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Commentaires de livres faits par LesFacesLitteraires

Extraits de livres par LesFacesLitteraires

Commentaires de livres appréciés par LesFacesLitteraires

Extraits de livres appréciés par LesFacesLitteraires

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 27-03
C’est ma première lecture de Michel Bussi et je suis sincèrement surprise. En effet, c’est un auteur où les avis sont très divergents, certains adorent et d’autres détestent. Personnellement, j’ai bien aimé « Gravé dans le sable » ; un roman à la fois fictif, mystérieux et enrichissant. Toutefois, le début de l’histoire est très complexe, avec beaucoup de personnages présentés. Donc on se perd facilement dans le récit, et avec cela on ne s’accroche aucunement aux protagonistes. Mais, bien évidemment, je cite seulement ce que j’ai ressenti pendant les cent premières pages. Après ce commencement rocambolesque, le reste du livre prend forme avec une intrigue bien menée, au point de nous retourner le cerveau encore et encore.

Alice est l’héroïne, cependant elle n’est pas présente dans la première partie du roman. Cette jeune femme est partie en Australie pour « fuir », après tant de drame dans sa vie, plus rien ne la retient en Amérique. Bien des années plus tard, elle revient sur le tombeau de son compagnon, en Normandie. C’est une veuve de la guerre, une femme sans présent ni futur. Un fantôme sur le sable. Elle découvre par hasard, un terrible secret ; une des vérités sur la mort de son ami. Une dette non acquittée. Dès cet instant et vingt ans après le décès de l’homme qu’elle aime, elle veut rendre justice. Déterminée, prête à tout et sans aucune peur pour elle-même ; Alice décide d’enquêter. Et avec l’aide d’un détective, elle va tenter de démêler le vrai du faux, jusqu’à lever le voile sur le passé de ces quatre soldats : Lucky, Oscar, Alan et Ralph. Je l’ai autant admiré que détesté, comment peut-on décrire deux sentiments contraires ? À quarante ans, elle est une dame ; avec des valeurs et des principes, bien heureusement. Mais son jeu de séduction est parfois déplaisant, bien qu’elle soit généreuse et loyale. Sa force de caractère est rafraîchissante, néanmoins elle manque parfois de vigilance. Alice est vraiment captivante, une femme avec deux facettes ; celle qu’elle représente et celle qu’elle est réellement.

Cette œuvre contient un tas de personnages essentiels au bon déroulement du récit. Par exemple ; Nick, le détective privé, transi d’amour pour sa cliente. C’est parfois un type désespérant, sauf qu’il est d’une sincérité à toute épreuve ; au point de donner cette légèreté à une histoire révoltante. Au final, cet enquêteur détient un humour agréable et une naïveté adorable. Ensuite, Madame Arlington semble être une manipulatrice, avec pour seul intérêt son nom et la politique, elle n’accorde que très peu d’importance aux autres et à l’amour. Cette femme est élaborée dans le seul but de la détester, et pourtant… tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Et puis, dernière petite parenthèse sur les protagonistes avec Lison Munier. Concrètement, elle n’est pas partie intégrante de la synopsis ; en revanche, c’est une femme pour laquelle je vais garder un souvenir impérissable. Douce et forte, pleine de surprises — principalement sur la fin. Lison n’est pas rassurée par l’inconnu et je me suis reconnue en elle, me prenant immédiatement d’affection pour sa personnalité.

Le début paraît très brouillon, et j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans ce roman. Heureusement, l’auteur a réalisé une préface pour expliquer la construction de ce livre. Un policier où je me suis sentie manipuler par l’auteur, de A à Z. L’intrigue est mise en scène de toute pièce, mais l’histoire aurait pu être tout à fait réelle. Le suspense est très intense avec « Gravé dans le sable », beaucoup de doute pendant ma lecture, au point de ne plus savoir qui est « victime » et « coupable ». Et, bien que ce soit un thriller, les émotions sont à portée de main. Le thème de la guerre est assez touchant, et les secrets peuvent paraître honteux. Cependant, c’est dans l’amour pour Lucky et Alan que j’ai trouvé la petite étincelle, le battement d’un cœur pour animer cette lecture plutôt intéressante.

Michel Bussi est un auteur que je découvre et j’en suis plutôt satisfaite, sans être totalement fan de son style. En effet, son écriture n’est pas toujours précise, malgré une bonne fluidité et un rythme constant ; j’ai eu l’impression que l’auteur ne savait pas où emmener ses lecteurs. Sincèrement, sa plume est agréable, pleine de richesse ; sauf qu’elle manque de rigueur pour être totalement adoptée.

À l’évidence, je suis sincèrement surprise par cette lecture. Et malgré une écriture de temps en temps confuse, l’ensemble est relativement attrayant. Les péripéties apparaissent dans la deuxième partie, après une entrée en matière garnie de protagonistes. Le suspense est vraiment de taille pour un thriller, c’est la base de ce genre de roman tout de même. Mais, au-delà du mystère et des soupçons que j’ai eus, les sentiments s’impriment dans le récit pour rajouter une certaine réalité. « Gravé dans le sable » est une bonne lecture pour appréhender le style de Michel Bussi, un livre possédant bien sûr des défauts ; toutefois, il se lit volontiers.

https://lesfaceslitteraires.blogspot.com/2020/03/grave-dans-le-sable.html
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Après le visionnage de la série télévisée, je me suis lancée dans cette lecture en croisant les doigts pour retrouver le même déroulement sur l’histoire. Et, aucune déception, ce roman est maîtrisé tout comme son adaptation. Un thriller plutôt doux, ce n’est pas un livre effrayant ; par contre, le suspense est présent du début à la fin. Dès la fin d’un chapitre, une révélation ou une énigme en plus s’impose dans le récit. À la fois un roman d’amour et un ouvrage policier, un mélange captivant où on voyage à travers l’Amérique et dans les années 70. Malgré tout, les longueurs et répétitions paralysent le plaisir. En effet, l’intrigue commence bien et se développe sur des doutes, des questionnements ; 1 pas en avant, 3 en arrière. Personnellement, c’est mon propre ressenti.

Marcus Goldman est un écrivain célèbre depuis la publication de son premier ouvrage, noyé dans cette vie de star ; il en oublie d’écrire. Son agent et éditeur tente de le bousculer pour reprendre l’écriture, malheureusement c’est la page blanche pour notre héros. Le trou noir. Alors, il part pour Aurora retrouver son ami ; Harry Québert. Ce dernier est l’un de meilleur auteur du siècle, Marcus a besoin de ses conseils et de tranquillité. C’est là qu’il découvre le secret de son professeur, une histoire d’amour dont il n’a jamais parlé. Quelques semaines plus tard, il se retrouve face aux mystères des habitants d’Aurora et mène sa propre enquête ; jusqu’à révéler la vérité dans son prochain roman. J’ai bien aimé ce personnage, mais je ne me suis pas vraiment attachée à lui. Parfois, son inquisition est agaçante, sa façon d’agir n’est pas toujours agréable. Mais son objectif, c’est de sauver son ami et de mettre un terme aux secrets ; donc c’est quelqu’un de bien. Bien évidemment, il manque de savoir-vivre de mon point de vue et son attitude n’est pas toujours « adulte ».

On découvre Harry sur deux périodes, dans le passé et le présent. Il a toujours était le même homme, quelqu’un de doux et de gentil, avec une envie de reconnaissance et peut-être d’amour. Malheureusement, c’est un personnage miroir, du fait qu’il se dévoile au travers des yeux de Marcus. Et personnellement, je ne l’ai pas trouvé passionnant, parfois intéressant dans ses réflexions ; mais sans plus. Au fond, ses mensonges semblent à la fois compréhensifs et attaquables. Dans ma perception, Harry est seulement un héros secondaire avec ses défauts et qualités comme tout un chacun.

Est-ce un bon roman ? Oui, sans aucun doute. Est-ce un thriller ? De mon point de vue, pas vraiment. C’est plutôt un contemporain accompagné de suspense, bien évidemment jusqu’à un certain point. Certaines séquences sont prévisibles, de plus, je ne peux pas réellement juger cet aspect-là, ayant regardé la série télévisée. Je ne suis pas totalement emballée par la construction du récit, avec des scènes récidivantes ; alourdissant l’ensemble de l’histoire. Après, les thèmes sont là et plaisent ; dont la différence d’âge et l’amour, le besoin de reconnaissance et surtout la recherche de perfection. En vérité, c’est un ouvrage touchant, avec ses valeurs et ses petites perles de sagesse. Il faut particulièrement s’attendre à une intrigue longue ; durant la moitié du livre, les péripéties se calment et l’enquête perd de sa superbe.

Enfin, j’ai rencontré la plume de Joël Dicker. C’est une bonne première accroche, cependant je me sens un peu trop compressée dans ce style-là, excessif sur les développements et avec un rythme irrégulier. Je risque de relire une autre œuvre de cet auteur, mais pas dans l’immédiat. Un écrivain à suivre, son vocabulaire n’est ni simpliste ni complexe ; l’équilibre est parfait. Son univers est à la fois réaliste et monté de toute fiction. Joël Dicker possède une plume agréable, et une popularité méritée.

Pour conclure, je ne vais pas défendre ce roman corps et âme. Certes, je l’ai bien aimé, mais je ne suis pas entièrement conquise par l’ensemble. La composition est diffuse, ce n’est clairement pas une lecture légère ; les quelques temps morts du récit freinent son harmonie et le plaisir de lecture. Le mystère est omniprésent, néanmoins je ne peux évaluer cette caractéristique avec objectivité. Par contre, pour un ouvrage à suspense, il détient des nuances d’émotions et une philosophie charmante. Marcus est unique, son caractère n’est pas toujours plaisant, en revanche c’est un héros bien pensé ; ses défauts forment une richesse pour le lecteur. Dans le cas d’Harry, je suis un peu plus sur la réserve ; attachant, seulement dans les moments où il évoque Nola. L’écriture de Joël Dicker est encore pour moi intrigante, c’est pour cette raison que je compte lire un autre de ses romans. Un auteur habile, cachant encore des surprises ; je n’ai pas réussi à cerner complètement son style avec « La vérité sur l’affaire Harry Québert ».

https://lesfaceslitteraires.blogspot.com/2020/03/la-verite-sur-laffaire-harry-quebert.html
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date : 11-03
Une belle romance, où le suspense élimine les émotions envisageables. « La Violette » ne se détache pas totalement des œuvres du même acabit. C’est vu et revu, toutefois les personnages ont leur propre personnalité, ils ne sont ni doux ni durs. Ils ont vraiment un côté véridique, une fraîcheur de sincérité. Pourtant je n’ai pas du tout accroché avec l’héroïne, têtue au point d’en devenir agaçante. Aussi, je pense prendre du recul sur les Service-Presse ; à chaque fois, les coquilles comme les fautes de frappe me sautent aux yeux et me gênent pour apprécier complètement ma lecture. C’est tellement dommage, de partager un livre avec du potentiel sans y mettre, le plus de soin possible. Un tort de la part de la Maison d’édition et de l’auteur, bien que cette dernière possède une écriture sympathique.

Agathe, jeune fille à l’université avec un tas de secrets autour d’elle. Mais que dire de ce personnage ? Je n’ai eu aucun ressenti pour elle, trop bornée à mon goût. De plus, au début, elle cache réellement son jeu, sachant ce qu’elle veut au point d’être malhonnête envers l’une de ses camarades. Elle se sert d’elle pendant plusieurs chapitres, sans jamais ressentir de remord. Je vais l’oublier facilement, en seulement, quelques heures, son prénom m’a échappé ; donc je ne compte pas m’éterniser sur cette héroïne. Son univers tourne sans cesse auprès de son meilleur ami, le reste n’a pas d’importance.

Le personnage principal masculin, c’est une tout autre histoire. Lucas est attachant, presque inoubliable. Sa façon d’être est à la fois drôle, mystérieuse, pleine de surprises et charmante. Certes, il est joueur ; capable du pire comme du meilleur. Tombeur et fêtard quelques mois plus tôt, cet homme s’est totalement transformé, devenant pour ainsi dire « responsable ». Aux airs de beau parleur pour cacher sa maladresse voilée, ce jeune, cache de terribles secrets. Lucas tombe sous le charme de la nouvelle arrivée, mais rien ne lui facilite la tâche ; pourtant il semble très sincère dès le début. Va-t-il réussir à approcher cette fille ? À l’apprivoiser ? Il va faire de sacrés efforts, se battre comme jamais et tout donner jusqu’à mentir. Mais avait-il le choix de se révéler ?

« La Violette » détient sa propre fondation, l’accident et l’enquête pour se venger ; une romance sensuelle commence et accompagne l’histoire. Mais, cette relation se développe de plus en plus, pour n’être plus que le centre du roman. Aucune émotion n’apparaît, elles succombent quand les mystères s’élèvent et prennent le fil du récit. Une romance sans sentiments, c’est comme lire un thriller/policier sans suspense. C’est vraiment un manque, un vide pour le lecteur. Une œuvre avec du potentiel, et une excellente bulle d’énigme, juste ce qu’il faut de détail et de révélation, lésinant par contre sur la sensibilité. Mais Agathe et Lucas forment un couple intéressant, elle est méfiante ; tandis que lui est totalement fasciné par l’héroïne.

Aline Broteau n’est pas pourvue d’une écriture sensationnelle, c’est bien écrit, mais je n’ai pas ressenti quoi que ce soit dans sa plume. Celle-ci est simple, parfois négligée. Les fautes se perçoivent très facilement, avec une impression de lire un brouillon. Pourtant son univers est bien là, assez ordinaire certes ; toutefois, on se laisse porter par ses personnages créés de toute pièce. De belles ressources, mal exploitées.

En bref, une œuvre pour laquelle je ne vais pas garder de souvenirs profonds. Une romance acceptable, sans particularités spécifiques. Agathe n’est pas plaisante comme héroïne, son obstination est agaçante et sa façon d’être n’est pas à son avantage. Heureusement, Lucas est agréable à suivre ; il est attentionné et protecteur. Les secrets de nos deux personnages sont réellement insaisissables, le mystère donne du cachet ; cependant, cela bâillonne les sentiments présumés. Des coquilles trop visibles pour me faire apprécier la plume de l’auteur, son style est sympathique ; un peu trop naturel de mon point de vue. Un ouvrage basique, détenant tout de même un léger intérêt.

https://lesfaceslitteraires.blogspot.com/2020/03/la-violette.html
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date : 04-03
Cela fait bien longtemps que je n’ai pas ressenti autant de tension dans un seul et même roman. Le mystère est indéniable, du début jusqu’à la fin ; pour une romance, ce n’est pas commun de le mettre en première ligne. À la fois rafraîchissant et obsédant, qu’est-il arrivé à Camille ? Et à Léo ? Des révélations sur eux viennent au fil de l’histoire, cependant l’auteur laisse planer le doute à chaque fois. Un récit passionnant, impossible à lâcher une seule seconde. J’ai dévoré 630 pages, et j’ai vécu une lecture bouleversante en tout point. « Restart with song », offre une tempête de sentiment et de sensation. Mais, tout est dans la plume d’Elle Seveno, une écriture profonde et vivante ; j’ai un coup de cœur pour son univers et son style.

L’héroïne de ce roman, c’est Camille, une jeune femme plutôt secrète et du genre suicidaire. En effet, elle fonce vers le danger comme pour se prouver qu’elle est vivante ou bien qu’elle mérite la mort. Je me suis vraiment prise d’affection pour elle, ses imperfections révèlent une humaine. Son déni, ses doutes donnent le pouvoir de se sentir proche de cette héroïne. Je l’ai trouvé courageuse et souvent drôle, malgré son passé et ses mystères. Sa personnalité est simple, elle n’est pas superficielle et encore moins une « groupie », elle fait ce qu’elle aime, s’offrant une « liberté ». Avec les détails, j’ai clairement imaginé sa voix et son physique, Camille est compréhensive et pleine d’amour.

Le personnage masculin est extraordinaire, certes, son caractère est plutôt détestable ; toutefois, c’est justement ça qui fait son charme. Je me suis attachée à Léo, tellement différent et captivant. Il est séduisant avec ses répliques et ses airs renfrognés. Derrière ses offenses, ce garçon n’a pas eu une vie facile, il s’est battu pour avoir ce qu’il a. Et, malheureusement, il risque de tout détruire avec ses fautes ; son meilleur ami le soutient et le surveille. Un héros avec des défauts, des faiblesses pour survivre. Un homme vivant encore dans son passé, son mal-être se ressent tout comme sa colère. Parfois, il est surprenant dans sa manière d’agir ou de penser. Il ne vit que pour la musique et ses trois amis, et peut-être sa sœur, ayant beaucoup trop souffert pour s’aimer lui-même.

J’ai dévoré plus de 600 pages sans, réellement, m’en rendre compte, elles se tournent avec facilité, les chapitres semblent toujours trop courts. Une histoire possédant bien évidemment un dénouement, ma sensation est qu’il arrive rapidement, mais ce n’est pas le cas. Le genre de livre où ce n’est jamais suffisant, où il en faut encore plus. Une romance sensationnelle, avec du mystère et une bonne dose d’émotion. La musique tient une place importante dans cette œuvre, et l’histoire d’amour n’est pas instantanée. De plus, c’est un récit où les personnages secondaires sont essentiels au déroulement de la synopsis. Les thèmes abordés représentent une dure réalité, celle de la perte, du déni et d’une reconstruction après un deuil. L’originalité est dans le traitement de ce texte, dans les développements apportés au fil des révélations. Rien n’est plus émouvant que des amitiés et une loyauté, que des discours sans « je t’aime » ; les mots enfouis peuvent être bien plus forts, les regards et les silences expriment des millions de sentiments.

La plume de Elle Seveno est parfaite, elle écrit naturellement avec authenticité. Cette écrivaine mélange précision et suspense, émotion et richesse. Un art qui se perd dans la romance, avec ce livre elle se démarque largement dans la New-Romance, grâce à son talent et à son amour pour l’écriture tout à fait transparent. En dehors d’une fluidité sans failles et du rythme sur le cours de l’histoire, Elle Seveno rédige avec sensibilité et profondeur.

Ce One-Shot est une merveille dans la romance, une perle à partager. Des héros attachants et saisissants, Camille et Léo forment un duo surprenant et passionnant. Ces deux personnages se complètent parfaitement et cette rencontre va les guérir mutuellement. Une histoire d’amour que je ne suis pas prête d’oublier, entre répulsion et attirance, secret et jeu de séduction ; la puissance et la profondeur font bien partie de cette œuvre. Pour la seconde fois, je découvre la plume de cette auteure, clairement je suis sous le charme de son écriture à la fois fluide et enrichie. L’évidence est là, « Restart with song » est un coup de cœur, de par l’émotion et le style d’Elle Seveno.

https://lesfaceslitteraires.blogspot.com/2020/03/restart-with-song.html
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Après une déception sur le premier tome, je n’ai pas espéré quoi que ce soit de cet opus. Et pourtant, grande surprise, j’ai apprécié ma lecture. La romance arrive tardivement, donc on se laisse happer doucement et sûrement, par la relation entre Blake et Layla. Certes, l’histoire n’est pas franchement originale, toutefois l’ensemble est passionnant et addictif. La plume de l’auteur est agréable, pleine de sentiment en comparaison du volume précédent. En dehors de ça, pour moi, c’est une œuvre simple et sans prise de tête ; un récit de gare. Juste ce qu’il faut pour passer un bon moment, avec un nombre de pages conséquent pour une histoire légèrement répétitive.

J’ai découvert Blake Daniels adolescent, envoyé dans une école militaire contre son gré. Bien des années plus tard, c’est un homme et un combattant de l’UFL ; aucune distraction n’est possible pour lui, sauf les corps des femmes et les coups d’un soir. Il ne souhaite pas s’encombrer de leurs problèmes personnels et de leurs états d’âme. Plutôt prévisible comme garçon, et pas unique pour un sou. Pourtant, je suis tombée petit à petit sous son charme et sa façon d’être, un goujat dans toute sa splendeur et une certaine sensibilité cachée. Ses crises de colère sont à la fois mystérieuses et attendues, un emballement éphémère pour une personnalité imprécise.

Layla est partie de Seattle et se retrouve à Las Vegas avec sa fille de seize ans, un appartement à elle, un premier travail ; une nouvelle vie. Néanmoins, les fantômes du passé restent dans sa tête, lui refusant toute confiance en l’avenir. Une héroïne admirable, je me suis facilement prise d’affection du fait de son vécu et de son choix d’indépendance. Sincèrement, c’est une bonne mère ; mais comme tout parent, elle fait des erreurs, lui donnant cette particularité d’être imparfaite. Layla montre une force incroyable, malgré des péripéties pas toujours sereines. Son tempérament est de temps en temps rebelle, déclenchant les flammes anciennement étouffées ; une protagoniste se relevant et se battant pour son enfant, défiant quiconque pour lui donner des ordres ou l’empêcher d’être celle qu’elle veut être.

Une histoire d’amour dans le genre vu et revu, un peu comme dans le premier tome. Bien évidemment, cette fois j’ai pris plaisir à ma lecture en différence de celle de « Corps à corps ». Ce n’est pas réellement une suite, puisque les héros ne sont pas les mêmes ; bien que l’histoire soit d’une catégorie identique. « Fièvre au corps » narre la reconstruction d’une femme et la mise à nu d’un homme, avec des petites perles d’émotion et un mystère s’évaporant prestement au fil des pages. Cette œuvre contient des personnages secondaires, dont Rose ; l’adolescente de Layla. Axelle Rose est bien plus mature que la plupart des filles de son âge, donc on apprécie sa sagesse autant que ses répliques. Les thèmes restent intéressants, de plus ils sont abordés avec douceur et sincérité. Tout s’équilibre avec la romance, autant les protagonistes que les sentiments ou les sujets et la construction du récit, au final c’est un bon mélange. Malgré tout, la relation entre Blake et Layla s’exprime en ritournelle au bout de plusieurs chapitres.

J.B. Salsbury jongle avec le point de vue de nos deux héros, générant du rythme. Une plume agréable, sans rien de transcendant ou sortant de l’ordinaire. C’est juste fluide, les discours sur la fin deviennent néanmoins rébarbatifs. Des développements suffisants, et cette fois le dénouement est emmené avec surprise.

Dans l’ensemble, j’ai découvert un bon livre. Seulement, on y retrouve la simplicité d’un roman de gare ; ce n’est pas une romance inédite et différente des autres. Les personnages exposent une forte attraction, les sentiments ne sont pas puissants, mais gardent une belle présence. Le suspense se construit sur plusieurs faits, toutefois il ne dure pas assez longtemps pour y prendre goût. Ce deuxième volume de « Fight » effleure des thèmes profonds, tout en étant mal exposés sur le long terme. Une écriture simple, un ouvrage long et sans effet extraordinaire. Juste une bonne lecture, facile et possédant un équilibre correct.

https://lesfaceslitteraires.blogspot.com/2020/02/fight-tome-2-fievre-au-corps.html
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date : 16-02
Mon premier réel thriller et aucune déception pour ce roman, c’est même une grande surprise. Une histoire de vengeance et de manigances, un meurtre n’est pas forcément commis par un monstre, la souffrance peut faire basculer dans la noirceur. L’intrigue est vraiment bien menée, de A à Z, le rythme est intense et les chapitres courts offrent une lecture rapide et facile. Ce n’est pas un récit effrayant, mais on ressent les manipulations comme une vérité. Certains passages peuvent choquer, toutefois l’écriture de l’auteur est équilibrée et harmonieuse, ce qui atténue fortement les scènes d’épouvantes, en sachant qu’elles sont au minimum.

Le capitaine Victor Coste travaille au sein du SDPJ 93, un héros d’âge moyen avec une maturité certaine. Son silence sur sa sensibilité est charmant, bien qu’au fur et à mesure il devienne un livre ouvert. Je ne me suis pas seulement prise d’affection pour lui, j’ai eu un coup de cœur pour je ne sais quelle raison. Il est loyal et mérite beaucoup de reconnaissance pour le métier qu’il exerce ; avec les manipulations diverses et les enquêtes parfois difficiles à mener. C’est un homme fort, ayant lui aussi des faiblesses ; après tout, c’est justement un « homme », pas seulement un « Capitaine ».

Les personnages secondaires se composent de Léa Marquant, médecin légiste et sûrement très belle femme. Ronan, dragueur invétéré de l’équipe, de Sam, plutôt calme avec des préférences pour le côté technique et informatique. Et enfin de la nouvelle, Johanna De Ritter, une femme ayant tout le caractère pour ne pas se laisser marcher sur les pieds par les hommes. Une équipe intéressante, passionnante, ils ont tous des personnalités différentes ; ce qui en fait leur force.

Un scénario tout à fait captivant pour une première découverte dans le genre, une enquête avec un déroulement précis et des informations au compte-gouttes. Une belle manière pour garder le suspense, sans pour autant mettre en silence les révélations. Celles-ci arrivent au fur et à mesure de l’histoire, apportant autant d’énigmes que de collection d’indices. Du côté de l’originalité, je préfère ne rien avancer ; « Code 93 » est mon introducteur dans ce style de littérature. À savoir, c’est véritablement le premier, mais sûrement pas le dernier, surtout de cet auteur, pour lequel je vais, glisser mon avis ci-dessous. Pour ce qui est des émotions, ce n’est ni faible ni riche ; un bel entre-deux qui me convient pleinement pour ce type de roman. La synopsis est rondement dirigée, laissant un point de vue presque personnel sur ces meurtres pervers, venant d’un cercle vicieux. L’amour et la douleur font ressortir la haine et la culpabilité, le tueur est-il forcément un tueur ?

Olivier Norek détient une plume envoûtante, malgré des termes difficiles au début de la lecture — spécialement dédié aux métiers de la justice. Des chapitres courts, produisant un bel effet de rythme et de suspense. Certes, l’histoire est narrée à la troisième personne du singulier, mais pour un thriller ce n’est pas déstabilisant, bien au contraire. J’ai beaucoup aimé découvrir cet écrivain, avec un style à la fois imaginatif, naturel et investigateur. Je suis pratiquement tombée sous le charme de son écriture, la façon dont le récit est traité et l’élaboration des personnages fidèle à la réalité.

« Code 93 » est le premier tome de la saga « Victor Coste », le personnage principal. L’histoire se déroule dans le 93, l’intrigue montre l’envers du décor sur le métier de policier. La structure du récit est plutôt réaliste, avec des chapitres courts et un rythme d’enquête palpitant. Le style moderne de Olivier Norek est à suivre, le suspense tient la route. Les personnages sont attachants, surtout le Capitaine ; son équipe montre une belle loyauté. Les émotions sont à la hauteur du genre, malgré tout ; elles se dispersent de temps en temps. Deux à trois scènes peuvent être sensibles, cependant ce n’est pas redoutable. Le plus difficile, c’est de se rendre compte que les manipulations sont une éventualité. Ma découverte en thriller, je suis ravie d’avoir réalisé cette lecture.

https://lesfaceslitteraires.blogspot.com/2020/02/victor-coste-tome-1-code-93.html
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Normalement, je lis toujours le roman avant de regarder le film. Sauf que, cette fois je n’ai pas pu résister pour visionner cette nouvelle œuvre cinématographique, sortie bien avant de m’être procuré le livre. Et pour une fois, je suis assez déçue de ma lecture en comparaison de l’adaptation sur grand écran. Ce n’est pas forcément les différences qui m’ont posé problème, c’est de l’écriture très jeunesse et la façon dont l’histoire est traitée. J’ai beaucoup aimé les emails échangés entre Jacques et Blue, et le final qui est tout à fait exaltant. Mais le reste du récit ? Cela ne m’a pas atteint. Je suis passée clairement à côté, chaque fois ce qui me poussait à continuer ma lecture c’est seulement les chapitres où on découvre les messages entre nos deux protagonistes. Le chantage, les aventures de Simon et de son entourage, je n’en ai pas compris l’utilité surtout avec un tel dénouement. Sincèrement, le film est construit d’une meilleure manière.

Simon est un personnage plutôt calme, un adolescent avec une vie normale pour ainsi dire. Une famille haute en couleur, des amis toujours présents et des secrets presque bien gardés. Quand un camarade de sa classe menace de révéler des informations réservées à lui seul, il n’en revient pas et tente tant bien que mal d’exécuter le chantage. Il n’a aucune envie de devoir se confesser et de se justifier, il ne souhaite pas être le centre de l’attention. En vérité, sa plus grande peur n’est pas d’être dévoilé tel qu’il est, mais de perdre son correspondant. Je me suis prise d’affection pour lui, surtout sur les cent dernières pages au moment de ses doutes.

Entre Nick, Leah, Abby et Martin ; les protagonistes secondaires, je suis mitigée. Leah est désagréable, j’ai levé les yeux au ciel puisque ses réactions ne sont pas compréhensibles. Certes, elle apparaît très peu dans le roman ; mais pour le livre, elle n’est pas nécessaire à l’histoire. Martin est très énervant, sa façon d’être est déplaisante que ce soit dans le film comme dans ce livre. Nick et Abby sont les seuls que j’ai réellement appréciés, sans être totalement emballée par eux. Et enfin Blue, c’est autant l’héros de cette œuvre qu’un personnage mystérieux. En effet, si je n’avais pas vu le film, jamais je ne me saurais doutée de son identité. Et j’ai tout simplement eu un coup de cœur pour ce jeune homme « inconnu ». Sa douceur, son humour, son sens de l’écoute, avec ces qualités comment ne pas s’attacher à lui ?

C’est une histoire, principalement, jeunesse et contemporaine, avec ce petit plus épistolaire. L’originalité fait bien partie du récit, justement c’est peut-être le point fort de « Love, Simon ». Évidemment, je n’ai pas expérimenté le suspense, ayant vu en premier l’œuvre cinématographique. Par contre, il y a des émotions, peu ; mais suffisamment pour m’avoir légèrement touché. La relation virtuelle entre Simon et Blue est intéressante, tout en étant adorable. Ils se racontent leur vie sans écrire leurs noms et prénoms. Ils apprennent à se connaître en dehors des apparences physiques, ils commencent à s’aimer en silence. Donc, une romance pleine de philosophie ; on est dans l’idée d’un admirateur secret. Néanmoins, l’intrigue est travaillée et développée très maladroitement ; c’est pour cette raison que je ne suis pas totalement enthousiasmée par cet ouvrage.

L’écriture de Becky Albertalli est magnifique, du moins dans les messages échangés entre Jacques et Blue. Toutefois, je ne suis pas convaincue par sa plume, les dialogues m’ont semblé ternes, les passages sur la vie de Simon ne m’ont pas transporté. Heureusement, les quatre derniers chapitres rattrapent ces mauvaises notes puisqu’ils sont poétiques et très émouvants.

Au final, je suis plutôt satisfaite de ma lecture, malgré des scènes parfois inutiles. La romance est attendrissante, sans fioritures, les emails sont courts et souvent très beaux à découvrir. Simon est quelqu’un d’attachant, un héros simple et comme tout le monde ; ce qui fait qu’on se met facilement à sa place. C’est un roman très jeunesse, c’est le plus gênant ; tout comme les péripéties qui manquent d’intérêts. Becky Albertalli présente un récit avec énormément de potentiel, un message fort tel que « le fait d’être libre d’être ce qu’on est ». Cependant et en général, sa plume n’est pas harmonieuse. Les émotions se font ressentir, notamment sur la fin. Le mystère est bien présent, sauf que je n’ai pas eu la chance de le saisir. En fin de compte, « Love, Simon » est beaucoup plus agréable à visionner.

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Une romance New-Adult avec un brin de thriller à l’intérieur. Ce roman tourne autour des tatouages et des blessures physiques et psychiques. J’ai pris plaisir à découvrir cette histoire pleine de surprises, le mystère n’est pas là pour rien et dure jusqu’à la fin. Les deux héros sont attachants, sauf que l’histoire d’amour manque de caractère ; ils se pardonnent facilement. Cela donne l’impression que la romance tourne en rond, alors qu’au final le récit se base sur la reconstruction de soi et donc l’évolution de Harper sur ses peurs et le besoin de Trent d’être plus que ce qu’il n’est déjà. Scarlett Cole dévoile avec ce livre une écriture attrayante, avec des phrases recherchées et des anagrammes, d’ailleurs ces derniers donnent une certaine originalité à l’œuvre. Pour ce qui est des émotions, je reste clairement sur ma faim ; l’étincelle que j’espère trouver dans ce genre de romance n’y est décidément pas.

On entre tout de suite dans la vie de Harper Connelly, une jeune femme travaillant dans un café de Miami. Une héroïne assez secrète sur son passé, mais plus on en découvre et plus c’est compliqué de ne pas s’attacher à elle. Sincèrement, j’ai ressenti beaucoup d’admiration pour cette fille ; elle est bien plus forte qu’elle ne le pense. Elle avance comme elle le peut, malgré la peur au ventre. Toutefois, son courage n’a pas manqué de m’étonner, elle montre ses cicatrices à un inconnu et se laisse approcher doucement, mais sûrement. Son attitude n’est pas vraiment une surprise, dès qu’on l’effleure elle se paralyse et c’est tout à fait compréhensible. J’ai apprécié Harper tout simplement parce qu’elle n’est pas « seule » dans ce monde à connaître ces souffrances, et elle peut apporter de l’espoir aux femmes.

Trent est un tatoueur très célèbre dans la ville de Miami, et principalement grâce à son talent pour recouvrir les blessures. J’en suis presque tombée sous le charme, ce n’est pas un mauvais garçon malgré son métier. Il est attendrissant, drôle et très patient. Cependant, aucun mystère n’entoure cet homme. Trent est à la limite du garçon parfait, de l’idéal masculin. Heureusement, les non-dits qu’il suscite donnent une image de lui moins irréprochable. Il n’est pas ordinaire, pour un tatoueur sa personnalité est séduisante. Je ne peux pas dire que j’ai eu un « coup de cœur » pour ce héros, toujours est-il que je l’ai bien aimé et qu’il a plus de qualité que de défaut.

Une romance imparfaite, mais possédant une certaine originalité ; très agréable pour ce style de roman. Le thème est fort, puisqu’en effet l’auteur aborde en partie le sujet de la violence conjugale. Après, plus l’histoire d’amour avance et plus le point de départ se tasse ; c’est ce qui se déroule dans la plupart des romances. D’ailleurs, les émotions se perdent au fur et à mesure du récit, puisque la base s’éloigne et n’offre plus vraiment de bouleversement. Néanmoins, cette œuvre est légèrement touchante, les personnages apportent de temps en temps, les sentiments. Par contre, la relation entre Harper et Trent est certes passionnante ; sauf qu’elle n’est pas différente de celles que j’ai déjà croisées. Trent aide Harper à retrouver le goût du contact physique, tentant de l’apprivoiser ; de plus, ils sont attirés l’un par l’autre. Cela dit, le suspense amène beaucoup d’intérêt, montrant bien plus qu’une simple histoire d’amour.

Scarlett Cole s’exprime avec une simplicité authentique, je compte sur les doigts d’une main les auteurs de romance arrivant à me captiver. Elle ne force pas sur les sentiments, on ressent clairement l’aspect naturel du récit et l’esprit spontané de l’écrivaine. Le rythme entre l’infime partie de thriller et la romance imposante peuvent se penser en déséquilibre, seulement, cette synopsis est avant tout une œuvre sentimentale. Et personnellement, j’apprécie ce léger mélange, Scarlett se démarque complètement dans le monde de la New-Adult. De plus, le roman est écrit à la troisième personne du singulier, au début c’est déroutant, pour ensuite devenir une réelle singularité.

En guise de conclusion, je suis très satisfaite de découvrir Scarlett Cole avec ce début de saga. Son écriture est agréable, le ton du roman avec une narration en « il » et « elle » est, certes, particulier ; toutefois, cela prend part à l’originalité du roman. Harper est une héroïne remarquable, l’attachement pour elle est presque inévitable. Tandis que Trent est un personnage assez basique, un cœur ouvert ; heureusement, sa douce personnalité combinée à son métier livre une belle surprise. Les sentiments apparaissent dans certains passages, sans pour autant m’émouvoir pleinement. Un mince suspense règne dans cette romance, présentant un angle obscur et enveloppe de méfiance ; cependant, cela offre au final, énormément d’espoir. Une lecture simple, possédant des pour et des contre.

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date : 25-01
Ce volume contient énormément de rebondissements, bien évidemment c’est le final pour Rylee et Colton. Néanmoins, je suis sur ma faim avec ce livre, l’étincelle n’y est pas. Trop de déclaration et de mot d’amour sur les dernières pages, j’ai levé plusieurs fois les yeux vers le ciel tellement ça me paraissait pompeux. Clairement, il y a des parties intéressantes, mais des morceaux où je me suis vraiment ennuyée. Donc, je suis mitigée au niveau de cette lecture. Je n’ai pas ressenti de frissons, juste une histoire comme une autre avec ses hauts et ses bas ; mais qui ne m’a pas émue comme elle aurait dû le faire.

Rylee est une femme forte pleine de surprises, je me sens éloignée de cette héroïne, mais elle me vend du rêve. Malgré les évènements vécus et ce qu’elle va vivre dans cet opus, elle garde la tête haute et ne se laisse pas abattre. Elle trace sa route, continue de marcher vers l’avenir tout en ayant des craintes et des petits moments de doute. Une femme admirable et inspirante, elle donne envie d’être ce qu’elle est. Certes, elle ne m’a pas bouleversée, mais elle m’a fascinée et marquée ; très rares sont les héroïnes qui me font cet effet-là.

Monsieur Donavan est quelqu’un de « bien », avec ses sautes d’humeur presque charmantes. Sur cette suite, il doit faire face à ses souvenirs, et surtout à une peur impensable. Je l’ai trouvé moins profond que dans le second tome, bien qu’il soit toujours plaisant. C’est devenu un héros comme un autre pour ce genre de roman, au final il est « banal » avec ses « démons ». Il ne s’ouvre plus, il se découvre lui-même dans ce troisième tome, en me laissant un goût amer sur son côté mystérieux. Parfois, il se laisse aller dans ses discours à l’eau de rose, ce qui pour moi ne s’accorde pas avec ses débuts rocambolesques. Le personnage typique a disparu pour mettre en lumière quelqu’un sans importance. Il y a une évolution entre le Colton du premier « Driven » et le Colton du deuxième roman, mais ensuite c’est une transformation totale et presque exagérée. Ses blessures, sa personnalité ombragée, ces points, qui le rendaient captivant, se sont évanouis au fur et à mesure.

En dehors de certaines scènes qui se répètent, et particulièrement les passages érotiques ; ce dernier tome clôture efficacement cette trilogie. Les rebondissements s’enchaînent, l’auteur n’hésite pas à faire vivre un enfer à nos héros. Cela manque parfois de réalisme, d’où mon impression d’une absence d’émotion. Malgré tout, le début de ce troisième volume est développé sur les sentiments de chacun, le récit est enrichi d’une belle manière sur la première partie. Ensuite, la romance commence à tourner un peu en rond, avec des péripéties plutôt attrayantes tout en devenant lassantes. L’histoire d’amour se montre ordinaire dans cet opus, notamment avec les démonstrations affectives qui n’en finissent plus. « Crashed » est le dénouement, à la fois convaincant et simpliste.

K. Bromberg révèle une écriture de temps en temps sentimentaliste, ne s’harmonisant pas forcément avec les thèmes de la saga. C’est une auteur que j’ai aimé découvrir, toutefois je suis loin d’être sous le charme. Sa vulgarité dans les tomes précédents s’est transformée en effusion d’amour, m’offrant une sensation de perte de temps. Kay Bromberg possède une plume agréable, bien qu’elle soit souvent dévalorisée par des phrases artificielles.

En bref, je ne suis ni déçue ni enchantée par ce livre. En réalité, ce final n’est pas surprenant, pour moi c’était prévisible. Un début passionnant avec des émotions intenses et, petit à petit, tout cela s’essouffle. Ce n’est pas une mauvaise romance, le tout est juste discordant et lassant. Les incidents frappent sans cesse Rylee et Colton, au moins le rythme de la synopsis ne se suspend pas. Néanmoins, il y a des instants où je suis passée à côté, des moments où ma concentration m’a lâchée. En étant honnête, ce roman est long et contient beaucoup de détail et de narration, l’auteur emmène les protagonistes sur le point d’orgue. Un récit défiant la réalité, plus de difficulté que de naturel pour nos héros. Tandis que le ton des dialogues et l’écriture en général, de Kay Bromberg sont simples, puisque les sentiments ne m’ont pas atteint.

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Retourner dans cet univers est très difficile, pendant une bonne partie du roman j’étais perdue. Trop d’information et trop de narration, mais je me suis accrochée durant cette lecture pour pouvoir la terminer comme il se doit. Et je ne suis ni déçue ni pleinement satisfaite. Il y a beaucoup de suspense, même sur la fin ; et cela atténue tout le plaisir de cette traversée littéraire. Le monde de l’histoire est très original, un mélange de Science-Fiction, de Fantasy, de Policier et de Romance ; avec de la mythologie et suffisamment d’action pour nous tenir en haleine. Malheureusement, les chapitres longs et les développements excessifs ne permettent aucunement de se fondre entièrement dans le récit. De plus, il y a une quantité de personnages qu’on doit suivre et essayer d’apprécier ; ce qui rend encore une fois la lecture épineuse.

Mae est une élue, de bien des façons elle se montre forte, sans aucune émotion. Et pourtant elle en possède, sauf qu’elle les cache derrière son masque de guerrière, de soldat. Je ne me suis pas vraiment attachée à elle, certes c’est une héroïne, mais elle est façonnée par la société, par son implant. Parfois, ses faiblesses ressortent et, pendant un instant, on se sent proche d’elle pour ensuite s’éloigner tout aussi rapidement ; en cause son besoin de se battre, de paraître solide. Mais sur la fin, j’ai ressenti une certaine affliction pour cette femme. Sa carapace est toujours là, mais elle est tout de même brisée. Un appareil scientifique dans sa tête ne peut pas amoindrir la souffrance, et elle préfère fuir plutôt qu’aimer. Je ne sais que penser de ce personnage, pourtant prometteur dans sa personnalité ; certains détails entachent sa profondeur et sa valeur.

Justin est un docteur sur les faits paranormaux ou plus exactement sur le surnaturel. Il est engagé pour protéger et enquêter sur les Dieux, toutefois il est impliqué avec des corbeaux et un Dieu. Son combat est de ne pas servir ce dernier, il souhaite garder sa liberté et c’est tout à son honneur. Il doit faire des choix, et il essaye de faire du mieux qu’il peut. Je ne suis pas à cent pour cent convaincue par ce personnage, comme pour Mae, il est façonné par la vie politique et les corbeaux. Mais je l’apprécie tout de même un peu, sa douceur et ses inquiétudes renvoient une bonne image de lui ; c’est quelqu’un de tendre. Ses idées ne sont jamais irréfléchies, parfois elles semblent mauvaises et pourtant ce sont les meilleurs. Un héros agréable, mais qui n’est pas haut en couleur, il manque de personnalité.

C’est une lecture à la fois captivante et insupportable. Je n’ai ni adoré ni détesté. Et je ne suis même pas mitigée, je suis un peu dans le flou à propos de mon appréciation. Autant l’intrigue est extraordinaire, tout comme l’univers ; mais le style ne m’a pas totalement séduite. Il y a du développement à profusion, ne mettant pas les détails importants en avant. En dehors de ça, c’est l’originalité du roman qui suscite son intérêt, l’imaginaire et la science se mélangent pour plaire à deux catégories de lecteur. Un excellent compromis, et en plus c’est plutôt bien équilibré sur le long terme. Mais je suis sceptique au sujet de la romance, cette dernière n’est pas vraiment utile ; surtout qu’elle n’est pas très précise. L’enquête est intéressante malgré le fait qu’elle mette du temps à venir, mais le suspense prend beaucoup de place et il n’y a pas de révélations qui puissent atténuer ce trop-plein de mystère. Les émotions apparaissent réellement sur la fin et dans les passages où Mae se retrouve seule pour ses péripéties.

Richelle Mead est une auteur en général que j’aime lire, avec « Cygne noir » et « Georgina Kincaid », mais aussi avec le premier tome de cette saga. Dans cette suite, j’ai moins accroché, les informations s’enchaînent les unes sur les autres, la narration laisse des longueurs désagréables. L’écriture n’est pas fluide et elle est loin d’être harmonieuse, toutefois j’aime le monde de Richelle Mead ; original et surprenant. Les dialogues sont parfaits, cependant ils se font un peu rares à mon goût. Les changements de point de vue donnent un bon rythme, c’est peut-être l’un des points forts de cet ouvrage.

« La couronne de l’élue » n’est pas un roman comme les autres, toujours est-il qu’il n’est pas à la hauteur de « L’échiquier des Dieux ». L’action est là, des combats par-ci et par-là, mais surtout des renseignements colossaux. Ce n’est pas une mauvaise découverte, mais je reste sur ma faim après tant de pages lues et d’indication prise en compte. Richelle Mead nous transporte très certainement dans un monde unique, qui lui appartient. Par contre, sa plume me semble plus lourde que dans ses autres romans, néanmoins cette auteur traite l’histoire avec trois points de vue et n’hésite pas à mettre les bases en place avant de nous présenter l’intrigue sous les yeux. Mae et Justin est un duo qui fonctionne bien, bien évidemment je les préfère ensemble quand ils se « prennent le bec », plutôt que séparé ou sur une relation allant vers les « câlins ». Au final, mon avis n’est pas plus positif que pour le premier volume.

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Et bien, quelle surprise ce troisième volume ! J’en reste ébahie par ces revirements, cette intrigue et les personnages qui cette fois m’ont vraiment plu. Suis-je toujours dans la saga « Les étoiles de Noss Head » ou ai-je changé de série sans m’en rendre compte ? Sérieusement, cela n’a rien à voir avec le premier et le second tome. Celui-ci est tellement plus travaillé, plus abouti et intéressant du début à la fin ; un réel divertissement ce roman ! Hannah n’est plus tout à fait la même, et pourtant son changement n’est pas si mauvais que ça ; malgré tout, elle n’accepte pas cette transformation. Darius est mon coup de cœur, mon idole ; en vérité, le livre n’aurait aucun intérêt sans ce héros. Pour Leith, parfois sa personnalité me sort par les yeux, son côté transi d’amour ne le valorise guère.

Hannah est devenue plus « femme » dans cet opus, mais son courage est plus dangereux pour elle. Elle approche le danger, sans vraiment réfléchir aux conséquences. Imprudente, têtue et surtout assez indécise sur les choix qu’elle doit faire. Elle est largement plus captivante en comparaison des précédents tomes. Comme d’habitude, son cœur d’artichaut accorde facilement de la confiance, et donne une image un peu naïve d’elle. Pourtant j’apprécie son caractère « adorable » et « sage ». Sauf qu’elle sait aussi se rebeller et c’est une vraie guerrière dans « Accomplissement ». De mon point de vue, elle se révèle à elle-même et se libère de son enveloppe de fille raisonnable.

Leith paraît moins important dans ce volume, certes il évolue bien plus que dans la phase préludant cette œuvre. Mais je ne suis pas encore convaincue par ce personnage, j’ai des réserves le concernant. Bien qu’il soit gentil et charmant, sa possessivité est agaçante au fil des pages, toujours est-il qu’il fait des efforts et commence à accepter l’entourage de son âme sœur. Il sait soutenir les personnes à qui il tient, son souci, c’est de toujours vouloir se racheter, se faire pardonner. Il souhaite être le meilleur de tous, tout en faisant des erreurs. Ses imperfections font de lui un homme assez agréable.

Darius est clairement mon « chouchou » de cet ouvrage. Sans ce protagoniste ce troisième opus n’aurait pas autant de répercussions sur moi. C’est un homme qui n’est pas aussi sûr de lui qu’il prétend être, ses faiblesses lui donnent cet aspect « humain » que j’apprécie fortement. Malgré sa force, son pouvoir ; il ne l’utilise pas pour manipuler les autres. C’est quelqu’un de bien et de très protecteur. Gwen est la meilleure amie de Leith, une jeune femme avec un caractère de feu, plutôt autoritaire sur les bords ; mais sincèrement, on tombe rapidement sous son charme. Elle donne une légèreté dans ce roman, et à sa façon d’être elle fait très adulte. Une histoire d’amour est peut-être à sa portée, elle est joyeuse, mais sensée.

L’intrigue se déroule trois mois après la fin du second tome. On retrouve dans le prologue Leith sous sa forme de loup, il se terre dans une forêt et ne souhaite pas redevenir lui-même. Ensuite, Hannah fait son apparition dans le premier chapitre et pour toute la durée de l’œuvre. Le récit est de son point de vue, et on découvre ses ressentis, ses espoirs et ses crises. Une nouvelle bataille s’annonce vers la moitié de l’objet, la péripétie principale met du temps à se mettre en place et surtout à être avouée par l’auteur. J’ai adoré cette histoire, et particulièrement les liens entre les héros qui se créent. Ce n’est pas forcément original, cependant on passe un agréable moment. La synopsis se déroule sans aucun temps mort, rien n’est ennuyeux. De plus, les émotions ne se privent pas de nous bouleverser un minimum.

L’écriture de Sophie Jomain est beaucoup moins « Jeunesse » dans ce tome. Elle s’est complètement transformée dans un style « mature ». J’ai perçu quelques coquilles par-ci par-là, elles se repèrent sans être totalement dérangeantes. Le vocabulaire semble plus développé, plus recherché ; donnant du rythme, mais aussi de l’élégance. Une plume naturelle, avec cette fois, une harmonie parfaite entre le lexique et le style !

Pour conclure, je suis très satisfaite de ma lecture. Un vrai plaisir en différence des volumes précédents. Hannah est très différente, on la découvre plus « femme » ; tandis que Leith fait plus adolescent dans cette suite et il est beaucoup moins intéressant. Toutefois, je suis séduite par Darius, un homme avec des attitudes plaisantes, il m’a fréquemment ému. Le récit se passe en trois temps ; les débuts d’Hannah dans sa nouvelle peau, la révélation de l’intrigue et l’apprentissage de ses pouvoirs — les combats inachevés, et, enfin, en troisième partie la grande bataille. Et le final ? C’est une bombe, à la fois étonnante et prévisible. Sans m’étaler, tout n’est pas ordinaire et tout n’est pas inédit ; c’est un mélange entre l’imagination de l’auteur et mes lectures passées. Le suspense est par contre présent, du moins jusqu’à la révélation de la péripétie essentielle. Je retiens parfaitement les sentiments de ce roman, surtout ceux du dénouement ; on est à mi-chemin entre la peur et l’entrain de découvrir le dernier mot. « Accomplissement » est le meilleur tome de la saga pour l’instant, il vaut le détour.

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date : 08-01
Cette lecture est une très belle surprise, j’ai bien aimé le personnage principal malgré son caractère bougon. Il y a une leçon de vie dans ce roman et des sujets intéressants, par contre le dénouement est légèrement décevant. L’écriture de l’auteur est vraiment agréable, ça contient de l’humour, mais aussi des sentiments profonds comme la solitude de l’homme. Ce n’est pas qu’une fiction cette histoire, elle est certainement inspirée par des faits réels. À la fois léger et drôle, ce récit trace l’évolution d’un Monsieur âgé en quelques mois ; du coup, l’ouvrage est touchant, parfois énervant, un peu diabolique et totalement décalé.

Ferdinand Brun n’est pas tout jeune et tout gracieux. Sa personnalité est haute en couleur, au début il donne une mauvaise impression ; bougon et pas très ouvert aux autres. Mais sa solitude est bouleversante, tout comme sa simplicité. Je me suis prise d’affection pour ce héros, le caractère qu’il a n’appartient pas qu’à lui. En effet, certaines personnes peuvent réellement être comme ce Monsieur. C’est un personnage sincère, vrai, sans aucun faux-semblant ; pas plus méchant qu’un autre, juste revêche avec un cœur pas tellement fermé. Je n’ai pas forcément l’habitude de côtoyer ce style de protagoniste dans mes lectures, mais c’est rafraîchissant et Ferdinand offre de l’expérience et de l’honnêteté.

Juliette et Béatrice, une petite fille et une dame âgée ; ensemble, elles vont remettre de l’ordre dans la vie de Ferdinand. Juliette est sans gêne, mais elle est très intelligente. Je l’ai adoré et je me suis vraiment attachée à elle. Pour Béa, je suis mitigée ; elle indique des signaux et fait espérer à plus que de l’amitié. Elle est bienveillante, agréable et pleine d’enthousiasme ; elle aime recevoir du monde et discuter et elle détient beaucoup de points communs avec son voisin.

Sincèrement, j’ai bien aimé cette lecture, il y a une grande part de mystère. Un exploit pour ce style de roman, d’autant plus qu’il est plutôt court. Ensuite, les émotions se déchaînent, entre la peur de Ferdinand de partir en maison de retraite, la haine de Madame Suarez, la profonde gentillesse de Béactrice et la joie de vivre de Juliette ; impossible de respirer, de souffler avec ce récit déjanté et néanmoins vrai. C’est une histoire distrayante, avec ses hauts et ses bas, une intrigue originale et farfelue, un bon mélange de problèmes quotidiens et une leçon de vie.

Aurélie Valognes possède une plume captivante, elle nous envoûtante du début à la fin. Le livre est écrit à la troisième personne du singulier, ce n’est pas la structure que j’affectionne le plus ; malgré tout, les émotions viennent à nous et on découvre réellement les protagonistes. Une écriture douce, drôle et très rythmée.

La révélation finale est tout de même étonnante, j’apprécie énormément le fait d’être stupéfié par un contemporain. Certes, ce n’est pas mon style habituel de lecture et c’est un livre assez court, toutefois j’ai adoré passer un moment avec Ferdinand, Juliette et Béatrice. Aurélie Valognes est une auteur que je découvre avec un certain plaisir, je ne suis pas déçue ; au contraire, c’est une très grande surprise. Son humour, sa sagesse, un roman offrant du développement personnel. Entre mesquinerie et péripéties extravagantes, le divertissement est bien présent tout comme l’originalité. L’ironie ne vainc pas les autres émotions, il y a un bel équilibre. Cependant, malgré tous les points positifs que j’ai mentionnés, le coup de cœur n’y est pas. Le dénouement est précipité, et je n’adule pas spécialement les récits racontés à la troisième personne.

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La bataille continue pour la Maison Cadogan, on retrouve dans ce huitième opus Merit et Ethan, mais aussi les personnages secondaires comme Mallory, Catcher, Jonah et plein d’autres. C’est loin d’être le meilleur tome que j’ai lu de cette saga, je l’ai trouvé plutôt plat dans l’action et dans l’émotion. Une suite avec un manque de rythme, il n’y a rien de vraiment passionnant dans ce volume. Certes, quelques passages sortent du lot et donnent toujours envie d’en savoir plus, mais en différence des romans précédents je me suis ennuyée. Malgré que ce livre soit décevant, j’aime encore la plume de l’auteur et ses héros.

Merit maintient sa personnalité imprudente, tout en ayant en elle une belle âme. Néanmoins, son courage devient de moins en moins admirable et de plus en plus inconscient. Sa gentillesse et surtout son indulgence ne sont plus étonnantes, c’est son humanité passée qui fait d’elle une héroïne à part entière. Je ne me lasse pas de son tempérament, une forteresse avec ses faiblesses. Néanmoins, depuis le début de la saga, je me sens de moins en moins attachée à Merit. J’ai l’impression que plus l’histoire avance, et plus je m’éloigne d’elle, elle apporte une touche de féminité et beaucoup de cœur, sauf qu’elle se perd dans son amour pour son maître.

Ethan, le vampire sexy avec la responsabilité d’une maison ; qui ne craquerait pas sur Monsieur Sullivan ? Il me plait ce personnage, son ignorance dans le domaine de l’amour est charmante. Après, son côté inquiet et protecteur l’est tout autant. Cependant, je me laisse à penser, que ce héros ruine son intensité et sa flamme passionnelle pour méditer sur sa romance. Cela alterne clairement son jugement et ses choix, il se laisse un peu mener par le bout du nez. Il évolue vers l’humanité, celle qu’il avait un peu oubliée. C’est à la fois une bonne et une mauvaise chose pour sa Maison, surtout avec le PG derrière lui pour le faire tomber.

Dans ce tome, c’est une intrigue calme ; trop dans l’investigation. Il y a en effet très peu de bataille et d’action. Je n’ai pas vu de rebondissements étonnants, certes il y a de la surprise, mais rien de bien extraordinaire. La romance commence à prendre le dessus sur les combats et les valeurs des vampires. Et même si j’adore l’histoire d’amour entre Merit et Ethan, le feu s’étiole entre eux et ça nous passe donc à travers. Un seul passage du roman m’a touché, un unique moment où les émotions sont présentes. C’est à la fois trop peu et, suffisant, dans ce genre de lecture il ne faut pas s’attendre à être bouleversé. Un huitième volume pas plus original que les autres, je dirais même qu’il l’est moins ; une enquête assez simple et aucun mystère. Toutefois, la fin sème une belle confusion, ce qui me permet de dire que je suis impatiente de lire la suite.

Chloe Neill possède cette écriture envoûtante, malgré un récit fade. C’est fluide, cependant les chapitres sont relativement longs et le rythme s’affaiblit au fil des pages. De plus, ça serait intelligent de la part de l’auteur de mettre de temps en temps le point de vue d’Ethan. Une plume qui me captive encore, j’espère juste retrouver sa merveilleuse imagination comme dans les premiers opus.

Ce n’est ni un avis positif ni un avis négatif. Mon appréciation pour les personnages tels que Merit, Ethan, Jonah, Mallory, Catcher et tous les autres n’a pas changé. Depuis le début de cette saga, je me sens proche d’eux. Niveau suspense j’ai vu mieux de la part de l’auteur, à force il n’y a plus de surprise et de mise en scène spectaculaire. Au final, ce tome me semble même inutile, sans fondement et suite possible. Toujours est-il que le dénouement est bien plus intéressant que le roman en lui-même. Une bonne lecture, légèrement insipide.

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Un livre très court, je l’ai lu en quelques heures. Une romance gay qui se déroule bien trop vite à mon goût, ils s’embrassent dès la trentième page et finissent au lit après s’être rencontrés 24 h plus tôt. Donc, ce n’est clairement pas l’histoire d’amour entre Seth et Darren qui m’a plu ; mais le sujet en fond de celle-ci. Un homme tatoueur et athée, tandis que l’autre est pasteur et croyant ; comment leur relation va-t-elle pouvoir se libérer de cette divergence ? L’un évite l’autre, il préfère rester ami avec lui — les douleurs passées remontent et l’empêchent de se laisser aller avec le beau pasteur. Sauf que l’attirance physique est plus forte que tout, et les émotions rentrent en ligne de compte au fur et à mesure, puisqu’ils apprennent à se connaître.

On pense que Seth est un macho qui n’arrive pas à accepter son homosexualité, puisqu’il est tatoueur. Bien évidemment quand on lit le résumé, on comprend que ce n’est pas le problème véritable. C’est tout le contraire, Seth vit dans un quartier gay et s’assume tel qu’il est. C’est un garçon simple, mais un peu bad-boy. Il fume quelques pétards de temps en temps et détient un nombre incalculable de tatouages. Par contre, il n’est pas aussi autoritaire qu’on le pense. Son manque de franchise m’a détaché de lui, je ne l’ai pas vraiment trouvé honnête envers son voisin et lui-même.

Darren est un nouvel arrivant dans la ville de Tucker Springs, un bel homme qui vient visiter un appartement au-dessus du salon de tatouage de Seth Wheeler. Ils vont devenir voisins de palier. Sa façon de ne rien révéler sur son déménagement est frustrante au début, tout en donnant du mystère et une idée que l’intrigue vient de là. C’est quelqu’un de sympathique, de compréhensible et de gentil. Je ne saurais dire quel est son défaut, et justement c’est ça qui me pose problème avec Darren. Il est trop « parfait ». Du coup, je n’ai pas vraiment ressenti d’attaches avec ce protagoniste.

« Soumets-nous à la tentation » aborde le sujet d’une romance gay entre un pasteur et un tatoueur, le titre est donc en accord avec le thème. Le suspense est porteur, sauf sur l’attirance que nos deux héros ressentent. C’est loin d’être un livre authentique, combien ai-je lu de romance où celle-ci commence dans les deux premiers chapitres ? Sincèrement, c’est cliché et moyennement séduisant. J’aime quand les personnages se cherchent et flirtent petit à petit. En dehors de ça, les sentiments prennent place doucement, mais sûrement, cela a réussi à m’émouvoir suffisamment pour me plaire. Le fond du récit est profond, presque original ; mais le déroulement de l’histoire d’amour me contrarie.

L.A. Witt est l’auteur de ce quatrième tome, en effet plusieurs auteurs ont collaboré pour cette saga. En France, seulement le Tome 2 et celui-ci ont été traduits. J’aime beaucoup la plume de L.A. Witt, c’est frais et doux. Il y a une certaine harmonie entre sa plume et l’histoire, ce que j’apprécie fortement. Ce qui est dommage, c’est qu’on a seulement le point de vue de Seth. Certes, c’est court et ça se lit vite ; mais les mots que l’écrivain utilise nous invitent à tourner les pages. Une écriture naturelle où les messages qu’elle souhaite transmettre se véhiculent parfaitement.

Dans l’ensemble, c’est un beau récit, à la fois léger et remarquable dans les propos ; j’ai passé un bon moment avec cette œuvre. Malgré tout, ce n’est pas de la grande littérature, mais il y a tout de même du mystère sur les antécédents des personnages et les émotions sont vivantes. Seth est quelqu’un que j’ai bien aimé, en dépit de son manque d’honnêteté. Quant à Darren, nous ne connaissons pas ses défauts donc il nous est étranger. Une écriture agréable et un thème avec du discernement, sauf que la romance se manifeste bien trop rapidement.

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date : 06-12-2019
Avant tout, je souhaite remercier sincèrement et profondément Babelio pour cette Masse Critique et les éditions du Rocher. C’est un plaisir de pouvoir découvrir des œuvres au travers des partenariats entre auteur, maison d’édition et lecteur. Ce roman, « X ou Y » est une pépite à part entière, un contemporain — jeunesse venant d’une auteure francophone. Séverine de La Croix m’était inconnue jusqu’à cet ouvrage, et quelle magnifique révélation ! Une lecture évoquant plusieurs messages, tout aussi frappants les uns que les autres. Une histoire courte et simple, les pages se tournent en hâte, les émotions défilent et la pédagogie des sujets abordés importent à la réflexion. Le récit de Camille prenant l’identité de Yann, son frère jumeau, pour se protéger de son père. Ses mensonges lui collant à la peau et sa rencontre inattendue avec Thomas. Une intrigue surprenante, mais surtout porteuse de tendresse, d’amour et de courage.

Camille – Yann, est une jeune adolescente très différente des autres. Elle se fait passer pour son double, mort dans un accident de voiture avec sa mère. Ce mensonge est avant tout un bouclier pour elle, son père étant alcoolique jusqu’à oublier lequel de ses deux enfants est mort. J’ai admiré ce personnage, à la fois « elle » et « il » ; ses doutes, ses peurs se ressentent pleinement. Certes, son imposture peut paraître choquante, jusqu’au moment où chaque pièce du puzzle vient compléter le commencement de ce secret. Ses choix ont du sens malgré la malhonnêteté. Au-delà de cette illusion, Camille est d’une douceur extrême et d’une intelligence exceptionnelle ; elle ne le sait pas encore, mais sa force d’esprit et son cœur immense vont l’emmener à exhumer le passé, pour délivrer son présent et futur.

Thomas est un camarade de classe de Yann, ils deviennent facilement amis jusqu’à s’aider l’un et l’autre en cours. C’est un protagoniste bienveillant, ressentant le besoin de protéger ce nouvel élève, énigmatique et un peu réservé. Je l’ai énormément apprécié, jusqu’à tomber sous son charme comme Camille. Derrière sa beauté et popularité, c’est un garçon tendre et intelligent ; presque l’homme idéal pour toutes les jeunes adolescentes en manque d’amour. Ce héros à une grande valeur pour l’histoire et son déroulement, sans Thomas ; l’évolution de Camille — Yann serait inexistante. C’est quelqu’un de confiance, et d’une ténacité enrichissante ; je pense sincèrement garder un souvenir de lui.

Une lecture au-delà de mes espérances. Ce livre est accessible à tout type de lecteur, jeunes et adultes — filles et garçons — débutants et expérimentés. J’ai passé un moment extraordinaire avec ce récit, dévoilant une philosophie, une psychologie et une pédagogie. Chaque mot, phrase, page et chapitre exprime un sentiment précis, un message sincère. L’histoire d’un homme et de sa fille brisés par la mort, la perte d’une femme et d’une mère, d’un fils et d’un frère jumeau ; cela paraît insurmontable. Dans ce roman, le deuil n’a pas encore fait son chemin et détruit de plus en plus ces deux êtres. Le père est devenu alcoolique, la jeune fille s’est grimée pour être son « jumeau » disparu. Les émotions prennent de l’ampleur au fil des événements, des déclarations de Camille — Yann. Une œuvre entourée de mystère et de fait, d’information authentique ; les révélations se font graduellement, s’accordant au rythme des sentiments. De plus, la relation entre l’héroïne et Thomas donne un ton de fraîcheur, une légèreté indispensable dans ce récit délicat.

L’écriture de Séverine de La Croix est vraiment passionnante, d’une addictivité incontestable. À la fois douce et vive, souple et harmonieuse. Les chapitres se dévorent rapidement, du fait d’une plume simple sans enjolivements quelconques. L’honnêteté de l’auteure exprime bien plus de détail que la synopsis en elle-même. Certes, le coup de cœur absolu n’est pas là ; pour cause, une centaine de pages manquantes. Celles-ci ne sont pas primordiales, cependant elles auraient apporté un « plus » en émotion, en connaissance des personnages et en richesse sur les thématiques déjà éveillées avec brio.

Grâce à la Masse Critique Babelio et aux éditions du Rocher, cette belle lecture de « X ou Y » m’a été accordée. Pour résumer, c’est une histoire sur la famille, la perte d’un ou plusieurs membres de celle-ci, son deuil. Mais aussi, sur l’amitié, l’amour, l’acceptation et le pardon. Un récit exprimant avant tout de l’abnégation et de la résilience. Camille — Yann, un protagoniste deux en un pour être brève ; partage des situations et des choix instructifs et fascinants. Tandis que Thomas offre une bulle d’allégresse et d’envoûtement. Une enveloppe de suspense dans une lettre d’émoi, de bouleversement. Cette œuvre est une perle diluvienne au cœur d’une écriture naturelle, instinctive et vraie.

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date : 22-11-2019
Une histoire d’amour dans le genre jeunesse et, pourtant, le sujet et la mentalité des personnages nous font grandir même en tant qu’adulte. C’est un roman avec une grande sagesse, une façon de voir le monde tel qu’il est. J’ai eu quelques difficultés à rentrer dans le récit ; l’écriture de l’auteur ne m’a pas spécialement plu. Mais du début à la fin, j’ai aimé la synopsis, les thèmes, l’humour, les sentiments, les héros, l’intelligence et l’engagement de cette œuvre. Une histoire transmettant amour et vécu. L’innocence d’un geek qui tombe amoureux d’une fille tatouée du signe de l’espoir, le récit de ses émotions et de ses choix ; l’emmenant très certainement vers le désespoir. Le dénouement est d’un goût amer, alors qu’il est tout simplement magnifique. Un roman avec une note finale d’une perfection impensable, inimaginable ; douce-amère.

Charlie est le personnage principal du roman — toute l’histoire est racontée de son point de vue. Une romance avec une perspective masculine, venant d’une plume féminine… Très rare ! Mais est-ce un bon choix pour ce roman ? J’ai un avis mitigé pour cette question. Oui, parce que c’est plaisant et original d’avoir le garçon comme narrateur, c’est différent et fascinant. Non, du fait que c’est un jeune homme porté sur la logique et les sciences, il est pur, presque naïf. Du coup, c’est un héros que j’ai aimé, mais parfois sa personnalité alourdit le récit. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Charlie, toutefois son amour pour Charlotte est bouleversant et attendrissant.

L’héroïne du livre se nomme Charlotte — elle est plutôt calme, malgré tout elle cache un lourd secret. On se doute qu’elle vit quelque chose de terrible, mais quoi ? Dès que c’est révélé, on n’est pas vraiment sous le choc. Par contre, on a envie de la soutenir, de la prendre dans nos bras. Mais je n’ai pas ressenti de la pitié pour elle, je l’ai éprouvé plutôt pour son entourage. Elle est pleine de vie, de charme ; passionnée par le dessin et par la littérature. Une jeune femme qui m’a ému et que je vais garder dans mon cœur. Je me suis prise d’affection pour Charlotte, fille naturelle au courage sans fin. Son caractère est plaisant, tout comme ses plaisanteries et sa prudence.

Au début, on pense trouver le point de vue de Charlotte et première surprise, c’est Charlie qui raconte son histoire. Donc une romance jeunesse plutôt originale sur ce point-là. Ensuite, on retrace un peu le récit de « Nos étoiles contraires », il y a des similitudes ; la maladie et la poésie des ouvrages. J’ai passé un agréable moment avec cette lecture, néanmoins les dialogues m’ont souvent dérangé. Le suspense n’est pas spécialement là, au contraire de la synopsis d’Augustus et Hazel ; dans « Charlie + Charlotte », on sait déjà comment cela va se terminer. Du moins en grande partie. Les sentiments mettent énormément de temps à se mettre en place, j’ai versé des larmes seulement dans les dernières pages. Pendant tout le reste du roman, les émotions ne m’atteignaient pas ; le trois quarts du livre étant fade, vide sur celles-ci.

Shannon Lee Alexander ne possède pas vraiment une écriture agréable. Sincèrement, je me suis perdue dans son style, dans sa façon de narrer les émotions, les faits et les dialogues. C’est surtout ces derniers, qui m’ont gêné, dans certaines discussions nous ne savons plus qui énonce telle ou telle phrase. Mais j’ai beaucoup aimé son idée, les sujets qu’elle traite dans son histoire. Elle mélange « jeunesse » et « sagesse » dans son roman, en y mettant de temps en temps des paroles puissantes. Une écrivaine qui se découvre, mais qui n’a pas totalement réussi à me séduire.

Une bonne lecture dans l’ensemble, je dirais même une très bonne si la plume de l’auteur m’avait entièrement plu ; ce qui n’est pas le cas. J’ai bien aimé les protagonistes, je ne me suis pas attachée à Charlie cependant, je me suis prise d’affection pour Charlotte. Et j’ai adoré Becca, la petite sœur de notre héros principal ; elle est d’ailleurs l’héroïne du second tome. Il y a un entre-deux dans les émotions, elles apparaissent vraiment sur le dénouement et semblent inexploitées sur le début. Le suspense me laisse sceptique, Shannon Lee Alexander essaye d’en mettre dans les premières pages ; dommage que ça ne fonctionne pas sur moi, je suis beaucoup trop intuitive. Un thème bouleversant avec des personnages saisissants, de l’expérience dans un roman jeunesse et une romance dans la tragédie.

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Partir écrit par Tina Seskis
date : 09-11-2019
Je ne suis pas d’accord avec le genre de ce roman, ce n’est pas vraiment un thriller. Je le vois comme une lecture contemporaine. On passe du présent au passé, on change de point de vue plusieurs fois ; donc il y a beaucoup de rythme et c’est une histoire sympathique. Mais je ne peux pas dire que c’est un récit transcendant, certes le mystère est tenu jusqu’à la fin, mais pourquoi tant de suspense pour si peu ? J’avoue ne pas comprendre l’idée de l’auteur, où a-t-elle voulu nous emmener avec ce livre ? Justement, l’écriture est agréable, une plume vivante, équilibrée entre dialogue et narration.

Notre héroïne Emily ou Catherine, nous ne savons plus trop qui elle est et pourquoi elle change de nom, son aventure et sa personnalité sont intéressantes. On découvre ses déboires et une partie de son enfance et adolescence, ainsi que son histoire avec Ben, son mari. Que s’est-il passé pour qu’elle quitte tout, du jour au lendemain ? Je n’ai pas forcément apprécié ses choix de vie, ses décisions ; surtout qu’on n’a aucune information sur le fait qu’elle soit partie de chez elle, quittant le domicile marital et tout le reste. Un personnage haut en couleur, plutôt du genre discret, mais une rencontre va la changer du tout au tout. Difficile donc, de connaître réellement cette femme, elle joue sur deux caractères, deux existences.

Ce roman illustre plusieurs personnages, la sœur d’Emily, Ben, Angel et j’en passe. Ils ont tous une personnalité différente, donc on s’intéresse facilement à eux sans pour autant s’y attacher. J’ai beaucoup aimé Angel, malgré le fait qu’elle entraîne Cath vers une mauvaise pente. Par contre, Caroline, la sœur d’Emily ; est détestable en tout point, elle est même du genre « folle », mais justement c’est elle qui donne le tempo à l’œuvre.

Une histoire pas commune, dans un genre que je découvre doucement, mais sûrement. En effet, « Partir » est considéré comme un thriller psychologique ; sauf que je n’ai pas du tout ressenti ce style-là. J’ai eu l’impression d’être dans une lecture contemporaine, avec bien évidemment, du suspense pour prendre un peu d’importance. Les sentiments des personnages m’ont laissé de marbre, je n’ai éprouvé ni colère ni peine pour eux. Malgré tout, la fin, dans les cinquante dernières pages ; pendant la révélation et juste après, mon cœur s’est serré.

Tina Seskis est une bonne auteur, mais elle ne possède pas la flamme que je cherche tant pour tomber amoureuse d’une plume. Elle détient une jolie écriture, avec des bons mots, des phrases développées et un équilibre entre narration et dialogue. En plus, elle ose présenter plusieurs points de vue tout en jouant sur le présent et le passé. C’est un livre rondement mené, sans aucune erreur ; justement trop carré pour avoir son charme.

Finalement, c’est un roman qui se lit, pas pour son côté « thriller » ni pour « les émotions ». Clairement, c’est psychologique et mystérieux, on se demande sans cesse « Pourquoi est-elle partie ? », « Qu’a-t-elle fui ? », « Jusqu’où va-t-elle aller pour se cacher, se fondre dans la foule ? ». Emily/Catherine est une héroïne dont je ne vais pas garder un souvenir impérissable, toutefois j’ai bien aimé suivre son parcours. On ne découvre la vérité que dans les cinquante dernières pages, le reste du roman est ce qui nous emporte vers les révélations. C’est original, surprenant, mais ce n’est guère un thriller et parfois on s’ennuie un peu pendant la lecture, vraiment, rien de passionnant ne s’y passe ; mais on continue pour connaître le dénouement final. C’est entêtant, envoûtant avec une jolie écriture, un peu trop « retenu » sur les sentiments ; mais intéressant à lire.

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Je crois que cela fait une éternité que je n’ai pas autant aimé un livre comme celui-ci. C’est ironique, drôle, avec beaucoup de pique entre les personnages, et donc pas mal d’action. À chaque nouveau chapitre, on vit des coups de théâtre, des aventures passionnantes. Isis est une héroïne exceptionnelle, sa personnalité déroutante est unique, particulièrement dans un roman « jeunesse — romance ». Le mystère autour du protagoniste masculin, de ce qu’il s’est passé il y a plusieurs années ; tiens la route du début jusqu’à la fin. On ne s’imagine pas des faits aussi sombres. Mais ce qui est le plus convaincant venant de cette œuvre, ce sont les sentiments ; leur sincérité et leur puissance. « Je te hais… passionnément » détient des parts de vérités tout en se tournant en dérision.

Comme je l’ai manifesté ci-dessus, Isis est tout simplement extraordinaire. C’est une pile électrique, avec une détermination de fer et des blessures toujours saignantes. Les cacher semble pourtant facile, surtout qu’elle ne se démonte pas malgré les moqueries ou les paroles hostiles. Sauf qu’on est directement rattaché à sa tête, nous permettant de comprendre comment fonctionnent son esprit et ses idées, ses doutes et ses convictions. Elle se dit « moche », elle est sûre de ne plus tomber amoureuse, de ne plus aimer, et particulièrement de ne pas être aimé par un garçon. Pour elle, cela est impossible, ça n’arrivera jamais dans sa tête et dans son cœur. Elle est fermée sur ce fait, elle ne croit plus en l’amour et le mot confiance ne cultive plus son vocabulaire. En vérité, sa ténacité et ses fanfaronnades tiennent d’une carapace, mais ça ne détermine pas vraiment qui elle est réellement. Elle m’a fait rire, m’a tenu sous pression ; une héroïne bien plus que captivante que j’ai entièrement apprécié.

Le prince de Glace, Jack Hunter, le lycéen qu’il ne faut surtout pas approcher ; son regard suffit à faire trembler les murs tout comme ses camarades. Mais il a plusieurs facettes dans sa personnalité ; celle de garçon inaccessible au lycée et dans les partys, celle douce qu’il garde pour son métier, sa mère et sûrement Sophia. Il n’a pas d’amis, mais il rencontre une adversaire redoutable. Sa méchanceté peut être froide, sauf qu’on ressent dans certains moments que des mots, des gestes, des épreuves passées peuvent parfaitement le toucher. Néanmoins, il ne se change pas en doux agneau, il préfère ignorer et fuir, comme un lâche. Heureusement, il prouve qu’il n’est pas de ces hommes-là, ses valeurs lui collent à la peau et l’acheminent la plupart du temps, dans la bonne route. Jack est un jeune garçon intelligent, beau, ne souriant que très peu et restant maître de lui-même. Je me suis sentie charmée, séduite par cet adolescent bien trop adulte, mature au point de nous troubler.

J’ai tout simplement dévoré ce roman. Un premier tome surprenant ; pour lequel on ne pense pas ressentir autant de sentiment, découvrir des instants drôles et des moments durs, rencontrer des personnages incroyablement spéciaux. Finalement, c’est une histoire trompeuse. Une romance jeunesse plutôt aventureuse et étonnante. Des émotions simples et vivantes, envahissant le cœur et l’esprit ; j’ai vraiment reçu des coups au cœur avec ce livre. L’originalité de ce récit vient du personnage féminin et du passé mystérieux de notre héros. Tous les deux submergent la synopsis d’une manière exceptionnelle, l’authenticité s’exprime par eux et sincèrement cela se produit que très rarement dans un ouvrage considéré comme « Young-Adult ». En dehors de l’histoire d’amour pour le moment en phase de construction, « Je te hais… passionnément » aborde des sujets douloureux et une guerre passionnelle. Entre les conflits, les secrets et les confidences ; entre la haine, l’amitié et l’amour. Mais les non-dits s’enchaînent et le temps passe, et les évènements se déchaînent. Une histoire bien plus profonde qu’elle n’en a l’air. Bien évidemment, les personnages secondaires sont importants, mais pour le coup je n’ai pas trop apprécié la personnalité de Kayla, mais j’ai bien aimé celle de Wren.

Je découvre l’auteur avec ce premier tome de la trilogie « Lovely vicious » et je ne suis pas déçue. Sara Wolf possède une plume rafraîchissante grâce aux traits d’humour qu’elle incorpore, des sentiments riches et impossibles à oublier. Une écriture fluide, avec, toujours des rebondissements en fin de chapitre. Et en plus, son style n’est pas jeunesse ; certes, il est parfois simple, mais c’est souvent des phrases profondes.

Pour conclure cet avis positif, ce roman est un coup de cœur. Mes coups de cœur pour un livre « Jeunesse – Romance » se comptent sur les doigts d’une main. Mais j’ai vraiment adoré les personnages de cet ouvrage, que ce soit Isis ou Jack ; deux personnages avec le même esprit et pourtant des façons différentes de l’exprimer. Autant Isis est surprenante dans sa manière d’être, une héroïne adolescente ne se laissant pas marcher sur les pieds. Elle a des idées, des paroles et des gestes parfois vicieux, malins. C’est une jeune fille farouche, sauvage ; enfermant bien évidemment des cicatrices. Tandis que Jack est mystérieux dans son passé, mais c’est un garçon légèrement ordinaire ; beau-gosse, populaire, intelligent, dans une romance c’est tout à fait banal. Ce livre détient plus les qualités d’un New-Adult — c’est un Young-Adult, tout comme les débuts d’After. Toutefois, nos deux héros sont particulièrement intéressants et matures, même Wren qui est un personnage secondaire. Et le suspense s’empare parfaitement de l’histoire, même le dénouement nous laisse entièrement dedans. Les sentiments se comparent à une balle de Ping-Pong, on ressent un coup du stress, une autre fois de la joie et puis un peu de tristesse. Des mélanges d’émotions, puissants et forts. Pendant un passage, j’ai eu le cœur battant la chamade, sauf que l’auteur souhaite nous mettre dans tous nos états et nous conduire sur un aspect du récit encore plus profond. Une écriture naturelle, généreuse ; où de l’humour s’ajoute parfaitement aux péripéties et à la sensibilité de ce premier volume de Lovely Vicious.

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date : 27-10-2019
J’ai bien aimé, mais sans plus, c’est un roman avec une belle histoire d’amour – néanmoins contenant zéro suspense et très peu de personnalité. C’est un récit un peu déjà vu et revu, malgré que l’idée soit bien travaillée ; le tout n’est pas exceptionnel. On va dire que j’ai passé un bon moment, sans être transcendée ou émue. L’œuvre détient pourtant des personnages magnifiques, on s’attache vraiment à eux, malheureusement on sent des barrières ; nous empêchant en grande partie d’être bouleversés par Evie et Jake. Le couple est plutôt basique, rien ne sort de l’ordinaire pour nous permettre d’aimer entièrement leur relation. Et la correction/traduction du livre reste moyenne, beaucoup de coquilles, par-ci et par-là se promenant sur les pages, c’est un peu dommage pour l’objet et son fond.

Evie est une jeune femme méfiante, tout en étant ouverte sur le monde. Douce, gentille, avec un grand cœur malgré les épreuves de sa vie et l’obscurité humaine qu’elle a rencontré. Pleine d’imagination, elle vend du rêve avec ses mini histoires, c’est magnifique ce qu’elle raconte et souvent touchant. Une héroïne attachante, forte et compréhensive ; voulant ignorer ce qui peut faire mal. Après, ce n’est pas forcément une protagoniste dont je vais me souvenir dans quelques mois, elle n’est pas marquante au point d’en garder une trace. À savoir que je l’ai tout de même apprécié, pour sa personnalité de femme indépendante.

Jake, le suiveur de jeune femme. Qui est-il ? Ses réponses évasives, ses secrets envers celle qu’il aime… Démontre un lourd passé ou plutôt un temps bien lointain fait de promesse et de possible bonheur. Rien n’est jamais acquis et il le sait. Mais je n’ai pas accroché avec ce personnage, difficile de le cerner et donc de pouvoir s’identifier à lui. C’est un bel homme — prétendument, et parfois charmant, séduisant ; mais il manque l’étincelle faisant de lui quelqu’un de différent, d’intéressant. Là, il paraît la plupart du temps ordinaire et plat comme héros de romance.

Bon, en soi le récit n’est pas si banal que ça. Seulement, l’histoire d’amour commence rapidement, évitant donc toute la beauté d’une relation naissante. Le flirt et la séduction, le lien se créant ; c’est absent et pourtant important. Le mystère n’est pas vraiment présent, on devine l’énigme et ce qui s’en découle, donc aucune surprise. Les émotions restent infimes, mais elles sont là, sur un fil de funambule, prête à tomber ; gardant un pied dessus, ne voulant pas lâcher prise. J’ai ressenti beaucoup d’admiration pour Evie, mais sinon les sentiments sont faibles pour une romance NA. Les thèmes abordés manquent de profondeur, certes ils donnent du réalisme à la synopsis, le souci, c’est qu’ils sont légers en comparaison de la romance.

La plume de l’auteur est sympathique, mais après avoir lu « Archer’s Voice » ; un autre de ses romans, j’avoue être un peu déçue. Celui-ci n’est pas à la hauteur, bien qu’il soit plaisant à lire. Les émotions ne sont pas mises en avant, le ton est trop simpliste et il y a une pauvreté certaine dans le développement des faits concrets.

« Leo » est suivi d’un autre tome avec, justement, la version de ce dernier, et je ne sais pas encore si je vais me laisser tenter. J’ai comme la sensation que ce premier opus suffit amplement, malgré l’insuffisance sur les sentiments et les détails sur la vie passé des personnages. Certes, les flash-back comblent en partie, toutefois le ressenti de ce temps révolu n’est pas abordé. En fait, avec cette œuvre je reste sur ma faim ; et pourtant je n’ai pas envie de me lancer dans sa suite. Les héros sont agréables, attachants ; mais pas saisissant. Ils ne vont pas s’imprimer en moi, ils sont ordinaires et ne m’ont pas touché intérieurement. Ce que je regrette le plus de ce roman, c’est le suspense ; on sent les secrets, cependant on soupçonne tout de suite les révélations. Du coup, c’est comme si l’histoire n’avait plus aucun intérêt. De plus, les petites fautes se baladant une page sur deux, peuvent facilement déranger notre plaisir dans cette lecture. Bref, un bon livre, loin de la même appréciation pour « Archer’s Voice ».

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date : 31-07-2019
« Quand souffle le vent du nord », premier tome de cette biologie a été presque un coup de cœur et cette suite n’est clairement pas à la hauteur du reste de l’histoire. Ça tourne en rond, les choix ne se font pas, les décisions ne se décident pas, les mails coulent, mais dans le fond, l’intrigue n’avance pas. C’est une romance épistolaire, les messages entre les personnages peuvent être parfois profonds et souvent complexes. D’ailleurs, l’écriture de Daniel Glattauer semble partir un peu dans tous les sens, tout n’est pas clair dans ce deuxième volume. Pourtant, je me suis réellement attachée à Leo et Emmi ; le lien entre eux est très touchant, tout comme leur vie personnelle, leurs maux et mots.

Leo revient de Boston, après des mois de silence auprès d’Emmi. Son voyage là-bas lui a permis de trouver un équilibre dans sa vie, malgré tout nous ne savons pas s’il est heureux. Tout ce qu’on imagine de sa part, c’est de la mélancolie, des envies muettes. Un personnage peut-être plein d’espoir, mais ne pouvant mettre des phrases sur ce qu’il ressent. Dans ce tome, il est un peu plus en retrait ; comme un oiseau s’envolant de ses propres ailes. Ne tenant plus à dépendre des messages de cette femme pourtant inconnue à ses yeux.

Emmi est toujours la même, elle n’a pas vraiment changé au cours des mois écoulés. L’absence de réponse de Leo ne la laisse pas indifférente, sauf qu’elle le cache derrière un humour parfois agaçant. Elle est un peu comme lui, elle ne sait pas se confier sur ses sentiments. Beaucoup plus présente dans cette suite, elle ne m’a pas fait grande impression. Pour une femme mature, elle met du temps à réfléchir. Elle n’est pas touchante, mais je l’ai bien aimé, du moins suffisamment pour me sentir « proche d’elle ».

Cette synopsis est une romance, mais c’est avant tout des échanges de mails. Donc une histoire d’amour pour ainsi dire épistolaire. Mais en dehors de ça, la seule intrigue se pose dans nos interrogations : Vont-ils finir par se comprendre ? Vont-ils réussir à se rencontrer ? Vont-ils terminer heureux ensemble ou séparer ? C’est là tout le récit de ce roman se basant de A à Z sur des messages, et parfois on s’y perd dans les conversations. Il n’y a pas forcément de mystère sur le dénouement, malgré toutes les manipulations de l’auteur pour nous induire en erreur. L’émotion ne fait pas partie de ce deuxième tome, c’est mignon et très certainement naïf. C’est ennuyeux, sans réelle utilité de lecture, toutefois on passe un bon moment en compagnie des personnages et de ce qu’ils essayent de nous faire ressentir.

Daniel Glattauer est un auteur que je découvre avec cette seule biologie, un « presque » coup de cœur pour « Quand souffle le vent du nord », une déception manifeste pour « La septième vague » que je trouve répétitive. Pourtant l’un et l’autre se complètent, mais je pense que le premier se suffit à lui-même. Particulièrement à cause de l’écriture qui n’est pas agréable dans cet opus-là. C’est moins profond, avec des phrases partant dans toutes les directions.

Bref, j’ai apprécié ma lecture pour Emmi et Leo ; le reste n’est pas à la hauteur pour moi. Déjà, le suspense est de trop, du moins ce besoin d’en donner. Ce n’est pas « utile » à l’histoire, sauf à lasser un lecteur. Le fond n’y est pas, c’est juste des messages souvent sans queue ni tête. Le dénouement est bel et bien-là, mais pourquoi faire deux livres pour « ça » ? En dehors de ça, c’est une belle histoire d’amour et je vais en garder un bon souvenir grâce au premier tome, contenant une bonne dose d’émotion et une très belle plume — cette suite n’est pas conseillée.

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Ce roman est accrocheur, porteur d’histoire. Sincèrement j’ai beaucoup aimé le récit de Jeanne et de sa fille, Alice. Ce livre se compose en plusieurs temps : celui de la naissance d’Alice, celui de son enfance, de son adolescence et finalement le temps d’être mère à son tour. On ne raconte pas seulement une romance, c’est surtout une synopsis familiale, sur l’époque 1890 - 1930, en quarante années nous voyions les évolutions, les guerres, l’économie mondiale. Au final, on apprend beaucoup de cette œuvre ; autant d’émotion que de faits réels. On rentre dans la vie des personnages sans restrictions, malgré que le texte ne soit pas à la première personne. Je me suis attachée à la vie d’Alice, à son amour pour ce baryton, à ses filles différentes les unes des autres, à sa tante et à sa bienveillante fée marraine, Clara. On passe un beau moment, doux et violent, seulement la fin me laisse un goût amer ; de pas assez.

Alice est une enfant solitaire, ne parlant jamais. Au moment de sa rencontre avec la musique, cet instrument magnifié ; le piano, une passionnée naît. Commence alors notre périple à ses côtés. Intelligente, elle perçoit chacun de ses ballotements, ne trouvant aucun vrai refuge. De la Provence française à la Capitale, de celle-ci à l’Angleterre, revenant à Paris pour découvrir par la suite la Suisse. De là, la France redevient son foyer jusqu’à former sa famille en Suisse, tout ne se termine pas, elle part une nouvelle fois en France pour partir derrière l’Atlantique, Boston. De retour en France, de nouveau en Suisse, et encore en France ; jusqu’au moment où elle prend le bateau pour aller sur les terres du Canada et bien des années plus tard, elle recommence en France. Tant de voyage, tant de mouvement pour une si belle âme. Elle ne se sent pas réellement à sa place, pourtant aimée de tous ; de son père, de sa tante, de sa nourrice, de son coup de foudre et de ses filles. Seul, le manque de sa mère est présent quand elle découvre la vérité sur ses origines. Je me suis prise d’attachement pour cette petite fille, pour cette jeune femme perdue, pour cette femme mère huit fois ; admirable, libre et enflammée de piano.

Claudio, jeune homme italien de quinze ans, en France il travaille comme maçon avec ses frères et son père. En construisant le Conservatoire de Lille, il renoue avec la musique et il s’entraîne dès que possible. Quand quelqu’un le remarque enfin, sa vie change du tout au tout ; une aide lui est venue. C’est un personnage qu’on apprécie au fil des pages, sa passion pour le chant est de plus en plus présente. Mais c’est au moment où il vient consoler cette jeune fille qu’il rentre dans notre cœur. Un homme droit, sincère, parfois un peu trop raisonnable sur les bords, les pieds sur terre.

Cette histoire d’amour est très intéressante, mais surtout très touchante sur le point des problèmes d’argent ou sur le fait d’avoir le mal du pays. Entre Alice et Claudio, un lien passionnel se crée. Bien au-delà des conventions sociales, des différences et des secrets. Ainsi, nous apprenons qu’il n’y a pas de liberté en ce temps-là ; ou alors ça tombe dans les mailles du filet et on perd ce qu’on a de plus cher au monde. L’histoire d’Alice est triste, tout en étant pleine de surprise et de joie, d’amour. C’est un beau roman, différent, historique. Ici, le mystère est présent sans toutefois l’être ; on sait déjà qui est la mère d’Alice, mais nous attendons la rencontre entre Claudio et elle, c’est là qu’est la surprise. Pour moi, cette romance est originale ; c’est un mélange de faits passés et de contemporain. Les thèmes, la musique, les liens familiaux et amicaux, les voyages ; tout est rempli d’émotion malgré une narration à la 3ème personne du singulier.

Dominique Drouin est une auteur qui se détache vraiment, avec un style propre à elle. Je suis étonnée et plus que satisfaite de ma lecture, grâce en partie à la plume. La fluidité expose une grande douceur, des phrases simples et pourtant magnifiques, avec un vocabulaire à la fois classique et moderne.

« Alice » est le premier volume de la saga « De mères en filles » et je ne suis aucunement déçue par cette découverte. Les protagonistes m’ont marqué du début à la fin, que ce soit l’héroïne et son histoire, tout comme Claudio que j’ai apprécié à sa juste valeur. Un récit vrai, authentique et envoûtant ; contenant autant de sentiment que de faits historiques. De plus, c’est un bonheur de lire ce genre de plume avec une synopsis presque hors du commun. Le tout se déroule sous plusieurs années, évidemment cela donne une grande évolution et des informations passionnantes.

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date : 17-07-2019
Une histoire passionnante sur le pardon et la réconciliation avec soi-même, sur le mensonge et le courage d’avouer nos erreurs passées et la vérité. Mais parfois, un « Je suis désolée » ne suffit pas et c’est ce que narre ce récit. Certes, les longueurs peuvent gêner pendant la lecture ; toutefois j’ai adoré découvrir cette réalité sur l’acquittement. C’est riche en authenticité et en honnêteté, malgré une héroïne légèrement agaçante. Alors, j’ai passé un moment très agréable avec cette longue histoire, mais je n’ai pas eu de coup de cœur – pour diverse et maintes raisons ; déjà pour certaines futilités étant de trop et pour quelques protagonistes avec lesquels je n’ai pas vraiment accroché. Un sujet intelligent et frappant, mais peut-être est-il trop travaillé pour avoir un réel impact.

Hannah Farr détient une belle vie devant elle, malheureusement elle comprend que tout n’est pas acquis. Et surtout dans son travail et sur le plan sentimental. Les pierres qu’elle cache dans son tiroir vont tout changer pour elle et ses amis, au début elle hésite ; mais elle va bel et bien s’en servir pour monter en popularité et devenir une grande animatrice de télévision. Toutefois, tout ne se passe pas comme elle l’avait imaginé. Pendant cette période de questionnement et de mauvais choix qui s’enchaînent, elle n’est pas très agréable à connaître. Mais j’ai trouvé son passé et son histoire touchante, son « mensonge » est devenu pour elle une « vérité » en s’enfonçant tout simplement dedans. En effet, on ne peut aucunement prouver quelque chose sans preuve, et elle commence à le comprendre ; sauf que ce n’est pas vraiment le bon moment pour elle. C’est une héroïne forte et admirable, elle est tenace malgré les instants où elle baisse complètement les bras.

Dans ce long récit, il y a beaucoup de personnages ; mais une seule importante. Du coup, c’est très difficile de pouvoir en dire plus sur ce point-là, je me suis prise d’affection pour Dorothy ; une fée marraine. Je suis tombée amoureuse de RJ et j’ai détesté Michael. Je vais rester plutôt simple sur mon impression envers ce roman, puisqu’il y a énormément de choses à retenir. Premièrement les sentiments, ils sont les uns sur les autres ; un peu en désordre. Et dans un sens, c’est ce bric-à-brac qui donne tout le charme et toute la sincérité à l’histoire. Ensuite les propos et donc le sujet, tiennent entièrement la route ; ce n’est pas une synopsis jetée sur les pages sous aucun prétexte. Le pardon et les aventures d’Hannah ont un sens et le livre sonne comme un porte-parole, j’ai autant appris avec cette œuvre que sur un banc d’école. Enfin, le suspense est réellement présent ; tout au long du récit, je me suis demandé dans quel embarras s’est mis Hannah et comment elle allait s’en sortir. Une fois que les cent premières pages passent et que le thème fondamental se lance clairement ; alors ce roman devient très vite passionnant.

Lori Nelson Spielman est une auteur que je découvre et je suis très satisfaite, de par son style contemporain, légèrement chick-lit. C’est une plume fluide, en dépit de quelque déploiement en trop. Des descriptions longues, mais parfois intéressantes et avec des mots tout de même simples. Ce n’est pas forcément une lecture prise de tête ni de détente ; c’est plutôt un récit sur l’enseignement, celui du pardon et de nous-mêmes — un mélange de développement personnel et d’aventure pittoresque.

Pour conclure, ce livre est enrichissant sur un point de vue personnel. Ce n’est pas l’histoire du siècle de par ses analyses un peu verbeuses, mais on passe tout de même un excellent moment avec Hannah Farr, Dorothy tout en attendant les instants avec RJ avec impatience. Le pardon est un acte libre et pourtant bien plus compliqué qu’on ne le pense ; il faut avoir du courage pour le demander ou pour l’accorder. Et c’est ce qui est abordé dans cet ouvrage, avec en plus des sentiments et une grande véracité sur les propos. Lori Nelson Spielman a une patte bien à elle, une écriture vraiment salutaire et valorisant entièrement ce genre de thème. Un bon livre que j’ai réussi à apprécier dans son ensemble.

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date : 10-07-2019
Une lecture très sympathique, mais loin d’être exceptionnelle. Toutefois, la plume de l’auteur sort vraiment de l’ordinaire, elle utilise un bon vocabulaire et ne fait aucune répétition dans les mots qu’elle emploie. De plus, les personnages possèdent une authenticité étonnante, malgré des petits clichés. Autant j’ai beaucoup aimé le style, autant j’ai moyennement apprécié le sarcasme de ce roman ; alors que je suis plutôt ouverte sur ce genre de personnalité. Ici, cette facette est mal représentée ; enlevant le charme de l’œuvre. Une histoire de famille, de deuil, de noël et surtout d’amour ; un bon remède contre le froid surtout qu’elle est un brin humoriste.

Scarlett — déjà je suis amoureuse du prénom de l’héroïne — est une jeune femme plutôt singulière, à part des autres. Comme sa petite sœur Mélie, qui est extravagante dans son métier et elle n’a pas de filtre pour ce qui est de ses paroles. Elles se retrouvent toutes les deux immobilisées à l’aéroport d’Heathrow, en Angleterre. Ce qui n’est pas alarmant en soit ; sauf que c’est la veille de Noël et leur mère les attend pour être réunie. Scarlett n’est pas très compréhensive des relations humaines et ne sait pas comment s’y prendre avec les hommes. Elle ne veut pas s’engager dans une relation, après la perte d’un être cher ; la douleur est insupportable et elle a banni le bonheur pour ne plus souffrir. Dans un sens, j’ai compris sa façon de voir les choses, je pense réagir en partie similairement. C’est vraiment une femme agréable et pleine de vie, malgré ses protections émotionnelles.

William est un Britannique impassible et apparemment c’est plutôt commun. Mais en plus de ça, il joue avec le sarcasme ; sauf que, venant de ce personnage, ça sonne plus comme de la moquerie et il s’en sert comme d’un bouclier, pour ne pas ressentir aussi facilement ce qu’il ressent. C’est un homme très sensible et j’ai eu mal pour lui, toujours est-il que son soi-disant cynisme n’est pas vraiment « présent ». Certes, il possède une grande répartie et un bon sens de l’humour, mais je ne me suis pas entièrement prise d’affection pour lui. La profondeur sur ce personnage est moins importante et pourtant son passé familial est intéressant.

Une petite synopsis divertissante, je ne saurais décrire et décortiquer ce récit par A plus B. Tout ce que je peux dire, en étant suffisamment intelligible, c’est que c’est une œuvre de détente ; avec un sujet tout de même remarquable. Le deuil est pour ainsi dire, un élément essentiel de la vie et il faut savoir qu’on n’est jamais le seul à vivre une perte. Je n’ai pas trouvé d’émotion, sauf une certaine alchimie entre nos personnages ; mais en dehors de ça les sentiments restent plats de mon point de vue, en vérité c’est un peu trop léger. L’humour prend réellement le pas sur le développement de l’histoire, bien que ce soit une romance. Sincèrement, pour moi ; c’est une relation aérienne, sans approfondissement. Mais je suis satisfaite des rebondissements, une découverte complètement distrayante.

Lucie Castel est une auteur française ayant cette touche décalée, en créant une famille abimée et en imaginant des scènes cocasses. Et je compte bien relire cette écrivaine, surtout qu’elle y met un peu d’humour, un thème simple et marquant les esprits. Peut-on réellement « construire » sans avoir fait son deuil ? C’est la question du roman, après celle de la compréhension sociale. Une écriture agréable, une langue à la fois soutenue et courante ; un mélange sur le style et cela devient une lecture très fraîche réchauffant le cœur.

« Pas si simple » ne laisse pas vraiment de trace sur le genre de la romance, néanmoins elle se fait une place dans l’ironie et l’extravagance. Mais le plus marquant est la plume de Lucie Castel, c’est le point fort du livre. Toutefois, c’est une histoire en surface, les sentiments ne se détachent pas et les détails sur le passé et les pensées de nos personnages manquent cruellement. Une histoire d’amour de Noël, à lire pour un moment de détente ; on aime bien Scarlett et William, en dépit d’une insuffisance sur le traitement de leur romance et de leur personnalité individuelle. Sinon, le titre est tout à fait en accord avec la synopsis. Des amitiés, une famille déséquilibrée avec des bagages, des répliques drôles et surtout les fêtes de Noël ; en guise de romance naturelle et abracadabrante, puisque tout ne se passe pas comme prévu pour nos héros.

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Après un premier tome à la hauteur de mes attentes, mais ne contenant pas suffisamment d’émotion pour me toucher ; j’ai laissé cette chance à « L’exquise clarté d’un rayon de lune ». C’est le second volume de cette petite trilogie adorable et chaleureuse. Et je suis conquise par cette suite, vraiment ; elle est beaucoup plus développée dans les sentiments et ne manque pas d’authenticité. Elise ne veut plus tomber amoureuse, le contrôle sur ses émotions est devenu un protège cœur. Mais l’un des frère O’Neil l’attire irrésistiblement, mettant ses nerfs à vif épreuve. L’alchimie dans ce couple est marquante, elle nous retourne l’esprit ; pourtant ils sont loin de penser à s’aimer. L’histoire est douce, vivante ; avec des fuites, des secrets et énormément de désir.

Elise Philippe est une chef cuisinière française, son talent fait d’elle une renommé dans la station de Snow Crystal. Son métier occupe tout son temps et son seul loisir en dehors de la cuisine est de faire du sport avec ses amies. Le retour d’un certain homme va bousculer ses habitudes, elle ne s’est autorisée qu’une seule nuit à ses côtés. Elle ne veut plus tomber amoureuse, ayant vécu le pire de l’amour ; et le contrôle de ses émotions assure son cœur en grande partie. Son caractère est assez surprenant, c’est elle qui décide de tout ; elle ne fait pas dans la dentelle, c’est une femme assumée. Pourtant, ses secrets signent des blessures, et ces dernières maîtrisent toute sa vie. Une personnalité forte qui m’a légèrement trompé, cette femme est sensible et quand elle aime c’est avec toute son énergie, tout son cœur.

Sean O’Neil est le frère jumeau de Jackson, et c’est son opposé. Ses décisions ne sont pas prises au sérieux par son grand-père, depuis leur dispute il ne vient que pour certaine occasion ; haussant les tensions familiales. Au départ, on ne comprend pas trop cette crise entre le sénior et le petit-fils, néanmoins quand les non-dits se révèlent tout semble clair et très regrettable pour eux deux. Pendant ce séjour d’urgence, Sean trouve en Elise une confidente et un désir de redevenir proche de ses frères et de tout le reste de la famille. Il tente de séduire cette femme qui possède des points communs avec lui, mais c’est une course et il se bat comme il faut ; en commettant des erreurs et en trouvant les mots justes, les bons gestes. Cet homme est très intéressant, particulièrement dans son métier et dans ses envies ; le fait qu’il se concentre sur sa carrière, au point de ne pas vouloir faire des concessions et des sacrifices dans sa vie personnelle.

Le cadre de ce deuxième tome est estival en différence du précédent qui était hivernal. Notre « duo », Elise et Sean ; vont passer des moments ensemble, Elise tente de le fuir et Sean essaye de la percer à jour. Le mystère de cette femme entraîne la passion de notre beau chirurgien. Les instants volés qu’ils vivent se déroulent principalement dans la forêt ; les paysages nous en mettent plein la vue. Ici, les protagonistes témoignent de blessure émouvante, rien n’est parfait ; même les dernières pages tiennent le suspense. C’est un roman à la fois énigmatique sur le passé de nos héros, à la fois touchant dans les révélations et passionnant dans le jeu de séduction qui se joue entre eux. J’ai ressenti quelque sentiment dans cette suite, particulièrement de l’empathie, de la compréhension et une bonne dose d’attachement.

L’auteur est très talentueuse pour nous faire voyager à Snow Crystal, les petits détails sur les paysages, les endroits où se retrouvent nos personnages ; tout est fidèle à l’idée qu’on s’en fait. Un plaisir de lecture, la chaleur des mots de Sarah me bouleverse ; c’est peut-être simple et parfois mielleux, sauf que c’est écrit avec amour et je l’ai perçu instantanément.

« L’exquise clarté d’un rayon lune », second opus de « Snow Crystal » ou « Les frères O’Neil ». Elise et Sean, on imagine qu’ils existent quelque part dans ce monde, l’auteur dépeint leur passé et leur déchirure en y mettant autant d’émotion que possible. Sarah Morgan sait mettre en valeur ses personnages, imparfaits et vrais. En effet, on change de saison et de couple ; et le tout s’assemble, vendant du rêve. Certes, les sentiments dans cette œuvre sont forts au point de nous briser le cœur, mais toute la douceur de l’écriture et du lieu ; appose un baume réparateur. Un voyage dans le Vermont avec des héros riches et une synopsis en profondeur.

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date : 13-03-2019
Ce roman, c’est un pur bonheur. Pendant toute l’histoire, le sourire ne m’a pas quitté. Attendrissante, drôle, émouvante, 3 mots pour résumer cette œuvre tout simplement magique, pour le cœur. La douceur sans fin de l’auteur n’y est sûrement pas pour rien, Nelly écrit avec simplicité, force et amour. Entre ma découverte de « Toi. Moi. Et les étoiles », je n’ai aucun doute de son talent, surtout avec la lecture de « Emmène-moi à l’océan », où je suis tombée sous le charme de ses mots, des personnages et de la synopsis profonde qu’elle nous offre. Sincèrement, c’est le meilleur livre autoédité que j’ai lu, un excellent développement et une construction de l’histoire tout à fait exceptionnelle.

Lina, jeune femme de vingt-deux ans est nouvelle à Big Sur, ville au bord de l’océan Californien. Maman d’une petite fille de quatre ans, elle essaye de survivre comme elle peut, indépendante depuis plusieurs années. Vagabondant après les petits boulots, les hôtels, les écoles et les garderies ; sans jamais trouver un endroit où se poser. Mais Big Sur lui donne une nouvelle chance, elle s’installe en colocation et rencontre donc une alliée. Bien évidemment, cette héroïne renferme des secrets et on se laisse porter par ses révélations, ses confidences, ses peurs et doutes. Sa force est admirable, sa joie de vivre et sa générosité apportent de la sincérité. Après un vécu difficile, des obstacles, des batailles et une solitude sans fin ; elle entre dans une famille d’amis, le soutien qu’elle obtient ne lui est pas habituel. Alors, au début elle est hésitante pour ensuite s’ouvrir au fil des pages. Je me suis énormément attachée à Lina, je ne pense jamais l’oublier ; mère extraordinaire et femme de séduction.

Pour Aiden, c’est sa ville depuis sa plus tendre enfance. L’océan, les vagues, le surf, c’est sa drogue. Il ne vit que pour ça, pour parler à cet élément, pour se fondre dedans. Chaque matin à cinq heures trente, sa planche sous la main ; il conquiert les rouleaux d’eau salée. Un homme sincère, touchant et attentionné ; avec évidemment quelques défauts, montrant de l’humanité et un personnage presque réel. Un coup de cœur pour ce héros, quelqu’un toujours là pour ses proches ; sa loyauté est incontestable. J’ai ressenti bien plus que de l’affection pour Aiden, sa personnalité est agréable et chaleureuse, sa bienveillance est une bouffée d’air frais. Parfois, il réagit avec précipitation et certaines de ses habitudes changent, les hommes se sentent souvent perdus dans ces cas-là. Alors, il manque de réflexion et se dirige vers des erreurs, commet des fautes ; indiquant des imperfections, dévoilant un personnage masculin vrai et magnifiquement construit. Mais n’oubliez jamais, les écarts font de nous ce que nous sommes et on peut réussir à les réparer.

Une lecture mélangeant parfaitement légèreté et émotion, une œuvre où je suis passée par de l’ivresse, des sensations fortes, et surtout une bonne dose de bonheur, malgré les sujets difficiles. L’auteur prouve que les thèmes durs peuvent se superposer à la joie, à l’amour et à l’humour. Ce récit n’aborde pas seulement une romance, le fondement est appuyé sur de l’amitié, sur de la solidarité. Un groupe d’amis accueillant une jeune femme se trouvant dans une impasse, là est le message de l’écrivain. Le suspense entoure entièrement les héros, que ce soit Lina, Aiden ou encore Nate, Reese et Don. Il n’y a pas d’intrigue sans mystère après tout ; sans les énigmes, les péripéties et les révélations ne sont pas à même d’être façonnées. À part ça, l’histoire d’amour entre Aiden et Lina est magnifique, passionnante. Ils ont un lien invisible les reliant l’un à l’autre, une entité très puissante. Ce couple est vraiment le noyau, le cœur ; formant l’harmonie et défiant les événements. Pour cet ouvrage, ce n’est pas de l’originalité, en revanche c’est de la singularité puisque c’est propre à cette écrivaine ; des touches personnelles sur un terrain connu.

Nelly Weaver est une auteure que je lis avec grand plaisir, elle me charme de plus en plus par ses mots simples tout en étant saisissants. Sa plume, bien que très agréable et belle ; ce que j’apprécie réellement c’est son style, son univers. Mêlant l’homme et la femme sur deux points de vue, Nelly se met pleinement dans la peau de ses personnages. Une auteure francophone qui raconte une histoire se déroulant en Amérique, principalement sur la côte ouest ; le voyage est encore plus extraordinaire à travers ses yeux.

Que dire de plus pour résumer cet avis bien plus que positif ? Que la petite fille de Lina ; Lilly, je l’ai adoré, ma préférence, ma perle du roman. Elle dit ce qu’elle pense tout bas, sans filtre ; c’est ce que j’apprécie chez les enfants. Que ce livre est autant joyeux que bouleversant ? Que la plume de Nelly Weaver est tout aussi magnifique que son amour pour l’écriture, en effet on ressent le cœur qu’elle verse dans les mots et l’enrichissement des héros. Une histoire d’amour entre Lina et Aiden, celle-ci est passionnante avec cette particularité de se faire attendre ; le temps de la séduction et d’une prise de conscience pour chacun. Mais au-delà de nos deux personnages principaux, les protagonistes secondaires sont indispensables dans ce récit ; je me suis prise d’affection que ce soit pour les uns ou les autres. Une œuvre abordant les liens amicaux, ces relations fraternelles sans lignes de sang entre eux. Nelly maîtrise l’art du suspense, une révélation pour infecter notre esprit par de nouveaux questionnements, avec des surprises toujours plus pertinentes, les vérités ne se pressentent pas ; elles se découvrent au fil des chapitres. « Emmène-moi à l’océan » est un coup de cœur émotionnel et déroutant, un sourire encore attaché à mes lèvres et des étoiles dans les yeux. Mon âme ne souhaite pas quitter Lina, Aiden, Lilly et la romancière Nelly.

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date : 08-02-2019
Une romance tout à fait extraordinaire, donnant le sourire et quelques larmes. C’est avant tout une histoire d’amitié fusionnelle, presque inséparable et plutôt proche physiquement. Alors évidemment, on s’en doute ; les sentiments apparaissent. Mais ce n’est pas que, ça, c’est une œuvre sur des passés familiaux compliqués, un groupe d’amis soudé et avec une confiance aveugle pour les uns et les autres. Certes, « Viens, on s’aime » contient un triangle amoureux ; et justement, ça rajoute un peu de piment. Sinon l’histoire serait trop « simple » et trop « mignonne ». Là, elle détient une authenticité, beaucoup d’humour et du dramatique ; un récit bouleversant page après page.

Violette-qui-sent-la-violette est une héroïne exceptionnelle, à un point qu’elle est attachante dès les premiers chapitres. Je me suis vraiment prise d’affection pour elle, douce et pleine de vie ; avec son défaut d’être très vite nerveuse sur les bords, elle devient bavarde et c’est une imperfection qui m’a touché et fait sourire. Elle est drôle et surprenante, après elle n’est pas facile à vivre ; son caractère montre un vécu difficile. Violette ne s’accepte absolument pas, elle se craint elle-même ; du coup, elle tente de se faire passer pour quelqu’un d’autre. C’est une jeune femme faisant passer un message, la différence n’est certainement pas mauvaise ; bien au contraire ! Sa maladresse, sa fébrilité ; ça lui donne du charme et ses « défauts » deviennent facilement des qualités.

Loan est un voisin, l’homme de l’ascenseur en panne. C’est un garçon plutôt posé, avec une existence tout à fait normale. Il vit avec sa copine dans un appartement à Paris, et sa profession fait de lui un « sauveur » ; il est pompier. Après une rencontre fortuite et inattendue, sa vie change au fur et à mesure — sans qu’on sache vraiment comment et pourquoi, malgré les petites idées sur la question. Je l’ai bien aimé, mais l’attachement s’est porté surtout sur le petit garçon qu’il était. Son côté « protecteur » est plaisant, néanmoins sa discrétion est sauvagement séduisante. Sincèrement, ce style de personnage me fait voir des étoiles et des cœurs ; je tombe tout de suite amoureuse des héros vulnérables, sensibles et forts. Un petit coup de cœur pour sa personnalité, son style et son respect.

Nos deux personnages vivent une relation très spéciale. Ils sont meilleurs amis jusqu’à dormir ensemble de temps en temps et ce n’est pas très surprenant. Ensemble, ils se rapprochent émotionnellement et physiquement, en concluant un « pacte ». Pour eux, leur amitié est primordiale et ils ne s’aperçoivent en aucun cas des sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre ; alors quand ils comprennent que leur symbiose n’est pas vraiment une simple histoire d’amitié, ils tentent un peu de fuir ; de s’éloigner. Pourtant, quand ils essayent d’en discuter, c’est souvent la colère, les pleurs et les défilements ; jusqu’au jour où une alarme retentit, amenant le désespoir et la peur de perdre l’amour.

Oui, c’est un récit bourré de clichés. Sauf qu’on passe au-dessus de ces banalités, puisque au final la synopsis s’intensifie avec des rebondissements et des protagonistes distincts. Mais le plus terrifiant est l’émotion qui s’enflamme dans un moment inattendu… Pour seul objectif, de nous prendre au cœur, bouleversant nos sourires. Un instant poignant et rendant cette romance à la limite commune, exceptionnellement émouvante. Le plus important dans ce livre, c’est le sujet de l’acceptation de soi et l’envie d’être aimé pour ce qu’on est. Un message, un thème ; essentiels dans notre existence. C’est un ouvrage cachant autant de secrets, que de péripéties, d’amitié et d’amour ; de plus, les personnages secondaires donnent une image réelle sur les liens amicaux.

Morgane Moncomble est une auteur française qui nous offre de la New-Adult, celle-ci est plutôt pertinente ; malgré une histoire d’amour légèrement ordinaire. Toutefois, l’authenticité des héros et des sentiments éloigne la généralité de la romance. Du coup, Morgane livre un équilibre parfait dans ce One-Shot. Avec une plume simple, précise et parfois utilisant des termes agréables ; certains mots que je n’ai jamais lus, mais heureusement déjà entendus. Son écriture est pleine d’humour et entièrement libre. Une écrivaine à la hauteur de mes attentes, et même plus étourdissante qu’espérée.

Pour faire plus concis, cette œuvre est un petit coup de cœur. « Viens, on s’aime » est une synopsis regroupant plusieurs fonds, donnant autant de sourire que de larme. Je me suis attachée à Violette, décalée et pétillante ; avec une personnalité synonyme de vie. Loan est l’homme de nos rêves silencieux, notre idéal ; émotif, charmant et respectueux. Une histoire de complicité, d’amitié à un souffle de l’intime ; celle-ci se transforme en amour muet, mais intense. C’est un roman rayonnant, en présence d’une émotion insoupçonnée et de sujets divers et variés. La plume de Morgane s’accorde d’une magnifique manière au récit, entre les points de vue de Violette et de Loan. Une merveille tout en pureté et en familiarité.

https://lesfaceslitteraires.blogspot.com/2019/02/viens-on-saime.html
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