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La Horde du Contrevent



Description ajoutée par panda 2009-11-30T08:18:57+01:00

Résumé

LE ROMAN. " Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime. ". Avec ce deuxième roman, Alain Damasio construit une œuvre sans équivalent dans les littératures de l'imaginaire. Bienvenue au cœur d'un cyclone ! LA BANDE ORIGINALE DU LIVRE. Ecoutez maintenant les mélodies organiques à l'élégance électro-pop, percutées de bruits bruts ; rehaussées d'harmonica, de guitare slide et de bouzouki. Entendez ces nappes riches tissées de voix chapechutées, de boléros souples, soudain déchirée de brefs textes. Le vent fluide enfle. La Horde marche, rythme et nous obsède. Laissez-vous guider par les trompes des pharéoles, traversez la Flaque à mi-torse et ne dites jamais " Fontaine... ". Au livre-univers, Arno Alyvan compose le plus riche des échos : un disque-univers. Soixante minutes d'un album de créateur. A savourer avant ou après la lecture du roman.

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Classement en biblio - 800 lecteurs

Or
183 lecteurs
PAL
305 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par x-Key 2011-03-16T17:48:12+01:00

La musique est comme le vent, elle ne s'arrête jamais ; c'est nous qui arrêtons d'écouter.

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Commentaires les plus appréciés

Commentaire ajouté par codis
Diamant

Une belle découverte que ce bijou, j'en suis encore tout retourné.

Malgré une fin (presque) prévisible, l'ensemble est selon moi tout simplement parfait.

On sent l'influence de Perec tout du long, ce qui n'est pas pour me déplaire: l'écriture a du style, et ajoute une dimension littéraire sensationnelle à ce qui aurait été un excellent bouquin sans cela.

Rien que la première page m'a laissé pantois...

Finalement, comment ne pas s'attacher sincèrement à un personnage aussi fin et délicat que Golgoth?

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Diamant

La Horde, c'est une bulle d'absurdité, qui, en explosant, fait apparaître une myriade d'étoiles de poésie, encore une fois, superbe!

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Commentaire video

Vidéo ajoutée par Lain_se 2018-05-11T22:55:33+02:00

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par tolomas 2018-05-28T10:49:57+02:00
Diamant

Alain Damasio nous happe en quelques paragraphes dans un monde unique et original, avec une plume incroyable, pleine de poésie et d'inventivité, de recherche aussi certainement (syntaxe, graphologie...).

La Horde du Contrevent c'est autant, au 1er degré, une aventure palpitante et venteuse dans un monde loin des poncifs du genre, menée par des personnages charismatismes et bien campés (certains ont évidemment plus de temps d'antenne que d'autres), qu'une expérience de lecture à vivre pour peu qu'on aime la littérature de l'imaginaire et... lire tout simplement.

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Commentaire ajouté par Biblio_Mimi 2018-05-24T12:15:22+02:00
Pas apprécié

La Horde du ContreVent est de la pure fiction. A mon grand désarroi, trop imaginaire à mon goût. Alain Damasio a crée un univers, un monde, une mission, un vocabulaire propre à l'histoire. A de rares moments seulement, j'arrivais à me projeter dans cette histoire.

La plume de l'auteur est, selon moi, extrêmement lourde dans le sens où chaque mot est unique, porteur d'un sens que l'on ne comprend qu'à travers la phrase entière ... ou pas. Certains mots, certaines notions importantes dans l'histoire me restent flous. Pourtant, l'écriture est belle, pleine de poésie.

L'histoire est simple : 23 personnes formant la Horde, doivent aller d'est en ouest pour trouver l'origine du vent. Un vent qui prend plusieurs formes, chacune plus dangereuse que les autres. On suit leur traversée par leurs yeux, leur voix, en narrateur interne. Chaque personnage est lié à un symbole, et à chaque début de paragraphe, ce symbole indique qui parle. Au départ, c'est déroutant, mais au fil de la lecture, on s'approprie le parler de chacun, le symbole de chacun ... Nous rendant les personnages plus attachants.

Même si l'histoire est originale, je savais où l'auteur voulait en venir. Pour dire, les derniers chapitres ont été très pénibles. Trop long à mon goût : après un volcan en activité, on pourrait se dire, c'est la fin, c'était la dernière épreuve du vent ... Et bah non ! Encore des chapitres, encore des lenteurs avec des descriptions importantes dont je n'ai rien compris. Comme je le disais, le vocabulaire est propre à cet univers ... alors je vous laisse imaginer la torture de suivre un élément important quand on ne comprend qu'un mot sur cent.

En bref, ce fut une lecture difficile mais originale. une découverte qui n'est pas un coup de cœur. Je ne relirais pas cette histoire. La plume de l'auteur est trop complexe pour moi. pourtant, à partir d'une moment, au tiers du livre, la plume semble se simplifier.

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Commentaire ajouté par Steph87 2018-05-23T11:41:46+02:00
Diamant

Eprouvant … !

Cela dans le sens haletant plus qu'épuisant. En effet, j'ai plus ressenti cette lecture comme une course contre la montre.

Grimper, monter, contrer ce vent alors que rien ne veut que tu réussisses. Sitôt que tu passes un obstacle, tu t'en prends un autre.

Ce n'est pas s'en rappeler d'ailleurs une Vie. On prend des coups, des murs ou des vents et, soit on fléchi et on disparait en abandonnant, soit on apprend et on continue toujours plus loin, en quête de son idéal ou de son objectif.

C'est ce que j'ai aimé dans cette œuvre, c'est qu'on ne s'ennuie jamais. Bon, certes, le début est difficile.

Les personnages sont nombreux et on est vite perdu devant ses sigles sensés les représenter.

Toutefois, au bout d'une centaine de page environ, on les aura mémorisés et l'histoire filera sans plus aucun problème. C'est fluide et agréable et j'ai beaucoup apprécié ce style d'écriture, où on valse d'un point de vue à l'autre sans aucune logique apparente.

C'est ... comme un courant d'air qui va et qui vient, qui passe d'une personne à l'autre.

Du coup, dans un roman parlant de Vent ... c'est plutôt poétique en un sens.

J'aurai voulu revenir sur certain point qui m'auront vraiment marqué :

Spoiler(cliquez pour révéler)

- Les personnages en premier lieu :

Je ne rappellerai que ceux qui m'auront interpellé.

Voyez-vous, si on suit à peu près tous les personnages, certains, comme Sov le scribe revienne plus souvent que d'autre. C'est normal vous me direz mais ça mérite d'être mentionné car ses personnages sont développés d'une façon plutôt étonnante.

Il y a donc Oroshi "la scientifique". Une femme vouant sa vie à l'étude et la découverte, voulant aller plus loin que quiconque avant elle. Il suffit de voir la réaction de Sov lorsqu’elle annonce qu'elle va mettre au monde un hybride. Cela veut tout dire.

Il n'y a plus le Naturel, il y a le surnaturel ou le ContreNaturel. Cela dépend de la définition qu'on lui donne. Seulement voilà, le Transhumanisme, on est pour ou on est contre. Je suis contre personnellement et c'est pourquoi Oroshi m'a tant interpellé car ressemblant bien trop à certaines de mes connaissances voulant aller plus loin que ce que la Nature a créé.

Ma question pour elle c'est : Pourquoi ? Pourquoi changer l'ordre naturel des choses ? Pour la science ? La gloire ? Simplement la curiosité ?

Je n'ai pas la réponse mais je vais continuer de chercher ;)

Golgoth :

Simplement adoré celui-là. Il est clair, il est droit, il est brut et il trace. Il dit et pense ce que les autres ne feront jamais. Il sera horrible pour certain, il sera réaliste pour d'autre …

Mais pour moi, je pense qu'il est allé au fond du trou, et qu'il en est remonté. Je connais cela, l'ayant vécu donc c'est bien le personnage auquel je me suis le plus attaché. Je l'ai aimé par qu'il combat l'Hypocrisie des gens. Certes, il fait des erreurs, tout le monde en fait. Mais il ne cherche jamais à se justifier devant les autres car il s'en fiche.

Toutefois, arrive son fond. Son humanité, bien caché.

On le remarque surtout quand il perd sa horde, qui était toute sa vie, qui était sa famille, petit à petit. Il aimait engueuller Calli, il aimait que Pietro prenne la défense des autres et le remettre à sa place, il aimait Erg et Firost, ses deux piliers sur qui il a toujours pus compter. Inconsciemment ou non, il respectait plus que tout sa Horde car c'est en fin de compte sa création. C'est lui la clé de voute, mais il ne tient que grâce aux fondations.

Chaque hordier avait une place dans son cœur et la perte de chacun, un par un, j'ai presque ressenti ca personnellement.

Sov, Erg, Caracole … ne m'auront pas plus marqué que ça finalement. Intéressant, mais complexe. Il ne valait pas pour moi Oroshi et Golgoth.

- L'intrigue :

Je l'avoue, j'ai tellement pris dans l'allure soutenu du livre que j'en ai totalement oublié l'extrême amont. Je l'avais simplement oublié, tant les épreuves traversées m'auront happé.

J'ai choisi, délibérément ou non je me concentrais sur le passé plutôt que l'avenir de la Horde. J'étais avide d'en savoir plus sur ce monde et surtout, sur toutes les autres Hordes qui seront passé avant la 34e. C'est tout ce qui avait de sens pour moi.

Je ne voulais pas que la 34e réussisse et vous savez pourquoi ? Parce que je voulais que ça continue !

La phrase du livre pour moi fut : " L'idée de Savoir terrifie ma curiosité"

Eh bien pour moi, cette simple phrase a pris tout son sens. Je ne veux pas savoir, je veux que tout continue ainsi.

A un moment, Oroshi demande aux enfants Fréole d'imaginer les dernières formes du vent. Eh bien j'étais comme ses enfants. Je n'ai pas arrêté d'imaginer et de rêver, mais en aucun je ne voulais savoir la Vérité.

Voyez-vous, on est toujours déçu par la Vérité, toujours. Je trouve tellement plus agréable de suivre une piste comme la Horde en sachant qu'il y a quelque chose au bout. Tout le chemin, la trace prend alors son sens. L'important, ce n'est pas ce qu'il y a au bout, c'est ce qu'on fait, ce qu'on apprend, ce qu'on découvre, ce qu'on observe sur le chemin.

C'est la Vie.

Du coup, je ne voulais pas que la Horde arrive au but. Ce qu'un jour j'aimerais trouver comme Roman et histoire, c'est une histoire qui ne suive aucune logique.

La Horde du Contrevent, elle, suit une quête. Elle va à l'amont et on se doute bien qu'elle y arrivera. Le seul truc qu'on ne sait pas, c'est qui, parmi les personnages y arrivera.

Je dirais que tout le mystère du livre est là. On sait qu'ils y arriveront mais on ne sait pas qui l'auteur va faire partir, et surtout en quelle circonstance.

La Horde va décimer lors du Furvent ? Non évidement. Mais tout le monde en sortira indemne ? Ah ça … ?

La Horde sera t'elle décimé par le Poursuiveur ? Non. Mais comment Erg gagnera-t-il ? Gagnera-t-il seulement ? Perdront-ils quelqu’un ? Un Hordier va-t-il se sacrifier pour la Horde ?

La Horde réussira-t-elle à traverser le lac ? Oui. Mais qui y restera et qu'y verront ils ?

Ce sont ses variables-là qui m'ont fait frissonner d'impatience. C'est dans ses moments-là que je n'aime pas les lecteurs qui se Spoil avant la lecture ou pendant. Mais pourquoi ?! Ce frisson d'inconnu est tellement plus addictif que tout le reste !

Hélas, ce frisson ne pouvait pas durer éternellement, et, horreur pour moi, la fin du livre arrivait à grand pas. L’histoire allait s'achever, d'une façon ou d'une autre. Du coup, je me suis mis à réfléchir sur une possible fin encore plus vite qu'avant.

Qu'y a-t-il derrière ce foutu volcan ? Est-ce réellement la proue d'un navire filant à travers l'espace ? L'idée m'avait traversé l'esprit pendant un temps mais j'avais vite rejeté l'Hypothèse. On n’était pas dans du Fantastique. Certes de la SF, mais pas ce genre de SF.

Alors, quand la Horde au trois quarts décimés a passé l'obstacle, j'étais aussi éreinté qu'eux. Je n'en pouvais plus. Imaginer, réfléchir … lire.

J'ai assisté à leur douleur, au mort une par une. Aux solutions trouvées. Ce fut particulièrement dur parce que j'avais l'impression de faire partie de cette Horde.

Ainsi, après toute ses foutues épreuves, ses tempêtes, ses pirates, ses complots, ses Chrones, ses méduses, cette neige insupportable et cette faim … je n'en pouvais plus.

Et je n'étais qu'un simple lecteur ! C'est mon gros défaut, je me projette bien trop dans ses mondes que je traverse en lecture. Je prends tout trop tout à cœur.

Alors la Horde est passé.

Ce fut le moment que j'ai préféré de tout le livre. Ce frisson d'inconnu encore une fois. Était-ce fini ? Était-ce le jardin d'Eden ?

Je trouvais ça trop simple, trop facile. Et je n'aimais mais alors, vraiment pas !

Alors quand j'ai vu cette plaine de terre, de petite collines et vallées sans vent, sans plus de vent … J'ai vraiment cru que c'était fini. L'extrême amont n'existe pas ! Ou plutôt, il n'était pas.

Pour moi, cela ne voulait dire qu'une seule chose : que l'aventure pouvait continuer ! La Horde allait s'arrêter ou continuer, qu'importe, mais d'autres allaient suivre, passer le col et le volcan, les retrouver et continuer toujours plus loi dans l'inconnu.

C'était ce que je voulais, que cela ne s'arrête pas.

Et la Falaise est arrivé. The end of the world … dommage.

Ce fut à ce moment-là que mon imagination est partie encore plus en sucette. La Horde perdait encore plus de membres : L’autoursier, Coriolis, les jumeaux, Pietro … Mais cela, je le savais déjà.

Caracole nous avait prévenu que tout le monde allait mourir sauf Sov, qui serait le dernier. Mais encore une fois, on ne savait pas comment finirait les autres !

On était au bout, vraiment ou bout et la Horde était fini, c'était la fin. Plus rien. Plus d'Histoire. La Fin.

Et là, Alain Damasio a fait quelque chose pour lequel je ne le remercierai jamais assez : il m'a donné une dernière Variable inconnu.

-> Golgoth revient brisé avec un petit morceau de tissu portant l'inscription du 6e Golgoth.

Ce voulait-il dire qu'une autre Horde était arrivé ici avant eux ? Je n'y croyais tout simplement pas. J'ai totalement compris Golgoth quand il s'est effondré. Un mythe qui s'effondre, le sien. Il n'était pas le premier, celui qui était arrivé le plus loin. S'ensuivit une fin magistrale ou il a prouvé que si, il irait plus loin quand même !

-> Sov saute dans le vide et arrive … à l'extrême Aval.

J'ai bugué ici.

En effet, j'avais totalement zappé cette partie de l'intrigue. C'était évident mais j'avais choisi de l'ignorer pour me concentrer sur l'Histoire des Hordes.

La Terre, Ronde. D'où vient le vent ? De nulle part, il fait le tour de la terre et il revient … l'évidence même.

Alors oui j'ai bugué. Et j'étais triste. Triste pour Golgoth, Oroshi Erg, Sov … Tout ca, pour … l'évidence même.

Il n'y a pas d'extrême amont. Il n'y a que la Terre, Ronde.

Je vous parlais d'un dernier cadeau : la Variable inconnue non ?

Golgoth 6.

Est-il réellement arrivé à l'extrême amont ? Ou ce petit papier n'a-t-il pas fait le tour par l'autre côté, emporté par le vent pour finir collé aux Falaises de l 'Aval ? Cela voulait -il dire que la 34e était réellement la première ? Mais alors, qu'est devenu La Horde du 6e ? Est-ce sûr qu'elle n'a jamais atteint l'amont ? Mais alors, peut-être, comme Sov est -elle descendue à Aberlaas pour tout recommencer ?

Dans ce cas, la 6e a fait selon moi le plus beau cadeau qui soit : ne rien dévoiler au monde. Laisser à l'Humanité un But à atteindre, car elle en a besoin finalement.

Elle était donc là, cette variable inconnue. Celle qui permet à l'histoire de ne jamais s'arrêter. Celle qui me permet de continuer à rêver à la Horde du Contrevent ...

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Commentaire ajouté par Floc1018 2018-05-20T16:26:04+02:00
Diamant

Un livre pour lequel il faut savoir lâcher prise et se laisser porter par le Vent...

La Horde du Contrevent fait partie des rares livres qui m'ont retournée, secouée, chamboulée. Ce livre m'a transportée dans un autre univers et l'écriture d'Alain Damasio est telle que l'on sent presque le vent autour de nous à chaque page. À chaque relecture, je comprends l'histoire différemment et, à chaque fois, elle me porte, elle m'emporte plus loin.

Il ne faut pas avoir peur de ne pas comprendre. Il ne faut pas avoir peur de ce monde étrange, de ce vocabulaire particulier et de ces drôles de personnages. Il faut lâcher prise et se laisser porter par les mots et, vous allez voir, vous allez finir par vous attacher à ces personnages et à ce monde balayé par les vents.

Ce livre, il faut y plonger, il faut s'y noyer, pour découvrir toute sa beauté.

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Commentaire ajouté par Lain_se 2018-05-14T03:16:57+02:00
Argent

La Horde du Contrevent est une belle découverte. Le style de l'auteur est magistral, exigeant et musical, parfois vaniteux; l'histoire : éprouvante. Il plane sur ce roman une ambiance conspirationniste qui me dérange un peu et certains détails m'ont semblé manquer de cohérence. J'adhère moyennement à cette notion de destin inéluctable, davantage quand les protagonistes savent ce qui les attend. Cependant, l'auteur met en lumière les paradoxes de l'esprit après une vie d'acharnement. Je ne suis pas déçue par ce détour, juste un peu frustrée. Je pense qu'une deuxième lecture s'impose pour mieux cerner le fond.

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Commentaire ajouté par ikare 2018-05-13T23:42:55+02:00
Or

La Horde du contrevent, c'est un livre qui m'a emportée, bien loin du métro parisien, auprès de Sov, Golgoth, Pietro, Callirhoé, Larco et les autres, à faire face au vent, aux rafales et au crivetz, même au furvent, pendant 700 pages d'une expérience littéraire unique.

C'est malgré tout un livre que j'ai beaucoup de mal à classer : or ou diamant, j'ai longtemps hésité ! J'ai réellement adoré la majeure partie de ma lecture : le monde créé, les peuples et leurs mythologies, et surtout les personnages eux-mêmes. L'auteur a réussi l'exploit de faire exister 23 personnages différents (et même plus), de leur donner à chacun une réelle épaisseur, des caractères différents, une histoire à la fois individuelle et collective... Bref, une des grandes forces du roman, c'est la Horde elle-même. Comment ne pas mentionner Caracole ? Chaque fois qu'il est présent, il apporte une présence incroyable.

Mais bon, voilà, comme tout ne peut pas être parfait, j'ai d'abord été un peu déçue par la fin. Certainement inévitable, elle est quand même assez prévisible, et je ne sais pas, je suppose que j'aurais aimé un peu plus de twist vers la fin, un déroulement moins linéaire ?

Mon vrai problème avec ce livre, cependant, et je le dis vraiment au sens le plus subjectif du terme, c'est le traitement des femmes. Ok, évidemment, ce n'est pas le sujet ici ! Mais 700 pages, ça m'a laissé pas mal de temps pour devenir de plus en plus irritée à chaque fois qu'une femme est caractérisée par les hommes avec qui elle couche ou pas. Sérieusement, ce n'est même pas leur position dans la Horde elle-même qui m'a saoulée (elles sont physiquement moins fortes, bien sûr) mais juste l'idée (sûrement involontaire) qu'elles n'existent que par rapport aux hommes autour d'elles : elles sont systématiquement renvoyées à leurs relations amoureuses ou sexuelles, pendant que les hommes ont le privilège de s'interroger sur le sens de leur vie. Et ne parlons pas d'Oroshi : pour caricaturer, sous prétexte que c'est une intello, elle serait moins désirable, forcément. Juste... ARGH ! Est-ce que vraiment, dans un livre aussi intelligent, on peut être traitées de façon aussi idiote ? Alors oui, j'en veux à Alain Damasio de ne pas avoir su voir au-delà, faire autre chose de ses personnages féminins qu'un faire-valoir de ceux masculins.

Bon, voilà pour ma tirade outrée, qui ne va sûrement pas m'attirer beaucoup de sympathie des fans de ce livre ;)

Pour revenir au roman lui-même, il a attendu longtemps dans ma PAL, sûrement un côté pervers du "Alain Damais écrit peu, par exigence" de la quatrième de couverture qui m'a fait l'effet d'une des présentations les plus prétentieuses que j'aie pu lire, mais je suis ravie de m'être finalement laissée tenter. La langue est belle, réinventée en permanence, les dialogues sont vifs, les personnages, encore une fois, incroyablement attachants ! C'est un livre qui offre par ailleurs des réflexions magnifiques sur la nature humaine, le mouvement et la paresse, le doute et l'obstination, la quête dérisoire d'un sens à nos vies et le prix à payer... avec des passages parmi les plus poignants que j'aie pu lire !!

En tout cas, faites vous votre propre opinion et lisez ce superbe roman !

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Commentaire ajouté par mltl 2018-04-25T11:13:47+02:00
Diamant

Une énorme claque pour ce roman. J'en avais beaucoup entendu parlé mais j'étais un peu dubitatif. J'ai commencé par la Zone du dehors avant de commencer la Horde et j'ai bien fait. Non pas qu'il existe un lien entre les deux mais j'aurai probablement été déçu par la Zone après cette perle.

Beaucoup de suspense, et une histoire décapante qui nous met face à nos doutes et nos convictions. Devant notre paresse aussi, de par la mise en scène de ce voyage initiatique, nous pauvres abrités dans nos maisons et villes.

Les personnages ont tous leur personnalité et ce monde, profond et recherché m'a fait rêver et m'a transporté. J'ai été plus que déçu d'être arrivé à la fin de ce voyage et de me séparer de cette Horde attachante et poignante dans sa vie communautaire.

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Commentaire ajouté par Constancedufort 2018-04-09T10:02:33+02:00
Diamant

Il faut contrer l'envie de fermer le livre, parfois, car le propos est parfois abscons. Si on accepte d'y aller, de se coller l'épaule à la difficulté comme Golgoth, de souffrir un peu, on prend son envol. Ce livre est une expérience, une traversée de contre de lecteur. On n'en ressort savate, roulé, mais différent. Il faut y aller !

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Commentaire ajouté par Jean-Claude-11 2018-03-09T00:29:59+01:00
Lu aussi

Dire que je n’ai pas apprécié serait faux puisque j’ai apprécié l’histoire et son originalité. Le problème est que, pour des raisons que je ne développerai pas, je l’ai sans doute lu avec un œil plus critique que je ne l’aurais fait. C’est la forme qui m’a fait souffrir.

Chaque chapitre est écrit au « je », du point de vue d’un des nombreux personnages.

Un symbole commence chaque chapitre, identifiant le personnage. Il faut se reporter à la carte jointe qui donne le nom du personnage en question, ce qui n’est pas pratique en lecture numérique et qui est casse-pied en lecture livre. C’est un artifice inutile qui n’a de vocation qu’à afficher une pseudo-originalité. Le nom du personnage aurait été plus simple et aurait suffi.

Savoir de quel personnage il s’agit est important car, hormis deux ou trois, les tonalités ne sont pas stables et ne permettent donc pas toujours de reconnaître le personnage qui parle, sans parler des changements de temps (présent, passé, toujours au « je ») aléatoires, quand on ne change pas de personnage au cours d’un chapitre (rarement toutefois).

Il y a des incohérences gênantes. Par exemple, les personnages se retrouvent par exemple avec une batterie de pieux à planter alors qu’ils sont à pieds sans moyen de les transporter. Je précise qu’il n’y a pas de magie (ce n’est pas le propos). Certaines me font penser à des dessins animés où les personnages tirent dix mille flèches avec des carquois n’en contenant que dix.

En plus, raconter au « je » pour tous les personnages dont la plupart meurent, j’avoue que mon côté cartésien désapprouve. D'ailleurs, cet usage du « je » donne des trucs bizarres quand l’auteur passe au point de vue externe, ou omniscient.

Enfin, la fin… Malgré ces écueils j’ai voulu connaître la fin de cette histoire absurde un peu épique. Déception. La fin est sans surprise, terriblement banale. Il faut que c’était sans doute la seule fin possible.

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Commentaire ajouté par T'ek 2018-03-04T08:30:42+01:00
Diamant

Un roman sans pareil, c’est éblouissant. Plutôt que de nous prendre par la main pour nous conduire avec lenteur dans son histoire et son monde, l’auteur nous y pousse d’un grand coups de pied, sans explications ni introduction, et nous laisse contrer le vent avec ses héros. C’est long, c’est vraiment dur, par moment, mais une fois dedans, impossible d’en sortir sans avoir atteint la dernière page. Puis cette maîtrise des mots... Damasio les jette sans se soucier de règles ; autant que son univers, il réinvente le français avec fantaisie et grâce, s’assortissant à des personnages d’une magnifique précision. Voilà une lecture dont on ne se remet pas en deux jours, et qui est définitivement à refaire.

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Date de sortie

La Horde du Contrevent

  • France : 2015-03-05 - Poche (Français)

Activité récente

Lydunia l'ajoute dans sa biblio or
2018-05-28T17:04:00+02:00

Distinctions de ce livre

Les chiffres

Lecteurs 800
Commentaires 135
Extraits 91
Evaluations 243
Note globale 8.78 / 10

Évaluations

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