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Le « Siddharta » : titre d’un ouvrage d’Herman Hesse, prix nobel de Littérature en 1946, se fondant sur la sagesse orientale dans l’élaboration de son système de pensée. Le héros éponyme est celui qui va connaître l’Eveil à la sagesse. Cette œuvre retrace tout son parcours, de l’aveuglement à la Lumière. Car on ne naît pas Sage, on le devient.
Dans l’Inde du VIè siècle avant notre ère (c'est le pitch), le jeune Siddharta cherche le moyen d’atteindre la compréhension du Moi, car dans le Moi se trouve a clé du savoir. C’est pourquoi il quitte le village natal en vue de suivre les ascètes samanas (pas manger-pas dormir-pas se laver pour schématiser). Selon lui, seul le mépris total du corps lui permettra de trouver la paix de l’âme et d’accéder au Savoir. Mais les moments où il trouve cette paix sont rares et précaires car le travail sur soi est nécessairement constant. Il décide donc de quitter les samanas.
Il part écouter la parole de Gotama (le Bouddha historique), dont la doctrine est réputée infiniment sage. Seulement, il comprend que seul lui-même peut accéder à son propre moi ; une doctrine aussi bonne soit-elle ne saurait mener à l’affranchissement de la pensée nécessaire à l’écoute du moi. Il se sépare de Gotama.
Ses pas le mènent vers la ville corruptrice. Il y commence une nouvelle vie dans les bras de la belle Kamala qui l’initie fort patiemment aux quarante jeux d’amour. Parallèlement il s’associe à un gros capitaliste qui lui apprend tout sur le commerce et l’argent. Il finit par se lasser.
C’est au bord d’un fleuve, en compagnie d’un passeur, devenu passeur lui-même qu’a lieu l’Illumination.
Le résultat de la réflexion de Siddhârta découle du fait que la sagesse ne peut être léguée de maître à disciple. Elle doit se révéler en soi-même.
Hmmmm que j’aime cette notion là où l’enseignement est une forme d’endoctrinement. L’instruction spirituelle vient du naturel et non pas de préceptes humains à tendance "religieuse", "règlementaire" ou "mathématique". Nous portons donc chacun notre propre vérité, et l’important est bien d’accéder à une forme de plénitude, de sagesse loin du matérialisme contemporain. Enfin, je crois ;-)