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Nord et Sud



Description ajoutée par x-Key 2010-10-24T20:52:44+02:00

Résumé

C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton. En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du XIXe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret.

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Classement en biblio - 529 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par sameera 2015-09-12T18:25:58+02:00

Si M. Thornton s’était conduit comme un imbécile le matin, ainsi qu’il se le répéta au moins vingt fois, il ne fit pas preuve de beaucoup plus de sagesse l’après-midi. Tout ce qu’il gagna à sa course de six pence en omnibus, ce fut la conviction encore plus vive que jamais il n’y avait eu et que jamais il n’y aurait de jeune fille telle que Margaret ; qu’elle ne l’aimait ni ne l’aimerait jamais ; mais que ni elle – non ! – ni le monde entier ne l’empêcherait jamais, lui, de l’aimer.

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

Mon premier roman lu en 2015, que j’ai adoré. Or comme je dis toujours : si une année commence par la lecture d’une pure merveille, alors elle sera très riche en nouvelles découvertes littéraires !

Je pense que je vais aimer la littérature victorienne, car j’en ai déjà eu un avant-goût avec « Nord et Sud », et franchement cela me donne envie de lire George Eliott et Dickens.

J’ai même préféré « Nord et Sud » à « Orgueil et Préjugés » (désolée Jane), car comme celle qui a écrit la préface le dit, Elizabeth Gaskell s’attaque à de vrais problèmes alors que Jane Austen, même si elle décrit la société d’une façon remarquable, ne fait que conter les petits tourments de ces héroïnes ainsi que ceux de leurs proches qui ne travaillent pas.

Moi qui ne m’intéresse pas trop à ce qui concerne les entreprises, là je me suis vue prise d’une véritable passion pour les problèmes financiers de la filature de coton Thornton. Je peux presque dire que ma conscience sociale s’est éveillé en même temps que celle de Margaret . Les débats sont incroyablement passionnants, surtout lorsque John Thornton affirme qu’il faut garder ses distances avec ses employés et n’avoir que des rapports strictement professionnels avec eux, alors que Margaret elle, proclame haut et fort que pour bien travailler il faut connaître ses ouvriers, les voir sous un autre jour. D’ailleurs, c’est elle qui va avoir raison puisque John se rend compte à la fin de son erreur et commence à parler avec ses employés, créer des infrastructures (cantine) pour leur rendre la journée de travail moins insupportable…. Mais d’autres problèmes sont aussi soulevés : la mutinerie avec le frère de Margaret Frederick, les doutes concernant Dieu avec Mr Hale, le danger de la spéculation…Un roman qui met bien en lumière que dans la vie tout n’est pas blanc ou noir : le syndicat peut également être quelque chose de mauvais, dans le sens où il adopte une attitude terrible avec l’ouvrier qui ne veut pas adhérer à ses projets ( cf Boucher).

De plus, le souci médical avec les graves problèmes de santé (qui vont jusqu’à entraîner la mort) résultant de l’absorption des particules de coton qui restent collés dans les poumons est aussi abordé avec la maladie de Bessy.

C’est en cela que le roman est complet et qu’on voit que tout ça n’est pas du survol : tous les problèmes sont étudiés un à un, parfois de manière scientifique mais toujours en finesse.

J’ai adoré le personnage de Margaret, une Elizabeth Bennet en plus obstinée et qui doit faire face avec courage à une situation bien plus difficile. Je pense qu’elle puise son courage dans le fait de voir tous les jours à Milton des gens qui ont une vie bien plus dure que la sienne. Pour le côté romantique aussi elle m’a plu, même si c’est toujours pareil « Mais pourquoi donc suis-je si énervée d’avoir baissé dans l’estime de Mr Thornton ? Mais comment se fait-il que ce qu’il puisse penser de moi me fasse peur ? » C’est un peu un roman d’apprentissage aussi car Margaret voit au fil des pages ses préjugés disparaître, que ce soit concernant Mr Thornton ou le Nord en général. Et cela va plus loin que ça, elle devient l’avocate du Nord dans la famille de sa cousine, et n’éprouve pas autant de plaisir à s’être rendu à Helstone qu’elle aurait pu s’y attendre. Par contre, certains passages m’ont énervée, on a l’impression qu’elle est lunatique avec Mr Thornton et qu’elle ne l’apprécie pas à sa juste valeur dès le début, tout en rajoutant du piquant à l’histoire m’a donné envie de la frapper.

John Thornton. J’ai adoré la façon qu’à Elizabeth Gaskell de traiter le personnage ; elle l’étudie sous toutes les coutures : dans la peau d’un amoureux transi, d’un fils modèle, d’un patron de filature toujours exigeant (d’abord peu aimé mais honnête puis apprécié), d’un élève avide d’apprendre. Je n’ai pas véritablement de préférence. Etant sadique, je reconnaîtrais quand même que je préfère l’amoureux transi, pour les souffrances morales et la torture que ça impliquent  Il incarne à la fois le courage, l’exigence, le sens pratique et la persévérance. Il m’a fait un peu pensé à Octave Mouret dans « Au Bonheur des Dames ». D’habitude, quand on parle de roman d’apprentissage, un seul protagoniste est concerné. Ici, John apprend aussi à être plus tolérant et plus proche de ses ouvriers.

J’ai apprécié le fait que Mrs Gaskell mette en valeur une domestique, Dixon (encore un point pour Elizabeth Gaskell dans son combat contre Jane Austen). En plus, j’ai senti qu’elle a vraiment voulu créer un caractère assez complexe pour ce personnage secondaire.

Bessy. Si un jour une personne faisant partie de l’équipe qui dirige "la collection grands romans points" lit ce commentaire, je le remercierai de bien veiller à ce que la faute récurrente soit corrigée. C’est Bessy par Bettie. Pff n’importe quoi… Bref, j’ai aussi bien aimé ce personnage, qui est courageux à sa manière, qui lutte d’une façon différente des autres. L’amour qu’elle porte à son père Nicholas Higgins (et vice-versa) est vraiment touchant. Bessy arrive à puiser une telle force dans la Bible que j’en suis ébahie : elle est convaincue qu’elle va rejoindre Dieu après sa mort. Parce qu’en plus, elle reste réaliste ; elle ne se ment pas à elle-même, elle sait qu’elle va mourir et le plus tôt sera le mieux. Par contre, elle ne devrait pas le dire devant son père car elle voit que ça lui fait de la peine. Je savais déjà qu’elle allait mourir parce que j’ai vu l’adaptation de la BBC avant de lire ce roman. Du coup, je ne sais pas si c’est le fait de le savoir à l’avance où le fait que le thème de la mort est omniprésent dans ce roman mais je n’ai pas été bouleversée (quand je pense que j’ai réussi à pleurer lorsque Tibby meurt dans « Quatre filles et un jean » oui, oui je sais c’est pathétique et là impossible de verser une seule larme. Honte à moi !)

Nicholas Higgins. Pour moi un des personnages central du roman, même si cela peut paraître bizarre à certains. D’abord, je le considère comme indispensable car ‘est lui qui représente les ouvriers en fait. Mais en même temps, je l’ai également considéré dans son individualité, et j’ai prêté grande attention à ses propos. Le seul petit reproche que je pourrais faire est qu’il est un peu stéréotypé : l’ouvrier bourru au grand cœur. Mais bon, Elizabeth Gaskell ne s’arrête pas là : elle creuse le personnage en profondeur, extirpe de son esprit des réflexions extrêmement intéressantes. En plus, il ne démord pas de ses opinions et est déterminer : il attend quand même Thornton pendant 5 heures pour lui demander s’il accepte de l’embaucher, tout en étant pratiquement certain qu’il va refuser.

Mary. Je la trouve également courageuse et elle a d’autant plus le droit de mériter mon admiration (et ma pitié) du fait que son père préférait sa sœur Bessy.

Boucher. Un personnage qui est parvenu à m’énerver lorsque l’auteur en parle selon le point de vue de Nicholas, et qui a réussi à susciter du chagrin chez moi lorsque Margaret prend sa défense. En fait, tout est une question de point de vue, comme veut sans doute nous montrer l’auteur. Après c’est vrai que le jugement de Nicholas est un peu dur, étant donné les circonstances. D’où le questionnement personnel du lecteur : Qu’aurai-je fait à sa place ? Moi, j’aurais certainement fait comme lui, aveuglée par la haine et le ressentiment : je dois travailler pour nourrir ma nombreuse famille, je suis obligée de faire la grève car sinon tous les ouvriers me mèneront la vie dure, mais on me promet que la grève ne durera pas plus de deux semaines, or elle dure plus d’un mois, je vois mes enfants devenir plus rachitiques de jour en jour et je suis moi-même affamé et pour couronner le tout le patron fait venir des Irlandais pour remettre les machines en route , travailler et être payer à ma place. Difficile de trouver pire comme situation. On ne peut pas lui reprocher son suicide, mais c’est vrai qu’il aurait pu penser à sa femme et à ses enfants et se demander comment ils allaient faire pour vivre sans lui, son travail étant leur source de revenu principal ?

La femme de Boucher est le seul personnage qui m’a agacée prodigieusement. Comment peut-on s’apitoyer sur son sort alors que son mari vient de se suicider et qu’on a une progéniture aussi importante à s’occuper ? Comme le dit la romancière anglaise, elle adopte une attitude animale, survivre à tout prix. Quand elle pleure, que d’atermoiements sur elle-même ! Elle pleure plus pour elle que pour son mari.

Mr Hale. Un personnage attirant dans le sens où il est difficile de comprendre sa réaction à son problème de doutes. Tout au long du roman, je me suis demandée : pourquoi a-t-il fait ça ? Certes il y a la question d’honnêteté envers soi-même et envers l’Eglise mais déraciner sa famille comme ça… Cependant, j’ai éprouvé de l’affection pour lui, et je ne pense pas qu’il soit la cause de la mort de Mrs Hale.

Celle-ci est juste d’une nature peu résistante, ce qui est plus difficile à pardonner que pour la femme de Boucher par exemple, qui connaît une situation 100 fois plus difficile. D’ailleurs, au début un passage m’a horrifiée bien qu’amusée. C’est l’opposition entre les deux sœurs, Mrs Hale et Mrs Shaw : la première a fait un mariage d’amour mais est dégoûtée de ne pas avoir plus d’argent et l’autre, bien qu’heureuse de sa situation financière, envie sa sœur pour s’être mariée par amour. Je ne comprends pas comment quand on fait un choix comme celui-là qui est d’une importance considérable on soit obligé de le regretter après. On ne peut pas avoir et le beurre et l’argent du beurre et ces filles Beresford auraient dû le comprendre depuis belle lurette.

Ce qui m’amène à parler du second personnage faible du roman, Fanny. A croire que dans une famille, il y a forcément un personnage d’une petite nature. Mais Fanny, à la différence de Mrs Hale fait rire notamment lorsqu’elle commence à dire qu’elle était terrifié et qu’elle a cru mourir lorsque les ouvriers étaient en bas de sa porte, quelques minutes après que Margaret est pris tout les risques pour sauver son frère.

Sa mère est d’un autre tempérament ! John a tout hérité d’elle. Tout en étant inflexible, Elizabeth Gaskell lui prête tout de même des sentiments comme la jalousie, lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle n’occupe plus la première place dans le cœur de son fils. Une Lady Catherine plus intelligente et raisonnable, mais on retrouve le même schéma actanciel que dans Orgueil et Préjugés avec une mère sévère et exigeante et une fille toute fragile. Ce qui laisse à penser qu’Elizabeth Gaskell s’est forcément inspirée de J.A.

Je pense qu’il est inutile de parler d’Edith et du capitaine Lennox mais évoquer Henry Lennox serait sans doute une bonne idée, simplement pour faire une comparaison entre « his proposal » comme disent les Anglais et celle de John. Henry éprouve une véritable affection pour Margaret c’est indéniable mais il s’en remet assez facilement. Les deux gentlemen sont meurtris pas le refus de Margaret quoique pour des rasions qui diffèrent : Lennox est blessé dans son amour-propre plus qu’autre chose tandis que Thornton est véritablement meurtri par le fait de avoir que ses sentiments ne sont pas partagés même si il se montre d’abord énervé par le ton hautain de Margaret lorsqu’elle lui répond.

Frederick quant à lui permet simplement de servir l’histoire, avec cette soirée à la gare qui permet de rajouter des péripéties. Il sert aussi à évoquer la Marine, comme dit précédemment.

Les passages qui m’ont le plus marqués sont la mort de Boucher, la grève et les ouvriers aux portes de l’usine, et la déclaration de John à Margaret <3

Le titre Nord et Sud reste merveilleusement bien choisi : opposition entre le Nord et le Sud par les mœurs, les gens, les paysages, la vie mais aussi opposition entre John et Margaret.

Ce livre est magnifique car il raconte la vie, il mêle des existences de personnes aux caractères radicalement différents qui parviennent à s’entendre, un vrai message d’espoir. Il est plein de combats sublimes !

Enfin, merci aux courageux qui ont lu ce pavé en restant concentré et intéressé. J’essaierai de faire un commentaire prochainement sur l’adaptation cinématographique de la BBC (2004). RDV donc sur Cinénode !

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Lu aussi

Une belle brique de plus de 600 pages que j'ai tantôt appréciée et qui m'a tantôt lassée. C'est un classique de la littérature anglaise, littérature que j'affectionne. J'aime cette langueur qui se dégage de ce style anglo-saxon, mais... à petite dose. Ici, ce fût un peu trop. Les personnages s'écoutent tous respirer (à mon avis ils sont limite hypocondriaques) et cela m'a lassée de lire leur problème de santé qui s'étirent tout au long des chapitres. Par contre le reste était intéressant. La lutte entre ouvriers - patrons, entre syndicat et ouvriers et syndicat et patrons. Les déboires de chacun selon sa position dans la société et sa philosophie de vie.

Ce fût donc une lecture en demi-teinte, que je ne renie pas mais que je ne renouvellerai pas.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Pced 2024-02-11T10:32:13+01:00
Diamant

après avoir vu la série de la BBC, j'ai eu envie de lire le livre. Et, j'ai adoré ! l'histoire se déroule vers la fin du XIXeme en Angleterre et oppose la modernité (usines de coton ) à la tradition, le tout avec une belle histoire d'amour.

ça ressemble à du jane austen, mais il manque la touche d'humour qui lui est propre.

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Commentaire ajouté par mlles007 2023-10-23T20:26:59+02:00
Bronze

Un début un peu longuet et un récit un peu moins romanesque que les autres livres de ce style, l'ambiance y est différente et on y découvre une Angleterre de cette époque sous un nouvel angle intéressant.

Au final je me suis laissée emporter par l'histoire et par la plume d'Elizabeth Gaskell.

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Commentaire ajouté par Plassans 2023-06-14T09:17:37+02:00
Or

L'histoire se déroule au XIXème siècle en Angleterre. On voyage entre le sud et le nord où à l'époque, l'industrialisation se développe. La famille Hale doit déménager dans le nord pour survivre et le choc pour la jeune Margaret est totale: les coutumes, les moeurs, les attitudes sont totalement différentes de celles qu'elle a connu dans le sud et son petit village. L'air est pollué. Le vert ne fait plus partie du paysage. Le capitalisme gagne du terrain. Les grèves font leur apparition. Gaskell réussit à allier une histoire romanesque et amoureuse à des faits réels et divers comme l'industrialisation. La critique sociale est indéniable et agréable à lire.

Hélas l'histoire est trop longue à se mettre en place. Je n'ai pas retrouvé les éléments que je cherchais (de par les critiques que j'avais lues aurapavant) et de ce fait, je me suis un peu ennuyé.Extraordinaire tournure de phrases, un langage "so british" qui est un délice et une profondeur des personnages qui sont très attachants. Une suite de dictats de la noblesse confrontée à l'industriel met en porte à faux les personnages tout le long du livre.

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Commentaire ajouté par Magali-218 2022-10-01T21:22:38+02:00
Argent

Malgré quelques longueurs dans l'ouvrage, on se laisse prendre par cette description de l'Angleterre du XIX°. Par certains côtés, l'ambiance ressemble à du Jane Austen, on décrit la société anglaise au début de l'ère industrielle, les protagonistes s'affrontent, s'aiment, se m'éprennent etc. Très bon moment de lecture.

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Commentaire ajouté par Melbdzange 2022-09-17T22:35:39+02:00
Diamant

Il y a beaucoup de similitudes entre "Nord et Sud " et " Orgueil et Préjugés ": dans chacun des romans, les deux personnages principaux ont des préjugés l un envers l autre en raison de leur différences d origine sociale ou économique qui les poussent dans un premier temps à "s affronter", à tel point qu'il semble impossible qu'un amour naisse entre eux. Mr Darcy et Mr Thornton, au fur et à mesure que le récit avance, sont de plus en plus conscients de l amour qu ils éprouvent, et ont la grandeur d âme de continuer à protéger et à agir pour le bien de celle qu ils aiment, alors même qu'ils ont essuyé un refus cinglant lors de leur demande en mariage. Les deux héroïnes, en revanche, n auront conscience que sur le tard du trouble qu elle éprouvent. Il y aura d abord un changement de regard, estime et reconnaissance vis à vis de leur soupirant, avant que l amour ne se révèle à elles.

Les deux histoires sont magnifiquement et remarquablement contées. J ai cependant une préférence pour "Nord et Sud", car comme celle qui a écrit la préface le dit, Elizabeth Gaskell s’attaque à de vrais problèmes alors que Jane Austen, même si elle décrit la société de la gentry rurale anglaise de façon superbe, elle se cantonné finalement à observer et décrire les conversations de salon. Alors qu Elisabeth Gaskell dépeint avec fougue et realisme la fresque des grands changements économiques, techniques et societaux de l Angleterre du 19ème siècle.

Un roman à lire absolument !

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Commentaire ajouté par Melbdzange 2022-09-17T22:29:19+02:00
Diamant

Il y a beaucoup de similitudes entre "Nord et Sud " et " Orgueil et Préjugés ": dans chacun des romans, les deux personnages principaux ont des préjugés l un envers l autre en raison de leur différences d origine sociale ou économique qui les poussent dans un premier temps à "s affronter", à tel point qu'il semble impossible qu'un amour naisse entre eux. Mr Darcy et Mr Thornton, au fur et à mesure que le récit avance, sont de plus en plus conscients de l amour qu ils éprouvent, et ont la grandeur d âme de continuer à protéger et à agir pour le bien de celle qu ils aiment, alors même qu'ils ont essuyé un refus cinglant lors de leur demande en mariage. Les deux héroïnes, en revanche, n auront conscience que sur le tard du trouble qu elle éprouvent. Il y aura d abord un changement de regard, estime et reconnaissance vis à vis de leur soupirant, avant que l amour ne se révèle à elles.

Les deux histoires sont magnifiquement et remarquablement contées. J ai cependant une préférence pour "Nord et Sud", car comme celle qui a écrit la préface le dit, Elizabeth Gaskell s’attaque à de vrais problèmes alors que Jane Austen, même si elle décrit la société de la gentry rurale anglaise de façon superbe, elle se cantonné finalement à observer et décrire les conversations de salon. Alors qu Elisabeth Gaskell dépeint avec fougue et realisme la fresque des grands changements économiques, techniques et societaux de l Angleterre du 19ème siècle.

Une merveille à lire absolument !

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Commentaire ajouté par a_book_of_ones_own 2022-08-31T19:22:08+02:00
Argent

Je ressors mitigée de ma lecture. Beaucoup comparent ce livre à Jane Austen en disant qu'il est meilleur grâce à sa dimension sociale, mais j'ai trouvé que "Nord et Sud", mis à part les personnages de Margaret et Thornton, est plus proche de Thomas Hardy que d'Austen. Tout l'arrière plan historique de la révolution industrielle et de la lutte entre les ouvriers et les patrons était très intéressant. J'ai beaucoup aimé les nuances que Gaskell apporte à certaines de ses réflexions, par exemple lorsqu'Higgins parle du syndicat.

J'ai plutôt apprécié également les personnages de Margaret et de Thornton, dont l'histoire d'amour m'a faite penser à celle entre Darcy et Elizabeth.

Cependant, j'ai trouvé que le roman comportait beaucoup de longueurs qui cassent le rythme de la lecture. J'ai trouvé aussi que la dose de malheurs qui s'abat sur Margaret est trop soudaine et trop excessive, quand on pense que cela se passe dans un laps de temps relativement court (si j'ai bien compris la chronologie de l'histoire).

En bref, c'est une lecture en demi-teinte pour moi. J'en attendais beaucoup et j'ai été plutôt déçue.

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Commentaire ajouté par ilovelire 2022-05-13T21:12:42+02:00
Argent

C'était très sympathique, mais clairement ça ne vaut pas Orgueil et Préjugé. Il n'y a pas l'humour et la légèreté de Jane Austen. Mais d'un autre côté, le livre est plus social, plus critique vis à vis de la société. Il y a plus de réflexion.

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Commentaire ajouté par Floriane 2021-08-17T11:09:58+02:00
Pas apprécié

Je n’ai pas réussi à accrocher, j’ai abandonné au milieu du livre.

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Commentaire ajouté par Carole94P 2021-08-06T10:07:58+02:00
Or

https://www.my-bo0ks.over-blog.com/2021/08/nord-et-sud-elizabeth-gaskell.html

Quand j'ai commencé la collection Romans Eternels, c'est avant tout pour les romans de Jane Austen. Pourtant, j'étais curieuse des découvertes que j'allais faire pour des auteurs dont je ne connaissais que les noms. C'est le cas pour Elizabeth Gaskell. La seule chose que je savais de Nord et Sud, c'est qu'il était assez fréquemment comparé à Orgueil et Préjugés.

Alors quand ma copine Noémie m'a proposé une lecture commune de Nord et Sud, j'ai sauté sur l'occasion. Car voyez-vous, il me faisait envie et peur à la fois. Il faut dire qu'il n'est pas tellement fin, c'est même un beau volume et j'avais peur d'être déçue, vu tous les avis positifs que j'avais lu. Au final, trois jours après avoir commencé Nord et Sud, j'en ressors pleinement satisfaite.

Avant de vous parler de mon ressenti, quelques mots sur l'histoire de Nord et Sud. Nous suivons la jeune Margaret, heureuse d'être de retour chez ses parents dans le Sud de l'Angleterre, après avoir passé du temps chez sa tante en compagnie de sa cousine, récemment mariée. Mais voilà que son destin est de nouveau chamboulé par le départ de l'Eglise de son père. La famille est obligée de quitter le sud tant aimé pour le nord et ses villes en pleines révolution industriel. Margaret et sa mère voient d'un très mauvais œil ces changements et auront bien du mal à se faire à cela. Petit à petit Margaret va comprendre toute l'étendue des problèmes de différences sociales. Et la personne de John Thornton, un patron ne manquera pas de "l'agacer".

Si ce n'est le schéma de base à savoir deux personnages que tout oppose et qui semblent ne pas s'apprécier (du moins en apparence), les comparaisons s'arrêtent là. Elizabeth Gaskell s'attaque davantage à la révolution industrielle, aux différences sociales et à l'opposition entre patrons et ouvriers. Ainsi, à travers certains de ses personnages nous découvrirons les deux côtés et pourront être amenés à réfléchir à cela.

Lorsque j'ai commencé ma lecture, j'ai été frappé par la fluidité de l'histoire. La plume d'Elizabeth Gaskell est vraiment agréable et je dois dire que les pages défilaient toutes seules. La fatigue n'aurait pas été là, je n'aurais sans doute fait qu'une bouchée de ma lecture. Nous découvrons donc le contexte de l'histoire, les personnages (notamment Margaret et ses proches) et surtout la vie calme et paisible sur sud de l'Angleterre. Puis en opposition à cela, nous découvrons le nord, les entreprises fleurissantes, les patrons/ouvriers qui s'opposent et les premières grèves.

Margaret est une jeune héroïne pleine de curiosité, de volonté qui n'a pas sa langue dans sa poche. Très vite, la comparaison avec Lizzy d'Orgueil et Préjugés pourra se faire. Comme cette dernière, ses manières, sa façon de parler mais aussi son franc parlé, feront d'elle une héroïne qui se démarque des jeunes filles de l'époque. J'ai aimé son personnage même si par moment (notamment quand il est question de Thornton) j'avais envie de la secouer. Un peu comme Lizzy, l'orgueil est un frein à leur relation.

Parlons maintenant de Thornton. Ce personnage m'a de suite plu. J'ai aimé les passages le concernant, tant pour sa personne que pour al vue qu'il mène. Patron d'une affaire, il va devoir faire face aux grèves, aux rebellions et aux risques que cela peut engendrer. J'ai également apprécié le fait qu'entre le patron et l'homme les différences soient là. Ainsi, lorsqu'il n'est pas au travail, il révèle son vrai visage. L'homme qui prend soin de sa mère, sa sœur mais aussi de ses proches. Celui qui tente de ne jamais juger trop rapidement.

La relation entre Margaret et John est également au cœur de Nord et Sud. Pour autant, ne vous attendez surtout pas à ce que cela aille vite. Ces deux là sont têtus comme des mules, surtout Margaret. J'ai adoré les voir apprendre à se connaître, se rendre compte que les apparences sont trompeuses. Le couple qu'ils forment est tout simplement magique. Un peu à l'image de Darcy et Lizzy, j'ai apprécié chacun de leur moment. Tantôt à se lancer des piques, tantôt à chercher à sonder l'autre. John tombe rapidement sous le charme de Margaret et le voir se faire briser le cœur par cette dernière est un crève cœur. Heureusement, sans se montrer insistant ou autre, il sera toujours là pour la soutenir en cas de problème.

D'ailleurs, j'ai été assez surprise par tous les bouleversements qu'endure notre héroïne. L'autrice ne l'épargne pas. Et c'est dans ces difficultés que Margaret va briller. J'ai apprécié la voir évoluer pour devenir cette femme forte et courageuse qu'elle est et ce, jusqu'au bout.

En conclusion, Nord et Sud était une lecture que je redoutais un peu. J'avais peur d'être déçue mais finalement j'ai adoré ma lecture. Ainsi, il vient se placer juste derrière Orgueil et Préjugés (qui a une place à part dans mon cœur), mais n'a rien à lui envier !

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Date de sortie

Nord et Sud

  • France : 2010-11-25 - Poche (Français)

Activité récente

Maiia l'ajoute dans sa biblio or
2024-01-19T23:33:42+01:00
EMNI l'ajoute dans sa biblio or
2023-12-22T14:35:37+01:00

Titres alternatifs

  • North and South - Anglais

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