Livres
506 282
Membres
514 495

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur



Description ajoutée par PatateB4 2020-01-30T14:09:54+01:00

Résumé

​Dévoré d'ambition

Poussé par la compétition

Il va découvrir que la soif de pouvoir a un prix

 

C'est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L'avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d'astuce et d'inventivité pour faire gagner sa candidate. 

Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l'échec, au triomphe ou à la ruine.

Dans l'arène, ce sera un combat à mort.

Pour assouvir son ambition, Coriolanus parviendra-t-il à réprimer l’affection grandissante qu’il ressent pour sa candidate, condamnée d’avance ?

Afficher en entier

Classement en biblio - 223 lecteurs

Extrait

Le grand escalier de l’Académie, qui pouvait recevoir l’ensemble du corps étudiant, était emprunté par un flot de fonctionnaires, de professeurs et d’étudiants en route pour les festivités de la Moisson. Coriolanus gravit les marches lentement, avec un détachement plein d’assurance, au cas où on ferait attention à lui. Beaucoup de gens le connaissaient ou du moins avaient connu ses parents et ses grands-parents. Or, un Snow se devait d’avoir une certaine tenue. Cette année, et dès ce jour, il espérait accéder aussi à une forme de reconnaissance personnelle. Devenir mentor dans les Hunger Games constituait son dernier projet avant l’obtention de son diplôme cet été. S’il réussissait, avec son dossier académique exemplaire, il se verrait octroyer une bourse suffisante pour couvrir tous ses frais universitaires.

Il y aurait vingt-quatre tributs, un garçon et une fille issus de chacun des douze districts vaincus, désignés par le sort pour se battre jusqu’à la mort dans le cadre des Hunger Games. Tout cela était fixé par le traité de la Trahison ayant mis fin aux jours obscurs de la rébellion des districts. C’était l’un des nombreux châtiments que devaient endurer les rebelles. Comme toujours, les tributs seraient lâchés dans l’arène du Capitole, un vieil amphithéâtre aujourd’hui décrépit qui avait accueilli de nombreux spectacles et rencontres sportives avant la guerre. Et on leur fournirait des armes pour s’entre-tuer. Le Capitole encourageait la population à suivre le déroulement des combats, mais beaucoup de gens préféraient s’en détourner. Le défi consistait donc à rendre l’événement plus attractif.

C’est pourquoi, pour la première fois, les tributs se verraient assigner des mentors. On avait sélectionné pour cela vingt-quatre des meilleurs élèves de l’Académie. Les spécificités de leur mission restaient encore à définir. On parlait de préparer les tributs pour une interview télévisée, de les mettre en valeur avant leur passage devant les caméras. Tout le monde s’accordait à dire que, pour perdurer, les Hunger Games devaient évoluer, devenir une expérience plus riche, et l’idée d’associer la jeunesse du Capitole aux tributs des districts suscitait beaucoup de curiosité.

Coriolanus franchit une entrée drapée de noir, emprunta un passage voûté et déboucha dans l’immense hall Heavensbee, où serait diffusée la cérémonie de la Moisson. Il n’était absolument pas en retard, pourtant la salle grouillait déjà de professeurs, d’élèves et de membres du personnel des Jeux dont la présence n’était pas indispensable au premier jour de l’événement.

Des Muets passaient à travers la foule avec des plateaux de posca, une préparation à base de vin coupé d’eau agrémenté de miel et d’herbes. C’était une version alcoolisée du breuvage aigre qui avait soutenu le Capitole pendant la guerre, et qui était censé repousser la maladie. Coriolanus en prit un gobelet et fit rouler quelques gouttes de posca dans sa bouche. Avec un peu de chance, cela rafraîchirait son haleine. Mais il ne s’en autorisa qu’une gorgée. Ce breuvage était plus fort qu’on ne le pensait et, lors des années précédentes, il avait vu plusieurs élèves qui en avaient abusé se ridiculiser complètement.

Tout le monde le croyait riche, or la seule vraie richesse de Coriolanus était son charme, qu’il dispensa avec générosité en fendant la foule. Des visages s’illuminaient quand il saluait aimablement ses camarades ou ses professeurs, prenait des nouvelles de leurs familles, lâchait un compliment ici ou là.

— Votre cours sur les représailles contre les districts était vraiment très intéressant.

— Jolie frange !

— Comment s’est passée l’opération du dos de ta mère ? Ah oui ? Transmets-lui toute mon admiration.

...

Le doyen Casca Highbottom, l’homme crédité de l’invention des Hunger Games, avait personnellement supervisé la sélection des mentors. Il commença par se présenter aux étudiants avec la verve d’un somnambule, les yeux dans le vague, dopé à la morphling comme à son habitude. Jadis doté d’une certaine prestance, il s’était avachi et sa peau pendait désormais en formant des plis flasques. Sa coupe de cheveux récente et l’élégance de son costume ne faisaient que mettre en relief sa dégradation physique. Sa notoriété d’inventeur des Jeux lui permettait encore de conserver sa position, cependant la rumeur disait que le conseil directeur de l’Académie commençait à perdre patience.

— Et maintenant, ânonna-t-il d’une voix pâteuse en brandissant une feuille de papier au-dessus de sa tête, je vais procéder à l’appel.

Les étudiants se turent et tendirent l’oreille pour l’entendre malgré le brouhaha qui régnait dans la salle.

— Je vais d’abord annoncer le tribut, puis le nom de la personne qui sera son mentor. D’accord ? Bien. Alors, au district Un, le garçon est pour… (Le doyen Highbottom plissa les yeux sur sa feuille, tâchant de déchiffrer ce qui était écrit.) Mes lunettes, marmonna-t-il. Je les ai encore oubliées.

Tout le monde fixa ses lunettes, juchées sur son nez, et attendit qu’il pose enfin les doigts dessus.

— Ah, c’est bon. Livia Cardew !

Un grand sourire fendit le petit visage pointu de Livia, qui leva le poing en l’air en criant “Oui !” d’une voix aiguë. Elle ne pouvait pas s’empêcher de triompher. Comme si cette attribution favorable était due à son seul mérite, et non au fait que sa mère dirigeait la plus grande banque du Capitole.

Coriolanus sentait croître son désespoir à mesure que le doyen Highbottom égrenait la liste, assignant les garçons et les filles de chaque district à leurs mentors. Au bout de dix ans, une tendance générale avait commencé à se dessiner. Les districts Un et Deux, mieux nourris et mieux disposés envers le Capitole, produisaient davantage de vainqueurs, suivis de près par les paysans et cultivateurs du Quatre et du Onze. Coriolanus, qui avait espéré qu’on lui attribuerait un Un ou un Deux, se sentit d’autant plus insulté de voir Sejanus décrocher le garçon du district Deux. Le district Quatre passa sans qu’on appelle son nom, et le dernier vainqueur potentiel – le garçon du district Onze – fut attribué à Clemensia Dovecote, la fille du secrétaire à l’énergie. Contrairement à Livia, Clemensia accueillit la bonne nouvelle avec tact, repoussant ses longs cheveux noirs derrière son épaule avant d’inscrire studieusement le nom de son tribut dans son carnet.

C’était un signe des temps qu’un Snow, qui se trouvait également être l’un des meilleurs élèves de l’Académie, soit négligé à ce point. Coriolanus commençait à croire qu’on l’avait complètement oublié – peut-être pour lui attribuer de plus hautes responsabilités ? – quand, saisi d’horreur, il entendit le doyen Highbottom marmonner :

— Et, enfin, la fille du district Douze est pour… Coriolanus Snow.

Afficher en entier

Commentaire le plus apprécié

Or

Que dire de ce tome... J'ai aimé retrouver l'univers d'Hunger Games et en apprendre plus sur les premiers jeux. On découvre, à travers ce tome, que les premiers Hunger Games n'ont rien à voir avec ceux vécus par Katniss! Spoiler(cliquez pour révéler)Les tributs sont, certes, transporté dans un train mais, au contraire du traitement "privilégié" des tributs lors des Hunger Games auquel participe Katniss, les tributs des toutes premières éditions sont traités comme du bétail. Transporté par des trains de marchandises, dans le noir, sans rien manger ni boire, pour au final atterrir dans la cage d'un ancien zoo où ils sont observés de tous comme s'ils étaient des phénomènes de foire. Un traitement bien différent des Hunger Games qu'on connaît! J'ai également aimé en apprendre plus sur Snow, qui est tout juste âgé de dix huit ans dans ce tome et qui nous semble loin du Snow qu'on connaît malgré que son désir de pouvoir soit déjà bien présente. On en apprend plus sur sa famille également et sur sa vie en général. J'ai également apprécié les quelques références qu'on peut retrouver des premiers tomes. Spoiler(cliquez pour révéler)Comme les chansons chantées par Katniss qui, ici, on le découvre, sont composées et chanté par Lucy Gray ou encore l'expression "ce n'est pas fini tant que le geai moqueur n'a pas chanté" ce qui, à mes yeux, fait bel et bien référence aux précédents tomes et au rôle de geai moqueur que Katniss interprète. Dans ce tome, on rencontre un Snow qui semble plus "humain" que dans les précédents tomes et qu'on voit évoluer petit à petit. J'ai bien aimé le personnage de Lucy Gray, fort caractère, qui ne se laisse pas faire. Une héroïne comme je les aime! En résumé, ce tome est agréable à lire malgré quelques longueurs vers le début selon moi. Il nous permet d'en apprendre plus sur Snow et sur les premiers Hunger Games, très différents de ceux qu'on a pu vivre avec Katniss. On se rend compte qu'au tout début, ils n'étaient pas réellement considéré par un spectacle, que ce soit par la population du Capitol ou par les districts et qu'aucune loi les obligeait à regarder. Tout comme l'arène, au contraire de ce qu'on savait grâce à Katniss, n'était au début qu'un simple lieu abandonné reconvertit en arène et non une arène spécialement crée pour les Hunger Games. En somme, je trouve ce tome plutôt bon bien que je garde une préférence pour les trois premiers.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Diamant

A la lecture de la quatrième de couverture on peut se demander si oui ou non cela vaut le coup de lire l'histoire de Snow?

Et bien pour moi oui, je voulais savoir comment il en était arrivé à celui que l'on connait.

Dès les premières pages on est happé par le livre, on replonge dans l'horreur des districts et des premiers hunger games.

Quand a Snow on découvre une personnalité différente de celle que l'on a pu apercevoir dans les 3 premiers tomes, qui évolue au fil des pages et par moment on éprouve presque de l'empathie pour lui.

Je ne regrette absolument pas mon choix de l'avoir lu et ce livre frôle le coup de coeur. Quel plaisir de retrouver la fluidité de l'écriture de Suzanne Collins.

Afficher en entier
Bronze

Alors j'ai plutôt bien aimé ! J'avais peur que ce soit un peu "enfantin" étant donné que j'avais lu les hunger games ado mais finalement j'ai quand même pas mal accroché et j'ai beaucoup aimé être avec Corionalus ! C'est inhabituel d'être avec ce genre ce personnage mais ça permet de comprendre comment il est devenu ce qu'il est dans les 3 autres livres ! Et on en apprend beaucoup sur l'univers j'ai adoré !

Afficher en entier
Or

Un préquel plutôt passionnant, on en apprend plus sur le début des jeux et comment ils ont évolué, ainsi que sur Snow sur sa personnalité et son passé. Malgré quelques longueurs dans le roman, le récit reste palpitant, il ce passe toujours un événement important. J'ai surtout apprécié la dernière partie, c'est celle où il se passe le plus de choses.

Afficher en entier
Diamant

Il est difficile pour moi de donner un long avis sur ce roman sans spoiler, mais Collins a relevé l’exercice du spin-off haut la main selon moi. Il y a peut-être quelques longueurs vers la fin, cependant mes très hautes attentes ont été satisfaites et j’ai aimé me retrouver à nouveau dans le monde des Hunger Games. Un roman tout aussi sadique que ses prédécesseurs, ça, c’est sûr !

Afficher en entier
Lu aussi

Après réflexion, jai adorer ce livre car je voulais vraiment découvrir Snow même si je reste sur ma faim

Afficher en entier
Diamant

J’ai beaucoup aimé ce prequel qui nous en apprend plus sur la personnalité de Snow et sur les débuts des Hunger Games.

Il y a aussi des petits clins d’œil à la trilogie avec Katniss, sans que cela tombe dans l’excès.

Afficher en entier
Diamant

Émouvant, du suspens, noir, brillant... bluffant.

Afficher en entier
Argent

J’ai été tellement heureuse de retrouver la plume de Suzanne Collins ainsi que son univers si unique. On se plonge dans le monde de Coriolanus Snow, personnage que j’avais (comme tout le monde je pense) détester lors de ma lecture de la trilogie.

Pourtant je dois avouer qu'au cours de la premier parie, j'ai réussi a l'apprécié d'une certaine manière. En comprenant son passé et ce qu'il a traversé, ça n'a pas été difficile, mais j'ai vite déchanté en attaquant la seconde moitié. C'est un personnage totalement antipathique et avide de pouvoir, il a son caractère, c’est indéniable, il fonctionne toujours par intérêt, et n’agit jamais a la légère mais ce coté manipulateur m’a, à la fois fasciné, et déranger. Sa possessivité envers Lucy Gray a fini par me laisser un gout amer, je dois l'admettre, on sent bien que le personnage n'est pas totalement équilibré. Spoiler(cliquez pour révéler)De même avec Sejanus, se faisant passer pour un gentil auprès de sa famille et lui, pour au final le tuer et profiter des finances des Plinth, voila qui était gros. L’évolution de Snow au cours de la lecture est assez impressionnante. Ce personnage toujours tiraillé entre deux idées, si fidèle a ce qu’il croit juste -le Capitole- et pourtant si perdu avec ce qu’il ressent. Même si j'ai peiné a comprendre ses choix parfois, sa façon de penser, je suis impressionnée par la maniere dont Suzanne Collins a amener ce personnage.

En ce qui concerne Lucy Gray, la tribut de Coriolanus, de même. Voila une fille qui ne manque pas de panache et de charisme ! J’ai beaucoup aimé son caractère et ce coté tres indépendant qu’elle a, même si je n’ai pas toujours compris certaines de ses actions.

L’histoire se place évidemment sous le regard de Snow, et donc, j’ai trouvé que quelques fois cela manquait cruellement d’interaction avec Lucy Gray, mais ce n’est qu’un petit détails.

Collins réussi a nous montrer tous les non-dits et autres symboles présents dans l’histoire, tous est dans le détails et je suis très admirative pour ça.

Je ne dirais pas que ce prequel est aussi bien que la trilogie, c’est different, c’est bien, palpitant, on est toujours tenu en haleine a la fin des chapitres -ce que j’apprécie beaucoup- mais il n’égale pas la trilogie. Oui, ce livre apporte beaucoup de réponses et d’explications au monde dans lequel nous nous sommes plongés quelques années plus tot.

Si je peux souligner un seul point négatif, je dirais que j’ai senti quelques «longueurs ». Je n’ai pas envie de les qualifier ainsi mais c’est le mieux que j’ai trouvé, je ne me suis pas ennuyée parce qu’il se passe toujours quelque chose, mais parfois j'étais dans l’attente constante de quelque chose qui finissait pas arriver, ou pas.

Je ne saurais dire pourquoi, mais je reste un peu sur ma faim, peut-être parce que je trouve que Snow change un peu trop a la fin, ou que j’ai eu du mal à vraiment comprendre sa façon de penser en arrivant sur les dernières pages.

En bref, un roman très sympa à lire, qui apporte beaucoup d’explications sur la saga et nous fait comprendre les rouages du monde dans lequel à évoluer Katniss.

Afficher en entier
Or

Je suis contente d'avoir eu l'occasion de me replonger dans l'univers des Hunger Games. J'avais quelques craintes, mais je suis rassurée de voir que Suzanne Collins, contrairement à d'autres auteurs ou autrices, connait l'univers de ses écrits et ce tome rajoute de la substance au personnage de Snow, tout en restant fidèle à la saga que l'on connaît. Spoiler(cliquez pour révéler)J'avais peur qu'il ne soit rendu trop attachant, que sa haine pour les districts soit expliquée par une trahison qu'il aurait vécu (en ce sens, je voyais bien Lucy le trahir, ou Sejanus, ou alors que ces deux derniers soient tués par des membres des districts) et qu'il devienne alors victime. Mais il n'en est rien, et on comprend à la lecture que la cruauté de Snow s'explique ''simplement'' par ses propres convictions, sa soif de pouvoir et son envie de sauver les apparences. J'ai cependant l'impression que la fin a été précipitée, tout se passe très vite dans les 100 dernières pages. Malgré ça je le recommande vivement aux fans de la saga, et même aux autres !! une bonne lecture.

Afficher en entier
Lu aussi

super

Afficher en entier

Date de sortie

Sortie récente

"La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur" est sorti 2020-05-20T10:06:36+02:00
background Layer 1 20 Mai

Dates de sortie

La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

  • France : 2020-05-20 (Français)
  • USA : 2020-05-19 (English)

Activité récente

oce45 l'ajoute dans sa biblio or
2020-06-01T19:37:17+02:00

Titres alternatifs

  • The ballad of songbirds and snakes - Anglais

Distinctions de ce livre

Évaluations

Meilleurs classements dans les Listes Booknode

Quiz terminés récemment

Les chiffres

Lecteurs 223
Commentaires 23
Extraits 7
Evaluations 66
Note globale 8.33 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode