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La Lettre à Helga



Description ajoutée par anonyme 2015-03-24T13:57:51+01:00

Résumé

De retour pour un été dans la maison où il passa toute sa vie, Bjarni Gislason décide d'écrire à la seule femme qu'il ait jamais aimée : Helga. Depuis le temps, la plupart des témoins ont disparu mais l'ancien éleveur de brebis se souvient de tout : la violence de son désir, l'âpreté de son existence, la beauté de la nature... Sa lettre, qui tient autant de la déclaration d'amour passionnée que de l'hymne à la terre et au mode de vie rural, est pour lui l'occasion de faire une dernière fois le tour de ce que fût son existence, et de s'interroger sur les raisons qui poussent un homme à faire "la sourde oreille" au "doux appel de l'amour".

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Classement en biblio - 53 lecteurs

Or
17 lecteurs
PAL
11 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par juju7402 2013-09-04T18:22:18+02:00

"Certains meurent de causes extérieures. D'autres meurent parce que la mort depuis longtemps soudées à leur veines travaille en eux, de l'intérieur. Tous meurent. Chacun à sa façon. Certains tombent par terre au milieu d'une phrase. D'autres s'en vont paisiblement dans un songe. Est-ce que le rêve s'éteint alors, comme l'écran à la fin du film? Ou est-ce que le rêve change simplement d'aspect, acquérant une autre clarté et des couleurs nouvelles? Et celui qui rêve, s'en aperçoit-il tant soit peu?"

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Serafima 2017-11-10T23:53:12+01:00
Bronze

Cette histoire d'un amour impossible m'a beaucoup émue et touchée, c'est écrit simplement mais très beau.

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Commentaire ajouté par Croquignolle 2017-10-31T11:43:41+01:00
Or

Beaucoup de tendresse et de force dans cette déclaration de Bjarni à sa belle, au crépuscule de sa vie. Tout est pur. Tout sonne vrai.

Pas de regrets mais un regard mature sur ses choix partiellement assumés, sur ses maladresses parfois blessantes, sur le pouvoir et l'emprise de la Terre sur ce qu'il est.

Sans elles, il n'existe pas.

Elles ? Son amoureuse, sa terre, sa femme, ses bêtes.

L'écriture de Birgisson m'a rappelé, d'une certaine manière, celle de Nadia Revaz dans "Rapport aux bêtes" : authentique, sauvage, rude, violente, crue, énergique.

A croire que la terre d'Islande ressemble à celle du Valais.

Une belle plume pour une belle surprise littéraire !

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Commentaire ajouté par Hillja 2017-06-16T18:51:48+02:00
Pas apprécié

Le premier roman en vingt ans de lecture qui me répugne autant ! (J'exagère peut-être un petit peu.) Là où les autres commentateurs ont trouvé une jolie histoire d'amour, j'y ai surtout découvert les vices d'un homme obsédé par sa voisine, à tel point qu'il va jusqu'à transposer l'image de cette femme sur une brebis pour satisfaire ses pulsions sexuelles. Voilà. Merci. Et cet homme si peu appréciable (parce qu'en plus il la tue, la pauvre brebis) écrit sur le désir, l'adultère, la stérilité et les opportunités manquées tout du long, en lâchant par moments quelques vers médiocres, jusqu'à une fin terriblement prévisible. Eh ben mon cochon, ton histoire, elle est quand même sacrément sale.

Il y a bien d'autres romans (meilleurs) dans les rayons pour découvrir l'Islande rurale, je vous le garantis.

La leçon a été retenue : je n'emprunterai plus les livres marqués « les bibliothécaires ont apprécié, et vous ? », car la réponse est non.

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Commentaire ajouté par Abyssos 2017-06-13T19:32:03+02:00
Diamant

C'est l'histoire d'un homme qui s'empare de la plume comme il s'emparerait d'une arme pour se tirer une dernière balle et s'ôter la vie. Mais au lieu de ça, cette longue lettre est plutôt un hommage à sa vie et à celle avec qui il aurait aimé davantage la partager : Helga. Rarement un personnage absent n'aura été aussi fort et marquant. Si l'histoire tourne autour d'elle, d'un choix de vie que l'auteur n'a pas su faire pour des raisons qui restent compréhensibles, ce court roman apporte bien plus qu'un homme qui résume sa vie en une longue lettre : le décor Islandais est sublimé à travers une nature que l'on peine à imaginer, les traditions islandaises de la ferme et de l'élevage sont minutieusement expliquées et la capitale, Reykjavik, urbaine, moderne mais régressive, est foudroyée et décriée page après page. Et au-delà des quelques personnages - sublimes tableaux qui viennent donner de la substance et de la profondeur à l'ensemble - c'est la poésie, la poésie (on apprécie d'ailleurs les strophes citées d'une page à l'autre !) et les questions d'ordre philosophiques qui forment la richesse et la singularité de ce court roman. Quand on l'achève, choqué par tant d'humanité et de sagesse, on sait que ce n'est pas tout à fait la fin : on y reviendra, on relira la lettre à Helga comme lui-même a tant de fois relu sa lettre avant d'écrire cette longue réponse. Car avant d'être une ode à la beauté, c'est aussi et surtout une ode à l'amour que signe Birgisson.

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Commentaire ajouté par Emilie52 2016-08-08T11:08:25+02:00
Argent

livredereves-jumelles.blogspot.fr

C'est une très jolie histoire. J'ai beaucoup aimé le fond de l'Islande, que l'auteur décrit très bien et qui m'a fait voyager. Les personnages sont biens, la plume agréable ; j'ai passé un bon moment. En revanche, la révélation de fin aurait mérité d'être davantage approfondie, elle arrive d'un coup, comme ça, et pourtant elle ne fait pas un choc. Dommage.

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Commentaire ajouté par Julie52 2016-01-13T12:45:45+01:00
Argent

livredereves-jumelles.blogspot.fr

C'est une très belle histoire. Il n'y a pas grand-chose à dire : les personnages sont attachants, et j'ai trouvé très intéressant de découvrir l'Islande rurale. La prose du narrateur est belle et agréable à suivre, tout comme l'histoire d'amour. Un livre que je n'oublierai pas de si tôt. :)

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Commentaire ajouté par Luciole40 2015-06-13T14:41:06+02:00
Argent

Ici on découvre la lettre de vieillard prêt à mourir à son amour de toujours. J'ai été touchée par la passion qui anime ce vieillard. J'ai aussi apprécié la description de paysages de la campagne que j'ai trouvé juste magnifique.

Une petite pépite à découvrir

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Commentaire ajouté par MiLn 2015-04-16T11:31:13+02:00
Bronze

Une longue lettre à l'amour de sa vie, ce vieillard rugueux nous fait découvrir également l'Islande(légendes du monde rurale). Le ton y est parfois cru mais non dépourvu d'humour et de poésie.

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Commentaire ajouté par juju7402 2013-09-04T17:43:58+02:00
Argent

Au crépuscule de sa vie, Bjarni Gislason écrit une lettre à Helga, la seule femme qu'il ait aimée, d'un amour rendu impossible. Cette lettre est une émouvante confession pastorale. Ce vieux berger islandais revient sur ce que fut sa vie au cœur d'une nature sauvage à laquelle il fût tant attaché. Une écriture poétique qui fait de ce livre un délicieux moment de lecture.

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Commentaire ajouté par bridget 2013-06-29T21:48:05+02:00
Lu aussi

Bjarni Gíslason de Kolkustadir, jadis fermier de son état, éleveur de brebis de race, croit fermement aux valeurs ancestrales qui ont cours dans ces terres reculées, loin de l’esclavage amorphe de la grande ville. La lande islandaise, couverte de mousses et de lichens parmi les éboulis de lave, cerne de rares habitations avec d’un côté l’océan et ses criques glaciaires où s’ébattent les phoques et les marsouins, et de l’autre, à bonne distance, la ferme d’Helga et de son époux Hallgrimur, avec à perte de vue les maigres pâtures et les prairies de fauche entre les noirs tertres volcaniques toujours en butte aux vents. Unnur, sa jeune femme, étant stérile et rétive à l’amour à la suite d’une opération malheureuse, des ragots de clocher accusent l’éleveur de tourner autour d’Helga. C’est qu’en sa qualité de contrôleur cantonal des réserves de fourrage, il a accès à la bergerie d’Hallgrimur. Sa manière experte de palper les brebis pour constater l’épaisseur de leur chair, d’enfonçer les doigts dans la toison aux longs poils, ne manque pas de troubler la belle Helga, et son visiteur en retour. Leurs amours torrides dans un coin d’étable, dans les odeurs de suint et d’urine animale, libèrent alors un érotisme païen d’une rustique santé. La nature entière en écho répond par toutes ses fibres à l’amour fou de Bjarni.

Sans cesse accaparé par son élevage, l’obligation de propager l’espèce, son bélier Kutur qu’il mène saillir les brebis ou encore le cocasse trimballement d’une ferme à l’autre de la précieuse baignoire d’urine fermentée pour dessuinter la laine brute, laver le linge et les vêtements, ou guérir les bêtes d’une mauvaise gale, Bjarni confond d’ailleurs allègrement dans son ardeur la belle toison des moutons, la blancheur des agneaux, leur rondeur et leurs belles petites têtes, à la beauté charnelle d’Helga qu’il célèbre comme la plus divine des brebis. Toujours à racler une peau de phoque ou réparer sa barque, à redresser les tréteaux de séchage fléchissant sous le poids des lumps et du poisson, à rassembler les moutons ou à livrer le lait de brebis, le fermier ne pense qu’au moment où Hallgrimur partira dresser les chevaux sauvages dans les fjords de l’est, pour enfin pouvoir goûter « à la douce et purifiante saveur du crime ». Mais Helga tombe enceinte et demande à son amant de fuir avec elle à la ville. « Fallait-il que je déménage à Reykjavík pour creuser des fossés ou construire des barraques pour les Américains ? Que je mette fin à l’élevage de la race ovine léguée par mon bonhomme de père ? » s’interroge le fermier islandais jaloux de sa coriace liberté. De l’après-guerre à nos jours, les saisons filent et les temps changent. Entre la solitude de la lande, la Coopérative et la Société de lecture où on lit volontiers les vivantes sagas d’autrefois, la vie de Bjarni s’écoule ainsi dans un remords torturé de désir et de passion amoureuse refoulée, remords d’avoir refusé de s’enfuir avec sa belle Helga à Reykjavík et d’avoir choisi de rester un rude fermier solitaire avec en face de lui, sous les verres de ses jumelles achetées exprès pour l’épier, le spectacle de la femme adorée désormais indifférente – sans doute même hostile.

En bon Islandais grand lecteur de la Bible et des sagas, Bjarni n’a pu se résoudre à rompre avec un mode de vie immémorial, celui de son père et de ses ancêtres, dans la lande hantée parcourue de légendes. Et son repentir doublé de folle nostalgie lui donne la force, tout au long de cette lettre sans apprêt et d’autant plus révélatrice, de dire le secret d’une âme fruste, pétrie de préjugés, mais paradoxalement comme rachetée, sauvée du néant des vies obscures par cet amour manqué et cette folie amoureuse.

Bouleversante, drolatique et torride confession d’un homme au seuil de sa vie, le roman de Bergsveinn Birgisson, qui place à son insu le lecteur en position indiscrète de voyeur, prend prétexte de cette Lettre à Helga pour renflouer tout un monde en partie révolu, celui de cette vie paysanne traditionnelle confrontée au climat arctique, si solidaire dans son extrême isolement, pétri de conteries immémoriales entre mer de glace et désert de lave.

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Dates de sortie

La Lettre à Helga

  • France : 2013-08-22 (Français)
  • France : 2015-02-19 - Poche (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 53
Commentaires 10
Extraits 6
Evaluations 12
Note globale 7.25 / 10

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