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Nord et Sud



Description ajoutée par x-Key 2010-10-24T20:52:44+02:00

Résumé

C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du

Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton. En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du XIXe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.

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Classement en biblio - 391 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par sameera 2015-09-12T18:25:58+02:00

Si M. Thornton s’était conduit comme un imbécile le matin, ainsi qu’il se le répéta au moins vingt fois, il ne fit pas preuve de beaucoup plus de sagesse l’après-midi. Tout ce qu’il gagna à sa course de six pence en omnibus, ce fut la conviction encore plus vive que jamais il n’y avait eu et que jamais il n’y aurait de jeune fille telle que Margaret ; qu’elle ne l’aimait ni ne l’aimerait jamais ; mais que ni elle – non ! – ni le monde entier ne l’empêcherait jamais, lui, de l’aimer.

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

Mon premier roman lu en 2015, que j’ai adoré. Or comme je dis toujours : si une année commence par la lecture d’une pure merveille, alors elle sera très riche en nouvelles découvertes littéraires !

Je pense que je vais aimer la littérature victorienne, car j’en ai déjà eu un avant-goût avec « Nord et Sud », et franchement cela me donne envie de lire George Eliott et Dickens.

J’ai même préféré « Nord et Sud » à « Orgueil et Préjugés » (désolée Jane), car comme celle qui a écrit la préface le dit, Elizabeth Gaskell s’attaque à de vrais problèmes alors que Jane Austen, même si elle décrit la société d’une façon remarquable, ne fait que conter les petits tourments de ces héroïnes ainsi que ceux de leurs proches qui ne travaillent pas.

Moi qui ne m’intéresse pas trop à ce qui concerne les entreprises, là je me suis vue prise d’une véritable passion pour les problèmes financiers de la filature de coton Thornton. Je peux presque dire que ma conscience sociale s’est éveillé en même temps que celle de Margaret . Les débats sont incroyablement passionnants, surtout lorsque John Thornton affirme qu’il faut garder ses distances avec ses employés et n’avoir que des rapports strictement professionnels avec eux, alors que Margaret elle, proclame haut et fort que pour bien travailler il faut connaître ses ouvriers, les voir sous un autre jour. D’ailleurs, c’est elle qui va avoir raison puisque John se rend compte à la fin de son erreur et commence à parler avec ses employés, créer des infrastructures (cantine) pour leur rendre la journée de travail moins insupportable…. Mais d’autres problèmes sont aussi soulevés : la mutinerie avec le frère de Margaret Frederick, les doutes concernant Dieu avec Mr Hale, le danger de la spéculation…Un roman qui met bien en lumière que dans la vie tout n’est pas blanc ou noir : le syndicat peut également être quelque chose de mauvais, dans le sens où il adopte une attitude terrible avec l’ouvrier qui ne veut pas adhérer à ses projets ( cf Boucher).

De plus, le souci médical avec les graves problèmes de santé (qui vont jusqu’à entraîner la mort) résultant de l’absorption des particules de coton qui restent collés dans les poumons est aussi abordé avec la maladie de Bessy.

C’est en cela que le roman est complet et qu’on voit que tout ça n’est pas du survol : tous les problèmes sont étudiés un à un, parfois de manière scientifique mais toujours en finesse.

J’ai adoré le personnage de Margaret, une Elizabeth Bennet en plus obstinée et qui doit faire face avec courage à une situation bien plus difficile. Je pense qu’elle puise son courage dans le fait de voir tous les jours à Milton des gens qui ont une vie bien plus dure que la sienne. Pour le côté romantique aussi elle m’a plu, même si c’est toujours pareil « Mais pourquoi donc suis-je si énervée d’avoir baissé dans l’estime de Mr Thornton ? Mais comment se fait-il que ce qu’il puisse penser de moi me fasse peur ? » C’est un peu un roman d’apprentissage aussi car Margaret voit au fil des pages ses préjugés disparaître, que ce soit concernant Mr Thornton ou le Nord en général. Et cela va plus loin que ça, elle devient l’avocate du Nord dans la famille de sa cousine, et n’éprouve pas autant de plaisir à s’être rendu à Helstone qu’elle aurait pu s’y attendre. Par contre, certains passages m’ont énervée, on a l’impression qu’elle est lunatique avec Mr Thornton et qu’elle ne l’apprécie pas à sa juste valeur dès le début, tout en rajoutant du piquant à l’histoire m’a donné envie de la frapper.

John Thornton. J’ai adoré la façon qu’à Elizabeth Gaskell de traiter le personnage ; elle l’étudie sous toutes les coutures : dans la peau d’un amoureux transi, d’un fils modèle, d’un patron de filature toujours exigeant (d’abord peu aimé mais honnête puis apprécié), d’un élève avide d’apprendre. Je n’ai pas véritablement de préférence. Etant sadique, je reconnaîtrais quand même que je préfère l’amoureux transi, pour les souffrances morales et la torture que ça impliquent  Il incarne à la fois le courage, l’exigence, le sens pratique et la persévérance. Il m’a fait un peu pensé à Octave Mouret dans « Au Bonheur des Dames ». D’habitude, quand on parle de roman d’apprentissage, un seul protagoniste est concerné. Ici, John apprend aussi à être plus tolérant et plus proche de ses ouvriers.

J’ai apprécié le fait que Mrs Gaskell mette en valeur une domestique, Dixon (encore un point pour Elizabeth Gaskell dans son combat contre Jane Austen). En plus, j’ai senti qu’elle a vraiment voulu créer un caractère assez complexe pour ce personnage secondaire.

Bessy. Si un jour une personne faisant partie de l’équipe qui dirige "la collection grands romans points" lit ce commentaire, je le remercierai de bien veiller à ce que la faute récurrente soit corrigée. C’est Bessy par Bettie. Pff n’importe quoi… Bref, j’ai aussi bien aimé ce personnage, qui est courageux à sa manière, qui lutte d’une façon différente des autres. L’amour qu’elle porte à son père Nicholas Higgins (et vice-versa) est vraiment touchant. Bessy arrive à puiser une telle force dans la Bible que j’en suis ébahie : elle est convaincue qu’elle va rejoindre Dieu après sa mort. Parce qu’en plus, elle reste réaliste ; elle ne se ment pas à elle-même, elle sait qu’elle va mourir et le plus tôt sera le mieux. Par contre, elle ne devrait pas le dire devant son père car elle voit que ça lui fait de la peine. Je savais déjà qu’elle allait mourir parce que j’ai vu l’adaptation de la BBC avant de lire ce roman. Du coup, je ne sais pas si c’est le fait de le savoir à l’avance où le fait que le thème de la mort est omniprésent dans ce roman mais je n’ai pas été bouleversée (quand je pense que j’ai réussi à pleurer lorsque Tibby meurt dans « Quatre filles et un jean » oui, oui je sais c’est pathétique et là impossible de verser une seule larme. Honte à moi !)

Nicholas Higgins. Pour moi un des personnages central du roman, même si cela peut paraître bizarre à certains. D’abord, je le considère comme indispensable car ‘est lui qui représente les ouvriers en fait. Mais en même temps, je l’ai également considéré dans son individualité, et j’ai prêté grande attention à ses propos. Le seul petit reproche que je pourrais faire est qu’il est un peu stéréotypé : l’ouvrier bourru au grand cœur. Mais bon, Elizabeth Gaskell ne s’arrête pas là : elle creuse le personnage en profondeur, extirpe de son esprit des réflexions extrêmement intéressantes. En plus, il ne démord pas de ses opinions et est déterminer : il attend quand même Thornton pendant 5 heures pour lui demander s’il accepte de l’embaucher, tout en étant pratiquement certain qu’il va refuser.

Mary. Je la trouve également courageuse et elle a d’autant plus le droit de mériter mon admiration (et ma pitié) du fait que son père préférait sa sœur Bessy.

Boucher. Un personnage qui est parvenu à m’énerver lorsque l’auteur en parle selon le point de vue de Nicholas, et qui a réussi à susciter du chagrin chez moi lorsque Margaret prend sa défense. En fait, tout est une question de point de vue, comme veut sans doute nous montrer l’auteur. Après c’est vrai que le jugement de Nicholas est un peu dur, étant donné les circonstances. D’où le questionnement personnel du lecteur : Qu’aurai-je fait à sa place ? Moi, j’aurais certainement fait comme lui, aveuglée par la haine et le ressentiment : je dois travailler pour nourrir ma nombreuse famille, je suis obligée de faire la grève car sinon tous les ouvriers me mèneront la vie dure, mais on me promet que la grève ne durera pas plus de deux semaines, or elle dure plus d’un mois, je vois mes enfants devenir plus rachitiques de jour en jour et je suis moi-même affamé et pour couronner le tout le patron fait venir des Irlandais pour remettre les machines en route , travailler et être payer à ma place. Difficile de trouver pire comme situation. On ne peut pas lui reprocher son suicide, mais c’est vrai qu’il aurait pu penser à sa femme et à ses enfants et se demander comment ils allaient faire pour vivre sans lui, son travail étant leur source de revenu principal ?

La femme de Boucher est le seul personnage qui m’a agacée prodigieusement. Comment peut-on s’apitoyer sur son sort alors que son mari vient de se suicider et qu’on a une progéniture aussi importante à s’occuper ? Comme le dit la romancière anglaise, elle adopte une attitude animale, survivre à tout prix. Quand elle pleure, que d’atermoiements sur elle-même ! Elle pleure plus pour elle que pour son mari.

Mr Hale. Un personnage attirant dans le sens où il est difficile de comprendre sa réaction à son problème de doutes. Tout au long du roman, je me suis demandée : pourquoi a-t-il fait ça ? Certes il y a la question d’honnêteté envers soi-même et envers l’Eglise mais déraciner sa famille comme ça… Cependant, j’ai éprouvé de l’affection pour lui, et je ne pense pas qu’il soit la cause de la mort de Mrs Hale.

Celle-ci est juste d’une nature peu résistante, ce qui est plus difficile à pardonner que pour la femme de Boucher par exemple, qui connaît une situation 100 fois plus difficile. D’ailleurs, au début un passage m’a horrifiée bien qu’amusée. C’est l’opposition entre les deux sœurs, Mrs Hale et Mrs Shaw : la première a fait un mariage d’amour mais est dégoûtée de ne pas avoir plus d’argent et l’autre, bien qu’heureuse de sa situation financière, envie sa sœur pour s’être mariée par amour. Je ne comprends pas comment quand on fait un choix comme celui-là qui est d’une importance considérable on soit obligé de le regretter après. On ne peut pas avoir et le beurre et l’argent du beurre et ces filles Beresford auraient dû le comprendre depuis belle lurette.

Ce qui m’amène à parler du second personnage faible du roman, Fanny. A croire que dans une famille, il y a forcément un personnage d’une petite nature. Mais Fanny, à la différence de Mrs Hale fait rire notamment lorsqu’elle commence à dire qu’elle était terrifié et qu’elle a cru mourir lorsque les ouvriers étaient en bas de sa porte, quelques minutes après que Margaret est pris tout les risques pour sauver son frère.

Sa mère est d’un autre tempérament ! John a tout hérité d’elle. Tout en étant inflexible, Elizabeth Gaskell lui prête tout de même des sentiments comme la jalousie, lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle n’occupe plus la première place dans le cœur de son fils. Une Lady Catherine plus intelligente et raisonnable, mais on retrouve le même schéma actanciel que dans Orgueil et Préjugés avec une mère sévère et exigeante et une fille toute fragile. Ce qui laisse à penser qu’Elizabeth Gaskell s’est forcément inspirée de J.A.

Je pense qu’il est inutile de parler d’Edith et du capitaine Lennox mais évoquer Henry Lennox serait sans doute une bonne idée, simplement pour faire une comparaison entre « his proposal » comme disent les Anglais et celle de John. Henry éprouve une véritable affection pour Margaret c’est indéniable mais il s’en remet assez facilement. Les deux gentlemen sont meurtris pas le refus de Margaret quoique pour des rasions qui diffèrent : Lennox est blessé dans son amour-propre plus qu’autre chose tandis que Thornton est véritablement meurtri par le fait de avoir que ses sentiments ne sont pas partagés même si il se montre d’abord énervé par le ton hautain de Margaret lorsqu’elle lui répond.

Frederick quant à lui permet simplement de servir l’histoire, avec cette soirée à la gare qui permet de rajouter des péripéties. Il sert aussi à évoquer la Marine, comme dit précédemment.

Les passages qui m’ont le plus marqués sont la mort de Boucher, la grève et les ouvriers aux portes de l’usine, et la déclaration de John à Margaret <3

Le titre Nord et Sud reste merveilleusement bien choisi : opposition entre le Nord et le Sud par les mœurs, les gens, les paysages, la vie mais aussi opposition entre John et Margaret.

Ce livre est magnifique car il raconte la vie, il mêle des existences de personnes aux caractères radicalement différents qui parviennent à s’entendre, un vrai message d’espoir. Il est plein de combats sublimes !

Enfin, merci aux courageux qui ont lu ce pavé en restant concentré et intéressé. J’essaierai de faire un commentaire prochainement sur l’adaptation cinématographique de la BBC (2004). RDV donc sur Cinénode !

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Or

J'ai tout d'abord découvert la mini-série réalisée par la chaîne de télévision anglaise BBC. J'ai beaucoup aimé l'histoire qui reprend les romans de Jane Austen mais plus tard, au 19ème siècle, en pleine révolution industrielle.

Ce roman permet également d'appréhender les différences existantes à cette époque (et peut-être encore aujourd'hui) entre l'Angleterre du nord et celle du sud, séparées par Londres comme s'il s'agissait d'un terrain neutre. On y découvre une atmosphère bien différentes des romans de Jane Austen grâce aux descriptions d'un monde divisé entre patrons et ouvriers dans un climat de révolution industrielle apportant des changements majeurs dans les conditions de travail et de vie des deux parties.

Au milieu de ces tensions, va naître un amour incongru entre un manufacturier, John Thornton, hissé à son statut de patron par la force de son poignet, et Margaret Hale, fille de pasteur élevée à Londres mais originaire du sud. Margaret va peu à peu prendre connaissance du nouveau monde qui l'entoure à son arrivée à Milton et prendre part, à sa manière, conflit patron/ouvrier.

Il s'agit d'une très belle histoire d'amour sur fond historique très enrichissant.

Je recommande vivement !

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Ex-libris 2019-11-10T12:01:11+01:00
Diamant

Ce livre nous offre une vision nuancée de la société de l'époque, opposant perpétuellement des point de vue contraires : préjugés entre le nord et le sud, vie des ouvriers opposée à celle de leurs patrons, et enfin la confrontation d'opinion des deux personnages principaux, Margaret Hale et John Thornton. Cela accompagné d'un style caractéristique de l'époque, et de descriptions à la fois romantiques et mélancoliques. Les personnages, s'ils m'ont paru fades au début de ma lecture, m'ont charmée par la suite : l'auteur leur a apporté des nuances de caractère au fil de son histoire. Enfin, une romance qui s'apparente fortement à Orgueil et Préjugés, qui m'a fait frémir et battre le cœur.

Elisabeth Gaskell ponctue ses chapitres d'extraits de poèmes ou de romans, toujours en accord avec l'histoire, et qui ajoutent une note poétique à son œuvre.

Enfin, un roman à lire pour tous les amoureux de l'époque victorienne.

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Commentaire ajouté par Daniela-10 2019-11-04T13:30:19+01:00
Bronze

Un beau roman malgré des longueurs du au style mais on le sait quand on s'attaque à ce genre, des personnages qui m'ont plu. Mais je préfère quand même Jane Austen

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Commentaire ajouté par ElouanM 2019-10-26T12:05:19+02:00
Or

Un "orgueil et préjugés" mais avec un tableau réel des grands bouleversements qui ont marqué la révolution industrielle. C'est bien écrit, structuré, pertinent, humoristique, ...North and South décrit les évolutions sociales d'un monde en plein changement dans la société industrielle anglaise. Une réalité sociale profonde qui reflète parfaitement le vécu des ouvriers et les contraintes des patrons, qui retrace la naissance des syndicats, qui exploite les jeux de pouvoirs et de force.. Bref, vous serez surpris de la modernité de cet œuvre qui aborde l'aliénation au travail, l'exploitation et les grèves, la crise économique, la mondialisation ! C'est saisissant car l'histoire a plus de 160 ans !

Une histoire d'amour sublime et palpitante qui vous tient en haleine du début à la fin. Un genre de Germinal à l'anglaise...avec un peu moins de souffle...Néanmoins c'est très bon !

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Commentaire ajouté par Rosedelin 2019-08-31T21:26:00+02:00
Lu aussi

J'ai trouvé l'histoire trop lente et les discours des personnages trop longs.

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Commentaire ajouté par Elody92 2019-08-27T00:16:10+02:00
Diamant

A tous les amoureux de Jane Austen ou de littérature anglaise, je recommande vivement!

L'auteur nous transporte avec ses personnages: on vit avec l'héroïne sa prise de conscience sociale et on en vient à se passionner pour les problèmes financiers du heros.

Une histoire d'amour qui a su traverser le temps, à l'image d'orgueil et préjugés

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Commentaire ajouté par Allyssahp 2019-08-25T16:50:27+02:00
Diamant

J’ai d’abord connu Nord et Sud grâce à la mini série réalisée par la BBC qui est magnifique et très bien faite. Comme j’aime lire les livres des films ou séries qui m’ont plu, je me suis lancée.

L’héroïne, Margareth a grandi à la campagne avec son père ecclésiastique et sa mère ou à Londres avec sa tante dans les cercles assez aisés de la bonne société. Suite à un événement inattendu, elle va être amenée à suivre ses parents dans le Nord de l’Angleterre qui est complètement différent de ce qu’elle a connu jusque-là.

On va rentrer dans le monde industriel et ouvrier de la fabrication du coton. C’est un monde beaucoup plus rude et noir, à l’inverse de la vie londonienne. On y découvre des personnages attachants comme la famille Higgins qui essaie de survivre comme elle peut. Bessy m’a beaucoup marqué avec la relation qu’elle entretient avec Margareth.

On va aussi découvrir tout le côté patronal de ses industries ainsi que John Thornton. C’est un personnage avec un fort caractère qui s’est construit tout seul pour devenir son propre patron. Entre Margareth et John, ce sont deux mondes qui vont se percuter. Ils vont devoir dépasser les préjugés et les a priori pour arriver à se comprendre l’un l’autre.

Ce livre fut un véritable coup de cœur pour moi, rien qu’avec la relation du couple principal. Certains passages parlant de politique sont assez longs mais ils ne m’ont pas dérangé plus que ça car ils nous permettent de mieux comprendre la situation actuelle du livre. Ce que je retiens c’est qu’il est dans la même lignée que ceux de Jane Austen mais traitant de sujets beaucoup plus réalistes et poignant. J’ai hâte de pouvoir lire un autre livre d’Elizabeth Gaskell car plusieurs me font de l’œil.

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Commentaire ajouté par JuSE 2019-05-17T19:44:39+02:00
Argent

Une très bonne lecture ! Pour ceux qui ont aimé Orgueil et Préjugés de Jane Austen je vous invite à lire celui-ci !

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Commentaire ajouté par nina-nani 2018-09-23T21:34:19+02:00
Argent

Nord et sud est un beau roman que j'ai savouré ! Mais qui n'égale pas la splendeur de Jane Eyre ou encore des Hauts de Hurle vent. Je dirait qu'il se rapproche plus du genre de Austen, avec une touche descriptive plus prononcée, et un approfondissement de l'analyse des personnages. Malgré ces deux atouts, ce roman n'a pas été un coup de coeur. L'héroine est agaçante bien que respectable, elle ne dégage pas ce charisme si caractéristique des personnages de soeurs Brontei. J'ai eu du mal à m'attacher à elle et à sa petite personne quelques fois condescente. Bien que l'intrigue soit transportante le rythme est lent et oj a du mal à plonger dans l'histoire au tout début. Pourtant c'était agréable et j'ai apprécié, d'autant plus que l'auteur possède un style gracieux et lyrique. Ce style d'écriture m'a profondément manqué ! Bien que l'intrigue soit intéressante elle n'est pas parfaite et est souvent entrecoupée de longues scènes.Je dirait que ce livre ne se concentre pas uniquement sur un événement mais sur toute une vie : celle d'une famille qui est repartie de zéro. Ce que j'ai le plus apprécié dans cette lecture n'est autre que les longues réflexions des personnages que j'ai trouvé très bien tournées !

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Commentaire ajouté par Marie-A 2018-09-21T20:13:23+02:00
Or

J'ai tout d'abord découvert la mini-série réalisée par la chaîne de télévision anglaise BBC. J'ai beaucoup aimé l'histoire qui reprend les romans de Jane Austen mais plus tard, au 19ème siècle, en pleine révolution industrielle.

Ce roman permet également d'appréhender les différences existantes à cette époque (et peut-être encore aujourd'hui) entre l'Angleterre du nord et celle du sud, séparées par Londres comme s'il s'agissait d'un terrain neutre. On y découvre une atmosphère bien différentes des romans de Jane Austen grâce aux descriptions d'un monde divisé entre patrons et ouvriers dans un climat de révolution industrielle apportant des changements majeurs dans les conditions de travail et de vie des deux parties.

Au milieu de ces tensions, va naître un amour incongru entre un manufacturier, John Thornton, hissé à son statut de patron par la force de son poignet, et Margaret Hale, fille de pasteur élevée à Londres mais originaire du sud. Margaret va peu à peu prendre connaissance du nouveau monde qui l'entoure à son arrivée à Milton et prendre part, à sa manière, conflit patron/ouvrier.

Il s'agit d'une très belle histoire d'amour sur fond historique très enrichissant.

Je recommande vivement !

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Commentaire ajouté par sisile 2018-08-18T12:11:19+02:00
Diamant

Classique de la littérature anglaise. Nord et Sud souffre un peu de sa comparaison avec Orgueil et Préjugés. Certes Margaret et John ont leur propre vision et idée de leur région réciproque mais ce livre est tout de même plus que cela. L'auteur met en valeur le début de la lutte des classes, les grèves ouvrières et la tyrannie des patrons et syndicats. Margaret Hale et John Thornton mettent finalement leur préjugés de côté et développent des sentiments l'un pour l'autre même si beaucoup d'épreuves les attendent au cours des 600 pages du roman.

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Date de sortie

Nord et Sud

  • France : 2010-11-25 - Poche (Français)

Activité récente

ElouanM l'ajoute dans sa biblio or
2019-10-26T12:01:58+02:00
Elody92 l'ajoute dans sa biblio or
2019-07-21T02:57:19+02:00

Titres alternatifs

  • North and South - Anglais

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