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Le Garçon



Description ajoutée par annick69 2020-03-02T11:47:57+01:00

Résumé

Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, tout à la fois soeur, amante, mère. "C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements." Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation. Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubre-sauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.

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Classement en biblio - 52 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par jelisetjecuisine 2017-07-31T10:32:45+02:00

Voilà encore un fait que le garçon n'a pas les moyens de comprendre: dimanche n'a pas de sens à ses yeux. Ni lundi ni jeudi. Il connaît les levers et les couchers du soleil, la lumière et l'obscurité, les saisons, il sent au plus profond de lui quand arrivent les premiers gels ou quand la sève revivifiée recommence à circuler, mais il ne peut concevoir que tout cela ait été pesé, mesuré, rationalisé, que tous ces phénomènes aient fait l'objet de calculs astronomiques et infinitésimaux, il lui est impossible d'imaginer que des savants aient songé à disséquer le temps, à le découper, à le fractionner et à donner à chacune de ses parcelles, aussi infime soit-elle, un nom ou un numéro, un matricule destiné aux horloges et aux calendriers. Le diviser pour quoi? Pour mieux régner?

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par annick69 2020-03-06T12:35:41+01:00
Diamant

Comment vous parlez de cette "œuvre"! Le premier livre de l'auteur lu était "Carnage, constellation" que m'avait offert Emilie. Un roman bouleversant et j'en pense toujours la même chose "je pense que pour un premier roman de cet auteur c'est bien celui-ci qu'il vous faut lire" ce que j'avais écrit lors de mon retour.

Pour "Le garçon" c'est différent, on entre dans l'univers approfondi d'un personnage sur plus de 500 pages. Pourquoi j'ai parlé d'une œuvre : parce que j'ai eu l'impression d'être dans un roman de Zola. Ce ne sera peut-être pas l'avis de tous mais pour moi c'est le cas. Tout y est décortiqué, décrit, expliqué, en début l'auteur nous le présente et s'ensuit un chemin de vie où tout est à découvrir… et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, tout est bon, tout est plaisir.

"Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct."

L'histoire je ne peux pas vous en dire plus car ce serait la dévoiler. Sachez juste que le personnage va partir à la rencontre d'autres hommes, d'une femme, mais toujours près de la nature, sans se fourvoyer, il partira ailleurs, lorsque le vent tournera. Il est volontaire et courageux, désireux de faire ce qu'il pense le bien, c'est ce qu'on lui demande…

"La sueur lui sale les paupières au passage puis s’écoule en suivant le chemin des larmes. Une goutte se prend parfois dans la jeune pousse de duvet qui ourle sa lèvre supérieure. Ses yeux sont noirs, plus noirs que le fond des âges, où palpite pourtant le souvenir de la prime étincelle. C’est l’enfant."

L'histoire aura des interludes avec des événements d'actualités du monde entier, ce qui permet de reprendre son souffle au milieu de cette lecture, intense, forte portée par ce garçon. Et l'écriture! Magnifique, plaisante, harmonieuse, les mots me manquent.

"Quand les jeux sont finis ils écartent les branches du saule et se glissent à quatre pattes dans l’ombre. Ils s’étendent l’un à côté de l’autre. C’est une hutte. C’est un cloître. Ce sont les antipodes : le temps et le ciel se sont renversés et pour eux, pour eux deux seulement, dans cette partie du monde une nuit est tombée, piquée de mille étoiles, de gemmes, d’étincelles – une Voie lactée en plein soleil. Emma soupire. Elle est bien."

Il est des auteurs que l'on ne connait pas, que l'on n'a jamais lu, Marcus Malte en faisait partie et je sais maintenant qu'il sera dans ma bibliothèque avec le reste de ces romans. Je remercie Emilie encore une fois de me l'avoir fait découvrir. C'est une explosion de joie, un coup de cœur XXL, de la grande littérature française. À vous de le découvrir.

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Commentaire ajouté par heleniah 2018-11-01T14:11:19+01:00
Or

Au début du XX ème siècle, le garçon doit partir à travers le monde, à la suite de la mort de sa mère. Ce jeune homme qui ne parle pas, qui ne connaît rien du monde, ni des humains, va alors découvrir ce qui l’entoure, sans préjugé, avec des yeux innocents.

Ce roman est sorti il y a déjà quelques temps, je ne l’avais pas lu à l’époque, de mauvais échos sur des détails qu’il y aurait dans le livre et qui étaient en plus complètement faux. Néanmoins, il a fallu qu’on me donne le livre et qu’on me dis « lis ! » pour que je le fasse ! Et je suis bien loin de l’avoir regretté !

L’histoire est originale, même s’il s’agit plus d’une succession d’aventures et de moments, mais c’est surtout l’écriture qui m’a séduite ! Un pavé de près de 600 pages, et malgré ma crainte, je l’ai lu vraiment très vite, sans m’en rendre compte.

Le personnage du garçon est vite attachant, et même, vu qu’il ne parle pas, on a parfois l’impression qu’il est comme nous, spectateur de sa propre vie. On a parfois ses ressentis, mais ce ne sont jamais des mots clairs, comme si même dans sa tête il ne faisait pas de phrases articulées, on pourrait presque dire qu’il a un langage à lui, plus animal qu’humain, puisqu’il comprend et se fait comprendre, sans essayer de communiquer comme les humains.

D’autres prennent le relais du langage, notamment l’ogre des Carpates, Brabek et Emma, deux personnages qui ont, eux, beaucoup de choses à raconter/

La poésie est inhérente à ce roman, l’histoire aussi, puisque se rapproche la guerre de 14-18, et que des rappels de ce qui se passent dans le monde, bien loin des oreilles du garçon, nous sont régulièrement prodiguées.

La fin du roman, si elle est dans une suite logique, m’a un peu moins plût. Disons que pour ma part, le point d’orgue du roman est le passage avec Emma, entouré de deux moments fort, avec Brabek et la guerre, mais qu’on redescend par la suite. La boucle est bouclée, certainement. Comme le garçon, on aurait préféré que les bons moments durent toujours, même si d’un point de vu narratif, cela aurait certainement perdu de son intérêt.

Bref, ce roman a été une vraie surprise, une vraie bonne surprise, et assurément un coup de cœur !

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Commentaire ajouté par MiLn 2017-12-06T19:37:56+01:00
Or

Un très beau récit, une belle histoire d'amour absolu, des rencontres pleines d'humanité...

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Commentaire ajouté par Chaane 2017-07-16T22:25:07+02:00
Argent

Un livre vers lequel je ne serais peut-être pas allée de moi même, puisqu'il m'a été offert. Vraiment, on ne pourra pas reprocher à ce livre son originalité. L'écriture est très particulière mais j'en conserve un bon souvenir. Si je me souviens bien je diviserais ce livre en trois ou quatre grosses parties distinctes; Le début est la meilleure partie. Même le manque de sentiment du "garçon" et le manque de tout d'ailleurs à propos de ce personnage on ne peut plus énigmatique, qui rende l'entrée dans l'histoire difficile, ne gène finalement pas. C'est même intéressant, on a là un auteur qui ose.

La partie où le garçon vit avec le voyageur de la roulotte qui, lui, est plutôt attachant, est très agréable. Le garçon découvre l'humanité, et nous la voyons sous un jour différent et qui amène des réflexions intéressantes sur nos comportements.

La partie suivante, je ne m'étendrais pas dessus par pudeur. En effet la découverte de l'amour et des plaisirs charnels est trop longue à mon goût, trop approfondie, mais je respecte ce choix de l'auteur qui pourrait apporter un aspect intéressant sur le roman.

La dernière partie, sur la guerre, m'a laissé un souvenir moindre, dont je crois me rappeler qu'elle était surtout intéressante du fait du rapport du garçon aux combats, aux horreurs. Son approche est vraiment intéressante (re :) car est celle d'un homme qui n'a pas connu la civilisation, du moins qui n'a pas grandit avec, et de ce fait ses réactions son complètement différentes...

Pour résumer, je dirais que ce livre peut-être intéressant (eh oui) mais qu'il n'est pas indispensable...

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Commentaire ajouté par Anne2702 2017-02-02T19:55:09+01:00
Bronze

Oui oui j'ai bien lu le garçon de Marcus Malte. Bon j'avoue spontanément je n'aurai pas choisi ce livre en librairie. Mais j'ai été bien influencé.

Ce n'est pas un roman noir mais c'est la vie, la vie du garçon. Alors c'est un arc en ciel que l'on retrouve ici : le blanc de l'innocence, le rouge du sang, le rose de l'amour, le noir du désespoir....

Un beau roman remplit de sentiments.

Quelques longueurs à mon gout mais on veut connaitre le destin, l'histoire de ce garçon alors on va jusqu'à la dernière page de ce livre.

Mais ce n'est que mon avis....

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Commentaire ajouté par Stef-Eleane 2016-12-20T19:55:45+01:00
Pas apprécié

Le garçon de Marcus Malte est un roman qui me laisse un peu perplexe. Il est pour moi un joyau non façonné. Si vous regardez une pierre précieuse non taillée, vous vous dites que cela peut être une splendeur, mais, en l'état, elle ne vous inspire qu'espoir.

Le garçon n'a pas de nom, pas d'histoire, pas de famille ! On le voit grandir, découvrir le monde, découvrir l'humanité et la guerre. L'amour, le sexe et la peine. Il ne prononce pas un mot. Les autres parlent pour lui.

Et le garçon écoute. Si le sens de ces paroles lui demeure souvent inaccessible, leur sobre mélodie en revanche lui va droit au coeur. Elle le pénètre, elle le charge, elle le nourrit, et son coeur devient si plein et si gros que le garçon est souvent contraint d'élargir sa poitrine d'une vaste inspiration. Est-ce seulement le flux sonore qui lui cause cet effet ? Le rythme ? Les vibrations ? Il a déjà connu semblable sensation quand au crépuscule parfois il surprenait sa mère dans ses conversations solitaires. Il la connaîtra à nouveau plus tard à la faveur d'une mélodie particulière issue du pavillon d'un hautbois. Mais quoi ? Qu'est-ce exactement ? On l'ignore. Et de grâce faîtes que le mystère perdure. L'indéchiffrable et l'indicible. Que nul ne sache jamais d'où provient l'émotion qui nous étreint devant la beauté d'un chant, d'un récit, d'un vers.

Le garçon est donc cette pierre à mes yeux. Il a beaucoup de potentiel, beaucoup d’éléments plaisants, mais il me manque quelque chose. L'émotion ! Je n'ai ressenti aucune émotion pour ce gamin ..Pourquoi ?? Surement parce que l'auteur a choisi de voir cette histoire d'un oeil extérieur. Une tierce personne nous raconte l'histoire !

Donc, pour être sincère, il me manque la psychologie du garçon. Il est muet, sauvage, mais il n'en reste pas moins humain avec ses désirs, ses voeux, ses envies et ce qu'il ne souhaite pas. Or, il ne choisit rien, ne décide rien. On lui impose tout ! Il ne vit sa vie que sur la fin.

De plus, le personnage de Emma ne m'a pas plu du tout. J'ai eu le sentiment qu'elle se servait de ce gamin. Pour ses désirs de femme, pour se sentir moins seule. Et par moment j'ai senti qu'elle le trouvait stupide malgré tout . Un personnage qui m'a été antipathique alors que je reste persuadé que ce n'est pas le souhait de l'auteur.

Je dois bien vous avouer que les parties qui m'ont le plus amusé sont les chapitres énumérant des faits historiques. Une liste mais très instructive !

Une écriture qui digresse beaucoup, peut-être un peu trop ! Un chapitre de 6 pages que de noms. Chaque période vous embarque sur un thème bien particulier ! De l'érotisme à roman de guerre ! Il y a de l'originalité certes on ne peut lui enlever cela.

Mais ce roman n'est indiscutablement pas pour moi.

http://lesciblesdunelectriceavisee.blogspot.com/2016/12/le-garcon-marcus-malte.html

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Commentaire ajouté par Rowena77 2016-11-25T11:20:25+01:00
Lu aussi

Autant j'étais motivée pendant la première moitié du livre, autant la fin m'a parue interminable...

Mais je ne retire pas ce que j'ai dit sur le forum, l’ensemble est beau, poétique. Au niveau du style rien à redire. Le début surtout est parfait. J'ai aimé voir ce garçon, dont on ignorera le nom jusqu'au bout, faire l'apprentissage du deuil, quitter la masure dans laquelle il a vécu pour découvrir le monde et se confronter à autrui. Tout ce passage où le garçon erre nous dévoile sa force, son sens de la ressource mais aussi ses limites. On a tour à tour de l'admiration ou de la compassion pour lui, de l'espoir aussi.

Vient ensuite le temps des rencontres pour celui qui a toujours vécu en autarcie avec sa mère : les paysans d’abord lui apprennent le travail de la terre, l'unité du groupe, la croyance. Ensuite, l'Ogre des Carpates lui donne un foyer et la chaleur humaine dont il a toujours manqué. Enfin vient le grand Amour en la personne d’Emma.

Et étrangement c'est là que tout s'est détraqué pour moi. Loin de moi l'idée que le garçon n'ait pas le droit à sa part de bonheur mais la compagne que l'auteur lui a choisie est insupportable. C'est bien simple, du moment où elle arrive dans le récit, on ne voit plus qu'elle, le narrateur occulte le garçon et se focalise sur elle, elle qui passe son temps à faire des monologues... Certainement pour compenser le mutisme du héros qui n’éprouve à aucun moment le besoin de parler mais au grand regret du lecteur qui s’était attaché au point du vue du garçon.

Le pire reste la dernière partie sur la guerre, chaotique et/ou lourdingue, tout dépend du chapitre que vous prendrez. (Je pense notamment à celui où Marcus Malte liste les noms de tous les gens morts pendant une bataille, si si je vous jure... Quatre pages de noms…)

Bref, ce livre est désespérant de bout en bout, l’auteur lui-même l'annonce très bien : "On ne le savait pas. On est monté, monté sans s'en apercevoir. On s'est laissé porter. On touche aux cimes. L'air d'altitude nous grise, nous soûle. La tête plein d'éther. Vois comme c'est beau. Il n'y a rien au-dessus. Désormais, on ne peut que redescendre."

Je ne dis pas que Le garçon n’aura pas d’admirateurs parce qu’il a clairement un style unique mais ce n’est pas le genre de littérature que je cherche, j’aime qu’il y ait une éclaircie au bout du chemin même si le livre n’a pas nécessairement d’happy end alors se voir répéter tous les 3-4 chapitres que ce livre va mal finir a été un peu pénible pour moi.

Ca me fait mal de le mettre en « pas apprécié » alors que le début m’avait enchanté mais tout ce désespoir c’était vraiment trop pour moi.

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Dates de sortie

Le Garçon

  • France : 2016-08-18 (Français)
  • France : 2018-08-23 - Poche (Français)

Activité récente

Distinctions de ce livre

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Editeurs

Les chiffres

Lecteurs 52
Commentaires 7
Extraits 14
Evaluations 18
Note globale 7.33 / 10

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