Livres
384 894
Comms
1 350 042
Membres
271 728

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ne la quitte pas des yeux



Description ajoutée par zeniange 2012-08-21T16:36:53+02:00

Résumé

Avec ce troisième roman, Linwood Barclay s'installe résolument dans la lignée de Harlan Coben, avec son thème de prédilection: la disparition. Encore une fois, une famille. Lors d'une sortie dans un parc d'attractions avec leur jeune fils de 4 ans, Jan disparaît subitement. Enlèvement? Disparition volontaire? Suicide qui serait un aboutissement d'un épisode dépressif? Énigme d'autant plus difficile à résoudre que, selon les indications de la billeterie et des caméras de surveillance, Jan n'aurait jamais mis les pieds au parc.

Tout comme Coben, Barclay finit par s'installer dans une recette éprouvée. Mais pourquoi pas, si elle est efficace et intéressante? La technique de narration est un peu surprenante: l'auteur brûle ses punches assez rapidement, en nous les expliquant tout de suite et en multipliant les points de vue alors qu'il aurait été plus naturel de prolonger le doute et l'incertitude en laissant la caméra centrée sur David. Au point qu'on se demande s'il va lui rester des munitions pour la dernière partie.

N'ayez crainte, toutefois. Il s'en est gardé et, selon son habitude, attache soigneusement tous les brins de laine épars qui ne semblaient que des distractions de contexte. Malgré des choix discutables dans la façon de la présenter, son intrigue est impeccablement construite pour se terminer en feu d'artifice. Et, comme pour ses romans précédents, l'écriture coule de source.

Encore un autre du même calibre, et Barclay va devenir une de mes valeurs sûres. Je viens d'enchaîner ces trois romans à la queue-leu-leu. Et je vais attendre avec plaisir le suivant.

Afficher en entier

Classement en biblio - 172 lecteurs

Or
64 lecteurs
PAL
74 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par lamiss59283 2012-02-22T15:25:46+01:00

— Allô ?

— Monsieur Reeves ?

— J’écoute.

— David Harwood du Standard à l’appareil.

— Bonjour Dave, qu’est-ce que vous me voulez ?

C’est toujours comme ça avec les politiciens. Vous leur donnez du « Monsieur » et ils vous appellent par votre prénoM. Qu’il s’agisse du président des États-Unis ou d’un sous-fifre des services publics, vous restez Bob, Tom ou David, jamais M. Harwood.

— Comment allez-vous ? poursuivis-je.

— Qu’est-ce que vous me voulez ?

Autant ignorer ce ton sec et contre-attaquer au charme.

— Je ne vous dérange pas, j’espère ? J’ai cru comprendre que vous étiez rentré. Hier, si je ne m’abuse ?

— Oui.

— D’un voyage… heu… d’investigation, c’est bien ça ?

— Exact.

— En Angleterre ?

— Oui.

Pas facile de lui tirer les vers du nez. Sans doute parce qu’il ne nous appréciait guère, moi et mes articles sur ce qui pourrait devenir la nouvelle industrie de Promise Falls.

— Bien. Et qu’est-ce que vos investigations vous ont appris ?

Il poussa un profond soupir, apparemment résigné à répondre à quelques questions.

— Que les entreprises pénitentiaires fonctionnent depuis quelque temps avec succès au Royaume-Uni. La prison de Wolds est gérée de cette façon depuis le début des années quatre-vingt-dix.

— M. Sebastian vous a-t-il accompagné dans votre tournée des établissements britanniques ?

Elmont Sebastian était le président de Star-Spangled Corrections, l’entreprise multimillionnaire qui projetait de faire construire une prison privée dans les faubourgs de Promise Falls.

— Il s’est brièvement joint à notre délégation et nous a présenté des gens très utiles à notre enquête.

— D’autres conseillers municipaux faisaient-ils partie de cette délégation ?

— Comme vous ne l’ignorez sans doute pas, David, j’ai été mandaté pour observer comment les établissements fonctionnent là-bas. Il y avait également deux personnes d’Albany, évidemment, ainsi qu’un représentant du système pénitentiaire d’État.

— D’accord. Qu’avez-vous retiré de ce voyage ?

— Il a essentiellement confirmé ce que nous savions déjà : les maisons d’arrêt privées sont plus efficaces que celles gérées par l’État.

— N’est-ce pas surtout parce qu’elles paient leurs employés beaucoup moins que les maisons d’arrêt publiques ne paient les leurs ? Parce que leurs employés ne bénéficient pas des mêmes avantages sociaux ?

Soupir blasé.

— Vous rabâchez, David.

— Il ne s’agit pas d’une opinion personnelle, mais d’un fait avéré.

— Vous voulez que je vous dise un autre fait avéré ? Où qu’ils soient, les syndicats mettent l’État à genoux.

— Vous oubliez que, dans les prisons privées, le taux d’agressions sur les gardiens est plus élevé, tout comme la violence entre prisonniers, et ce essentiellement à cause du manque de personnel. Vos visites des établissements anglais vous ont-elles amené à la même conclusion ?

— Vous ne valez pas mieux que ces bonnes âmes de Thackeray qui perdent le sommeil dès qu’un détenu se jette sur un autre.

En effet, certains professeurs de Thackeray College se mobilisaient contre l’installation d’une prison privée à Promise Falls. C’était devenu une cause célèbre dans cette université. Reeves poursuivit :

— Je vous écoute. Expliquez-moi en quoi un prisonnier qui en poignarde un autre lèse la société.

Je transcrivis ces paroles mot pour mot. Si Reeves les démentait plus tard, il me resterait l’enregistrement de mon dictaphone numérique. L’ennui, c’est que ce genre de remarque ne ferait qu’accroître sa cote de popularité.

— Eh bien, un tel crime léserait les actionnaires de la prison, rétorquai-je, puisque leurs bénéfices dépendent du nombre de détenus. Si ces derniers se mettent à s’entre-tuer, les profits vont diminuer. Star-Spangled Corrections milite activement au Congrès en faveur d’un durcissement des peines encourues. Qu’en pensez-vous ? Ne prêchent-ils pas un peu trop pour leur paroisse ?

— J’ai une réunion, il faut que je vous quitte.

— Star-Spangled Corrections a-t-il déjà décidé d’un emplacement précis pour la construction de cette nouvelle prison ? J’ai cru comprendre que M. Sebastian avait reçu diverses propositions.

— Rien n’est arrêté, mais plusieurs endroits sont à l’étude dans les alentours de Promise Falls. Vous savez, David, une telle initiative permettrait de nombreuses créations d’emplois. Vous comprenez ? Pas uniquement pour les employés de la maison d’arrêt, mais pour beaucoup de fournisseurs locaux. Sans oublier qu’il y a de fortes chances que cette prison accueille des détenus d’autres régions, ce qui drainerait dans la ville des familles de passage, lesquelles séjourneraient à l’hôtel, feraient leurs courses et mangeraient au restaurant pour le plus grand bénéfice de l’économie locale. Vous saisissez les enjeux, n’est-ce pas ?

— Parfaitement, ce serait un peu comme une attraction touristique… On pourrait la faire bâtir à côté de Five Mountains, d’ailleurs.

— Vous êtes con ou vous le faites exprès ?

Je décidai d’ignorer cette remarque et de poursuivre mon interview.

— Quel que soit le site retenu, Star-Spangled va devoir demander un permis de construire au conseil municipal. Quelles sont vos intentions de vote ?

— Je vais devoir peser le pour et le contre de chacune des options puis voter en mon âme et conscience.

— Vous ne craignez pas que l’opinion publique ait l’impression que votre décision est déjà prise ?

— Pourquoi aurait-on une idée pareille ?

— Prenez Florence, par exemple.

— Florence ? Florence qui ?

— Votre escapade à Florence. Vous avez prolongé votre séjour en Europe. Au lieu de rentrer directement d’Angleterre, vous êtes allé passer quelques jours en Italie.

— Cela faisait partie du planning.

— Pardon, ça m’avait échappé. Pouvez-vous me dire quels établissements pénitentiaires vous avez visités là-bas ?

— Un de mes collaborateurs pourra certainement vous en fournir la liste.

— Vous n’êtes pas en mesure de me la donner vous-même ?

Pourriez-vous au moins me citer le nombre de prisons que vous avez visitées ?

— Pas de tête, non.

— Plus de cinq ?

— Je ne crois pas.

— Moins donc. Plus de deux ?

— Je ne suis vraiment pas…

— En avez-vous seulement visité une seule, monsieur Reeves ?

— Il arrive qu’on puisse accomplir de grandes choses sans se déplacer. En organisant des réunions…

— Quels directeurs de prison avez-vous rencontrés, dans ce cas ?

— Je n’ai pas de temps à perdre avec vos questions.

— Dans quel hôtel avez-vous séjourné à Florence ? demandai-je, alors que je connaissais déjà la réponse.

— Le Maggio, lâcha-t-il.

— J’imagine que vous y avez croisé Elmont Sebastian.

— C’est possible, en effet.

— N’étiez-vous pas son invité, d’ailleurs ?

— Pardon ? Pas du tout. Vérifiez vos sources.

— Mais M. Sebastian, Star-Spangled Inc pour être précis, a payé votre billet d’avion et votre hébergement, n’est-ce pas ? Vous avez quitté Gatwick le…

— Qu’est-ce que c’est que ce délire ?

— Avez-vous la facture de vos frais d’hôtel ?

— Je peux certainement la retrouver si nécessaire mais, franchement, qui conserve ce genre de papier ?

— Vous n’êtes rentré que depuis hier. J’imagine que vous n’avez pas encore eu le temps, ou l’occasion, d’égarer le reçu.

— Mes reçus et mes factures ne vous regardent pas !

— Bien, donc si j’écrivais que Star-Spangled Corrections a financé votre séjour à Florence, vous seriez en mesure de prouver que je me trompe.

— Vous ne manquez pas d’air, vous, lancer ce genre d’accusations !

— À ma connaissance, si on compte les taxes, les entrées à l’Académie et les frais de minibar, le montant de votre séjour s’élève à trois mille cinq cent vingt-six euros. C’est bien ça ?

Silence.

— Monsieur Reeves ?

— Je ne sais plus très bien, articula-t-il. C’est possible. Il faut que je vérifie. Mais vous vous trompez si vous croyez que M. Sebastian a réglé la facture.

— Lorsque j’ai contacté l’hôtel pour me faire confirmer qu’il prenait vos dépenses en charge, ils m’ont affirmé que tout était compris.

— Il doit y avoir une erreur.

— J’ai devant moi une copie de la facture dont le montant a bien été prélevé sur le compte de M. Sebastian.

— Comment vous êtes-vous procuré ça, nom de Dieu ?

Je ne risquais pas de le lui dire, mais une femme qui ne l’appréciait pas vraiment m’avait appelé d’un numéro inconnu un peu plus tôt dans la journée pour me dévoiler cette histoire de facture. Elle travaillait soit à la mairie soit au service d’Elmont Sebastian, mais je n’avais pas réussi à la convaincre de me donner son nom.

— Vous êtes en train de me dire que M. Sebastian n’a pas réglé ces dépenses ? insistai-je. Son numéro de carte bancaire figure sur le document que j’ai sous les yeux. Souhaitez-vous que je vérifie ?

— Salaud !

— Monsieur Reeves, lorsque la proposition passera au vote devant le conseil municipal, déclarerez-vous un conflit d’intérêt, vu que vous avez accepté l’équivalent d’un cadeau de cette entreprise ?

— Vous êtes une merde, on vous l’a déjà dit ?

— Dois-je comprendre que votre réponse est non ?

— Une vraie merde.

— Je le prends donc comme une confirmation.

— Vous savez ce qui m’énerve vraiment ?

— Dites-moi, monsieur Reeves.

— C’est que ce genre d’attitude arrogante vienne d’un employé d’un journal devenu la risée de la ville. Vous, les intellos de Thackeray et tous vos partisans, vous montez au créneau parce qu’on risque d’externaliser une prison alors que, bon sang, vous externalisez le journalisme ! Je me souviens de l’époque où les habitants de Promise Falls respectaient vraiment le Standard. Évidemment, c’était avant que les ventes ne dégringolent, à l’époque où de vrais journalistes couvraient les affaires locales, avant que la famille Russell ne se mette à délocaliser les reportages chez des Indiens qui suivent les réunions sur internet et qui en rédigent des comptes rendus pour trois roupies. Tout journal qui agit comme ça et se croit digne de ce nom vit au pays des Bisounours, je vous le dis.

Sur ces mots, il raccrocha. Je posai mon stylo, j’ôtai mon casque et éteignis mon dictaphone. Jusqu’à sa dernière remarque, je ressentais une incroyable fierté…

La conversation s’était à peine achevée que le téléphone retentit de nouveau.

Je replaçai mon casque.

— Le Standard, David Harwood.

— Coucou. C’était Jan.

— Coucou. Comment vas-tu ?

— Bien. — Tu es au travail ?

— Oui.

— Qu’est-ce qui se passe ?

— Rien.

Après une pause, elle poursuivit :

— Je réfléchissais à ce film… tu sais, celui avec Jack Nicholson.

— Lequel ?

— Celui dans lequel il a la phobie des microbes et ne se rend jamais au restaurant sans ses couverts en plastique ?

— Oui, je vois. Pourquoi tu y pensais ?

— Tu te souviens de la scène où il va chez son psy ? Le monde dans la salle d’attente ? C’est là qu’il prononce la phrase titre : « On est ensemble pour le pire et pour le meilleur. »

— Oui, articulai-je. Je me rappelle. C’est à ça que tu songeais ?

Sans me répondre, elle changea de sujet.

— Alors, Woodward ? Où en est ton scoop ?

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par Eimi 2017-08-06T15:09:26+02:00
Lu aussi

Bon, l'histoire et son déroulement sont assez prévisibles mais comme on se laisse malgré tout prendre au jeu. Je dois reconnaître avoir eu du mal à entrer dans l'intrigue, car les premiers chapitres sont assez lents. Mais par la suite, le récit s'accélère et gagne en intensité. Malheureusement, on n'échappe pas aux clichés ni aux rebondissements téléphonés. Cela gâche quelque peu le plaisir de ce roman qui demeure malgré tout relativement bon, mais pas inoubliable.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par merediana 2017-07-25T10:04:40+02:00
Or

Malgré un début un peu lent, les événements et les révélations s'enchainent, rendant le livre très dur à lâcher ! L'auteur aime bien lancer de fausses pistes pour mieux surprendre par la suite.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par flo7786 2016-07-21T22:31:47+02:00
Argent

on se prend au jeu, les personnages sont attachants

Afficher en entier
Commentaire ajouté par lehane 2016-07-05T18:45:05+02:00
Argent

Un très bon livre dans l'ensemble mais quand on a lu les deux premiers de Linwood Barclay il y a comme un gout amer de déception.

Le départ est très lent et personnellement j'avais compris l'intrigue principal, je ne savais pas pourquoi mais le qui je savais déjà. et de cet auteur j'avais été habituée a tellement mieux.

Mais c'est un bon suspens bien agréable a lire tout de même.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Olivier25 2016-06-28T17:19:56+02:00
Or

Voilà, le bouquin commence par la vie paisible du journaliste David Harwood...

Mais celle ci va de rebondissement en rebondissement...

Spoiler(cliquez pour révéler)
Il est tout d'abord interrogé, puis suspecté du meurtre de sa femme dont le corps est introuvable, puis... A vous de lire ce livre... ^^

Il s'agit de mon premier livre de Linwood Barclay, j'ai apprécié l'histoire avec les détails donnés... L'histoire reste malgré simple à suivre et captivante à la fois...

A coup sûr, je lirai un autre polar de cet écrivain...

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Adel89 2016-05-18T08:20:17+02:00
Argent

Jan et David, un couple sans histoire, en apparence heureux, mais Jan cache un grand secret.

Lorsqu'elle disparait dans un parc d'attraction où ils avaient prévu de passer la journée avec leur fils, tous les éléments et toutes les preuves sont contre David.

Mais où est donc passée Jan? S'est elle suicidé, a t elle été enlevée?

Le suspense est prenant mais la clé est dévoilée un peu trop tôt à mon goût. Dès lors qu'on découvre le secret de Jan la suite de l'histoire devient prévisible. Dommage.

Mais je recommande tout de même!

Afficher en entier
Commentaire ajouté par NeedToRead 2016-02-07T12:01:34+01:00
Or

Un livre rempli de suspens !

Certes, le début est un peu lent mais le reste de l'histoire est superbe. Nous avons le droit à du suspens du début à la fin de l'intrigue.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par ticcam 2015-08-06T19:35:07+02:00
Or

J'ai adoré!! Une histoire pleine de suspens. J'ai été de suite absorbée par les différents personnages, et le tout est écrit avec talent!

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Hazza 2015-07-13T14:30:00+02:00
Or

Oula ! Le suspense est insoutenable !

Dès les premières lignes on sait que quelque chose se trame. Un mari au petit soins pour sa femme qui ne semble pas être ce qu'elle prétend et puis elle disparait ! Je ne vous en dit pas plus mais j'ai beaucoup appréciée cette lecture.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par manue14 2015-04-27T12:25:14+02:00
Or

La première partie nous présente les personnages et leur routine, leur quotidien. Petit à petit on entre dans la vie de cette famille ordinaire qui a des problèmes communs.

Ce qui est un peu dommage c’est le manque de détails, de descriptions. Linwood Barclay ne décrit pratiquement pas ses personnages, et personnellement je ne suis pas arrivée à me les imaginer totalement. J’aurais vraiment aimé avoir plus de détails physiques.

Ce qui m’a aussi un peu dérangée c’est le prologue, j’aurais aimé ne pas savoir tout de suite ce qui va se passer surtout que l’auteur y revient ensuite dans la deuxième partie. Au final on sait déjà que cette famille ordinaire va vivre quelque chose de peu commun… On le sait par rapport au résumé mais j’aurais aimé avoir plus de suspense. Là avec le prologue il n’y en a pas.

La première partie du roman est tout de même faite de manière à nous plonger dans une routine et un quotidien, donc pour cette partie l’auteur s’en sort bien.

En ce qui concerne la deuxième partie elle est assez intéressante. Linwood Barclay nous fait pénétrer petit à petit dans l’enquête. Le point de vue du père de famille est très présent, tandis que celui des enquêteurs, qui pourrait être intéressant, n’est pas assez approfondi.

Le point de vue du père est un point de vue interne ce qui est une bonne chose. On peut ainsi vraiment se mettre à sa place et vivre les choses sans avoir de barrière.

Toutefois j’aurais aimé avoir plus de détails que ce soit pour le physique des personnages mais aussi et surtout concernant les sentiments et ressentis du personnage principal. J’ai eu l’impression que l’auteur restait un peu trop en surface, c’est frustrant.

La fin de cette partie est par contre très bonne, Linwood Barclay laisse planer du suspense et on se demande vraiment ce qui va se passer par la suite. C’est donc avec une fin sous tension et pleine de mystères que se termine cette deuxième partie.

Pour cette troisième partie, Linwood Barclay nous dévoile certaines facettes de l’enquête. Ce qui est dommage c’est qu’il nous en dit trop et il n’y a donc plus vraiment de suspense. Je pense que l’auteur aurait dû nous donner les informations au fur et à mesure de l’histoire et ne pas toutes les mettre dans une seule partie.

Sinon les idées sont tout de même bien approfondies et expliquées.

J’aurais quand même aimé avoir plus de détails, de précisions concernant certains faits qui se passent ou se sont déroulés dans le passé des personnages, c’est un peu frustrant de se poser des questions et de ne pas avoir de réponses.

La fin de cette partie est pleine de suspense et on a vraiment envie de connaître la suite. C’est donc un bon point !

La quatrième partie nous explique vraiment les choses. On en sait plus sur les personnages et petit à petit les choses deviennent plus claires.

Les divers points de vue nous donnent plusieurs visions de l’histoire, de ce qui se passe en temps réel mais à différents endroits.

Ce qui est un peu gênant c’est qu’il y a peut-être trop d’explications mais elles sont aussi nécessaires pour comprendre le passé du personnage.

J’aurais aimé que les informations soient réparties dans toute la fin et pas seulement dans une partie ou quelques pages.

La fin de cette quatrième partie est assez bonne même si on se doute de qui est derrière tout cela.

On approche de la fin et on se pose des questions quant à la finalité de certaines situations.

Dans cette dernière partie Linwood Barclay démêle toute l’histoire, rien n’est laissé au hasard et on se rend alors compte que tout était minutieusement préparé par l’auteur.

La fin est sympathique mais ce qui est dommage c’est que l’on finit sur une touche un peu trop déjà vue, c’est dommage. J’aurais aimé à la limite que l’histoire se termine avant avec cette touche dramatique.

Certaines scènes auraient pu durer un peu plus longtemps et être donc plus détaillées.

En résumé un bon roman, bien mené mais dans lequel certaines idées pourraient être plus approfondies.

http://fais-moi-peur.blogspot.fr/search/label/affaire%20n%C2%B0045

Afficher en entier

Date de sortie

Ne la quitte pas des yeux

  • France : 2012-09-05 (Français)

Activité récente

Hyalgan l'ajoute dans sa biblio or
2017-09-02T18:45:15+02:00

Les chiffres

Lecteurs 172
Commentaires 33
Extraits 15
Evaluations 32
Note globale 8.28 / 10

Évaluations

Titres alternatifs

  • Never Look Away - Anglais