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Circé



Description ajoutée par Maux-Silencieux 2018-09-10T11:59:00+02:00

Résumé

Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.

Son père lui ordonne de s'exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croisent tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse....

Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu'elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu'elle a appris à aimer.

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Classement en biblio - 15 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Laurien 2018-08-01T09:54:29+02:00

Toute ma vie, je suis allée de l'avant, et à présent, je suis ici. Si j'ai une voix de mortelle, laissez-moi aussi avoir le reste. Je lève la coupe remplie à ras bord à mes lèvres, et je bois.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par HurricaneMilou 2018-12-24T01:50:15+01:00
Or

Ce commentaire contient des spoilers.

Après deux livres de cette auteure, je pense pouvoir dire que Madeline Miller est une superbe romancière.

Elle a la capacité de susciter des images colorées et de transporter le lecteur avec ses mots, et sa plume est riche et imagée -comme on peut le remarquer ici: “the waves pressed their cold mouths to my feet.”

D’un autre côté, elle est aussi douée pour la conception de personnages. La psyché de ses héros est profonde et ces derniers évoluent beaucoup au cours de l’histoire.

Circé commence cette dernière en tant que jeune fille innocente et sotte qui ne sait se défendre, et qui est un peu trop clémente. Qu’importe ce qu’elle endure, elle aide ceux qui l’ont blessée. Personne ne se soucie d’elle, et pourtant, elle ne remarque rien. Je dois avouer que je ne l’appréciais guère au début du roman. Cependant, après sa condamnation à l’exil, elle commence à prendre de la distance avec sa famille oppressive, et les conséquences de ses mauvais traitements apparaissent alors sur son attitude. La nymphe devient paranoïaque à cause des moqueries qu’elles a reçues pendant des milliers d’années, et elle ne parvient plus à accorder sa confiance à autrui, mais elle apprend également à puiser dans ses ressources et à surmonter de nombreux obstacles. A la fin de l’histoire, Circé est devenue une femme forte et farouche qui est prête à tout pour défendre ce qui compte à ses yeux. Elle a appris à faire confiance malgré sa grande solitude -ceci est un point de son développement qui m’a beaucoup marquée. Elle a été réellement seule ; personne n’a été là pour l’aimer ou l’aider: "I came for her, but there was no one who would come for me. After all, I had been alone my whole life. » Et, pourtant, elle est parvenue à surmonter cette solitude et à accepter les autres dans sa vie au lieu de les rejeter. Elle a des amis, des amants, et même un fils ; elle les mérite bien. Enfin, ce dont elle vient à bout en dernier est son sentiment de culpabilité pour ce qu’elle a fait à Scylla : en effet, elle a pu réparer ses erreurs. Même si elle n’a pas pu sauver toutes les vies qui ont été prises, elle a pu empêcher de futures morts.

A propos du scénario lui-même, je sais que j’aurais pu apprécier ce roman davantage si Circé n’avait pas été seule sur son île pendant si longtemps car, pendant un long moment, rien ne s’est passé. Elle a usé de ses pouvoirs et sa personnalité a évolué, mais il n’y avait aucune action. Ce doit être mon seul reproche. Autrement, il y a une progression: Circé n’était pas une déesse puissante ; toutefois, elle découvre qu’elle peut faire de la magie. Elle a appris à s’en servir et est devenue une magicienne dévouée et talentueuse. Elle a rencontré du monde, est tombée amoureuse, eu un fils, a combattu une déesse olympienne, a fait la paix avec elle-même et s’est confrontée à sa famille et lui a montré qu’elle était devenue forte. Mais, plus que tout, la boucle est bouclée avec les herbes dont elle s’est servie pour transformer Glaucos et Scylla sur elle-même pour révéler sa vraie nature: est alors devenue mortelle. Ce développement est vraiment intéressant.

Mon personnage préféré est probablement Dédale. Il est brilliant, humble et mystérieux. Ulysse est également un personnage intéressant, mais il est moins appréciable après avoir découvert ce qu’il est devenu après la guerre. Avoir de ses nouvelles dans Circé a fait plaisir après son apparition dans Le chant d’Achille. Dans ce roman, il est vu comme manipulateur et égoïste, bien que bon commandant.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce livre avec le développement du personnage de Circé, le style superbe de l’auteure et le thème mythologique. Je pense que ce dont je me souviendrai le mieux sera la citation "timidity creates nothing". Etant timide, elle devrait beaucoup m'aider.

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Commentaire ajouté par mimi066 2018-12-06T19:18:57+01:00
Argent

“I thought: I cannot bear this world a moment longer. Then, child, make another.”

Qui dit mythologie dit bien sûr violence, viol et ruses en tout genre saupoudré de cruauté. Ce livre n'est pas une exception.

Circé raconte l'histoire méconnue de la déesse fille du soleil Hélios et d'une nymphe Perse. Circé est une titan très à part des autres dieux. Elle n'est pas cruelle, est assez naïve et au début ne présente pas d’habilité particulière à part son immortalité.

Au début je me suis d'ailleurs dit "mais qu'est ce que c'est que cette déesse de pacotille qui se laisse marcher sur les pieds par tout le monde....."

On peut dire que j'ai raison pour le début tout du moins. OUI Circé se laisse piétiner par tout le monde. Elle découvre son monde et les choses de la vie et veux se faire aimer de ses proches. Ceux ci sont cruels et ne lui font pas de cadeaux quitte à la jeter en pâture quand cela les arrange. Bref "on ne choisit pas sa famille" n'est ce pas petite Circé.

L'enfance de Circé est assez lente. Celle ci évolue très loin dans la mythologie grecque. Elle rencontre notamment Prometheus qui a un grand impact sur elle tout au long de sa vie. C'est peu être celui qui la fait s'intéresser aux humains et qui l'initie au fait que la gentillesse est une vraie chose.

Mis à part quelques autres histoire, la rencontre avec Glaucos va marquer un tournant dans la vie de la protagoniste. C'est la découverte de la magie.

L'exil de Circé dans son île va vraiment faire décoller le récit.

On parcoure les siècles à travers les pages et C'est là qu'on se dit que la vie d'une déesse c'est quand même vachement long.

Circé nous fait redécouvrir le mythe du Minotaure et celui de l'Odyssée.

Sur son île, Circé grandit et on voit l'histoire à travers les yeux d'une femme féministe avant l'heure.

J'ai beaucoup aimé voir Circé évoluer et devenir plus puissante et bien plus forte qu'à ses débuts.

Je dois dire qu'elle perd sa naïveté également suite à un événement traumatisant qui lui arrive sur son île...... Elle commence à se méfier d'avantage des gens et il était temps....

Circé s’interroge beaucoup sur la mort. Elle voit les gens qu'elle aime mourir alors qu'elle ne prend pas une ride. Le caractère éphémère de la vie est un sujet fréquemment abordé et déterminant pour la fin.

D'ailleurs, je ne m'attendais pas du tout à une fin pareille.....

L'écriture de l'auteur est plaisante mais j'ai tout de même trouvé certaines longueurs dans le récit qui m'ont fait perdre de l’intérêt lors de ma lecture.

Circé c'est donc la rencontre avec des personnages marquants: Dédalus, Odyseus et Télémachus pour les hommes et Pasiphae, Ariadne et Pénéloppe pour les femmes.

C'est la vision de la mythologie sous un autre jour.

ET surtout c'est une déesse qui veut devenir humaine avec tout ce que ça implique.

J'ai beaucoup aimé ma lecture même si je dois dire que j'ai préféré the song of Achilles écrit par la même auteur.

Je recommande tout de même chaudement.

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Commentaire ajouté par Anais-136 2018-09-23T11:03:32+02:00
Diamant

Quel meilleur moyen pour découvrir ou redécouvrir l'histoire de Circé, passage marquant pour Ulysse et ses compagnons, que de se plonger dans ce livre ?

Déesse, nymphe, sorcière, magicienne, mais avant tout femme.

Une lecture qui nous questionne sur notre condition d'humain

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Commentaire ajouté par Laurien 2018-08-01T12:05:56+02:00
Bronze

On révise - voire redécouvre - sa mythologie, un peu à la manière des Mémoires de Zeus de Maurice Druon, avec le même principe de montrer les dieux et les Titans comme des hommes pétris de défauts malgré leurs pouvoirs. Mais le rythme du récit ne s'emballe que lorsque Circé est exilée sur son île, le début est assez lent et manquant parfois de souffle avec quelques personnages caricaturaux - la méchante sœur, la nymphe frivole...

Un peu à la façon de Margaret Atwood dans le magnifique roman l'Odyssée de Pénélope, le plus intéressant reste finalement les moyens utilisés par les femmes, nymphes, déesses ou mortelles, pour réussir à échapper aux appétits des hommes, avec une forme de solidarité qui apparaît entre elles.

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Commentaire ajouté par Jennifer_tartiflette 2018-05-28T16:42:40+02:00
Argent

Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/circe-madeline-miller/

Ma notation: 4/5

Comme je suis contente! Après avoir eu un gros coup de coeur pour The Song of Achilles, un roman magnifique sur tous les points, j’espérais sincèrement retrouver l’écriture prodigieuse de Madeline Miller ainsi que ses prouesses de conteuse en matière de mythologie. Circe a été une lecture entraînante par sa manière de revisiter mythes et héros, et contemporaine par sa façon d’aborder la valeur de la femme à travers son personnage principal. Eh oui! Dans ce contexte pourtant antique, le féminisme y est criant de modernité!

En lisant Circe, on a l’impression d’être aussi immortel que l’héroïne dont on suit l’histoire. On est un peu comme des dieux qui observent de loin la vie des mortels, à ceci près que nous sommes des humains spectateurs de leur vie tumultueuse! On croise de grandes figures de la mythologie, on est témoin des changements d’époque et surtout on est récepteur des échos du passé. Madeline Miller parvient à couvrir avec brio les moments clés de l’existence de Circé tout en nous faisant traverser les âges. C’est étonnant!

Mais sa plus grande réussite reste la démystification du personnage de Circé. Si on la connaît froide et calculatrice dans L’Odyssée, ici, on découvre une déesse défectueuse qui a du mal à se fondre dans les codes de la cruauté et de l’immortalité. La protagoniste est humanisée, pas par souci d’appréciation, mais parce que son rejet l’amène à chercher l’amitié là où elle peut la trouver, notamment chez les humains qui ne la jugent pas aussi sévèrement que le reste des dieux. La protagoniste s’est montrée très attachante!

Déjà, j’avais vite apprécié son tempérament. Circé se révèle certes naïve par moment mais ce que les gens pensent d’elle ne l’atteint qu’à un certain degré. Malgré qu’elle doive encaisser remarques désagréables et insultes déguisées, la déesse trouve toujours matière à rendre la balle: que ce soit en désobéissant à son père en entachant le prestige des Titans ou en se montrant plus courageuse et talentueuse que ces frères et soeurs, Circé montre sa force en affirmant ses convictions et sa différence! Et dans un monde masculinisé où les femmes n’ont pour monopole que la soumission, c’est d’autant plus parlant.

Ce qui m’amène d’ailleurs aux sujets modernes avancés par l’auteure. A travers Circé, Madeline Miller traite de la dominance masculine et de la façon dont elle se veut essentiellement abusive: que ce soit avec la férocité des dieux ou la vanité des humains, Circé est souvent la proie d’injustices alors qu’elle ne cherche que la compagnie et l’hospitalité. En voulant croire avant tout en la bonté de l’autre, elle apprend violemment de ses leçons, quitte à s’égarer parfois elle-même dans la brutalité! Son évolution a été éblouissante!

Comme je le disais tout au début, le récit est débordant de féminisme. Circé observe que le mérite des femmes est souvent laissé de côté: malgré leur part dans la réussite de leurs maris, elles n’ont droit à aucune reconnaissance. De ce fait, la plupart des personnages féminins se montrent stratégiques et ambitieux afin d’assurer un semblant de contrôle. Qu’il s’agisse de notre héroïne, de Pénélope, de Pasiphaé ou encore de Perséis, ces femmes ont une détermination sans faille et sont d’une intelligence redoutable! Elles défient le destin et le plient à leur grès, sans que personne ne s’en aperçoive, et finissent ainsi par marquer l’Histoire.

Cela dit, je tiens à préciser que les hommes ne sont pas stigmatisés, ce qui est un point très important! Au contraire, Circé rencontre des hommes bons qui vont marquer sa vie positivement. Je dirais même que l’auteure privilégie les relations saines avec des êtres ordinaires mais méritants, et qu’elle désacralise les rapports avec les hommes de pouvoir se révélant auto-destructeurs.

La parentalité est également un thème très présent. Si les divinités sont presque des parents adoptifs pour les demi-dieux qu’ils supportent, Circé voit par son vécu que ce rôle demande davantage d’une personne que le simple fait de créer. Il est ainsi question de monoparentalité, de burn-out, d’éducation familiale, mais aussi de fierté, d’amour et d’instinct de protection. Selon moi, Circé n’a jamais paru aussi forte et audacieuse que lorsqu’elle s’est détachée de son statut de déesse pour expérimenter ce qui fait le mérite des mortels!

J’ai aussi aimé le fait que le roman mélange plusieurs mondes. On fait la rencontre des Titans, des Olympiens, des Nymphes, des demi-dieux, des monstres… A travers le regard de Circé, on (re)découvre bon nombre de mythes et légendes qui donneraient quasiment le sentiment de lire une vraie épopée! Et le tout est écrit avec une prose absolument magnifique! Oh puis, on entend parler de Achille et Patrocle… Snif.

Finalement, ce qui m’a empêchée de donner la note maximale, c’est le côté « romance » qu’entretient Circé avec certains personnages que j’ai trouvé assez ennuyeux… Je trouve qu’il ne se passait pas grand chose d’important dans ces moments-là et que ces journées étaient assez répétitives….

Bref, j’ai adoré suivre une protagoniste aussi imparfaite, d’autant plus que son développement a été impressionnant et pertinent. J’aime beaucoup la fin, l’auteure a su faire de Circé une héroïne profonde.

Note: ce livre comporte une scène de viol et d'autres passages violents.

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Dates de sortie

Circé

  • France : 2018-04-10 (Français)
  • USA : 2018-04-10 (English)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 15
Commentaires 5
Extraits 4
Evaluations 10
Note globale 8.4 / 10

Évaluations

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