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Le Journal d'une femme de chambre



Description ajoutée par Sherlocked_666 2021-04-24T13:19:12+02:00

Résumé

Le 14 septembre 1898, Célestine R. prend sa nouvelle place au Mesnil-Roy, en Normandie, et décide de tenir son journal. « Mon intention, écrit-elle, est de n’employer aucune réticence, pas plus visà- vis de moi-même que vis-à-vis des autres » : les turpitudes de ses maîtres seront donc férocement montrées. D’abord conçu comme une étude de la condition domestique et une satire des moeurs bourgeoises, Le Journal d’une femme de chambre que Mirbeau fait paraître en 1900 s’est élargi en une dénonciation de l’intolérance qui a conduit à la condamnation de Dreyfus, et la satire bascule du côté de la diatribe. Au moment de sa parution, l’emportement impudique qui traverse le roman scandalise la critique, qui en dénonce les ignominies et n’en rend compte qu’à regret. Mais aujourd’hui, nous pouvons regarder sans moralisme la fureur dévastatrice du livre et son esthétique du monstrueux, et y voir la preuve, bien plutôt, de l’éclatante puissance littéraire de Mirbeau.

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Classement en biblio - 153 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Belami77 2020-10-28T22:57:38+01:00

Un domestique, ce n'est pas un être normal, un être social... C'est quelqu'un de disparate, fabriqué de pièces et de morceaux qui ne peuvent s'ajuster l'un dans l'autre, se juxtaposer l'un à l'autre.... C'est quelque chose de pire : un monstrueux hybride humain... Il n'est plus du peuple, d'où il sort ; il n'est pas, non plus, de la bourgeoisie où il vit et où il tend... Du peuple qu'il a renié, il a perdu le sang généreux et la force naïve.... De la bourgeoisie, il a gagné les vices honteux, sans avoir pu acquérir les moyens de les satisfaire ... et les sentiments vils, les lâches peurs, les criminels appétits, sans le décor, et, par conséquent, sans l'excuse de la richesse.... L'âme toute salie, il traverse cet honnête monde bourgeoisi et rien que d'avoir respiré l'odeur mortelle qui monte de ces putrides cloaques, il perd, à jamais, la sécurité de son esprit, et jusqu'à la forme même de son moi... Au fond de tous ces souvenirs, parmi ce peuple de figures où il erre, fantôme de lui-même, il ne trouve à remuer que de l'ordure, c'est à dire de la souffrance... Il rit souvent, mais son rire est forcé. Ce rire ne vient pas de la joie rencontrée, de l'espoir réalisé, et il garde l'amère grimace de la révolte, le pli dur et crispé du sarcasme. Rien n'est plus douloureux et laid que ce rire : il brûle et dessèche... Mieux vaudrait, peut-être, que j'eusse pleuré ! Et puis, je ne sais pas... Et puis, zut !... Arrivera ce qui pourra...

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Commentaires récents

Diamant

Dans ce roman satirique et subversif, Octave Mirbeau, naturaliste comme Zola, dépeint sans concession l’envers du décor de la bourgeoisie de la fin du XIXème siècle, les zones d’ombre de la soit disant « belle société ». Sur fond de l’affaire Dreyfus, Célestine, dans son journal, dénonce l’état de servitude dont sont victimes les domestiques à la belle époque ainsi que les dessous peu ragoutants, les turpitudes, les bassesses et la laideur de la bourgeoisie, hommes et femmes confondus…

Un roman au vitriol passionnant, addictif, dans lequel Octave Mirbeau n’hésite pas à régler ses comptes avec les riches et les intellectuels de son époque.

A n’en pas douter, ce roman, à sa sortie, fit scandale et Octave Mirbeau ne se fit pas que des amis…

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Commentaire ajouté par jodieM 2020-09-08T10:20:38+02:00
Or

lecture cocasse ^^

Célestine, femme de chambre, la plupart du temps dans des familles bourgeoises, nous dépeint ces portraits de famille ... Elle ne manque pas d'humour pour nous expliquer sa servitude, son exploitation et ses révoltes contre son statut !

Voici un classique très agréable à lire ...

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Bronze

L'auteur raconte la vie de Célestine, femme de chambre qui évolue dans le monde bourgeois parisien.

A l'image de tant d'autres femmes, elle est domestique, corvéable, invisible aux yeux des employeurs.

L'auteur a écrit une grande satire sociale.

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Commentaire ajouté par bscmm 2019-08-02T18:19:16+02:00
Lu aussi

Ce roman donne lieux à une esquisse sans fard et sans concessions d'élans humains d'une société fourmillant de rapport à l'autre.

En s'introduisant par le point de vue de Célestine l'auteur arrive à nous immiscer dans le quotidien sans facétie d'une société scindé en deux avec d'un côté les employeurs et d'un autre leurs personnels.

En naviguant des portraits de ses anciens employeurs à ceux du présent Célestine nous offre un panel de situation et d'individu différent qui donne une idée de leur ressemblance et de leurs aspirations semblables.

Je n'ai pas été saisi par cette lecture qui présente certes une partie de la société intéressante à suivre dans ses mouvements et ses appétences cependant il reste de cette lecture une sorte de recul qui en donne des traits semblants grossis et peu développés.

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Bronze

Grâce à son talent d'écrivian, Octave Mirbeau donne la parole à Célestine, mais plus que ça, il lui donne un corps et une âme.

Car oui, Célestine est une voix, une voix qui porte pour exprimer ses émotions, ses révoltes et ses joies, trop rares pour elle. Elle parle et nous faire revivre un monde, la maîtrise du langage, du beau langage, étant un code qui révèle la position sociale de chacun - mais les codes peuvent être pervertis : la bonne cherche à imiter les airs de la grande dame, la grande dame jure comme une domestique quand elle se laisse aller. Ainsi, le passage sur le dîner mondain chez les maîtres snobs est un régal.

Célestine est aussi un corps, une femme désirante qui affirme ce qu'elle désire - ou ceux qu'elle désire. C'est une fille trop gentille, qui veut plaire à ses amants même quand elle ne les aime pas beaucoup, qui apprécie la sensualité des parfums d'alcôve comme l'odeur du crottin.

Et Célestine est une âme, mise à nous devant nous, qui nous livre ses émotions. Elle rit rarement mais se moque beaucoup - elle a l'ironie féroce sans être cruelle sur les défauts des autres. Le récit de l'agonie de Monsieur Georges est un très beau passage littéraire, plein d'émotions.

Ce livre est donc une très belle découverte !

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Bronze

Ce roman est intéressant non seulement pour sa description sans concession de la condition du personnel de maison dans cette fin du XIXème siècle, mais aussi pour sa vision beaucoup plus large du cynisme et des ambivalences de la condition humaine dans son ensemble . Pas de jugement manichéen : l'âme de tous renferme sa part d'ombres et de compromissions. Il eut été facile de faire de ce roman une opposition frontale entre les maîtres et les serviteurs , mais l'auteur n'est pas tombé dans ce piège : tous ont leurs petits (ou grands! ) arrangements avec la morale et le récit a d'autant plus de valeur qu'il est présenté sous forme de journal de Célestine, femme de chambre lucide et assumant parfaitement sa part de noirceur.

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Commentaire ajouté par Reene 2018-09-26T16:10:05+02:00
Argent

Un roman présenté judicieusement sous la forme du journal de Célestine, personnage étonnant, gentil et pourtant vicieuse, aux goûts simples et, paradoxalement, ambitieuse.

Octave Mirbeau a su traiter avec un fort cynisme les moeurs bourgeoises de l'époque, en décrivant des personnages dont l'âme répugne ou attendrit.

Je conseille au passage l'adaptation cinématographique, avec Léa Seydoux dans le rôle de Célestine.

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Commentaire ajouté par neawin 2018-09-13T06:17:24+02:00
Or

Écouté en audio à ma coupure au travail.

J'ai bien aimé, beaucoup de choses m'ont fait sourire. J'ai passé un très bon moment et je suis ravie d'avoir découvert Mirabeau

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Pas apprécié

Lecture ennuyeuse d'un roman sans intérêt. je n'ai pas apprécié cet ouvrage.

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Argent

J'ai beaucoup apprécié ce livre qui nous fait un grand portrait des moeurs de l'époque.

J'ai beaucoup aimé le personnage principale, très critique mais curieuse de la société, elle commente son environnement d'un air fripon.

Ce n'est certainement pas ce livre qu'il faut choisir si vous voulez un roman a suspens. Ce livre est plutôt une suite de petite histoire, d'une galerie de personnage du debut du 20eme siecle.

Il y a tout de meme quelque histoires qui m'ont un peu ennuyé, mais l'ensemble est tout de meme convainquant.

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Date de sortie

Le Journal d'une femme de chambre

  • France : 2012-01-25 - Poche (Français)

Activité récente

jodieM le place en liste or
2020-09-08T10:19:44+02:00

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Les chiffres

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Note globale 7.11 / 10

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