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Demain c'est loin



Description ajoutée par x-Key 2017-10-01T14:16:51+02:00

Résumé

« J’avais un nom de juif et une tête d’Arabe mais en fait j’étais normal. » Voici François Feldman, originaire de la cité des Buers à Lyon, plus tout à fait un gars des quartiers mais n’ayant jamais réussi non plus à se faire adopter des Lyonnais de souche, dont il ne partage ni les valeurs ni le compte épargne. Il est entre deux mondes, et ça le rend philosophe. Juliane, elle, c’est sa banquière. BCBG, rigide et totalement dénuée de sens de l’humour, lassée de renflouer le compte de François à coups de prêt. « Entre elle et moi, de sales petites bestioles ne cessaient de se reproduire et de pourrir notre relation, ces sales petites bêtes contre lesquelles nous ne sommes pas tous égaux : les agios. » Mais le rapport de force va s’inverser quand, un soir, François lui sauve la mise, un peu malgré lui, suite à un terrible accident. Et la banquière coincée flanquée du faux rebeu des cités de se retrouver dans une improbable cavale, à fuir à la fois la police et un caïd de banlieue qui a posé un contrat sur leurs têtes. Pour survivre, ils vont devoir laisser leurs préjugés au bord de la route, faire front commun. Et c’est loin d’être gagné.

À vingt ans, Jacky Schwartzmann a lu tout Arthur Rimbaud et connaît tout de NTM. Puis les petits boulots s’enchaînent, autant pour gagner sa vie que pour vivre la vie des travailleurs normaux. Éducateur, barman, libraire à Lyon, puis assistant logistique chez Alstom, expérience qui lui inspire son roman Mauvais Coûts (La Fosse aux ours, 2016).

Avec Demain c’est loin, Jacky Schwartzmann signe un polar sous haute tension, violemment drôle et d’une belle humanité.

(Source : Seuil)

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Extrait

Extrait ajouté par lelette1610 2017-10-02T11:14:19+02:00

Je m'appelle François Feldman, comme l'aut' con.

Mais je suis pas chanteur. Et je suis pas juif. Depuis toujours quand je dis mon nom on me demande :

« Comme le chanteur ? » Quand je suis énervé je réponds : « Pis ta mère, tapette ? » Et quand je suis calme je dis que oui, c'est mon oncle. Là, les gens ne savent plus quoi dire et ils sourient bêtement. Ils sont

écrasés par le poids de la célébrité et ils me regardent autrement. Sinon, on me demande souvent si je suis juif. « Feldman, Feldman… c'est juif, non ? » Quand je suis énervé je réponds : « Pis ta mère, tapette ? » Et quand je suis calme je dis que oui, je suis feuj. Gros silence. Les gens n'ont rien contre les juifs mais ils n'aiment pas être avec eux, ils ignorent ce qu'il faut dire ou ne surtout pas dire, ils sont comme des cons et c'est ça qu'ils n'aiment pas : être comme des cons.

Moi les juifs je m'en fous, comme je me fous des

Japonais. Ils ont des moeurs et des fringues pourries, ils mangent bizarrement, mais à part ça, ça va. Ils servent à rien, quoi, c'est tout.De toute façon, c'est pas mon vrai problème. Mon vrai problème c'est que j'ai une tête d'Arabe, surtout ce qu'il y a dedans. C'est parce que j'ai grandi avec eux. Je viens de la cité des

Buers, tout le monde connaît à Lyon. Ça craint, les

Buers. J'ai tellement traîné avec les Arabes depuis toujours que je les connais par coeur, je suis comme eux, j'aime pas trop le porc et ça m'est même arrivé de faire le ramadan pour faire comme les potes. Je parle comme eux, je pense comme eux, j'ai une calvitie à la

Zidane et comme eux je n'ai pas une très haute idée des femmes. Pour résumer, depuis que je suis gosse, on m'appelle soit le Juif, soit le Rebeu blanc. Cela dit tout le monde se retrouve sur un point, mon troisième surnom : le Gros. J'ai en effet cette particularité de n'être ni très grand ni très svelte. Là encore je crois que je peux remercier mes potes arabes, et surtout leurs mères qui m'ont toujours donné plein de trucs à

bouffer quand j'étais chez eux. Je suis pas critique culinaire mais il y a une chose que je peux tout de même affirmer : les cuisines algérienne, marocaine et tunisienne ne reposent pas sur les mêmes principes que la cuisine crétoise. Tout ça, ça aide pas. Un nom de juif, une tête d'Arabe, le physique de Philip

Seymour Hoffman et la domiciliation aux Buers, c'est ce qu'on peut appeler un mauvais départ dans la vie.

C'est un peu comme si on me demandait de battre

Usain Bolt à la vitesse, mais en moonwalk. C'est pour

ça que je suis parti. Oh, pas très loin. À Lyon.

source : édition du Seuil

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"Demain c'est loin" est sorti 2017-10-12T00:00:00+02:00
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Date de sortie

Demain c'est loin

  • France : 2017-10-12 (Français)

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