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La Vie devant soi



Description ajoutée par lag123 2013-05-13T20:38:44+02:00

Résumé

Madame Rosa, une vieille juive qui a connu Auschwitz et qui, autrefois, se défendait (selon le terme utilisé par Momo pour signifier prostitution) rue Blondel à Paris, a ouvert « une pension sans famille pour les gosses qui sont nés de travers », autrement dit une pension clandestine où les dames qui se défendent laissent leurs rejetons pendant quelques mois pour les protéger (de l'Assistance publique ou des représailles des proxénètes). Momo, jeune musulman d'une dizaine d’années, raconte sa vie chez madame Rosa et son amour pour la seule « mère » qui lui reste, cette ancienne prostituée, devenue grosse et laide et qu'il aime de tout son cœur. Le jeune homme accompagnera la vieille femme jusqu'à la fin de sa vie.

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Classement en biblio - 1 225 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par x-Key 2010-11-21T15:04:24+01:00

C'est là que je viens me cacher quand j'ai peur.

Peur de quoi, Madame Rosa?

C'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur, Momo.

Ca, j'ai jamais oublié, parce que c'est la chose la plus vraie que j'ai jamais entendue.

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

Ce bouquin est un petit bijou, j'ai adoré l'écriture de Romain Gary. Le narrateur est un enfant qui raconte toute la pénibilité de son enfance avec l'innocence de celui qui ne sais pas - parce qu'il n'a jamais rien vécu d'autre - que la vie n'est pas toujours aussi cruelle que ça. Sous une grande naïveté, ses réflexions psychologique et sociologiques sont terriblement justes. Et l'amour entre lui et Madame Rosa, la vieille juive mourante qui l'a élevé, est sacrément touchant. J'ai relevé tellement de phrases et d'extraits qui m'ont marqués dans un si petit bouquin, c'est fou. C'est un gros coup de cœur et je comprend totalement pourquoi ce livre a reçu le prix Goncourt.

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Or

Émile Ajar (Romain Gary) est décidément un auteur que j’apprécie beaucoup. La preuve en est après avoir achever la lecture de cette histoire d’amour fusionnel entre un jeune arabe et une vieille juive rescapée de l’holocauste. Madame Rose est une ancienne gagneuse qui après s’être défendu avec son cul, s’est reconvertie dans l’accueil « d’enfant né de travers ». De tous ses enfants, Momo sera celui qui l’aidera dans son combat contre ses six étages sans ascenseur, contre le temps, l’oubli, la maladie et pour lui faire bénéficier du « droit sacré des peuples à disposer d’eux-mêmes » ; parce que personne ne veut l’avorter.

Le tour de force de ce roman est d’évoquer des sujets résolument graves à travers le regard touchant de ses héros. C’est ainsi que l’auteur aborde la fin de vie, l’euthanasie, Spoiler(cliquez pour révéler)« Je ne comprendrai jamais pourquoi l'avortement c'est autorisé pour les jeunes et pas pour les vieux. Moi je trouve que le type en Amérique qui abattu le record du monde comme légume c'est encore pire que Jésus parce qu'il est resté sur sa croix 17 ans et des poussières. Moi je trouve qu'il n'y a rien de plus dégueulasse que d'enfoncer la vie de force dans la gueule des gens qui ne peuvent pas se défendre et qui ne veulent plus s'en servir. » la prostitution, l’adoption, l’importance de ses origines pour grandir… mais aussi l’exclusion, la Shoah, la peur de la maladie, la solidarité, la drogue…

Ce roman est tout à tour lyrique, naïf, sombre et tendre. Paradoxalement, il baigne dans une perpétuelle bonne humeur. Ce sentiment décalé est contagieux. Ce sourire au coin des lèvres m’est resté de la première à la dernière page. Pourquoi ? Parce que l’auteur donne à Momo la voix naïve d’un enfant de 10 ans qui s’embrouille avec les termes et les expressions françaises qu’il entend et répète ; qui fait des amalgames aussi amusant que profond sur sa vie et celle de madame Rose. C’est heureux, ce reste d’innocence et d’insouciance comme pour dédramatiser le font du roman.

Tout comme sa façon de penser mûrie, Momo grandit et apprend à vivre. « Madame Rosa dit que la vie peut être très belle mais qu'on ne l'a pas encore vraiment trouvée et qu'en attendant il faut bien vivre. » Ça prend aux tripes, cette gravité, cette peur, cet amour, cette conscience de la noirceur de la vie !

Comme lorsque Momo s’énerve contre les vieux qui lui disent « tu es jeune, tu as toute la vie devant toi. », comme pour lui dire de ne pas avoir peur. Alors qu’à son âge, avoir toute la vie devant soi, ça peut foutre la trouille… tout autant que de la trouver derrière soi.

Comme lorsque Momo philosophe sur la vie qui n’a rien d’enviable ; que le bonheur c’est dégueulasse. « Le bonheur c’est une belle ordure et une peau de vache. ».

Ce qui m’a le plus touché chez Madame Rose, c’est qu’elle a éduqué le petit Momo, bien que juive comme un arabe. Comme une contre partie Momo lui fera réciter ses prières juives lorsque cette mère adoptive perdra la mémoire. Quelle leçon de compréhension et d’amour ! Pourtant, avec quatre-vingt-quinze kilos de souvenirs, d'amour, de chagrin, et un corps déclinant, Madame Rose a, elle aussi ses angoisses. Elle s’en protège en regardant un portrait d’Hitler parce que la vie « ça ne pardonne pas ». Mais rien ne lui fait moins peur que de finir comme un légume, d’aller mourir à l’hôpital et le cancer.

J’ai beaucoup aimé également tous les personnages secondaires ; tous ses voisins truculents, plein de respect et de tolérances qui viennent tour à tour en aide à Madame Rose et à Momo pour donner un sens à leurs destinées. Il y a Monsieur N’Da Amédée, le « proxynete » - comme le dit si naïvement Momo - illettré mais le mieux sapé de Paname. Il y a madame Lola, un travesti Sénégalais, ex champion de boxe. Il y a monsieur Hamil, un ancien vendeur de tapis qui se promène toujours avec son livre des Misérables de Victor Hugo sous le bras. Il y a monsieur Waloumba, un noir du Cameroun « qui était venu en France pour la balayer » et qui accompagné de ses frères dansent et jouent du tambour pour faire fuir la mort et les mauvais esprits autour de madame Rose… Et que dire de Madame Nadine, du docteur Katz, du sourire de Banania… Autant d’anges !

La vie devant soi est un condensé d’émotions et de bons sentiments ; une magnifique leçon de vie « Parce qu'on ne peut pas vivre sans quelqu'un à aimer. »

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Lelol 2018-09-19T13:28:45+02:00
Lu aussi

L'histoire, très belle, peut nous toucher particulièrement. En effet, le contraste entre Mme Rosa telle que l'on nous la décrit et l'amour que lui porte Mohammed est intéressant et induit un questionnement : Peut-on sincèrement aimer quelqu'un pour ces qualités sentimentales lorsqu'elles sont altérées par la maladie ?

Cependant l'écriture m'a fortement déçu par le nombre de vulgarités, de familiarités et l'absence de tournure de phrase vraiment soutenues. Je sais que le narrateur a ces habitudes de langage mais je ne peut m'empêcher de trouver cela dommage pour une si belle histoire...

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Commentaire ajouté par benerogue 2018-09-14T22:16:20+02:00
Lu aussi

Romain Gary nous offre ici un bon roman, mais un peu lent, qui met du temps à démarrer. Il y a pas mal de longueur, et le plus intéressant reste la dernière partie du livre.

Après ce livre est magnifique par les sentiments "familiaux" qu'il expose, et ce, sans virer dans le pathos.

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Commentaire ajouté par mielicanela 2018-07-28T19:54:49+02:00
Pas apprécié

Une connaissance m'avait passé ce livre l'année dernière. L'écriture est belle et précise, je le reconnais. Néanmoins, l'histoire est tellement triste et me parle tellement de réalités auxquelles je suis confrontée chaque jour que je n'arrive pas à l'apprécier.

Je pense que c'est le genre de livre qu'il faut lire pour se rendre compte des réalités du monde dans lequel on vit, pour avoir envie de mieux se traiter entre humains, et tout ça. Peut être aussi pour savoir pourquoi on se bat... Je vous le conseille: même si vous finissez comme moi par ne pas l'aimer, il ne vous laissera pas indifférent et surtout vous donnera du grain à moudre avec les réflexions qu'il amène...

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Commentaire ajouté par ocenamo3 2018-06-30T01:33:05+02:00
Lu aussi

J'ai pu ( ou dû) lire cette œuvre littéraire. Sur les 110 pages que j'ai lu, je n'ai apprécié.........rien en fait. Je pensais avant de commencer la lecture, que comme c'était un livre qui avait reçu le prix Goncourt; je pourrai avoir plaisir à le lire. Que de déception: à la fois je n'aimais pas les personnages et leur caractère, surtout Momo, et puis le cadre spatio-temporel et les thèmes abordés ne m'ont pas transporté. J'ai eu donc beaucoup de mal à le lire, mais peut-être que dans 10 ou 20 ans je le relirai. Mais toutes ses créations ainsi que l'histoire du nom de Romain Gary méritent quelques félicitations, œuvre que certains d'entre vous pourra plaire.

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Commentaire ajouté par malarius 2018-05-29T17:16:37+02:00
Diamant

Un livre émouvant jusqu'aux derniers mots, avec une fin belle et digne d'un si beau livre.

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Commentaire ajouté par book-princess 2018-05-10T14:08:48+02:00
Argent

Ce roman est très beau, touchant et plein de poésie. L'auteur insiste beaucoup sur les valeurs de la vie, et couvre beaucoup de sujets très importants : le droit à l'euthanasie, la famille qu'on se choisit, l'amour plus fort que la mort... Et tout cela, vu par les yeux innocents et naïfs d'un enfant, Momo,qui subis les aléas de la vie. Pourtant, son histoire avec sa mère adoptive, Madame Rosa, vieille, malade, touche au cœur et est d'une profondeur et d'une justesse incroyable. Bref, un livre à lire au moins une fois, dont les réflexions ne laissent pas indifférent. Un Goncourt totalement mérité.

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Commentaire ajouté par Marine_fmbt 2018-04-14T18:14:14+02:00
Or

Lu en cours, très intéressant, instructif.

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Commentaire ajouté par CelestFire 2018-03-14T09:53:04+01:00
Diamant

A peine deux pages de lues et je sais déjà pourquoi ce livre a gagné le prix Goncourt. Les sujets graves sont évoqués avec une justesse et une profondeur troublante, et en même temps avec finesse et légèreté. Pour être juste, j'aimerais partager en citation tout le livre, mais comme je ne peux pas, je vous invite à le lire, pour vous rendre compte par vous même. Je trouve que chaque phrase est bien trouvée. Même si c'est une lecture abordable, et n'utilisant pas un vocabulaire trop recherché, chaque passage invite à la réflexion et à l'interprétation. Pendant toute cette délectable lecture, le sourire n'a jamais quitté mon visage, même s'il côtoyait parfois les larmes. Car le lecteur qui accompagne ce gamin, explore une dure réalité, mise en couleur par une intelligence et une sensibilité touchante.

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Commentaire ajouté par MisterCuzine 2018-03-12T15:42:54+01:00
Bronze

J'ai découvert Romain Gary avec La Promesse de l'aube, et j'étais agréablement surpris et réjoui de retrouver dans La Vie devant soi des thématiques similaires à ce qu'on trouve dans son "roman autobiographique", avec le récit d'un jeune garçon espiègle et hypersensible, attaché à une figure maternelle forte. Spoiler(cliquez pour révéler)Sa mort à la fin du roman annonce la sortie de l'enfance pour le jeune Momo.

L'écriture de Gary offre une grande authenticité à la voix du jeune garçon, comme si nous lisions Le Petit Nicolas pour adulte, et parvient une nouvelle fois à me séduire, malgré son apparente simplicité. Mais honnêtement, je n'ai pas accroché plus que ça.

Mais mon avis sur l'histoire en elle-même n'est pas importante, car je vous conseille de le lire, car ce roman est le fruit de la plus grande supercherie de la littérature française faite au prix Goncourt, et il a fallu attendre la mort de Gary cinq ans plus tard pour découvrir le pot-aux-roses.

Et le fait que le livre en question, qui à sa sortie était écrit par un auteur inexistant, parle d'un jeune enfant abandonné qui ne connaît pas son père... c'est assez brillant !

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Commentaire ajouté par RaissaM 2018-02-25T11:16:06+01:00
Argent

Un livre touchant et émouvant! On suit la vie difficile de Momo à travers ses yeux et c'est ce qui l'a rend aussi attachante. C'est hyper bien écrit ! Ca se lit d'un traite tellement on est dans le plaisir.

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Date de sortie

La Vie devant soi

  • France : 2007-12-01 - Poche (Français)

Activité récente

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Note globale 7.53 / 10

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