Livres
469 908
Membres
437 830

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

La Dame de lumière



Description ajoutée par anichinabe 2011-02-20T13:56:14+01:00

Résumé

En ce début du XIXe siècle, toute l'Angleterre se passionne pour les récentes découvertes archéologiques. Après Pompéi et l'Égypte antique, la mode est à la Zamarie, une civilisation perdue dont lord Colchester vient de retrouver les ruines. Sa plus ardente admiratrice est sans conteste l'excentrique Deborah Waterstone qui brûle de rencontrer cet éminent archéologue !

Leur première entrevue ne manque pas de piquant. Car Deborah médite une vengeance à l'encontre du mari de sa meilleure amie, morte dans d'étranges circonstances. Mais Deborah n'est pas dupe : c'est son mari qui l'a assassinée. Elle en est sûre et compte bien, pour le punir, utiliser Colchester.

Quoique effaré par le plan qu'elle lui expose, ce dernier ne résiste pas longtemps au charme de l'extravagante jeune femme. Surtout lorsqu'il découvre l'étendue de ses connaissances sur la Zamarie et la réputation sulfureuse qui la suit ! Aux oies blanches, Colchester a toujours préféré les femmes originales. Le voilà servi

Afficher en entier

Classement en biblio - 31 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par NyxHemera 2018-05-09T19:12:28+02:00

Un hurlement de femme le réveilla en sursaut.

— Pour l’amour du ciel, Bess ! s’écria une voix féminine, une belle voix au timbre cristallin. Dois-tu vraiment pousser un cri à chaque toile d’araignée ? C’est très agaçant. Si tu hurles sans arrêt, mon travail n’avancera pas.

Matthias s’étira avant de s’asseoir dans le sarcophage. Par la porte ouverte de la chambre, il vit une jeune servante s’écrouler sur le sol. Derrière elle, le corridor était illuminé par un soleil au zénith.

Après avoir passé les doigts dans ses cheveux, il caressa sa barbe naissante. Ce n’était pas surprenant que la femme de chambre se fût évanouie de peur en l’apercevant.

— Bess ?

La voix cristalline. Des pas légers dans le corridor.

— Bess, qu’est-ce qui t’arrive encore ?

Un bras posé sur le rebord du cercueil, Matthias détailla avec intérêt la deuxième personne. Comme toute l’attention de celle-ci se portait sur la servante affalée, elle ne le remarqua pas.

D’un œil critique, il l’examina avec le même intérêt qu’il aurait porté à une statue zamarienne. Un long tablier protégeait sa robe grise, sans rien cacher de sa silhouette élancée ni de sa belle poitrine. Au maintien impeccable de ses épaules, on devinait une fierté et une détermination farouches.

Elle avait essayé d’apprivoiser son épaisse chevelure auburn en l’enserrant sous une coiffe blanche, mais des mèches rebelles voletaient autour de son visage. Bien qu’il ne vît que son profil, Matthias admira les pommettes saillantes, les longs cils et le nez arrogant.

Sans être toute jeune, elle n’était pas aussi âgée que lui. Il lui donnait vingt-cinq ans environ. Quoiqu’il n’en eût que trente-quatre, Matthias avait souvent l’impression d’être vieux de plusieurs siècles…

Posant un livre sur le tapis, elle s’agenouilla près de sa servante.

Elle ne portait pas d’alliance. Curieusement, il s’en félicita.

C’était une question de goût, bien entendu, se dit-il. La plupart des hommes préféraient le sucre et le miel, mais Matthias, lui, avait toujours apprécié les mets plus épicés.

— Bess, ouvre les yeux tout de suite, tu m’entends ? grommela-t-elle en agitant des sels. Tu ne peux pas crier chaque fois que tu pousses une porte. Je t’avais pourtant prévenue que mon oncle était un excentrique, et que nous allions trouver des choses étranges en faisant l’inventaire de sa collection d’art mortuaire.

Bess poussa un gémissement.

— Je l’ai vu, mam’zelle… je le jure sur la tombe de ma mère.

— Qui donc, Bess ?

— Un fantôme. Ou un vampire.

— Balivernes !

— Qu’est-ce qui se passe ici ? appela une autre femme. Quelque chose ne va pas, Deborah ?

— Bess s’est évanouie, tante Horatia. C’est vraiment agaçant.

— Pourtant, cela ne lui ressemble pas.

— C’était affreux, mam’zelle Deborah, reprit Bess. Un corps dans le cercueil de pierre. Il a bougé !

— Ne sois pas ridicule, Bess.

— Mais je l’ai vu, insista la pauvre fille en regardant par-dessus l’épaule de Deborah afin de scruter les ombres de la chambre.

En apercevant Matthias, elle poussa un cri perçant et retomba sur le tapis.

Matthias fit une grimace. La troisième femme apparut à la porte. Comme Deborah, elle était vêtue d’une robe toute simple, d’un tablier et d’une coiffe pour protéger ses cheveux gris. Plus petite que sa nièce, elle était surtout beaucoup plus large de taille et de hanches.

— Qu’est-ce qui l’indispose à ce point ? demanda-t-elle en examinant Bess à travers ses lunettes.

— Je ne sais pas, répondit Deborah. La malheureuse a trop d’imagination.

— Je t’avais dit que c’était risqué de lui apprendre à lire.

— Je sais, ma tante, mais je ne supporte pas de voir quelqu’un privé d’éducation.

— Tu me rappelles tes parents, soupira Horatia. Bess ne nous aidera pas si elle sursaute à la vue de chaque objet inattendu de la maison. J’avoue que la collection de mon frère a de quoi épouvanter les cœurs les mieux accrochés.

— Pas du tout ! protesta Deborah. Ces curiosités funéraires sont un peu morbides, soit, mais tout à fait fascinantes.

— Cette maison ressemble à un tombeau… Bon. Nous ferions mieux de dire à Bess de nous attendre dehors. La pauvre a dû être effrayée par le catafalque de Selwyn. Je ne comprendrai jamais pourquoi mon frère exigeait de dormir dans ce vieux cercueil romain.

— C’est un lit plutôt original.

— Un vrai cauchemar, tu veux dire.

Matthias décida que le moment était venu de se lever. Drapé dans son large manteau qui dissimulait son pantalon de cheval et sa chemise froissée, il quitta le sarcophage en écartant les fines tentures noires. Il vit les yeux de Horatia s’écarquiller de terreur.

— Doux Jésus, Bess avait raison ! s’écria-t-elle en reculant d’un pas. Il y a bien quelque chose dans le cercueil de Selwyn. Cours, Deborah, cours… !

— Oh non, pas vous aussi, tante Horatia ! s’énerva la jeune femme en se relevant d’un bond.

Quand elle aperçut Matthias dans la pénombre de la chambre, elle resta bouche bée.

— Je vous l’avais bien dit, mam’zelle, murmura Bess d’une voix rauque.

Amusé, Matthias se demanda si Deborah allait hurler ou s’évanouir à son tour. Elle se contenta de plisser les yeux d’un air sévère.

— Qui êtes-vous, monsieur, et comment osez-vous effrayer ma tante et ma domestique ?

— C’est sûrement un vampire, mam’zelle. Il va sucer votre sang. Partez ! Partez pendant qu’il est encore temps. Il faut vous sauver !

— Les vampires n’existent pas, déclara fermement Deborah.

— Alors, c’est un fantôme. Il faut vous enfuir, mam’zelle.

— Elle a raison, ajouta Horatia en tirant sa nièce par la manche.

— Ne soyez pas ridicules, gronda celle-ci en relevant le menton.

Alors, monsieur ? Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? Parlez, sinon j’appelle la police et je vous fais mettre aux fers.

Sans la quitter des yeux, Matthias s’approcha d’elle lentement.

Deborah ne recula pas. Les poings sur les hanches, elle martelait le sol avec la pointe de sa bottine.

Il ressentit une impression curieuse, comme s’il la reconnaissait.

Or, c’était la première fois qu’ils se rencontraient. Lorsqu’il fut assez proche pour admirer la limpidité de son regard, bleu-vert comme les mers qui entourent l’île lointaine du royaume de Zamarie, il comprit : Deborah lui rappelait Anizamara, la légendaire déesse du Jour. Cette femme mythique, créature chaleureuse, débordante de vitalité, occupait une place essentielle dans l’art et le folklore de l’ancienne Zamarie. Son pouvoir n’était égalé que par celui de Zamaris, le Seigneur de la Nuit, qui seul pouvait rivaliser avec son esprit fougueux.

— Bonjour, mademoiselle, murmura Matthias en s’inclinant. Je suis Colchester.

— L’Impitoyable Colchester ! s’exclama Horatia, effrayée.

— Comme s’y attendait Matthias, elle regarda aussitôt ses cheveux noirs pour y déceler la célèbre mèche blanche qui était le signe distinctif des hommes de sa famille depuis quatre générations.

— Que faites-vous ici, à Upper Stickleford, milord ? questionna Horatia.

— Il est venu à ma demande, expliqua Deborah avec un sourire éclatant. Il était grand temps que vous arriviez, milord : cela fait plus d’un mois que je vous ai écrit. Pourquoi avez-vous tant tardé ?

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par Nausicaa73 2017-12-26T19:35:11+01:00
Argent

Le moral dans les chaussettes ... Comment y remédier ? Une petite romance mais une romance de qualité ... J'ai donc été piocher dans mon énorme PAL pour y dégoter ce livre.

J'ai retrouvé la plume et tout ce que j'aime chez Amanda Quick. De l'aventure, de l'amour et des personnages pleins de rebondissements.

Lu d'une traite

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Hanayu 2016-02-04T11:10:27+01:00
Or

Et hop un Harlequin extrait d'un sac qu'on m'a fourgué...oui quand les gens connaissent des lecteurs assidus...ils culpabilisent de se débarrasser de des livres qu'ils ont (et dont ils n'ont plus rien à faire) du coup ils les donnent, faisant ainsi une « bonne action », un « cadeau »...je fais donc partie de ceux qui récoltent parfois ce genre de don...d'où un superbe sac remplit d'Harlequin...vu que je suis une fille fleur bleue ! (Et qui n'ose pas non plus faire "tourner" avant d'avoir lu...dans le doute!)

Verdict : la couverture est bien kitch (limite moche...il y en a de bien plus belles dans cette « génération » Harlequin)...et cela cache...une bonne lecture!^^

Heureuse surprise que cette histoire ! Avec une héroïne pas cruche qui n'en fait qu'à sa tête certes, mais n'est absolument pas capricieuse ! (ça change d'habitude ça va de paire). L'invention d'un pays pour l’occasion (la Zamarie) car des recherches archéologique sont le fil conducteur du scénario...avec...une enquête sur un meurtre (puis 2...puis X!), des cancans entre aristo, des anecdotes truculentes sur les divers anciens locataires d'une logeuse, un duel au pistolet surprenant, des rebondissements réguliers, un héros qu'on affectionne grandement pour « ses nerfs fragiles » (ce qu'il n'a pas du tout malgré ce que croit l'héroïne!^^) Ce que j'ai apprécié aussi...c'est que les scènes érotiques sont rares et courtes...privilège accordé à l'intrigue...qui se révèle plaisante !

Afficher en entier

Date de sortie

La Dame de lumière

  • France : 1999-05-27 - Poche (Français)

Activité récente

CeliaB l'ajoute dans sa biblio or
2017-07-01T22:14:40+02:00

Les chiffres

Lecteurs 31
Commentaires 2
Extraits 1
Evaluations 6
Note globale 7.17 / 10

Évaluations

Titres alternatifs

  • Mischief - Anglais

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode