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Un fond de vérité



Description ajoutée par lelette1610 2017-06-09T08:53:18+02:00

Résumé

Un policier polonais, ça change !

Zygmunt Miloszewski incarne-t-il une école polonaise du roman policier ? Ou bien brandit-il juste l’étendard de son propre talent ? Une certitude : grâce à lui, le drapeau blanc et rouge flotte bien haut sur la carte de la mondialisation du polar. En 2013, ce journaliste-écrivain de 38 ans, endurci à l’école du faits divers, s’était déjà fait remarquer avec « Les Impliqués », premier volet de sa saga, finaliste dans trois palmarès littéraires majeurs (Polar SNCF, Polar européen du point, Prix des lectrices de Elle). Aujourd’hui, avec « Un fond de vérité », il confirme tout le bien qu’onlalu en pensait à l’époque.

Il nous invite à retrouver l’élégant et grisonnant Teodore Szaki, ce procureur-séducteur dont la fonction et la personnalité cristallisent quelques interrogations de fond sur la Pologne moderne. Choix judicieux pour un héros récurrent. Un magistrat plutôt qu’un policier, pour avoir un pied dans la capitale et l’autre en province. Un divorcé en quête de sensations, histoire de se glisser dans d’autre intimités que celles dictées par l’enquête. Un homme cultivé, capable de distinguer un peu de lumière dans les ténèbres.

Tout frais muté dans la tranquille cité historique de Sandomierz, le beau Teodore hérite d’un crime mis en scène comme un rituel antisémite. Sur cette terre qui a connu les pogroms et les camps d’extermination, c’est la boîte de Pandore qui s’ouvre. Le voici aspiré dans un tourbillon de préjugés rances et de vieilles haines jamais surmontées. Ce premier meurtre, et ceux qui vont suivre, relèveraient-il d’une vengeance religieuse ?

Le romancier polonais use de l’énigme policière comme d’un prétexte. Il renvoie ses compatriotes à leur passé de divisions religieuses. Il tourne en dérision une certaine vision de la nation, ou de la patrie, fondée sur le rejet et l’oppression. Il s’en sort en évitant tous les pièges, à commencer par celui de l’ennui, s’appuyant sur un sens du récit impeccable et un humour subtilement désespéré. Le polar comme prisme d’une culture, comme décodeur d’une société. Une fenêtre qui s’ouvre.

Philippe Lemaire source : ONLALU (site de critiques et d'informations littéraires)

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Classement en biblio - 11 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Irene-Adler 2018-08-07T19:57:04+02:00

Il n'existait pas de remède à la stupidité.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-08-07T19:47:58+02:00
Diamant

Son premier roman m'avait emmené au 7ème ciel, malgré son introduction assez longue (mais les préliminaires, avec cet auteur, c'est agréable) et le second, c'est un pied intégral, confirmant tout le bien que je pensais de l'auteur.

Je me suis toujours dit que je vivais dans un pays de malades mentaux niveau politique (celle dite « du gaufrier », on vous l'expliquera un jour), mais je vois qu'à la course à l'imbécilité, la Pologne galope à nos côtés.

Le premier roman m'avait subjugué par son côté politique – le communisme était au menu – et le second ne déroge pas à la règle.

Aux rayons X, la Pologne ne laisse voir que des fantômes des années 40-50 et un antisémitisme qui s'accroche à ses basques mieux qu'un virus. Vous croyez en être débarrassé, et bien non, il revient au galop.

Je dois dire que j'ai eu un peu peur en ouvrant le roman, peur qu'il n'arrive pas à la cheville du premier, peur d'être déçue… Et puis, mon procureur préféré, Teodore Szacki, a quitté la capitale pour se retrouver muté dans la petite ville de Sandomierz et j'avais quelques craintes pour lui.

C'est vrai, quoi, qu'allait-il avoir à se mettre sous la dent, le Sherlock Holmes des prétoires ? Hein ? Un vol de GSM ? Une dispute conjugale ? Il ne se passe jamais rien chez ces bouseux de Sandomierz et ses collègues ont l'air moins sympa que les anciens.

Fallait pas avoir peur pour notre procureur imbu de sa petite personne ! Il a déjà trouvé où fourrer son bâton de berger (le cochon) et en plus, il est confronté à un meurtre assez sanglant, avec des relents antisémites qui vont venir se graver dessus.

Une femme a été retrouvée, saigné à blanc, selon un vieux rituel d'abattage juif. Là, sûr qu'elle était casher.

L'auteur n'est pas tendre avec son pays, la Pologne a des squelettes dans le placard – comme d'autres – et des spectres qui flottent toujours autour de certaines villes.

Les mentalités sont encore fort moyenâgeuse pour certains et les imbéciles croyant encore aux vieilles légendes sont nombreux. Oh, on ne les entend pas, en temps normal, mais chassez l'imbécilité et elle reviendra ventre-à-terre.

Pas tendre non plus avec les médias, avides de sang, inventant des faits s'il le faut, publiant tout et n'importe quoi sans l'avoir vérifié et montant la tête des habitants de la petite ville.

Ce que j'aime chez l'auteur, c'est sa plume (même si on a droit à celle du traducteur) qui n'hésite pas à pratiquer l'humour, qui n'est pas tendre envers son pays et ses compatriotes et qui a un petit je-ne-sais-quoi qui me prend aux tripes pour ne plus me lâcher.

Si l'enquête est prenante à suivre, il y a aussi tout l'aspect « j'entre de plein-pied dans la société polonaise » qui est important. Ceci est un vrai roman noir.

L'auteur ne se borne pas à écrire un fait ou une histoire, non, il développe le tout, brode autour – sans jamais lasser le lecteur – vous faisant entrer tout entier dans son histoire avec un grand H.

Les rancoeurs sont tenaces, le passé leur colle aux basques, les vieilles haines aussi et le portrait qu'il nous brosse de son pays est assez sombre.

Notre procureur est toujours aussi imbu de lui-même, a gardé son esprit acéré, sa bite est devenue volage, il est toujours aussi anti-religieux, anti-dogme, anti-hobby, mais sa vision des habitants changera au fur et à mesure que le temps passe.

Les personnages secondaires vont aussi évoluer et les surprises seront nombreuses. J'ai vraiment pris mon pied lors de ma lecture. Bluffée j'ai été.

Lire Zygmunt Miloszewski est un plaisir de fin gourmet, du petit-lait, le petit Jésus en culotte de velours.

Ouvrir un roman avec le procureur Teodore Szacki, c'est aussi orgasmique qu'un roman caché de Conan Doyle où Holmes culbuterait Irene Adler sur la table en lui disant « Vous avez de beaux yeux, vous savez »… et elle qui lui répondrait « Oh oui, grand fou, allez-y, prenez-moi sur le coin de la table ».

C'est vous dire le plaisir que j'ai eu à le lire. Mais gaffe, sortez couverts, messieurs. N'oubliez pas l'imper anglais… Ceux qui l'ont lu sauront de quoi je veux parler.

PS : À noter que le titre et l'illustration de la couverture lui vont comme un gant.

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Commentaire ajouté par passiondulivre88 2017-08-23T11:43:19+02:00
Bronze

Polar polonais bien huilé, aux rebondissements opportuns et au suspense intelligemment entretenu. Zygmunt Miloszewski n'a rien à envier aux auteurs nordiques. Ai commandé "Les impliqués" afin de poursuivre l'aventure avec le procureur Teodore Szacki.

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Commentaire ajouté par GoldElie 2017-01-04T00:21:33+01:00
Or

Ce polar bien construit évoque un passé polonais quelque peu lugubre mais ces références historiques sont loin d'être sans intérêt, bien au contraire.

L'intrigue se montre sacrément bien ficelée, on ne s'ennuie pas un instant, le suspense est presque omniprésent. L'auteur sait captiver le lecteur et éveiller sa curiosité. On se questionne mais on ne devine rien. On ne découvre le dénouement de cette enquête que dans les dernières pages.

La plume est efficace, habile, sans fioriture, la lecture se fait aisément.

Un polar passionnant et maîtrisé, dans une Pologne contemporaine dont le passé a encore une certaine influence. Une lecture enrichissante.

http://www.faimdelire.com/2017/01/un-fond-de-verite-zygmunt-mioszewski.html

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Commentaire ajouté par viduite 2016-12-09T10:11:20+01:00
Diamant

Dans ce deuxième volet des enquêtes du procureur Théo Szacki, Miloszewski s'empare à nouveau (après l'ombre du communisme et les violences conjugales) d'un thème clairement identifié. Afin de montrer à quel point il le traite avec finesse, il choisit un passage obligé énorme et incontournable : l'antisémitisme polonais et son lien avec l'église catholique.

Le mythe sur lequel fonctionne l'intrigue m'a alors paru trop encombrant. Le sacrifice d'enfants chrétiens afin d'élaborer du pain azyme. Dans un roman récemment réédité, L'homme de Kiev, Bernard Malamud traitait avec une insurpassable délicatesse cet emballement collectif.Dans un renversement assez prévisible, Milo transforme ce passage obligé, ce "stéréotype" selon la postface de l'auteur en une fausse piste. Le procédé, pas léger, est habile. Avoir recours à une revanche après plusieurs génération m'a toujours semblé douteux.

Un fond de vérité, bien sûr, offre un point de vue contradictoire sur la culpabilité ressentie par tout polonais Au cœur du roman, la discussion avec le rabbin paraît un peu plaquée. Un rien trop théorique comme passage obligé.

Malgré cette réserve, le deuxième volume de cette trilogie m'a semblé le plus attachant. Le procureur, comme le veut le cliché, met à nu son humanité. Le troisième volume, La rage m'a semblé d'une noirceur excessive. Une forme de confort abandonné par le procureur qui ici s'essaye à de rares moments de joie. Seul un peu d'enthousiasme permet de rendre compte de la cyclothymie sans grande signification qu'est notre existence. Miloszewski donne vie à son décor quand il en goût les charme et perce l'aspect touristique de la ville de Sandomierz où se déroule l'action. Le regain bête du printemps.

https://viduite.wordpress.com/2016/12/09/un-fond-de-verite-zygmunt-miloszewski

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Commentaire ajouté par Unbrindelecture 2016-11-09T09:44:21+01:00

http://www.unbrindelecture.com/2016/11/un-fond-de-verite-de-zygmund-miloszewski.html

Thriller captivant passionnant, à lire avec délectation. J'ai retrouvé le procureur Téodore SCACKI qui doit mener une enquête suite à la découverte d'une jeune femme retrouvée égorgée devant une synagogue. Et c'est dans une ambiance polonaise, qui oscille entre charme suranné et modernité, particulièrement bien rendue par la plume de l'auteur, et entre vieilles légendes et antisémitisme que notre héros va devoir démêler cette intrigue. J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce récit et d'ores et déjà je m'abonne volontiers aux enquêtes du procureur SZACKI...

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Commentaire ajouté par nannoug 2016-10-06T19:52:50+02:00
Argent

bon thriller sur fond semi historique!

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Dates de sortie

Un fond de vérité

  • France : 2015-01-06 (Français)
  • France : 2016-09-08 - Poche (Français)

Activité récente

monikaR l'ajoute dans sa biblio or
2017-12-25T15:11:52+01:00

Les chiffres

Lecteurs 11
Commentaires 6
Extraits 30
Evaluations 3
Note globale 8.67 / 10

Évaluations

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