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1984



Description ajoutée par Romaiin 2010-04-11T20:54:47+02:00

Résumé

"De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartir comme un flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le feu aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée."

George Orwell dépeint dans le prophétique -1984- un terrifiant monde totalitaire.

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Classement en biblio - 6 175 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par camillel54 2011-03-01T14:59:31+01:00

A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

Effarant comme on peut facilement relier l'intrigue avec la néo-société d'aujourd'hui. Effrayant aussi, mais quelle histoire ! Et quel auteur ! Ce livre m'a donné envie de lire des livres plus littéraires, moins étiquetés comme 'livre pour jeune'

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Or

Livre qui fait profondément réfléchir sur la société d'aujourd'hui et angoissant si l'on regarde à quel point Georges Orwell était proche de la réalité du futur. : peut-être que plus personnes devraient le lire pour se rendre compte a quel point ca peut dégénérer! Personnellement après l'avoir fini j'étais un peu dégoutée et avait abandonné tout espoir envers l'humanité.

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Commentaire video

Vidéo ajoutée par MorganeTryde 2019-05-16T22:27:20+02:00

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par alexandraz 2020-09-21T17:21:46+02:00

Ce roman est passé très régulièrement sur instagram depuis plusieurs mois et suite à un sondage , je me suis dit qu’il fallait que je le découvre.

Alors de manière globale, je n’ai pas apprécié ce livre mais pour autant, je pense que c’est effectivement un classique à lire au moins une fois dans sa vie. Il mérite qu’on s’y arrête et qu’on analyse le fond.

Je vais commencer par ce que je n’ai pas aimé. Je précise que j’ai lu ce livre en version audio via Audible. J’émets toujours une réserve envers le sentiment que je ressens après une lecture audio qu’elle soit positive ou négative. L’aurais-je autant aimé ou pas si je l’avais lu ?

Il n’y avait qu’un seul doubleur. Mon appréciation du livre s’est déroulée en 3 étapes.

Le thème du livre est intéressant mais la forme et la manière de raconter l’histoire est lourde et répétitive. Pendant une longue partie, j’avais l’impression de subir un cours de sociologie.

Il m’a fallu un certain temps avant de me sentir vraiment concernée en tant que lectrice par l’histoire.

L’histoire se déroule sous le regard de Winston qui travaille comme fonctionnaire pour l’Océnia et qui réécrit quotidiennement l’histoire officiel de l’état.

Le style ici est lourd, un peu passif. J’ai trouvé les personnages pendant très longtemps sans intérêt, vides et se laissant totalement sous le contrôle du système. Mais c’est peut-être là que tout se joue car en tant que lecteur, on est habitué à suivre une histoire, à avoir de l’action, à vivre des hauts et bas. Ici, il faut attendre longtemps avant qu’il ne se passe une véritable action. Peut-être que le style de l’auteur ici provoque justement un sentiment d’ennui parce que nous ne sommes pas habitués à cette soumission totale et avons encore un libre arbitre. Ici, les personnages subissent et vivent pour Big Brother. Ils sont conditionnés à vivre, respirer, manger, penser comme on leur demande. Sans se poser de questions. Il n’y a pas de place pour la réflexion, pour la spontanéité, pour les vraies relations, pour la joie… Comment dès lors dans un système comme celui, l’histoire pourrait-elle être « vivante » ?

Mon attention a changé à l’arrivée de Julia. Sans doute parce que le personnage principal nouait enfin un lien et des échanges avec une personne.

Ensuite, j’ai été vraiment prise au moment de l’arrestation de Winston et de ses longues semaines de torture. Je ne pense pas qu’en écrivant ceci, je vous spoile. Avec un système comme décrit dans le livre, on devine très vite que toute rébellion est illusoire. Le rapport entre O’Brien et lui étaient très intéressant à écouter. Et ici, toute la lenteur du roman prenait plus de sens. On souffre avec Winston. On subit avec lui son lavage de cerveau.

Bien évidemment à la lecture de ce livre, on s’interroge, ça évoque en nous un sentiment de déjà vu, ça nous provoque, ça nous laisse en pleine réflexion.

Une dystopie qui ne ressemble pas (encore) à notre société telle qu’elle mais qui pourtant fonctionne déjà de cette manière selon certains points.

La surveillance de la société. Nous sommes libres. Réellement ? Nous sommes connectés via différents appareils tous les jours. Tous les jours, nous envoyons sans le vouloir des informations qui nous tracent. Vous êtes sur Facebook et on vous propose des publicités ou des posts de sujets dont vous avez parlé il y a quelques heures avec des proches, vous veniez de faire une recherche sur Google. Vous êtes connectés pour tout, les réseaux sociaux, les smartphones, les montres, les GPS, les caméras chez vous. Tout est relié.

Un livre qui laisse donc réfléchir et qui est encore plus perturbant quand on sait que l’histoire date de 1949.

70 après, notre société évolue fortement vers ce type de système.

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Commentaire ajouté par Buchwurme 2020-09-16T20:51:27+02:00
Bronze

La création du monde est très bien faite, et très intéressant, il y a énormément de références à la philosophie et c'est un livre que tout fan de distopies doit lire une fois dans sa vie, mais il n'est pas très addictif.. .

Aussi j'ai beaucoup aimer la 1ere et 3eme partie mais je me suis vraiment en juillet durant la 2eme.

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Commentaire ajouté par Unvola 2020-08-16T18:09:25+02:00
Diamant

Ce roman écrit par George Orwell en 1948 est d’une vision réaliste surprenante, d’autant plus pour l’époque (ayant peu de recul historique).

Un roman, certes, mais avant tout une description précise du système TOTALITAIRE.

Ce roman se projette en… 1984 et analyse un pouvoir, Big Brother, qui veut créer un régime Totalitaire le plus jusqu’au-boutiste, le plus monstrueux et le plus inhumain qui n’ait jamais existé.

Dans ce monde Totalitaire décrit par George Orwell, l’État va jusqu’à changer le langage, afin de mieux conditionner les esprits. Ce langage est nommé : Novlangue (appendice pages 395 et 396) :

« Le but du novlangue était, non seulement de fournir un mode d’expression aux idées générales et aux habitudes mentales des dévots de l’angsoc, mais de rendre impossible tout autre mode de pensée.

(…) Le vocabulaire du novlangue était construit de telle sorte qu’il pût fournir une expression exacte, et souvent très nuancée, aux idées qu’un membre du Parti pouvait, à juste titre, désirer communiquer. Mais il excluait toutes les autres idées et même les possibilités d’y arriver par des méthodes indirectes. L’invention de mots nouveaux, l’élimination surtout des mots indésirables, la suppression dans les mots restants de toute signification secondaire, quelle qu’elle fût, contribuaient à ce résultat.

Ainsi le mot libre existait encore en novlangue, mais ne pouvait être employé que dans des phrases comme « le chemin est libre ». Il ne pouvait être employé dans le sens ancien de « liberté politique » ou de « liberté intellectuelle ». Les libertés politique et intellectuelle n’existaient en effet plus, même sous forme de concept. Elles n’avaient donc nécessairement pas de nom.

(…) Le novlangue était destiné, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but. »

D’ailleurs, dans ce monde Totalitaire les trois grands slogans abrutissants du Parti, sont :

« LA GUERRE C’EST LA PAIX

LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE

L’IGNORANCE C’EST LA FORCE ».

Ce processus de conditionnement par le Novlangue est complété par celui que, George Orwell, nomme : la doublepensée (pages 284 et 285) :

« La doublepensée est le pouvoir de garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires, et de les accepter toutes deux. Un intellectuel du Parti sait dans quel sens ses souvenirs doivent être modifiés. Il sait, par conséquent, qu’il joue avec la réalité, mais, par l’exercice de la doublepensée, il se persuade que la réalité n’est pas violée. Le processus doit être conscient, autrement il ne pourrait être réalisé avec une précision suffisante, mais il doit aussi être inconscient. Sinon, il apporterait avec lui une impression de falsification et, partant, de culpabilité.

La doublepensée se place au cœur même de l’Angsoc, puisque l’acte essentiel du Parti est d’employer la duperie consciente, tout en retenant la fermeté d’intention qui va de pair avec l’honnêteté véritable. Dire des mensonges délibérés tout en y croyant sincèrement, oublier tous les faits devenus gênants puis, lorsque c’est nécessaire, les tirer de l’oubli pour seulement le laps de temps utile, nier l’existence d’une réalité objective alors qu’on tient compte de la réalité qu’on nie, tout cela est d’une indispensable nécessité.

Pour se servir même du mot doublepensée, il est nécessaire d’user de la dualité de la pensée, car employer le mot, c’est admettre que l’on modifie la réalité. Par un nouvel acte de doublepensée, on efface cette connaissance, et ainsi de suite indéfiniment, avec le mensonge toujours en avance d’un bond sur la vérité.

Enfin, c’est par le moyen de la doublepensée que le Parti a pu et, pour autant que nous le sachions, pourra, pendant des milliers d’années, arrêter le cours de l’Histoire ».

Ce livre restitue parfaitement : l’ambiance malsaine, le cynisme, la peur, la Terreur, l’horreur, la soumission obligatoire… de toute une société qui subit l’emprise Totalitaire. Les dates, les noms, les lieux sont différents, mais : les termes, les faits, les méthodes et les différentes étapes sont les mêmes. Tout y est, tout décrit le régime Totalitaire Communiste, page 17 :

« Ce qu’il allait commencer, c’était son journal. Ce n’était pas illégal (rien n’était illégal, puisqu’il n’y avait plus de lois), mais s’il était découvert, il serait, sans aucun doute, puni de mort ou de vingt-cinq ans au moins de travaux forcés dans un camp ».

De plus, la description de la façon de procéder lors des rafles et des arrestations arbitraires est présentée très exactement et très précisément, pages 31 et 32 :

« C’était toujours la nuit. Les arrestations avaient invariablement lieu la nuit. Il y avait le brusque sursaut du réveil, la main rude qui secoue l’épaule, les lumières qui éblouissent, le cercle de visages durs autour du lit. Dans la grande majorité des cas, il n’y avait pas de procès, pas de déclaration d’arrestation. Des gens disparaissaient, simplement, toujours pendant la nuit. Leurs noms étaient supprimés des registres, tout souvenir de leurs actes était effacé, leur existence était niée, puis oubliée. Ils étaient abolis, rendus au néant. « Vaporisés », comme on disait ».

Et aussi, page 137 :

« C’était toujours la nuit qu’ils venaient vous prendre. Toujours la nuit ! La seule chose à faire était de se tuer avant. Sans doute, quelques personnes le faisaient. Beaucoup de disparitions étaient réellement des suicides. Mais il fallait un courage désespéré pour se tuer dans un monde où on ne pouvait se procurer ni arme à feu, ni poison rapide et sûr. Il pensa avec une sorte d’étonnement à l’inutilité biologique de la souffrance et de la frayeur, à la perfidie du corps humain qui toujours se fige et devient inerte à l’instant précis où un effort spécial est nécessaire ».

Un autre procédé propre au régime Totalitaire Communiste est particulièrement bien explicité : il s’agit de la fausse confession obligatoire avant d’être exécuté ou déporté en camps de concentration, page 138 :

« Etre tué était ce à quoi on s’attendait. Mais avant la mort, (personne n’en parlait, mais tout le monde le savait), il fallait passer par l’habituelle routine de la confession : ramper sur le sol en criant grâce, sentir le craquement des os que l’on brise, des dents que l’on émiette et des touffes de cheveux sanguinolents que l’on vous arrache. Pourquoi devait-on supporter cela, puisque la fin était toujours la même ? Pourquoi n’était-il pas possible de supprimer de sa vie quelques jours, ou quelques semaines ? Personne n’échappait à la surveillance et personne ne manquait de se confesser. Lorsqu’on avait une fois succombé au crime par la pensée, on pouvait être certain qu’à une date donnée on serait mort. Pourquoi cette horreur, qui ne changeait rien, devait-elle être comprise dans l’avenir ? ».

George Orwell évoque également la mise en scène des faux procès truqués, types procès de Moscou sous Staline en 1936, avant la Grande Terreur de 1937 – 1938, dont l’objectif était de faire avouer publiquement n’importe quelle faute aberrante à n’importe qui, uniquement pour « justifier » son exécution, page 336 :

« Plus tard, au XXe siècle, il y eut les totalitaires, comme on les appelait. C’étaient les nazis germains et les communistes russes. Les Russes persécutèrent l’hérésie plus cruellement que ne l’avait fait l’Inquisition, et ils crurent que les fautes du passé les avaient instruits. Ils savaient, en tout cas, que l’on ne doit pas faire des martyrs. Avant d’exposer les victimes dans les procès publics, ils détruisaient délibérément leur dignité. Ils les aplatissaient par la torture et la solitude jusqu’à ce qu’ils fussent des êtres misérables, rampants et méprisables, qui confessaient tout ce qu’on leur mettait à la bouche, qui se couvraient eux-mêmes d’injures, se mettaient à couvert en s’accusant mutuellement, demandaient grâce en pleurnichant ».

Le mensonge, la propagande (l’Agitprop) représentaient les fondements servant à asservir la population Russe par l’IDEOLOGIE de la « lutte des classes » et de la « dictature du prolétariat », page 100 :

« Les garder sous contrôle n’était pas difficile. Quelques agents de la Police de la Pensée circulaient constamment parmi eux, répandaient de fausses rumeurs, notaient et éliminaient les quelques individus qui étaient susceptibles de devenir dangereux.

On n’essayait pourtant pas de les endoctriner avec l’idéologie du Parti. Il n’était pas désirable que les prolétaires puissent avoir des sentiments politiques profonds. Tout ce qu’on leur demandait, c’était un patriotisme primitif auquel on pouvait faire appel chaque fois qu’il était nécessaire de leur faire accepter plus d’heures de travail ou des rations plus réduites. Ainsi, même quand ils se fâchaient, comme ils le faisaient parfois, leur mécontentement ne menait nulle part car il n’était pas soutenu par des idées générales. Ils ne pouvaient le concentrer que sur des griefs personnels et sans importance. Les maux plus grands échappaient invariablement à leur attention ».

Puis l’auteur décortique l’aboutissement suprême de l’inhumanité, que Big Brother veut atteindre en remodelant totalement la Pensée du prisonnier à sa volonté, en imposant de force sa PENSEE UNIQUE OBLIGATOIRE. Un schéma Totalitaire encore plus « perfectionné », plus « abouti », plus « pur », bref, plus immonde que le Totalitarisme Communiste (si cela est possible !), pages 337 et 338 :

« Est-ce que je ne viens pas de vous dire que nous sommes différents des persécuteurs du passé ? Nous ne nous contentons pas d’une obéissance négative, ni même de la plus abjecte soumission. Quand, finalement, vous vous rendez à nous, ce doit être de votre propre volonté. Nous ne détruisons pas l’hérétique parce qu’il nous résiste. Tant qu’il nous résiste, nous ne le détruisons jamais. Nous le convertissons. Nous captons son âme, nous lui donnons une autre forme. Nous lui enlevons et brûlons tout mal et toute illusion. Nous l’amenons à nous, pas seulement en apparence, mais réellement, de coeur et d’âme. Avant de le tuer, nous en faisons un des nôtres. Il nous est intolérable qu’une pensée erronée puisse exister quelque part dans le monde, quelque secrète et impuissante qu’elle puisse être. Nous ne pouvons permettre aucun écart, même à celui qui est sur le point de mourir. Anciennement, l’hérétique qui marchait au bûcher était encore un hérétique, il proclamait son hérésie, il exultait en elle. La victime des épurations russes elle-même pouvait porter la rébellion enfermée dans son cerveau tandis qu’il descendait l’escalier, dans l’attente de la balle. Nous, nous rendons le cerveau parfait avant de le faire éclater. Le commandement des anciens despotismes était : « Tu ne dois pas. » Le commandement des totalitaires était : « Tu dois. » Notre commandement est : « Tu es. » Aucun de ceux que nous amenons ici ne se dresse plus jamais contre nous. Tous sont entièrement lavés ».

A travers l’objectif ultime du délire Totalitaire, George Orwell dénonce la détermination sans failles de la folie CONSCIENTE des Dictateurs Totalitaires.

L’auteur démasque l’évidente réalité du véritable et unique objectif du Dictateur Totalitaire, qui est de conquérir et de conserver : le POUVOIR par TOUS les moyens, page 348 :

« Le Parti recherche le pouvoir pour le pouvoir, exclusivement pour le pouvoir. Le bien des autres ne l’intéresse pas. Il ne recherche ni la richesse, ni le luxe, ni une longue vie, ni le bonheur. Il ne recherche que le pouvoir. Le pur pouvoir. Ce que signifie pouvoir pur, vous le comprendrez tout de suite. Nous différons de toutes les oligarchies du passé en ce que nous savons ce que nous voulons. Toutes les autres, mêmes celles qui nous ressemblent, étaient des poltronnes et des hypocrites.

Les nazis germains et les communistes russes se rapprochent beaucoup de nous par leur méthode, mais ils n’eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient, peut-être même le croyaient-ils, ne s’être emparés du pouvoir qu’à contrecoeur, et seulement pour une durée limitée, et que, passé le point critique, il y aurait tout de suite un paradis où les hommes seraient libres et égaux.

Nous ne sommes pas ainsi. Nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. Le pouvoir n’est pas un moyen, il est une fin. On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir ».

George Orwell démontre bien que le régime Totalitaire Communiste extermine des « ennemis de classe », pas pour ce qu’il font, mais pour ce qu’ils SONT, ou ce qu’ils POURRAIENT potentiellement être ! Page 280 :

« Les pensées et actions qui, lorsqu’elles sont surprises, entraînent une mort certaine, ne sont pas formellement défendues et les éternelles épurations, les arrestations, tortures, emprisonnements et vaporisations ne sont pas infligés comme punitions pour des crimes réellement commis. Ce sont simplement des moyens d’anéantir des gens qui pourraient peut-être, à un moment quelconque, dévier ».

Même si à travers cette description des situations, on reconnaît forcément le régime Totalitaire Communiste, on peut bien sûr inter-changer ce régime par celui : Nazi d’Hitler.

Les méthodes TERRORISTES et CRIMINELLES DE MASSE engendrent les mêmes résultats monstrueux : l’extermination de DIZAINES de MILLIONS d’innocents.

SEULE, l’IDEOLOGIE change !

Durant toute la lecture de ce livre, encore une fois, d’une lucidité incroyable, je n’ai cessé de penser à la série télévisée : Le Prisonnier, diffusée en France à partir de 1968 avec Patrick McGoohan.

Le héros est donc fait prisonnier dans le « Village » qui est un véritable camp de concentration « décoré », d’où il tente de s’échapper à chaque épisode.

Son « nom » est « Numéro 6 », il feint de s’adapter au système consistant à manipuler l’individu et sa Pensée, en respectant les règles dictées par le « Big Brother » de la série : « Numéro 2 », pour mieux tenter de s’évader. Evidemment le « Village » est truffé de micros et de caméras qui espionnent tous les prisonniers en permanence.

Pour conclure ce trop long commentaire (j’en conviens aisément), voici la classique phrase qu’hurlait « Numéro 6 », à la fin de chaque épisode :

« JE NE SUIS PAS UN NUMERO, JE SUIS UN HOMME LIBRE ! ».

Confer également, l’autre tout aussi passionnant ouvrage sur le même thème, de George Orwell : « La Ferme des animaux ».

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Commentaire ajouté par Hermione777776 2020-08-06T20:22:11+02:00
Lu aussi

Ce livre manque cruellement d'action et la fin est décevante, je me suis traînée page par page pour y arriver.

La première moitié est la plus décevante : on découvre leur monde, le protagoniste réparé l'évier de la voisine, il écrit son journal et il couche en cachette avec la femme sur qui il avait des fantasmes sexuels ultras chelous au début !

Tout du long j'ai nourris de l'antipathie envers tous les personnages sans exception.

Certains passages sont tous de même intéressants, notamment Le Livre où on comprend pourquoi la guère c'est la paix et l'ignorance c'est la force, aussi quand il est expliqué comment contrôler la population avec un langage recréé sans diversité (le novlangue). Il y a un peu d'action quand le personnage de fait torturer mais ça reste faible...

Bon ça restera quand même l'une des dystopies les plus pures, dures et totallitaires que j'ai lu.

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Commentaire ajouté par Lilylafouine 2020-07-09T19:08:22+02:00
Bronze

« 1984 » est un roman qui nous plonge dans un système totalitaire en quelques pages à peine. On se retrouve plongé dans la vie d’un habitant de cette contrée lointaine qui lutte pour faire entendre ses idées, dans le silence de son esprit...

Ce système toatlitaire dirigé par BIG BROTHER, a pour but de réprimer la liberté de penser et contrôler l’intégralité des faits et gestes des habitants par un règlement des plus stricts : quiconque se permettra de critiquer le système se verra puni, et oublié. L’essentiel de ce système repose sur l’ignorance. Tout est perpétuellement réécrit, effacé...

On plonge au cœur de cette société qui nous inspire tellement d’effroi et d’angoisse, par la surveillance accrue de chaque personne par ses voisins.

On suit l’histoire d’un employé du Parti, qui lutte péniblement dans des conditions déplorables où tout sentiment et tout écart est intolérable.

Spoiler(cliquez pour révéler)Le fait que le héros veuille à tout prix se rappeler, ne pas oublier ce qu’il a été, ce que la société a été un jour est assez marquant. Il ne se plie pas aux règles certes, mais dans ce qu’il espérait l’anonymat...

Spoiler(cliquez pour révéler)Sauf que le Parti voit toujours tout, et tout ce suspense mis dans l’histoire permet de nous questionner sur le fait qu’il puisse arriver à changer les mentalités...

Le livre nous tient en haleine tout du long. Ce n’est pas forcément mon type de romans habituellement, mais là, c’est une belle réussite.

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Commentaire ajouté par Roxy23 2020-07-09T09:46:54+02:00
Or

Terrifiant, superbe et tellement actuel

La notion de mentocrime est très intéressante, le simple fait de penser quelque chose contre le Parti est déjà prohibé. Par conséquent la Mentopolice est aussi fascinante.

Par contre j'aurais aimé savoir ce que devient le personnage de Julia, même si c'est plus cohérent avec l'histoire de ne pas savoir.

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Commentaire ajouté par Cora-3 2020-07-05T15:44:53+02:00
Diamant

A ce livre après milles essais je l ai enfin terminé et quel chef d œuvre. Long voir très long au début mais poursuivre car ensuite ...

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Commentaire ajouté par Albineus 2020-07-05T15:30:57+02:00
Argent

Livre évidemment prophétique. Nous y sommes !

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Commentaire ajouté par ein_Buch 2020-06-21T18:09:16+02:00
Pas apprécié

Je ne sais pas comment commencer ce commentaire. 1984 est un classique qui aborde et décrit très bien les rouages de la dictature en rappelant certains principes des dictatures Européennes du XXe siècle.

La première partie s'y emploie à merveille : c'est précis et incroyablement détaillé. Pour tout dire, ça fait froid dans le tout en étant captivant. L'auteur est vraiment plein d'ingéniosité.

C'est incroyable de constater à quel point la personnalité des citoyens est effacée, et de voir comme ils avancent tous dans le flou le plus total.

C'est aussi un problème car Winston fait office de caméra et pas de personnage. Impossible de s'attacher à lui tant il est fade et parfois détestable. Les autres personnages sont d'ailleurs tout aussi antipathiques et on se fiche bien de ce qui leur arrive que ce soit bon ou mauvais. Cela ajouté à une atmosphère malsaine et pesante, ma lecture a été difficile.

Ca s'est empiré quand j'ai cru que l'action allait enfin commencer. Au lieu de quoi, la torture psychologique et physique a débuté et j'ai totalement décroché.

La conclusion, bien qu'inévitable, m'a définitivement fâchée avec le livre. J'en sors avec un sentiment de dégout lié à de la tristesse car j'attendais beaucoup de ma lecture. La première partie était intéressante mais extrêmement plate et la seconde m'a hérissé le poil.

Dommage pour moi.

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Commentaire ajouté par Na_nou 2020-06-16T09:47:26+02:00
Argent

Un grand classique qui m'a fait réfléchir sur le devenir de notre société...

Un roman, d'accord, mais par certains côtés on est dans la société imaginée par Orwell.

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Dates de sortie

1984

  • France : 2009-08-11 - Poche (Français)
  • France : 2018-05-24 (Français)
  • France : 1949-06-10 (English)

Activité récente

LouV- l'ajoute dans sa biblio or
2020-09-10T23:00:23+02:00
Jane75 le place en liste or
2020-09-03T18:48:19+02:00

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