as pris aux tripes, je ne pleure jamais sur un livre, je prend en général assez de distances pour faire la part des choses, mais la, la fin m'a tiré des yeux rouges et humides ainsi qu'un sentiment de tristesse immédiate. Relire un roman est une chose que je déteste et bien ici j'ai déjà envie de m'y replonger.

À lire absolument, c'est une histoire qui va certainement jouer avec vos sentiments, elle est horrible et elle est si belle !

Voir la chronique sur mon blog :

http://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2016/11/petit-pays-gael-faye.html

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Commentaire video

Vidéo ajoutée par ilEtaitUneFoisLulu 2018-11-20T17:40:45+01:00

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par veronique6 2019-04-21T15:51:57+02:00
Bronze

Ce roman a été pour moi une vrai découverte. Le sujet très difficile qui y est abordé, est simplement décrit par les yeux de cet enfant qui ne se rend pas compte de la dangerosité et de l'atrocité que les gens ont fait preuve. Le génocide du Rwanda dont on a commémoré cette année, les 25 ans, n'est pas passé inaperçu.

Ce livre m'a fait rigolé, pleuré, et surtout me poser des questions sur cet épisode de l'histoire. L'écriture fluide a fait que je n'ai pas pu poser mon livre avant de l'avoir terminer, heureusement qu'il n'était pas trop épais. Ce qu'il m'a le plus marqué c'est que même le héros ne sait pas pourquoi les Hutus ont tués les Tutsis, ni ce qui les différenciaient. Alors qu'il était lui-même l'enfant d'une mère Tutsi. C'est un livre qui a le mérite d'être lu même si parfois il y a des longueurs par rapport à ses descriptions sur ses lectures ou ses jeux avec ces amis.

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Commentaire ajouté par Ahlstrom 2019-04-04T10:39:52+02:00
Or

J'ai beaucoup aimé ce roman, tant pour sa plume, simple, mais parfaitement maîtrisée, que pour le point de vue adopté. Il ne s'agit pas à proprement parler du récit du génocide rwandais, mais plutôt comment un enfant a pu percevoir ces événements qui touchent directement sa famille, et comment ce garçon s'est construit en tant qu'adulte sur cette nostalgie du petit pays qui lui manque profondément. En ressort un besoin d'écrire, de s'épancher qui nous offre des pages d'une grande beauté.

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Commentaire ajouté par Cerise42 2019-02-28T21:44:04+01:00
Or

Ce roman est magnifique.

Le livre débute avec l’insouciance de l’enfance tout en nous faisant comprendre que ces temps heureux ne vont pas durer et on fini avec l’horreur de la guerre, du génocide, de ces vies gâchées sans avoir forcément une raison. J’ai aimé le fait que ce soit le point de vue d’un enfant, Gaby, parce qu’il est un peu comme nous : il ne comprend pas pourquoi il y a ce déchaînement de violence.

Gaël Faye a une plume fluide, poétique qui nous porte nous accompagne dans son récit malgré l’horreur.

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Commentaire ajouté par Lulaly 2019-02-26T18:14:35+01:00
Bronze

Un roman très intéressant et vraiment très bien écrit. On y découvre le quotidien de Gabriel, dit "Gaby" au Burundi. Entre bonheur et horreur, il nous raconte sa vie là-bas dans ce "petit pays". Un roman poignant sur le génocides rwandais.

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Commentaire ajouté par Cellophane 2019-02-18T23:00:07+01:00
Bronze

Oui, bien sûr, c’est bien.

On ne sait pas ce qui est vrai de ce qui est fictif dans l’histoire mais on sait, on sent qu’il y a du vécu et c’est un témoignage assez prenant de l’intérieur.

D’un autre côté, ça a beau être un témoignage, ça reste des souvenirs d’enfance. Alors oui, il y a un paquet de trucs qu’on se prend dans le nez, mais des autres aussi, qui sont très anecdotiques (formidable qu’il découvre la littérature mais ça casse le rythme et l’intérêt…).

Donc, quelques trucs dont je me serais passé parce que ce sont ses souvenirs, pas les miens, et que moi, ce qui m’intéressait, c’était plus les faits.

Et puis, ce qui m’a empêché d’entrer vraiment dedans avant la moitié au moins du roman (outre que son nouvel an ne m’intéressait pas plus que ça), ce sont les descriptions.

Oui, oui, oui, très bien faites et qui plairont sûrement à beaucoup de monde parce que ça montre très justement comment est le Burundi. Mais moi, je n’aime pas ça, les descriptions… Et j’ai trouvé qu’il y en avait trop pour moi.

Très intéressant mais un côté anecdotique et descriptif qui ne m’a pas permis, à moi, d’entrer totalement dedans.

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Commentaire ajouté par jukebox_fr 2019-02-02T10:24:13+01:00
Or

En 1994, j'avais à peu près le même âge que Gaby au moment des événements au Rwanda. Tous les soirs au journal de 20h, alors que nous mangions en famille, nous découvrions avec horreur les images des massacres perpétués par les Hutus sur les Tutsis. Des familles entières, hommes, femmes, enfants, sans exception, décimées sous nos yeux à coup de machettes et autres outils agricoles, sommairement exécutées à la kalach et entassées comme de vulgaires charognes dans d'atroces charniers livrés aux dégâts du soleil brûlant d'Afrique.

Si à cette époque j'avais déjà entendu le mot génocide, en se référant au peuple amérindien, je n'avais jamais encore eu l'occasion de lui attribuer une telle ampleur horrifique. Dans ma tête, influencée par tous les westerns hollywoodiens, les indiens d'Amérique avaient presque tous disparus parce qu'ils ne se battaient pas à armes égales contre les fusils et canons des colons. Je revoyais naïvement les mises en scène de vaillantes batailles où des hommes, des guerriers, affrontaient d'autres guerriers, mais jamais je ne m'étais posé la question de la justification de tout ceci ni de ce qu'il advenait des femmes et des enfants.

Avec le génocide Rwandais, je le découvrais pour la première fois et je ne pouvais fermer les yeux ou m'en soustraire, désormais trop âgée pour en ignorer la cruauté et l'absurdité mais en même temps encore trop jeune et trop tendre pour endurer sans conséquences. L'actualité venait de m'offrir ma première incursion dans la noirceur humaine (pas la dernière malheureusement) et ce n'était pas une fiction. En dehors de ma bulle d'insouciance, je découvrais un monde fou et brutal que je ne comprenais pas.

En lisant Petit pays j'ai revécu tout ce processus, j'ai revu ces images d'actualité et je me suis totalement identifiée à Gaby, forcé de perdre son innocence et lui aussi plein d'incompréhension face à l'aberration du monde. A la différence que pour lui la violence était bien plus concrète, à sa porte, décimant ses proches, corrompant ses amis et l'obligeant à faire des choix horribles pour sa propre survie.

J'ai particulièrement apprécié le ton pudique du livre qui reflète bien cette innocence du personnage, une plume juste et poétique mais qui laisse tout de même transparaître des éclats de conscience graduels d'un drame qui se prépare de longue date. Comme l'expression d'une peur endémique constamment refoulée par le jeune garçon qui ne réalise pas totalement (ou n'assume pas ?) ce qu'il est et ce que cela implique: un métis français et rwandais avec des origines Tutsis.

Le gros point fort du livre est qu'il ne prend pas de parti. Certes le jeune garçon est entouré de personnages aux idées bien arrêtées, mais lui-même refuse d'adhérer à quoi que ce soit et rejette en masse la haine de l'autre qui s'est emparée des deux camps. Il nous relate l'enchaînement des événements tels qu'il les a vécus et interprétés avec sa vision d'enfant, se posant toujours des questions qui l'empêchent de rentrer à son tour dans le cercle vicieux de la violence et des représailles.

Mais le résultat est tout de même là, le lecteur est interpellé sur un certain nombre de questions comme l'origine de cette haine ethnique, l'inaction de l'ONU, le rôle de la France dans le génocide ou encore les représailles sanglantes du Front Patriotique Rwandais (FPR). Gaël Faye se garde bien de donner des détails ou même son avis sur ces points, laissant au lecteur le soin, si il le souhaite, de s'instruire et de se forger sa propre opinion par ses recherches et ses connaissances personnelles.

Au final on ne garde que ce constat de centaines de milliers de vies gâchées et de toutes ces enfances volées, à l'image de celles de Gaby et de sa jeune soeur. C'est ce qui fait de ce livre une oeuvre bouleversante qui continue de toucher bien au delà de sa dernière page.

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Commentaire ajouté par LesRosesDeTrianon 2019-01-28T09:54:59+01:00
Or

Un roman absolument déchirant et magnifique. L'écriture de l'auteur est fluide, on a vraiment l'impression d'entendre Gaby nous parler. Ce livre m'a permis d'en apprendre beaucoup sur le génocide rwandais et tous ces événements dramatiques qui ne sont hélas pas enseignés en cours. Ce qui choque le plus, c'est de savoir que ce n'est pas si loin de nous que ça. Toutes ces familles détruites, toute cette haine… C'est révoltant.

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Commentaire ajouté par RazKiss 2019-01-27T21:57:38+01:00
Or

Gabriel, dit "Gaby", est un jeune garçon métis (père français, mère rwandaise) coulant des jours heureux au Burundi avec sa petite sœur, Ana. La première partie du roman nous fait découvrir son quotidien : les bêtises avec sa bande de copains, ses relations avec les employés de son père, la partie rwandaise de la famille, les tensions entre ses parents,... On sent quand même un climat un peu spécial : les gens se dévisagent dans la rue et ont tendance, en se basant sur quelques critères physiques, à mettre les autres dans une case : Hutu ou Tutsi. Dans la seconde partie du livre, la guerre éclate et emporte Gaby et le lecteur dans un tourbillon de violence.

On ressort de cette lecture complètement lessivé. La plume de Gaël Faye est magnifique, dès les premières pages il nous transporte dans ce petit pays qui nous semble si exotique. Au début, tout est poétique et léger. Petit à petit on sent venir l'orage... Et même en étant prévenu, quand la guerre éclate, on se prend une véritable claque dans la figure. Comme Gaby qui, longtemps, refuse d'ouvrir les yeux sur cette situation dramatique.En refermant le livre, la stupeur et l'horreur ne nous quittent pas tout de suite...

"Petit pays" mérite vraiment ses récompenses littéraires, il m'a pris aux tripes. Ce livre est un petit bijou !

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Commentaire ajouté par Emrys98 2019-01-25T22:58:32+01:00
Bronze

Un livre à lire, dans le sens où il nous fait découvrir, à travers les yeux d’un enfant, Gabriel, un épisode récent qu’on ne connaît trop souvent que de nom : le génocide du Rwanda et les événements violents qui se déroulèrent simultanément au Burundi.

Gaël Faye évoque cette cruelle réalité par le biais de mots doux et poétiques. L’ensemble est touchant, d’autant plus lorsque l’on sait les inspirations autobiographiques de l’auteur. Mais justement, je pense que c’est cette l’Histoire originelle qui m’a intéressée, plus que le récit en lui-même. En effet, les deux premiers tiers du livre, consacrés à divers souvenirs d’enfance de Gabriel, ne m’ont pas enthousiasmée plus que ça. Ils posent un décor, c’est tout. En revanche, lorsque la guerre éclate et que la violence se manifeste partout, il devient plus difficile de s’arrêter de lire !

Je dirais donc que c’est un bon livre pour s’initier au sujet, peut-être surtout pour des adolescents, bien qu’il puisse à coup sûr plaire à tout âge !

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Commentaire ajouté par Hathor13 2019-01-25T12:42:58+01:00
Lu aussi

Un livre biographique qui retrace l'enfance africaine de l'auteur. On découvre le Burundi, la culture du pays et les contrastes culturels qui habitent les habitants des différentes ethnies qui composent la population. Un livre intéressant à défaut d'être passionnant, comme une fenêtre sur l'Afrique

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Dates de sortie

Petit pays

  • France : 2016-08-24 (Français)
  • France : 2017-08-23 - Poche (Français)

Activité récente

yoya le place en liste or
2019-04-02T23:13:22+02:00
alec74 l'ajoute dans sa biblio or
2019-03-19T22:15:35+01:00

Les chiffres

Lecteurs 725
Commentaires 138
Extraits 90
Evaluations 269
Note globale 8.11 / 10

Évaluations

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